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Rentrée scolaire : le silence des associations de parents d’élèves

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Comme d’autres parents d’élèves, le citoyen Paul Aimé Bagafou marque son inquiétude face à certaines conditions de cette rentrée scolaire particulière du fait de la pandémie de covid-19. Il reste perplexe  face aux annonces du ministre de l’Education nationale. Il s’interroge aussi sur le silence des associations des parents d’élèves.  

 

Comment avez-vous préparé cette nouvelle année scolaire ?

Nous nous sommes préparés comme d’habitude, en espérant simplement que les conditions seraient réunies. Malheureusement les organisations qui représentent les parents d’élèves sont aphones sur la question. Ce sont elles qui devaient normalement rassembler tout le ressenti des parents d’élèves, toutes les inquiétudes, les porter à la connaissance des gouvernants et prendre position, clairement.

En termes de fournitures scolaires et autres, on s’est préparés parce qu’à un moment ou à un autre, il faut bien que l’école reprenne. Mais, nous ne sommes pas rassurés quant aux conditions dans lesquelles les cours vont reprendre, notamment en ce qui concerne la riposte contre la pandémie.

 

Quelles sont vos inquiétudes ?

Les annonces du ministre de l’Education nationale ne nous rassurent pas. La réalité sur le terrain est différente de ce qui est annoncé. D’abord, si aujourd’hui, nous nous retrouvons  dans une situation où la rentrée au primaire et au secondaire est décalée, cela montre à suffisance que le monde de l’éducation nationale n’est pas prêt à reprendre les cours. Il aurait donc été judicieux qu’on prenne, un mois ou deux pour réunir toutes les conditions pour que la rentrée soit effective partout. On ne va pas avoir deux rentrées alors que c’est le même calendrier académique.

En ce qui concerne le dispositif sanitaire, nous savons qu’il y a des établissements qui n’en ont pas reçu jusqu’à ce jour. Donc les élèves et les enseignants vont évoluer dans un environnement qui n’est pas du tout sécurisé par rapport à la pandémie de covid-19. Il y a également l’effectif de 60 élèves, plus un enseignant, qui nous inquiète. Surtout que personne n’a été testé. Et on sait que toutes ces personnes fréquentent également d’autres lieux susceptibles d’être vecteurs du virus.

« La réalité sur le terrain est différente des annonces. »

Qu’attendez du ministère de l’Education nationale ?

Nous attendons des précisions sur les annonces qui ont été faites. L’autre inquiétude, c’est que plusieurs jeunes Gabonais vont être laissés au bord de la route du fait que les établissements privés qui assuraient l’éducation de proximité, dans les zones enclavées, ont été fermés. C’est vrai qu’ils ne sont pas en situation régulière. On ne peut pas les exonérer de la nécessité de se mettre en règle, mais cette fermeture devait être accompagnée d’une offre en termes de structures d’accueil. Or, le ministre n’a rien proposé de concret.

Il faut que le ministre précise aux parents où est-ce qu’ils peuvent aller inscrire leurs enfants, plutôt que d’avoir des enfants qui parcourent des kilomètres pour rallier un établissement, avec tous les risques de cela comporte.

Propos recueillis par E. A

Port-Gentil : une rentrée des classes pas effective

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A Port-Gentil, la rentrée scolaire n’a pas été effective. Pour des raisons financières et sanitaires, les parents d’élèves préfèrent garder les enfants à la maison.

 

La rentrée des classes dans la capitale économique se fera certainement de façon progressive. Après le retard déjà accusé avec la rentrée des classes 2020-2021, on aurait pu s’attendre à voir les parents accompagner en nombre les enfants à l’école. Ce lundi  était presque un jour ordinaire dans les artères de Port-Gentil, exceptés avec quelques élèves seuls ou accompagnés par les parents.

Dans la majorité des écoles publiques, personnels administratifs et enseignants étaient à leurs postes, tandis que les salles de classes étaient presque toutes vides.

A l’école Matiti, explique un enseignant, « les parents sont arrivés en petite quantité juste pour faire les réinscriptions. Ils nous ont dit qu’ils n’ont pas encore d’argent pour les fournitures à cause de la crise ». Même son de cloche dans les autres établissements.

Rencontré sur le chemin du retour, Marius n’envoit personne à l’école. «  Je sors à peine de l’établissement de mes enfants. Aucune mesure gouvernementale n’est respectée là-bas. Y a pas de lavage de mains, pas de gel hydroalcoolique, pas de termoflash. Il n’y a rien. On emmène les enfants à l’école dans quelle condition alors que l’Etat a dit autre chose à la télé ? »

Comme d’habitude

En effet, à l’instar des églises qui avaient été sommées par les autorités de procéder à la désinfection de leur environnement avant leur ouverture, les Portgentillais pensaient que des dispositions seraient prises par les autorités pour la rentrée académique.

Les établissements ont été nettoyés, sans protocole particulier, par les enseignants, comme  à chaque rentrée des classes. Certaines structures ont même trouvé sans surprise, portes, tables bancs et tableaux cassés comme de coutume en pareil période.

Une autorité académique de la circonscription a rassuré que les éléments permettant la mise en place du dispositif sanitaire dans les écoles primaires seront réceptionnés dans les prochains jours. En attendant de nombreux parents d’élèves préfèrent garder les enfants à la maison.

Rentrée scolaire : les inquiétudes du SENA

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A quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021, le syndicat de l’Education nationale relève de nombreux manquements. Il sollicite un report de deux semaines. 

 

La rentrée scolaire 2020-2021 ne s’annonce pas paisible. Alors que l’effectivité de la rentrée administrative, le 26 octobre dernier, a donné le top de cette année académique exceptionnelle du fait de la crise sanitaire, le gouvernement et les partenaires sociaux de l’Education ne sont pas sur la même longueur d’ondes.

A moins d’une semaine de la reprise effective des cours, le Syndicat de l’éducation nationale, dénombre de nombreux disfonctionnements et propose un report de deux semaines. Le délais supplémentaire devrait permettre « à ce que tout ce qui a été  relevé comme manquements  puisse être mieux affiné et qu’on puisse palier à tous les manquements observés. »

Le SENA relève entre autres, sur le plan administratif, les nominations des chefs d’établissements qui ne sont pas encore effectives, les mutations des enseignants et  l’orientation des élèves en classe de seconde, qui ne sont pas encore publiés. Sur le plan sanitaire, le dispositif de riposte à la covid-19 n’est pas encore effectif dans tous les établissements scolaires, notamment l’installation des points d’eau, les marquages au sol et l’aménagement des salles de classe. Le syndicat déplore aussi l’absence de tests PCR pour les enseignants et les élèves.

Pas de report

La logistique n’est pas en reste. Le SENA relève l’absence de précision au niveau du protocole du transport scolaire, le déficit de salles de classe. Pour le secrétaire général du SENA, Fridolin Mve Messa, « tous les établissements ne sont pas prêts. (…) On ne peut pas démarrer l’année scolaire dans ces conditions-là. Il faut tout aplanir, tout préparer et bien préparer les choses afin qu’une fois l’année scolaire entamée, qu’elle ne s’arrête plus. Nous insistons sur le fait que le gouvernement doit reporter la rentrée scolaire qui est fixée au 9 novembre parce que rien n’est vraiment prêt. »

Du côté de l’Education nationale, on affirme que le ministre Patrick Mouguiama Daouda et ses collaborateurs font tout pour parer à toute éventualité contre la pandémie de covid-19. La rentrée aura bien lieu le 9 novembre.

 

Retrouver l’entretien avec le secrétaire général du SENA, Fridolin Mve Messa sur Gabon TV

Rentrée scolaire : une utopie pour une partie du pays

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Alors que la rentrée administrative a eu officiellement lieu ce 26 octobre, plusieurs zones d’ombres demeurent dans la reprise effective des cours le 9 novembre  dans l’ensemble du pays. Si dans la capitale tout semble se mettre en place, de nombreuses localités présentent un visage peu reluisant.

La rentrée scolaire 2020-2021 aura bien lieu le 9 novembre prochain. Pour permettre aux élèves de regagner les salles de classe en sécurité du fait de la pandémie de covid-19, le  gouvernement s’attèle dans la mise en place d’un dispositif  sanitaire adapté. Lundi, jour de la rentée administrative, plusieurs établissements scolaires ont ouvert leurs portes, et s’apprêtent conformément aux consignes de l’Education nationale.

Seulement à coté de cette ambiance bon enfant où tout semble aller pour le mieux, il y a encore des  localités où parler de la rentrée scolaire relève tout simplement de l’utopie. Dans ces zones enclavées pour la plupart le fait n’est pas nouveau. Mais cette année encore rien ne présage de la volonté des autorités de faire sortir de terre une école ou encore d’achever des travaux parfois abandonnés depuis des années.

Déception

C’est le cas dans la province de l’Ogooué-Ivindo, plus précisément au village Mekouma, à 30 km de Mekambo dans le département de la Zadié. L’école en terre battue construite par des missionnaires catholiques, il y a quelques années est devenue au fil du temps un champ de ruines. Alors qu’une nouvelle rentrée scolaire pointe à l’horizon, la déception  est grande pour les habitants rencontrés par nos confrères de Gabonews. 

« Je suis vraiment déçu parce que mes petits-fils ne pourront pas aller à l’école cette année. Nous n’avons aucun bénéfice du gouvernement gabonais ici à Mekouma. On les attend lorsqu’il y aura des votes, un grand regroupement comme Mekouma n’a pas d’école », se désole Jérôme, chef de regroupement de Mekouma.

Egalité

Les habitants doivent user de minutie pour permettre aux enfants de la localité d’avoir accès à l’éducation. « Nous avons tout fait pour que nos enfants apprennent à l’église l’année dernière, mais cette église aussi n’est plus en bonne état », confie un notable.  

A quelques kilomètres de là, toujours à Mekambo, le lycée Mohapa Behotsa, unique établissement secondaire de la localité dont la toiture avait été détruite par les intempéries au mois d’avril est toujours dans le même état.

La situation vécue par les habitants de Mekouma et celle du lycée Mohapa Behotsa ne sont que le reflet de la réalité vécue dans plusieurs localités du pays. Elle met à mal l’égalité des chances prônée par le président de la République.

Julien Nkoghe Bekale prépare la rentrée scolaire

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Après un échange avec les partenaires sociaux de l’Education, le premier ministre a effectué une tournée des écoles. Il tenait à s’assurer de l’état d’avancement des préparatifs de la rentrée.


L’année académique 2019- 2020 a débuté cette semaine par la rentrée administrative, tandis que la rentrée effective aura lieu le 30 septembre.

Quelques jours avant la date butoir, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale a voulu s’assurer de l’état d’avancement des préparatifs de la rentrée. La journée du vendredi a donc été mise à profit, à travers une rencontre avec les partenaires sociaux, les parents d’élèves et les enseignants et une visite de quelques infrastructures scolaires.

Il était question pour Julien Nkoghe Bekale de saluer les efforts des partenaires sociaux dans l’éducation de la jeunesse gabonaise.  » L’objectif n’était pas de trouver des solutions ou de ressasser les problèmes qui sont déjà connus. J’ai d’abord voulu saluer votre engagement et votre patriotisme, reconnaître ce que vous faites parce que grâce à vos actions, grâce à vos interrogations, les pouvoirs publics que nous représentons font des améliorations » déclare-t-il.

Le premier ministre visitant des établissements en construction

À la suite de cette rencontre, Julien Nkoghe Bekale est descendu sur le terrain pour visiter plusieurs structures scolaires. Un marathon qui l’a conduit tour à tour au CES du Centre, au complexe d’Awendje à peine sorti de terre.

Actes concrets

 » Sur la base du rapport qui m’a été fait par le ministre de l’Education nationale, j’ai voulu voir les efforts qui sont faits par le Gouvernement pour augmenter les capacités d’accueil de nos apprenants. Nous savons que ce n’est pas facile, nous avons encore des efforts à faire. Mais ce que j’ai vu me rassure. »

Si cette attention du chef du gouvernement rassure, il reste que cela n’atténue pas la réalité de nombreuses localités du pays dont les écoles sont encore dépourvues du stricte minimum à quelques jours de la rentrée.

Sur cette question, le gouvernement est attendu à travers des actes concrets.

L’administration scolaire fait sa rentrée

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Plusieurs établissements scolaires de Libreville ont effectué leur rentrée administrative lundi, conformément au calendrier académique arrêté par le ministère de l’Education nationale

C’est par une réunion de travail retreinte que les chefs d’établissement des CES Léon Mba 2, CES Léon Mba 1 et le Lycée national Léon Mba ont choisi de faire leur rentrée administrative ce 16 septembre. Il est question pour Pamphile Toung Ndong, Bertille Fouty épse Mounzeo et Nadège Nang Mayombo de peaufiner les derniers réglages avant de recevoir les parents d’élèves.

« Il faut mettre les bases de la communication et de la réception, toute l’organisation qu’il faut pour accueillir les parents dès demain », confie Pamphile Toung, principal du CES Léon Mba.

Au menu de la séance de travail, les aspects relatifs à la sécurité au sein du complexe Léon Mba, l’accueil pédagogique des élèves, la répartition des bâtiments et des salles de classe. Mais aussi, un bilan de l’année écoulée afin d’apporter des améliorations pour 2019 – 2020.

À quelques mètres de là, plusieurs parents d’élèves rencontrés dans le hall de l’établissement ou dans les couloirs, ont également effectué le déplacement pour recueillir des informations. C’est le cas de Carine M. dont le fils entre en seconde. « Mon fils est encore en vacance, mais il m’a appelé hier pour me dire de venir voir sa classe aujourd’hui. Mais la secrétaire m’a dit que les listes ne sont pas encore disponibles », indique-t-elle.

Délais

« Le lycée national Léon Mba est un établissement d’accueil. Nous recevons des élèves en provenance des CES et ce sont des listes qui sont fournies par la direction d’académie provinciale de l’Estuaire », explique le proviseur du Lycée nationale Léon Mba, Nadège Nang Mayombo.


Comme au Complexe Léon Mba, la rentrée administrative a été effective dans plusieurs établissements à travers le pays. Mais contrairement aux années antérieures, cette année, les chefs d’établissement ont la double mission de veiller au recensement biométrique des enseignants exerçant dans leur établissement respectifs, dans les délais requis.