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Covid-19 : des cas suspects dans la Ngounié et le Haut-Ogooué

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le porte-parole du comité du plan de riposte contre le Covid-19 a indiqué dimanche que des cas suspects ont été signalés dans les provinces de la Ngounié et du Haut-Ogooué. Ils ont aussitôt été mis en confinement et prélevés pour vérifier leur statut.

Alors que le gouvernement accélère la cadence pour limiter la propagation du covid-19, les investigations viennent de mettre en lumière des cas suspects dans d’autres localités. C’est le cas de la province du Haut-Ogooué et de la Ngounié dans lesquels une trentaine de personnes viennent d’être mis en quarantaine après suspicion.

Selon le porte-parole du comité du plan de riposte contre le covid-19, Guy-Patrick Obiang Ndong, dans la province de la Ngounié, dix personnes en provenance du Congo ont été interpelées au niveau de Doussala, mise en quarantaine à Ndendé avant d’être définitivement transféré à Libreville.

Dans le Haut-Ogooué, ce sont 26 personnes qui ont été mises en quarantaine pour suspicion à l’hôtel Léconi Palace de Franceville. Le Dr Guy-Patrick Obiang précise qu’il s’agissait d’un cas contact d’un sujet positif au Covid-19 qui a voyagé à Franceville et de 25 contacts de ce dernier parmi lesquels un sénateur.

Selon les précisions faites à l’Agence gabonaise de presse (AGP) par le Directeur régional de la Santé du Haut-Ogooué, Dr Kevin Ivala Zogo, le cas contact est un agent de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) de Franceville, qui a été en contact avec un cas testé positif au covid-19 lors de ses congés à Libreville.

Mesures d’accompagnement

Des mesures ont été aussitôt prises et tous les cas contacts ont été mis en quarantaine puis prélevés. Le Dr Ivala a assuré à l’AGP qu’en cas de résultats positifs au covid-19, la prise en charge sera assurée par l’Hôpital régional d’Amissa de Franceville, où le service de médecine a été identifié comme centre d’isolement.

Selon les informations officielles, Libreville dans l’Estuaire et Bitam dans le Woleu-Ntem sont les deux villes ayant enregistré des cas positifs au covid-19, soit plus de 70 cas. Pour limiter la propagation, le gouvernement vient de décider de mettre en confinement les communes de Libreville, Akanda, Owendo, Ntoum et l’ile de la Pointe-Dénis, tout en assurant des mesures d’accompagnement aux populations contraintes de passer les deux prochaines semaines à la maison. 

Chantal Mengue M’Assoume ép. Siana  : « Aucune communauté ne peut vivre en vase clos. »

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Chantal Mengue M’Assoume ép. Siana est la coordonnatrice générale adjointe de Meke Me Nkoma. Elle parle de cette association qui défend la culture des Fangs de l’Estuaire.

Parlez-nous de l’association Meke Me Nkoma  » Agnos agnos ».

La création d’une association pour la valorisation et la préservation des valeurs culturelles et traditionnelles des ressortissants fang de l’Estuaire est née de la volonté d’un jeune compatriote, Jean Claude Obiang Mba. Il est parti d’un constat implacable et sans appel : la perte des valeurs culturelles par les nouvelles générations. Il devient de plus en plus rare de voir une personne qui s’exprime correctement en langue vernaculaire ou qui maîtrise les rituels traditionnels (mariage coutumier, deuil, veuvage, circoncision…) Après plusieurs échanges avec les notables et les jeunes de sa communauté, Jean Claude Obiang Mba crée le 10 septembre 2017 Meke Me Nkoma.

C’est une association apolitique à but non lucratif. Elle œuvre comme nous l’avons énoncé plus haut pour la préservation et la revalorisation des valeurs traditionnelles et culturelles de la communauté fang de l’Estuaire.

Sa devise « Amour-Solidarité-Fraternité ». Son solgan « Agnos », une autre façon de rappeler que malgré nos divergences d’opinion, nous sommes avant tout des frères et des sœurs d’une même communauté. Nous devons être ensemble autour de ce qui nous unis.

 

Vous dites prôner la défense des valeurs culturelles de votre province, quelle est votre démarche pour faire adhérer le plus grand nombre. Et qui peut adhérer à l’association ?

Nous rappelons que l’objectif de cette association n’est pas d’avoir une pléthore de membres. Il ne s’agit pas d’un parti politique, mais d’avoir des personnes convaincues que la culture des Fangs de l’Estuaire est en voie de disparition et qu’il faille faire quelque chose pour la revaloriser et la préserver.

Aussi, toute personne née de père et de mère fang de l’Estuaire, ou qui a l’un des ascendants, soit le père, soit la mère fang de l’Estuaire du Gabon et qui souhaite mettre en exergue les valeurs culturelles de sa communauté est éligible. Elle peut de ce fait adhérer à l’association.

 

Sachant qu’aujourd’hui, le monde prône l’ouverture, ne faites-vous pas un repli identitaire ?

La vision de l’association Meke Me Nkoma reste et demeure la préservation et la valorisation de la culture fang telle qu’enseignée et pratiquée à l’Estuaire du Gabon.

Nos conditions d’adhésion montrent à suffisance qu’il y a un métissage des populations et un maillage des cultures, vecteur d’une ouverture vers les autres communautés.

Aucune communauté ne peut plus vivre en vase clos. Nous sommes à l’ère des échanges culturels. Cette forme des meilleures pratiques consolide et enrichit mutuellement les communautés. Or pour bien vendre sa culture, il faut d’abord se l’approprier.

Non, je ne pense pas qu’on puisse parler d’un repli identitaire, mais d’une meilleure ouverture aux autres communautés.

Les membres de Meke Me Nkoma, le 8 février dernier

Lors de votre dernière manifestation pour le nouvel an, vous avez réservé un accueil spécial à l’un des vôtres aujourd’hui à la tête de la primature, Julien Nkoghe Bekale. Que pensez-vous de ceux qui affirment qu’il est avant tout le premier ministre de l’Estuaire ?

Julien Nkoghe Bekale est un natif et un notable de l’Estuaire avant d’être premier ministre. C’est à ce titre qu’il a été invité comme tous ses paires à la cérémonie du nouvel an organisée par le mouvement culturel Meke Me Nkoma. Toutefois, pour les règles de bien séance, n’importe quelle communauté aurait réservé un accueil chaleureux à un premier ministre qui honore de sa présence une invitation. D’un point de vue sociétal, dire que c’est le premier ministre des Fangs de l’Estuaire, n’est que pure distraction, un faux procès.

M. Julien Nkoghe Bekale est un premier ministre qui s’attache à maintenir les équilibres aussi bien dans la formation du Gouvernement que dans l’administration et cela, généralement au détriment de sa communauté. Cela démontre qu’il préfère adopter une posture d’homme d’Etat. Il suffit de regarder la composition du Gouvernement et les postes clés de l’administration gabonaise.

 

Pour terminer, quelques mots pour encourager nos lecteurs sur l’importance de valoriser son identité culturelle.

La culture est indivisible. C’est ce qui nous reste lorsqu’on a tout perdu. Un peuple qui ignore sa culture est un peuple sans repère qui ne peut pas retracer son histoire, vivre sans présent et encore moins se projeter dans le futur.

Ce n’est pas facile de fédérer un groupe de personnes. Dans notre cas, il y a eu plusieurs tentatives de création de ce type d’association qui ont avorté. Mais le plus important, c’est d’avoir à l’esprit la volonté de construire quelque chose de solide.

Ainsi, j’invite les autres communautés qui ont à cœur de mettre en exergue leur culture de ne pas s’arrêter à la première difficulté.

Propos recueillis par Esther Koumba

Le festival Gabon 9 provinces

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La 3e édition du festival Gabon 9 provinces bat son plein.   La flamme du festival Gabon a été allumée par le premier ministre, en présence des acteurs culturels venus de toutes les localités.

Comme chaque année depuis trois ans, le Boulevard Triomphal de Libreville va rythmer au son de l’ambiance du festival Gabon 9 provinces. Cette année, ce qui devient l’une des plus grandes rencontres culturelles nationales est placée sur le thème ‘’Langues locales et jeunesse’’. Une façon pour les autorités de prôner  la valorisation des langues gabonaises auprès des jeunes.

« Le thème retenu cette année ’s’inscrit dans le cadre de la valorisation et la promotion de notre riche patrimoine linguistique, qui se meurt et dont les jeunes doivent se réapproprier », précise le ministre de la Culture Franck Nguema. 

Pour marquer le début des festivités de cette 3e édition qui s’étend du 8 au 16 août, la flamme du festival a été allumée par le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé. Durant 9 jours les acteurs de la culture gabonaise dans leurs diversités vont redoubler de talents pour mettre en avant la particularité de leur identité culturelle, notamment en termes de danses, de plats, de langues, entre autres. Les provinces vont se succéder à tour de rôle, durant tout le festival.

Selon le ministre de la Culture, cette rencontre culturelle est également l’occasion pour le Gabon, à  l’instar d’autres Etats africains membres du CICIBA – Centre international des Civilisations Bantu – de concrétiser son engagement à faire de la culture un levier important de son développement. Le but étant par ailleurs de pouvoir être en phase avec l’une des préoccupations exprimées par la Commission mondiale de la Culture et du développement qui considère que ‘’séparé de son contexte humain et culturel, le développement économique, pleinement réalisé, fait partie intégrante de la culture d’un peuple.’’

« C’est en effet ce qui permet à chaque peuple d’apporter son particulier à l’univers, » assure Franck Nguema. 

Le festival Gabon 9 provinces est un évènement culturel dont l’objectif principal est la mise en valeur et la promotion des potentialités culturelles de chaque province. Il contribue à la découverte de la connaissance des valeurs culturelles des provinces du Gabon.

Le PDG célèbre les promus de l’Estuaire

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Les pédégistes de l’Estuaire étaient réunis samedi pour la cérémonie des promus de la province. Bénédictions, conseils, interpellations et remise de dons ont ponctué cette grande rencontre.

L’esplanade de l’hôtel de ville de Libreville a servi de cadre à la cérémonie des promus de la province de l’Estuaire.

A travers cette grande mobilisation, les cadres, militants et sympathisants du Part Démocratique Gabonais de Kango, Coco Beach, Komo, Noya, Zomoe, Komo-Ocean, Ntoum, Komo-Mondah, Akanda, Owendo et Libreville ont souhaité manifester au président de la République, par ailleurs, président du parti au pouvoir leur reconnaissance et leur attachement.

« Je voudrais donc saisir l’occasion de cette cérémonie solennel pour (…) lui réaffirmer notre reconnaissance et notre sincère attachement à sa personne et à son action politique. Je voudrais lui dire encore merci pour son engagement en faveur de la province de l’Estuaire », a déclaré le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, membre du bureau politique, premier responsable politique de la province.

Le premier ministre a rappelé aux Pédégistes de l’Estuaire la déception d’Ali Bongo Ondimba sur l’action des cadres du pays, exprimé lors de son discours du 8 juin. Aussi a-t-il exhorté les siens à l’amour de la patrie, au devoir, à l’abnégation et au don de soi pour construire l’édifice Gabon en accélérant sa transformation.

Une ambition qui ne saurait être possible sans une réelle mobilisation des filles et fils de l’Estuaire dans l’unité, la solidarité, la cohésion et la détermination. « Pendant longtemps, nous avons tous parlé de l’unité des filles et fils de la province. Mais pendant longtemps, rien n’a changé. Nous vivons toujours dans les clivages, dans les écuries », a fait remarquer Julien Nkoghe Bekale avant de poursuivre. « Il est temps, plus que temps, de montrer que les hommes et les femmes de l’Estuaire peuvent s’asseoir ensemble, peuvent bâtir ensemble, travailler ensemble et réussir ensemble. Nous sommes capables de le faire.»

Au-delà de l’aspect festif, les promus ont reçu la bénédiction des notables de la province. Ces derniers ont insisté sur la nécessité pour les cadres de parler d’une seule voix pour le bien de l’Estuaire.