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La surveillante générale du centre de gériatrie et de gérontologie de Mélen revient sur le confinement de ses occupants, en période de covid-19. Ils sont vulnérables.  Le centre est l’unique établissement chargé de la prise en charge médicale, psychologique et sociale des personnes âgées.

 

Avec la pandémie du coronavirus, le confinement est devenu nécessaire. Quelles sont les mesures prises pour adapter la vie des pensionnaires du centre de gériatrie de Mélen ?

Les visites sont strictement interdites, les pensionnaires sont vulnérables. Personne ne rentre, en dehors du personnel. Si la personne âgée est gravement malade, on laissera passer un parent. Et même dans ce cas, on va trouver une solution pour éviter que les gens ne rentrent. Tout le monde est potentiellement porteur du virus. Donc pour éviter justement qu’une personne ne rentre et ne contamine les autres, on a pris ces mesures. Et par rapport au matériel, nous avons du savon pour laver régulièrement les mains. Il nous manque des gants et des bavettes. Tous les jours, le personnel infirmier en utilise pour le nursing et d’autres activités.

 

Aujourd’hui, il y a un numéro vert en cas d’urgence ou de symptômes du covid-19. Comment est-ce que vous vous y prenez habituellement ?

Si quelqu’un a une pathologie, une grippe ou un palu, le centre, en principe, gère quand c’est possible. Maintenant dans le cas contraire, on peut demander de l’aide. On a l’hôpital régional de Mélen à côté. Pour ceux qui ont des parents, on demande aux parents d’emmener le malade ailleurs si c’est une pathologie qui demande plus de soin. De façon générale, c’est un peu le quotidien des personnes âgées.

Le centre de Gériatrie de Mélen – Gabon Actualité

Comment vos pensionnaires arrivent au centre ?

Nous accueillons les personnes âgées soit sur demande parentale, parce que les parents sont épuisés pour x ou y pathologie. Soit pour la majorité des cas, les personnes sont envoyées par le service social. En général, c’est le centre hospitalier universitaire de Libreville, qui reçoit des accidentés. Après guérison, il n’y a personne pour les récupérer. Et parfois, on les prend dans la rue. La majorité des résidents sont des indigents et pour les autres, les parents n’en veulent plus.

Propos recueillis par E. A