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Une étude réalisée en 2013 évalue à 30 % le taux de pauvreté au Gabon. Pour actualiser cette statistique, le gouvernement va diligenter une nouvelle étude.

Plus de six ans après l’enquête du cabinet d’étude McKinsey sur la pauvreté au Gabon, la question demeure une urgence nationale. Les services de base comme la santé, l’éducation, l’emploi, le logement, l’eau et l’électricité sont une préoccupation pour de nombreux Gabonais qui le font régulièrement savoir lors de mouvements sociaux.

Dans ce sens, le dernier classement 2019 de l’indice de développement humain (IDH) du PNUD, est une preuve du glissement des politiques publiques face à l’urgence de développement. Le Gabon occupe le 115e rang mondial, après avoir perdu 5 places par rapport à 2018.

Depuis quelque temps, le gouvernement de Julien Nkoghe Bekale tente de se ressaisir, annonçant ici et là, la mise en place de grands projets de développement destinés à résoudre les difficultés des Gabonais. Cette prise de conscience mérite un éclairage, afin de mieux calibrer les dépenses.

Ainsi, pour mieux cerner les contours de la pauvreté au Gabon, la nouvelle ministre du suivi de la Stratégie de l’investissement humain et des Solidarités nationales, Prisca Nlend-Koho, lors d’une rencontre fin décembre 2019 avec des syndicalistes a annoncé la mise en place d’une enquête nationale.

Ligne directrice

L’enquête mettra en place une politique pragmatique en matière de stratégie d’investissement humain, d’intégration de la femme aux initiatives de développement et de lutte contre la fracture sociale. Elle offrira aussi une base de repère au gouvernement. Ce dernier a pris l’engagement devant l’Assemblée nationale, pour 2020, de combattre la pauvreté. L’enquête pourrait donc être, une ligne directrice qui devrait permettre de se distinguer des approches adoptées depuis 2013 par les précédents gouvernements qui n’ont en réalité pas vraiment pris en compte les recommandations de McKinsey.

Avec cette nouvelle enquête qui permettra également de réactualiser les statistiques nationales, le Gouvernement pourrait par exemple financer les projets publics en fonction de la connaissance des besoins. Sinon, « comment le faire si nous n’avons pas de statistiques actualisées ? » a ironiquement interrogé la ministre.