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mardi 4 août 2020

Port-Gentil : le calvaire des bulletins de notes dématérialisés

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La pandémie du covid-19 oblige, le ministère de l’Education nationale a décidé de la remise dématérialisée des bulletins de notes pour cette fin d’année scolaire. Destinée à éviter les attroupements, la décision cause bien des tracasseries aux parents d’élèves et chefs d’établissement.

Pour éviter les rassemblements de plus de 10 personnes dans les établissements scolaires à l’occasion du retrait des bulletins de notes en cette fin d’année académique, l’Education nationale a décidé que la remise des bulletins sera dématérialisée.

« Chaque élève est désormais invité à télécharger son bulletin de notes à partir de la plateforme Xgest, à partir des codes d’accès qu’aurait reçu chaque élève. À l’exception de ceux situés dans des zones non accessibles à la plateforme Xgest », indique une note signée  du secrétaire général du ministère, Théodore Koumba.

Les chefs d’établissement qui avaient déjà pour la plupart, apprêtés les bulletins physiques disent avoir été « surpris » par la décision. Elle provoque aussi l’ire de nombreux parents d’élèves.

Cybercafé

Peu habituées aux ordinateurs et à l’informatique, les familles se sentent lésées.  « Ils pensent que c’est tout le monde qui connaît utiliser l’informatique ? Pourquoi on nous embête comme ça ?» demande Pierre, parent d’élève au CES du Parc.

« C’est déjà difficile avec le coronavirus  d’avoir 100f au quotidien, et maintenant il faut encore débourser 1.000f pour l’impression des bulletins de nos enfants au cyber. On trouve ça  ou ? », renchérit Julienne, mère d’un élève de 5ème au lycée Joseph Ambouroue Avaro.

Contraints malgré tout à se plier aux instructions du ministère de l’Education nationale, certains parents ont par ailleurs été confrontés à la difficulté d’accès de la plateforme Xgest par les employés de cybers. Ces derniers ne maîtriseraient pas la procédure à suivre.

La gorge nouée, un chef d’établissement, sous le couvert de l’anonymat avoue que « ce n’était pas facile avec les parents au début. Ils arrivaient ici très remontés et parfois même se montraient agressifs. Mais nous avions du user de beaucoup de pédagogie afin de leur expliquer,  d’une part, la procédure de retrait des bulletins, et d’autre part, leur faire comprendre le bien-fondé de cette mesure pour l’intérêt de tous ».

Fonctionnement

Parfois par compassion, des enseignants ont dû puiser dans leurs propres fonds pour aider certaines familles perdues face au monde du virtuel.

Didier Biboue-Bi-Mba, proviseur au lycée évangélique de Port-Gentil

Dans les lycées et collèges conventionnés de Port-Gentil cependant, les parents ont été épargnés de toutes ces tracasseries. Le fonctionnement dans les établissements publics et les écoles confessionnelles n’étant pas le même. « Nous remettons les bulletins physiques parce que nous sommes un établissement confessionnel. Ici, il y a la scolarité à payer et donc nous ne pouvons pas remettre aux parents les codes vue que beaucoup doivent encore », a indiqué Didier Biboue-Bi-Mba, proviseur au lycée évangélique de Port-Gentil. Lequel a précisé que la remise des bulletins aux parents à jour se fait dans le strict respect des mesures barrières.

Entre-temps, le ministère de l’Education nationale a curieusement décidé de la remise physique des bulletins de notes aux parents à compter du 7 août prochain.

Hausse de cas covid-19 dans l’Ogooué-Maritime

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La province de l’Ogooué-Maritime compte désormais 358 au total avec les 125 nouveaux cas positif déclarés mardi. A Port-Gentil, cette hausse crée la psychose au sein de la population. D’autant plus que  trois quart des contaminations provienne des sites pétroliers.

 

La situation épidémiologique dans l’Ogooué-Maritime devient préoccupante au regard des chiffres rendus publics par le comité de pilotage de veille et de riposte contre le coronavirus. 146 personnes ont été déclarées positives  covid-19 le vendredi 24 juillet dernier pour le compte de la province. Et 125 cas Covid-positif le mardi 28 juillet.

Le plus surprenant est que plus de la moitié des cas provient des sites pétroliers. Ce qui vient de facto jeter le discrédit sur les procédures de confinement mises en place depuis quelques temps par plusieurs sous-traitants et autres entreprises installées à Port-Gentil. En effet, les agents qui doivent aller sur site sont gardés deux semaines en isolement  dans des hôtels après avoir préalablement passés des examens médicaux de routine.

Durant cette période, expliquent des employés ayant subi le traitement, « on nous prend seulement la température matin et soir. Elle est relevée sur une fiche tenue par l’HSE et sur laquelle nous émargeons quotidiennement ». La quarantaine est ensuite validée par un médecin au bout de 14 jours. L’agent dont la température s’est avérée stable tout au long de la durée de son isolement est apte à monter sur site. Sans au préalable avoir passé un test de covid-19.

Rotation

Interrogé sur la fiabilité de la procédure, Clet Ovono Edzo, directeur régional de santé maritime affirme que « cette méthode n’est pas efficace. Elle ne présentait pas toutes les garanties pour juger de l’état de santé des personnes gardées en confinement. Surtout quand on sait qu’il y a des porteurs asymptomatiques, ou porteurs sains qui auraient pu ne pas présenter des symptômes de la pandémie durant les deux semaines et aller contaminer les autres sur site ».

Et qu’en est-il de l’entretien de ces hôtels ? Sont-ils rigoureusement désinfectés à chaque rotation ?

L’autre question qui taraude les esprits eu égard est de savoir qui est à l’origine de la mise en œuvre d’un tel procédé qui manifestement n’a jamais présenté aucune sûreté ? Sinon comment expliquer ces contaminations massives sur les sites pétroliers au-delà du non-respect des mesures barrières ?

Confinement

Le plus extraordinaire est que ces confinements de fortune se poursuivent naturellement dans les hôtels à Port-Gentil. A croire que l’explosion de contaminations sur les sites n’interpelle pas les opérateurs économiques concernés.

La psychose covid-19 à Port-Gentil

Quoiqu’il en soit, cette tendance haussière suscite une prise de conscience et de responsabilité chez les populations, partagées entre la peur de contracter le virus par négligence et l’inquiétude de voir des proches atteints du coronavirus au retour des sites pétroliers.  Sur ce point, le directeur régional de santé ne tergiverse pas ; « les gens ont baissé la garde et vivent en communauté comme si de rien n’était ». Pour l’autorité sanitaire, l’idéal serait à n’en point douter, de reprendre avec le système de surveillance des populations. 

En attendant, les Portgentillais redoutent déjà l’idée d’un confinement total de la ville.

Pascal Houangni fait de la pédagogie face à la colère des taxis de Port-Gentil

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Suite à la colère des chauffeurs de taxis à Port-Gentil, contre les contrôles de police, le ministre de l’Energie a discuté avec les grévistes. Un échange franc pour trouver une solution et permettre aux transporteurs de reprendre sereinement la route.

 

Port-Gentil a vibré le lundi dernier au rythme d’un mouvement de contestation d’un collectif de taxis contre le racket des policiers et des gendarmes.

Informé de la situation, le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques en séjour à Port-Gentil a initié, par solidarité gouvernementale, une rencontre, mardi, avec les représentants des différents syndicats des transporteurs en commun. C’était au siège de la Confédération Syndicale du Gabon,au carrefour centre social.

Dans son propos, Landry Onguelet, secrétaire provincial adjoint de la COSYGA a mis les grévistes face à leurs responsabilités. « C’est vous qui avez commencé avec cette situation, il ne faut pas se cacher. Quand on vous arrête, vous mettez déjà le billet dans le dossier et aujourd’hui c’est devenu une habitude, une institution. Et cette habitude a atteint d’autres proportions ».

Pour sa part, le représentant du SATTOM (Syndicat des Transporteurs Terrestres de l’Ogooué-Maritime) a porté à la connaissance du ministre, les difficultés vécues par les chauffeurs. Cerly Nzigou Manfoumbi, a notamment mis en exergue « la disparité sur le montant des impôts entre Libreville et Port-Gentil, les tracasseries policières, la problématique de l’usage du permis B ou CD pour les taxis, l’état de vétusté des véhicules… »

Prenant la parole, Pascal Houangni Ambouroue dont l’action est en phase avec les orientations du chef de l’Etat et du premier ministre qui « nous ont demandé d’être ferme sur quelque déviance que ce soit, à quel qu’endroit du Gabon que ce soit » s’est érigé en pédagogue. « Déjà dans votre corporation il faut s’entendre sur un certain nombre d’éléments. Le premier c’est de dire lorsqu’on n’est pas d’accord, je ne paie plus cet impôt qui n’existe pas à partir du moment où je suis en règle avec mes papiers ».

Mission

Pour le natif de la province de l’Ogooué-Maritime, « en cette période où il y a une pandémie aussi grave, où le pouvoir d’achat se réduit pour tous, tout le monde doit faire des efforts. Libre à vous si dans le cadre de vos familiarités vous voulez donner quelque chose. Mais ce n’est pas obligatoire », a-t-il indiqué. 

Echange entre le ministre et les chauffeurs de taxis

Le ministre a par ailleurs fait la promesse à ses interlocuteurs d’être leur fidèle interprète auprès de ses collègues du Transport et de l’Intérieur afin de trouver des solutions idoines.

Une cellule de réflexion sous la responsabilité du conseil diplomatique de Pascal Houangni Ambouroue a été créée dans la foulée. Elle aura pour principale mission de traiter de la problématique du racket.

Port-Gentil : des mariages masqués

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La cérémonie de mariage civil fait partie des événements impactés par le coronavirus. Pas de célébration sans masques, ni respect des gestes barrières.   

Officier un mariage dans les conditions imposées par la crise sanitaire du coronavirus n’était pas évident à première vue. En plus, le gouvernement a réduit à 10 le nombre de personnes pouvant se rassembler pour une quelconque manifestation afin de minimiser les risques de propagation de la covid-19. Autant d’exigences qui n’ont pas découragé certains amoureux à convoler en juste noces. Elles ont, toutefois, d’une certaine manière porté atteinte à la beauté de l’événement.

Dans la pratique à proprement parler « rien de particulier n’a changé », assure Robert Nzogan, maire du premier arrondissement de Port-Gentil, excepté dans la disposition de l’assistance. Le respect de la distanciation sociale est obligatoire. « Nous plaçons les témoins à 1 m des futurs mariés. Entre l’officiant, les secrétaires et les futurs conjoints, il y a respectivement 2 m au moins entre les uns et les autres ». La règle est la même pour les quelques invités présents dans la salle, a-t-on appris. 

Le port de la bavette est évidemment de rigueur, poursuit l’édile. « Déjà il est mentionné depuis l’entrée que l’accès à la mairie est subordonnée au port du masque. Peu importe la circonstance pour laquelle vous arrivez ». Par conséquent, tous les occupants de la salle de mariage sont concernés par la mesure, et « les mariés aussi ». Même si ce n’est pas toujours évident au regard de l’étroitesse de la relation qui lie les amoureux, reconnait notre interlocuteur. « Ce que je leur recommande, c’est au moins d’avoir leurs bavettes à la descente de leur voiture, jusque dans la salle. Une fois installés, ils peuvent momentanément les retirer et les remettre à la fin de la cérémonie», indique Robert Nzogan.

Diktat

En revanche, pour les futurs mariés, la chose n’est pas aussi simple à vivre. « Nous n’avions pas eu droit d’emmener nos hôtesses avec nous alors que cela met l’ambiance et aide à gérer le stress. On avait pas non plus droit à nos pages, ni à nos mages qui sont nos enfants. Et pire, nous ne pouvions même pas inviter toutes les personnes de notre choix pour venir partager ce moment exceptionnel avec nous. Parce que le nombre de personnes dans la salle ne doit pas dépasser 10.  Ça casse vraiment l’ambiance le coronavirus », explique Renée, une jeune mariée.

Avec les bavettes sur la bouche, pas moyen pour les invités d’encourager le couple avec des cris de joie et des chansons comme à l’accoutumé.

Ne pouvant accepter de vivre cet événement majeur de la vie sous le diktat de la covid-19, de nombreux couples ont annulé ou tout simplement reporté le mariage. Un vrai manque à gagner pour la mairie du premier arrondissement de la ville de sable à l’instar de bien d’autres d’ailleurs.

Les communautés amies de Port-Gentil condamnent le crime d’Adama Marre

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L’Association des communautés amies de la province de l’Ogooué-Maritime sort de son silence après la disparition tragique d’une septuagénaire, tuée par son employé de nationalité malienne.


Dia Demba, président de l’Association des Ressortissants des communautés amies de la province de l’Ogooué-Maritime , ARCAOM a condamné avec « la plus grande fermeté » ce qu’il a qualifié «d’acte ignoble », commis par Adama Marre, gardien de Marie-Louise Omanda Bâ épouse Depierrepond. Il a tué son employeur, à son domicile.

Pour lui, le Malien de 25 ans répondra de ses actes devant la justice gabonaise. « Cet agissement très irresponsable n’engage que sa propre responsabilité personnelle et pénale », rassure Dia Demba, indigné. Il ne cache pas son inquiétude sur les conséquences quel crime pourraient avoir entre l’ARCAOM et les autorités locales, voire entre le Gabon et les pays dont sont ressortissant les membres de son association. Jusqu’ici l’ARCAOM a toujours de bonnes relations avec tout le monde.

Aussi, le représentant des communautés sœurs dans la province de l’Ogooué-Maritime a mis en garde quiconque s’illustrerait encore par de tels « errements ». « Nous allons interpeller et sensibiliser davantage nos compatriotes. Nous ne pouvons tolérer que ce type de comportement se reproduise dans un pays ami comme le Gabon qui nous a offert l’hospitalité à tous et qui nous a tout donné », « les Gabonais sont nos frères », a-t-il soutenu.


Douloureuse épreuve

Sur la question de l’irrégularité de la situation administrative d’Adma Marre, le président de l’association s’insurge contre « l’attitude inconsciente » de bons nombres de ses membres qui, « attendent qu’on leur fasse la police pour leur propre bien ». Même si, la volonté de certains de se mettre à jour se heurte d’une part, à la rareté de séjour de la commission d’établissement des cartes de séjour à Port-Gentil, et d’autre part, par la cherté de ce document dont les frais d’établissement frôlerait le million de franc.

Dia Demba, président de l’ARCAOM

Quoiqu’il en soit, dans les prochains jours, semble t-il, la famille de la défunte arrivera de Libreville. Pendant ce temps, l’amicale des communautés sœurs se prépare à accompagner la famille dans cette douloureuse épreuve.

Port-Gentil : 17 mois sans salaire pour les employés de Satram

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A la faveur d’un culte organisé à leur piquet de grève, à la direction générale de l’entreprise, les employés de Satram ont célébré la mémoire du président-fondateur du groupe Satram-EGCA décédé depuis 5 ans, avant de faire le point de leur mouvement de grève.

 

Dans sa prédication, le pasteur Aimé Dipandi, a particulièrement recommandé la Société d’Acconage et de Transport maritime entre les mains de Dieu. Car, « rien n’est impossible à Lui » a-t-il soutenu. L’ancien délégué du personnel de Satram, Yvon François Solomba, a ensuite orienté sa prière vers la mémoire de Lahcen Jakhoukh pour qui le personnel garde le souvenir « d’un homme au grand cœur ».

 « Nous louons encore aujourd’hui l’amour qu’il avait pour le peuple gabonais à qui il a donné le travail. Il a créé le travail sous toutes ses formes dans notre entreprise. Satram était un centre de formation… vraiment nous n’avions jamais traversé ce que nous vivons aujourd’hui lorsqu’il était vivant. Nous regrettons le dynamisme de ce monsieur », affirme-t-il.

Etat des lieux

L’ancien délégué a profité de l’occasion pour faire le point de leur mouvement de grève lancé depuis 9 mois maintenant. Il affirme qu’aucune avancée n’a été relevée jusqu’ici. « Nos revendications sont restées en suspension. Nous avons été en négociation du côté de Libreville avec les représentants du syndicat SEERPARC, les délégués du personnel, la direction générale du travail et le secrétariat général de la fonction publique. Nous n’avons pas pu trouver des solutions idoines d’autant plus que la direction générale de Satram était sortie de la table des négociations ». Il semblerait, en outre, que toutes les correspondances adressées au directoire de la Satram en vue d’un retour au dialogue social seraient restées sans suite à ce jour.

Rencontre avec le gouverneur

Ce qui n’est pas de nature à favoriser l’épilogue d’une situation de précarité qui perdure. Toujours dans l’optique de trouver une issue de sortie, le collège des délégués a récemment sollicité la magnanimité de la première autorité administrative de la province. « Nous avons présenté deux points au gouverneur : la demande de changement du contrôleur représentant le personnel dans le cadre du processus de redressement judiciaire de la société et les impayés de salaires. Il nous a fait comprendre qu’il y a séparation de pouvoirs entre les points qui concernent la justice et les points qui concernent les impayés des salaires. Dans ces conditions, il n’a donc pu considérer que le second point. Pour cela, il a demandé qu’on lui apporte le maximum d’informations pour qu’il s’imprègne bien de la situation ».

Un temps pour la grève et un temps pour la prédication

Une rencontre tripartite entre « la direction générale, les délégués du personnel et le syndicat SEERPARC » est prévue à cet effet dans les prochains jours, a t-on appris. Celle-ci sera déterminante pour la résolution du point sur les salaires impayés.

Les employés de Satram revendiquent « les arriérés de salaires de 2017 à ce jour, les cotisations CNSS et CNAMGS depuis 2015, les indemnités de congés de 2017 à ce jour ». La situation des ayants droits des agents décédés fait également partie du lot des doléances.

Port-Gentil/ covid-19 : patrouilles pédestres contre l’insouciance

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Instauré pour lutter efficacement contre le coronavirus, le couvre-feu est difficilement respecté par les Portgentillais. Des patrouilles pédestres sont  initiées par les OPJ pour ramener l’ordre.

 

Presqu’ou pas présents sur le terrain, depuis l’effectivité du couvre-feu dans le cadre de la lutte contre le covid-19, les officiers de police judiciaire de la capitale économique gabonaise, instruits, semble-t-il, par leur hiérarchie ont déclenché une opération de « patrouilles pédestres » dans la ville de sable le vendredi dernier.

La mission qui vient en appui aux patrouilles régaliennes ou « check point » consiste, apprend t-on, pour les équipes mixtes « de la gendarmerie, de la police, de la marine nationale, et de l’armée de terre » constituées à cet effet, à se déployer « à pieds » dans « les quartiers chauds ». L’objectif étant « de s’assurer que le couvre-feu soit respecté de 18h à 6h du matin », explique une source policière.

Pour ce faire, des barrages sont visibles dans presque tous les carrefours dès 18h. Notamment du carrefour Cora- Wood au carrefour Forasol, en passant par le carrefour Asecna, Centre social et Château. Et, à la nuit tombée, les soldats écument les bas-fonds.

Misère

Ainsi, le week-end dernier, alors qu’ils n’étaient qu’à leur premier jour de patrouille, les OPJ ont eu du fil à retordre. Leur absence sur le terrain de nuit, a donné le champ libre aux réfractaires.  

Les multiples bistrots de fortune démantelés dans les coins les plus obscurs, le nombre de particuliers interpellés en état d’ébriété au volant des voitures laissent pantois sur le degré d’addiction des Marigovéens à l’alcool. Ce sont les mêmes qui crient pourtant « à la misère » à cause du confinement et de l’absence des mesures d’accompagnement promises par le gouvernement.

Du reste, les OPJ ont eu droit à des justifications diverses. Interpellé sans bavette au grand-village à près de 21h, Traoré affirme revenir « rendre visite à son enfant malade ». A bord d’une voiture, un groupe de compatriotes communément appelées « filles à blancs » sans bavettes, rentrerait d’une visite hospitalière de leur « maman malade » à plus de 20h. Florent Nguema, lui, sortirait sans bavette, du boulot à 19h passé et rentrait chez lui à pieds. Rencontré au tournant SEEG, il explique d’ailleurs que « c’est pas qu’on refuse de respecter les heures, mais regardez-moi, je travaille loin et quand je sors du boulot y a plus de taxi. Je suis obligé de marcher. Et si un agent me croise, il va dire que je suis en infraction ». Poyo, sans bavette, explique qu’il est dehors par ce qu’il est fauché. « Je ne peux pas rester à la maison, alors que je n’ai pas d’argent. Dehors, quelqu’un va toujours me faire un geste ».

Matériel

Dans certaines artères, l’on a même pu constater que des motels étaient ouverts. Mais aussi des services de restauration de rue qui ne font pas forcément dans la livraison à domicile, comme indiqué dans la mesure gouvernementale.

Toutes les raisons sont bonnes pour rester dehors.

Un chef d’équipe, déplore le manque de « responsabilité » des populations face à une pandémie aussi « dévastatrice », a confié que certains, appelé « bangando » se montrent mêmes « hostiles » à leur endroit. « Ils nous insultent et nous menacent », s’est-il insurgé.

Autant dire que ces patrouilles pédestres arrivent au bon moment quand le gouvernement martèle sur une prise de conscience collective pour sortir effectivement le pays de l’état d’urgence sanitaire. Mais la détermination des hommes en uniformes pourrait être freinée par des difficultés d’ordre matériel.  

Covid-19 : du relâchement à Port-Gentil

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La crise sanitaire et les mises en garde des autorités n’y changent rien. Les Port-Gentillais reprennent progressivement goût à une certaine liberté, sans mesures barrières, contre la propagation du coronavirus.

 

Le relâchement observé depuis l’assouplissement de certaines mesures gouvernementales et le niveau de propagation du virus sont les raisons pour lesquelles les autorités ont rappelé à l’ordre les uns et les autres à travers un communiqué lundi.

Dans les marchés, les boutiques et les magasins sont de nouveaux fréquentables. L’affluence quotidienne dans les espaces commerciaux, les transports en commun et la rue, témoigne du non-respect de l’interdiction des sorties considérées comme pas essentielles. Même si dans certains magasins, le dispositif sécuritaire contre le coronavirus reste de mise à l’entrée.

Difficile d’en dire autant dans certaines administrations publiques où les usagers, devant des kits de lavage de mains incomplets, sont désormais libres de se soumettre ou pas aux gestes barrières contre la propagation du coronavirus.

Au quartier, les cellules de prières se multiplient. Tandis que les bistrots de fortune gagnent du terrain. Si les religieux font l’effort d’être en conformité avec l’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes, pour les amateurs de bière, c’est la liberté totale. Il n’y a aucun respect de la distanciation sociale et pas de port de masque.

A 19h passées, les Marigovéens se baladent dans les rues ou circulent en voiture paisiblement et sans bavette la plupart du temps. Jusqu’à 20h et plus, les taximans et autres clandos profitent hâtivement de la générosité des clients, rattrapés par le temps. Ils essaient de regagner prestement leurs domiciles parfois à l’autre bout de la ville. L’horaire du couvre-feu est devenu variable.

Discipline

Pour Clémentin, « le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de cas ici favorise un peu la situation d’insouciance des populations dans laquelle nous nous trouvons. Mais le vrai problème est que le gouvernement n’a rien respecté de ce qu’il a promis ici en ce qui concerne les mesures d’accompagnement. Comment donc nous on va continuer de faire comme ils disent ? ».

Une ville sans mesures barrières, avec officiellement 3 cas covid-positifs

Nadine pense qu’il faudrait profiter du fait que Port-Gentil enregistre « un faible taux » de propagation pour maintenir l’activité économique. « On doit laisser les gens vaquer à leurs occupations tout en respectant les mesures barrières. Il faut cependant que les frontières restent fermées pour éviter que nous ayons plus de cas », soutient-elle.

A la question de savoir comment faire finalement intégrer à tous les mesures barrières, d’aucuns répondent que « les mauvaises habitudes ont la peau dure ».

Quoiqu’il en soit, le gouvernement estime que « la sortie de l’état d’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes requiert une discipline personnelle et collective ». A Port-Gentil, la discipline attendra. Après tout, la ville ne compte-t-elle pas que trois cas positifs au covid-19 ?