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Port-Gentil : le comptable détournait des millions

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un jeune Portgentillais a profité de son poste de comptable pour détourner de l’argent au sein de la société. Son employeur porte plainte.  

Sthakys R. N., comptable de formation, a récemment été interpellé par les éléments du commissariat central de Port-Gentil,  suite à une plainte déposée par son employeur, la société GSMP, le 24 septembre. Il est accusé, selon le rapport d’enquête, de faits de vol aggravé au préjudice de son employeur.

Durant trois années et de façon méthodique, il a détourné « 40 millions » de francs CFA. « J’ai construit avec cet argent et j’ai fait certains investissements », a simplement reconnu le Gabonais de 34 ans, lors de son interrogatoire. Qu’a-t-il construit ? Où a-t-il investi ? L’enquête va tenter de donner des réponses à plusieurs questions.

Présenté devant le parquet le samedi 3 octobre, Sthakys séjourne désormais au pénitencier central de Port-Gentil où il cogite sur son sort. Il ne doit pas être le seul à cogiter. Pour son ancien employeur, passée la stupeur de la découverte de la fraude, l’heure doit à l’introspection. GSMP pourra-t-il se fier au nouveau comptable qu’il va devoir embaucher malgré tout ?

Port-Gentil / affaire Pizolub : l’appel de l’ONEP

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 Lors d’un point de presse mardi l’Organisation nationale des employés du pétrole et activités connexes appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire de la société Pizolub. La gabonaise des lubrifiants est au bord de la faillite. Les salariés attendent des mesures concrètes des autorités.  

 

La cour de la société Pizolub a abrité mardi, le point de presse de l’ONEP. Il se déroulait en présence du personnel de Pizolub affilié à la première organisation syndicale du secteur pétrolier au Gabon.

« Depuis cinq mois déjà, les 170 employés de cette société ne perçoivent pas leurs salaires », fait constater Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’ONEP, à l’entame de son propos. En effet, l’on se souvient encore du mouvement de grève suspendu en juillet dernier. Celui-ci avait pour principale revendication les arriérés de salaires, au nombre de trois mois à cette époque.

La société nationale des lubrifiants connaît d’énormes difficultés financières.  Elle serait même dans l’incapacité de s’approvisionner en additifs nécessaires à la formulation des huiles industrielles.

Le manque de paie est une tragédie pour de nombreuses familles portgentillaises. Elles ont du mal à joindre les deux bouts.

La situation est parfaitement connue des autorités compétentes. Elle avait déjà fait l’objet d’une réunion de crise entre les actionnaires et le gouvernement en août dernier à Libreville.

Souveraineté nationale

Pour le secrétaire général de l’ONEP, l’Etat gabonais en est le seul responsable. Il en veut pour preuve, d’une part, « la démission de l’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire », et d’autre part,  « la concurrence déloyale à laquelle sont soumis les produits Pizolub sur le marché national, avec la bénédiction de l’Etat ». Tandis que l’entreprise, semble-t-il, devrait bénéficier de l’accompagnement du gouvernement par la mise en place de mesures protectrices contre toute concurrence déloyale.

« La sauvegarde de Pizolub Gabon SA est une question de souveraineté nationale », martèle Sylvain Mayabi.

L’ONEP propose : la fermeture à l’importation telle que bénéficie la cimenterie CIMAF ; les quotas à l’importation ; la hausse des taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés notamment par les importateurs indépendants et les marketeurs ; la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolières affiliées à l’UPEGA (Perenco, Total, Addax, Assala, Vaalco, Maurel&Prom…) ; l’exclusivité à Pizolub de la fourniture des lubrifiants aux sociétés industrielles et minières paraétatiques telles que SEEG, SETRAG, CNNII, SOGARA, Télémania… ; la fixation aux marqueteurs des quotas de consommation des lubrifiants fabriqués par Pizolub.

Port-Gentil : des mariages et des enterrements sous covid

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Port-Gentil vibre en fin de semaine au rythme des cérémonies de mariage et des veillées funèbres. Tout se déroule au mépris des règles sanitaires liées à la riposte contre la pandémie du coronavirus. Les manifestations massives peuvent devenir des bombes sanitaires à retardement.

 

Les Marigovéens ont manifestement décidé de faire fi du respect du protocole de riposte contre le coronavirus. Les nombreux cortèges nuptiaux et autres cérémonies funèbres dans les rues et les quartiers de Port-Gentil, tous les week-ends, en sont l’illustration. A croire qu’au fil des mois, « l’insouciance » des Portgentillais prend progressivement le dessus sur le sens  du « devoir » collectif.

Samedi dernier, par exemple, un accident de circulation a failli se produire entre un cortège qui voulait prioritairement s’imposer sur la voie et des transporteurs en commun préoccupés à optimiser et rentabiliser la journée avant le couvre-feu.

Cérémonies bondées

Un compatriote soutient à cet effet que « la période est propice pour les mariages parce que les dépenses sont amoindries », du fait de la mesure d’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes. Cette assertion semble plutôt crédible à priori, cependant, dans les faits, les choses sont différentes.

Cette interdiction est de rigueur uniquement pendant la cérémonie à la mairie. Face à l’entêtement des familles, certains officiants ont parfois menacé de tout arrêter, si plus de dix personnes se trouvaient  dans la salle. Mais, une fois hors du bâtiment municipal, les mesures restrictives sont ouvertement foulées au pied. Au vu et au su de tous et peut-être pour la grande joie du coronavirus.

La fête avant tout pour les mariés et les convives.

Car, entre cortèges kilométriques et cérémonies bondées, le virus circule sans obstacle d’un convive à un autre. Très peu de personnes portent un masque.

Tendance à la baisse

Dans les quartiers, plus besoin de se faire discret lorsqu’on veut organiser des obsèques. Car, si l’interdiction des veillées mortuaires est prise en compte par les riverains, il n’est cependant pas rare de voir chaque week-end, et parfois en semaine, des tentes dressées avec en dessous, un monde fou, disposé les uns contre les autres, sans protection aucune.

Dans ces endroits, le scepticisme sur l’existence de la covid règne. Et le naturel a vite pris le dessus sur les questions de santé. Pour Julienne, venue assister une famille en deuil, la crise sanitaire ne doit pas entraver les relations humaines. « Depuis, on ne veut pas nous déconfiner alors que dans les pays voisins les autres ont repris à vivre normalement. On fait comment ? On ne peut pas enterrer les gens comme ça. Il y a certains rituels traditionnels qui doivent absolument être respectés ». Pour Lionel, le problème est ailleurs. Le Portgentillais remet en cause l’existence même du virus. « Si le coronavirus tuait comme on veut nous le faire croire, Port-Gentil est petit, il y a longtemps on serait tous morts ».

Avec la tendance baissière observée ces derniers temps, ce genre de raisonnement a de beaux jours devant lui, tout comme le virus. Le coronavirus va continuer à sillonner les cortèges de mariage et les veillées car à ce jour, en l’absence d’un vaccin, les mesures barrières restent de rigueur.

Port-Gentil : des travaux contre les inondations à l’île Mandji

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Souvent victimes d’inondations pendant la saison des pluies, les habitants de l’Île Mandji ont sollicité l’intervention du maire d’arrondissement. Marcelin Evindi a entamé des travaux d’ouverture d’une canalisation dans cette partie de la ville où les eaux ne circulaient pas.

 

Les populations du quartier Île Mandji n’auront plus à craindre la montée des eaux lors de la prochaine saison des pluies. En effet, souvent victimes d’inondations, les riverains ont sollicité l’intervention du maire d’arrondissement qui a répondu favorablement.

Ainsi, pour atténuer le calvaire de ses concitoyens, Marcelin Evindi a entrepris des travaux d’envergure dans cette partie de la ville sous-équipée en infrastructures routières. Les agents procèdent à l’ouverture d’un canal appelé lac limonade, à cause de la couleur de l’eau. Il traverse le quartier de part et d’autre. Totalement ensablé, il serait la cause principale des problèmes des riverains.

« Les travaux réalisés consistent à curer le canal et à faire des deux côtés de celui-ci, deux pistes carrossables de 7 m », explique le maire. Le canal qui n’a jamais été curé depuis des décennies aura alors une forme adaptée pour l’évacuation des eaux de pluie.

L’installation anarchique des habitants n’est cependant pas de nature à favoriser la livraison du chantier dans les délais.

Mauvais souvenir

Un riverain se souvient encore que par le passé, « les eaux venaient mêmes nous trouver dans les maisons. On vivait presqu’avec les poissons. Chaque matin, il fallait porter les enfants au dos pour pouvoir les emmener à l’école. Nous-mêmes les adultes étions déjà habitués à avoir les pieds dans l’eau tous les jours avec les risques de maladie que cela représentait ».

Avec l’ouverture du lac limonade, ce genre d’anecdotes ne sera plus qu’un lointain mauvais souvenir pour les habitants de l’Île Mandji.

Port gentil: des bureaux transformés en lieu de commerce

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A Port-Gentil, les commerçants sont de plus en plus nombreux à laisser leurs étales pour aller chercher des clients dans les bureaux et les administrations. Une façon d’écouler leurs marchandises appréciée par les femmes surtout. Elles y voient un gain de temps. Pourtant cette stratégie pourrait très  vite démontrer ses limites dans le monde du travail.

 

De nombreuses femmes dans la capitale économique ne se sentent plus contraintes de se rendre au marché après le boulot pour faire leurs courses. Désormais, dans les administrations, les vendeurs de denrées alimentaires proposent leurs produits. « Ça nous aide beaucoup », affirme tata Laure, employée de bureau. « Quand je sors du travail à 15h30 avec mes chaussures hautes, je n’ai pas un panier sous la main pour aller faire les courses. Et généralement on est fatigués après une longue journée de travail. Donc en achetant avec les commerçants qui viennent nous trouver sur place, on gagne en temps. Cela nous permet d’économiser l’argent du taxi et on dépense moins d’énergie ».

L’offre et la demande

Les femmes s’y accommodent manifestement, au regard du nombre de vendeurs qui défilent dans presque tous les bureaux d’une administration de la place avec des produits divers : « des tomates, des légumes et parfois même du poisson » tantôt commandés, tantôt à la carte.

Si les dames peuvent marchander,  l’offre n’est cependant pas variée comme dans les marchés. « C’est vrai qu’on a pas trop le choix. On est obligé de faire avec ce qu’ils nous présentent. Mais comme généralement ça rentre toujours dans les besoins que nous avons dans nos cuisines, on achète », explique Diane, secrétaire particulière.  Francine, en revanche, n’est pas très adepte, car, « au final on a toujours quelque chose qu’on voudrait aller prendre au marché. Ils ne nous proposent pas grand-chose. A défaut de me rendre au marché malgré la fatigue du boulot, je fais l’effort de mieux m’organiser en termes de quantité pour qu’en semaine je ne manque de rien. Et, le week-end, je vais faire mes emplettes sereinement ».

Une cliente réceptionnant sa marchandise.

 

Quoiqu’il en soit, Desty affirme que le rapport qualité prix est au rendez-vous. Il profite parfois aux clientes qui adorent discuter les prix. « Les quantités sont plus généreuses qu’au marché, et la majorité des produits qu’on nous propose revient tout droit des agriculteurs. Quand c’est le poisson, il sort tout droit de la mer », soutient-elle.

Travail

Pour fidéliser les clients, certains marchands essaient tant bien que mal, d’élargir leur offre. Ils l’adaptent progressivement aux besoins des clients. Les vendeurs tirent profit de la situation. Ils font souvent plus de bénéfices dans les bureaux qu’au marché.

Les affaires des commerçants ne font pas le bonheur de l’administration. La vente ambulante est incompatible avec l’environnement professionnel. La présence des commerçants constitue une gêne et peut poser des questions de sécurité. Et que dire de la sérénité des autres employés pendant le marchandage d’un produit ? Car un bureau reste avant tout un lieu de travail.  

Le tourisme en berne à Port-Gentil

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Près de 5 mois depuis le début de la pandémie, les professionnels du tourisme à Port-Gentil tentent tant bien que mal de résister aux effets du coronavirus. L’allègement partiel des mesures gouvernementales dans le secteur ne suffit manifestement pas à ramener la sérénité. Les affaires tournent au ralenti.

 

Le tourisme est l’un des secteurs dont l’activité est fortement impactée par la pandémie du coronavirus à Port-Gentil. Déjà les récentes fermetures des frontières, puis des restaurants, hôtels, bars, snack bars, et autres, en vue de freiner la propagation de la Covid-19 n’avaient pas été faciles à vivre pour les opérateurs du domaine. Ils ont encore du mal à s’en remettre malgré l’ouverture partielle d’une catégorie de leurs établissements.

Les employés pour la plupart sont privés de revenus depuis plusieurs mois. « Nous n’avons plus assez de clients comme d’habitude en pareil période, depuis que le coronavirus est arrivé. Nous avons à peine quelques chambres occupées. De nombreux collègues ont même perdu leur emploi », confie le réceptionniste d’une structure hôtelière.

Des propos corroborés par un ancien responsable de la direction générale du tourisme : « ce n’est pas le grand boom avec la pandémie en ce moment. Contrairement aux années antérieures ou en pareil période, les différents sites touristiques de la ville de sable et l’Ogooué-Maritime font l’objet d’une grande attraction ».

Pêche et pirogues

On observe toutefois, pour parler de tourisme local, que les résidents s’emploient à des activités touristiques, poursuit notre source. « Nos plages, Sogara, Cap Lopez et le Dahu réunissent pas mal de monde les week-ends. Il y a également des échoppes qui ont des terrasses qui sont ouvertes, notamment le club Sogara, l’Abri côtier, le Littoral… C’est quand-même des terrasses qui reçoivent beaucoup de personnes ».

D’autres font le choix d’aller profiter de la nature dans les villages environnants, à défaut de se rendre à Ozouri, un campement de bungalows situé à 60 minutes de Port-Gentil, où on peut faire la pêche à la traine, se balader en pirogue, se restaurer.

Plus loin, vers Omboué, dans le département d’Etimboué à trois heures du chef-lieu de la province, il y a des sites de randonnées pédestres. Iguela et Wonga Wongué. Là-bas, le tourisme balnéaire y est privilégié. On y observe le paysage, mais aussi des animaux, tels que des buffles, des éléphants de forêts, des potamochères, des gorilles de plaine… Avec en prime, la plongée sous-marine ou encore la pêche à la traine, à la canne, etc…

Route

Mais, avec la crise sanitaire, « y a presque plus rien ici », s’alarme un opérateur économique installé à Omboué. « On a été trop impacté. Surtout avec la route qui n’était pas ouverte. Il fallait avoir une autorisation pour circuler et ce n’était certainement pas le cas pour les personnes qui auraient souhaité venir faire du tourisme par ici ».

Il est cependant quelque peu difficile d’aborder actuellement de façon exhaustive, la question du tourisme à Port-Gentil, du fait de l’absence depuis quelques temps d’un délégué provincial. Mais l’Ogooué-Maritime a encore de belles perspectives en matière de tourisme, en témoigne la route Port-Gentil/Omboué. Elle contribuera à coup sûr à la croissance du secteur dans cette partie du pays. Cette ambition des autorités pourrait être freinée par  la non finition d’une partie de la route stade Michel Essonghé/Mandorové, longue d’un peu plus de 4 km.

Pizolub : entre tribalisme et crise financière

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Installée à Port-Gentil, Pizolub fait face à une crise financière, avec pour principale corollaire, trois mois d’impayés de salaires. Si les facteurs de la crise sont clairement identifiés, et que le dossier semble en bonne voie, il reste qu’un autre phénomène y est perceptible avec des relents de tribalisme dû au rejet d’un « anongoma » à la tête de l’entreprise.

 

Depuis le mois de juillet, les agents de la Société nationale de formulation de lubrifiants (Pizolub) n’ont pas perçu le moindre le kopeck.  Pour obtenir gain de cause, ils ont déposé un préavis de grève avec l’appui de  l’Organisation nationale des employés du pétrole – Onep. Portées au sommet de l’Etat, des négociations ont été ouvertes par le ministre du Pétrole, pour un retour à la normale. Et trois principaux facteurs ont été clairement identifiés comme étant à l’origine de cette situation : la saisie des comptes liée à une dette de 2017 ; la baisse des activités consécutives au coronavirus et le manque de soutien de l’Etat qui, en plus d’être la puissance publique, est l’actionnaire majoritaire de Pizolub.

Le directeur général Guy-Christian Mavioga affirme avoir trouvé une dette de 9 milliards de francs CFA et 700 millions de francs CFA lors de sa prise de fonction en mars 2019. Un diagnostic posé en avril 2019 et soutenu par un business model présenté au gouvernement afin de sortir l’entreprise de la crise.

A cité de ça, en dépit de nombreux efforts investis pour relever le challenge aux manettes de Pizolub, un autre facteur semble mener la danse dans cet environnement, notamment des tensions perceptibles aux allures de repli identitaire, dont le nouveau Directeur général a dû essuyer quelques inconvenances, puisque n’étant pas de Port-Gentil.

 

Ombre et ficelles

De nombreux témoins rapportent que dans la capitale économique, les nominations des « Anongoma » (personnes non originaires de Port-Gentil), à la tête de certaines entreprises sont malvenues. Ayant remplacé à la tête de Pizolub un natif de Port-Gentil, Guy-Christian Mavioga subit le courroux de ceux qui entretiennent des tensions purement tribalistes.

 

S’il a réussi à se faire accepter par la plupart des agents, les tensions financières et particulièrement les impayés de salaires, ont accentué la crise au point où, assurent certaines indiscrétions, le débat a été repris par certains hommes politiques qui, tapis dans l’ombre tirent les ficelles pour l’éviction de l’Anongoma.

Amulettes et serpents

Selon un agent de Pizolub la non-acceptation de l’actuel directeur général va au-delà d’un rejet banal. « Il été victime aussi bien à son domicile de Port-Gentil qu’à son bureau, de pratiques fétichistes pour l’amener à renoncer au poste. Des amulettes, des corbeaux morts, des pagnes noirs, des serpents attachés avec des cordes rouges et noirs, et bien plus ont été déposés dans son environnement immédiat », rapporte-t-il avant d’indiquer que « C’est bien dommage ! »

Un observateur de la vie publique de Port-Gentil affirme pour sa part que «le problème ne doit pas être traité entre Anongoma car au-delà de tout, aucun Gabonais n’est étranger sur le territoire national».

Il va s’en dire que le dossier actuellement entre les mains de la tutelle devrait aller au-delà de la régularisation d’une simple crise financière, mais d’inculquer aux uns et aux autres la nécessité de parvenir à la culture du résultat pour parvenir à construire des entreprises fortes et compétitives.

Port-Gentil : le calvaire des bulletins de notes dématérialisés

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La pandémie du covid-19 oblige, le ministère de l’Education nationale a décidé de la remise dématérialisée des bulletins de notes pour cette fin d’année scolaire. Destinée à éviter les attroupements, la décision cause bien des tracasseries aux parents d’élèves et chefs d’établissement.

Pour éviter les rassemblements de plus de 10 personnes dans les établissements scolaires à l’occasion du retrait des bulletins de notes en cette fin d’année académique, l’Education nationale a décidé que la remise des bulletins sera dématérialisée.

« Chaque élève est désormais invité à télécharger son bulletin de notes à partir de la plateforme Xgest, à partir des codes d’accès qu’aurait reçu chaque élève. À l’exception de ceux situés dans des zones non accessibles à la plateforme Xgest », indique une note signée  du secrétaire général du ministère, Théodore Koumba.

Les chefs d’établissement qui avaient déjà pour la plupart, apprêtés les bulletins physiques disent avoir été « surpris » par la décision. Elle provoque aussi l’ire de nombreux parents d’élèves.

Cybercafé

Peu habituées aux ordinateurs et à l’informatique, les familles se sentent lésées.  « Ils pensent que c’est tout le monde qui connaît utiliser l’informatique ? Pourquoi on nous embête comme ça ?» demande Pierre, parent d’élève au CES du Parc.

« C’est déjà difficile avec le coronavirus  d’avoir 100f au quotidien, et maintenant il faut encore débourser 1.000f pour l’impression des bulletins de nos enfants au cyber. On trouve ça  ou ? », renchérit Julienne, mère d’un élève de 5ème au lycée Joseph Ambouroue Avaro.

Contraints malgré tout à se plier aux instructions du ministère de l’Education nationale, certains parents ont par ailleurs été confrontés à la difficulté d’accès de la plateforme Xgest par les employés de cybers. Ces derniers ne maîtriseraient pas la procédure à suivre.

La gorge nouée, un chef d’établissement, sous le couvert de l’anonymat avoue que « ce n’était pas facile avec les parents au début. Ils arrivaient ici très remontés et parfois même se montraient agressifs. Mais nous avions du user de beaucoup de pédagogie afin de leur expliquer,  d’une part, la procédure de retrait des bulletins, et d’autre part, leur faire comprendre le bien-fondé de cette mesure pour l’intérêt de tous ».

Fonctionnement

Parfois par compassion, des enseignants ont dû puiser dans leurs propres fonds pour aider certaines familles perdues face au monde du virtuel.

Didier Biboue-Bi-Mba, proviseur au lycée évangélique de Port-Gentil

Dans les lycées et collèges conventionnés de Port-Gentil cependant, les parents ont été épargnés de toutes ces tracasseries. Le fonctionnement dans les établissements publics et les écoles confessionnelles n’étant pas le même. « Nous remettons les bulletins physiques parce que nous sommes un établissement confessionnel. Ici, il y a la scolarité à payer et donc nous ne pouvons pas remettre aux parents les codes vue que beaucoup doivent encore », a indiqué Didier Biboue-Bi-Mba, proviseur au lycée évangélique de Port-Gentil. Lequel a précisé que la remise des bulletins aux parents à jour se fait dans le strict respect des mesures barrières.

Entre-temps, le ministère de l’Education nationale a curieusement décidé de la remise physique des bulletins de notes aux parents à compter du 7 août prochain.