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Rentrée scolaire : les inquiétudes du SENA

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

A quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021, le syndicat de l’Education nationale relève de nombreux manquements. Il sollicite un report de deux semaines. 

 

La rentrée scolaire 2020-2021 ne s’annonce pas paisible. Alors que l’effectivité de la rentrée administrative, le 26 octobre dernier, a donné le top de cette année académique exceptionnelle du fait de la crise sanitaire, le gouvernement et les partenaires sociaux de l’Education ne sont pas sur la même longueur d’ondes.

A moins d’une semaine de la reprise effective des cours, le Syndicat de l’éducation nationale, dénombre de nombreux disfonctionnements et propose un report de deux semaines. Le délais supplémentaire devrait permettre « à ce que tout ce qui a été  relevé comme manquements  puisse être mieux affiné et qu’on puisse palier à tous les manquements observés. »

Le SENA relève entre autres, sur le plan administratif, les nominations des chefs d’établissements qui ne sont pas encore effectives, les mutations des enseignants et  l’orientation des élèves en classe de seconde, qui ne sont pas encore publiés. Sur le plan sanitaire, le dispositif de riposte à la covid-19 n’est pas encore effectif dans tous les établissements scolaires, notamment l’installation des points d’eau, les marquages au sol et l’aménagement des salles de classe. Le syndicat déplore aussi l’absence de tests PCR pour les enseignants et les élèves.

Pas de report

La logistique n’est pas en reste. Le SENA relève l’absence de précision au niveau du protocole du transport scolaire, le déficit de salles de classe. Pour le secrétaire général du SENA, Fridolin Mve Messa, « tous les établissements ne sont pas prêts. (…) On ne peut pas démarrer l’année scolaire dans ces conditions-là. Il faut tout aplanir, tout préparer et bien préparer les choses afin qu’une fois l’année scolaire entamée, qu’elle ne s’arrête plus. Nous insistons sur le fait que le gouvernement doit reporter la rentrée scolaire qui est fixée au 9 novembre parce que rien n’est vraiment prêt. »

Du côté de l’Education nationale, on affirme que le ministre Patrick Mouguiama Daouda et ses collaborateurs font tout pour parer à toute éventualité contre la pandémie de covid-19. La rentrée aura bien lieu le 9 novembre.

 

Retrouver l’entretien avec le secrétaire général du SENA, Fridolin Mve Messa sur Gabon TV

Covid-19 : la formule de l’enseignement à distance

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L’Education nationale a annoncé la mise en place d’un programme d’enseignement  à distance pour les élèves privés de cours. Il pourrait aider au maintien des acquis.

Pas d’évaluation pour l’instant, juste des cours destinés à maintenir un lien pédagogique entre les élèves et l’école, face à l’évolution de la pandémie de coronavirus. Voilà l’objectif poursuivi par le programme « Apprendre à la maison » annoncé par l’Inspecteur général des services de l’Education nationale, Nicole Nzaou Rekati il y a quelques jours.

Ce programme est destiné aux élèves des établissements préscolaires, primaires et secondaires. « Dans un premier temps, les cours concernent les élèves des classes d’examen, de 3e et de Terminale. Les autres niveaux seront progressivement pris en compte puisqu’en ce moment, les productions pédagogiques sont en cours d’élaboration à l’Institut pédagogique national et l’urgence se faisant, nous avons le choix de commencer par les classes d’examen », précisait l’Inspecteur général.

Partenaires sociaux

Pour bénéficier des contenus d’enseignement du programme, ces derniers doivent avoir un identifiant Xgest ou se faire enregistrer via la plateforme. « Nous invitons tous les élèves qui ont un identifiant Xgest à y accéder. Ils y trouveront des contenus pédagogiques dans les disciplines suivantes : mathématique, science physique et sciences de la vie et de la terre », a lancé l’Inspecteur. La télévision, la radio et les réseaux sociaux seront également mis à contribution.

La mise en place de cette formule d’apprentissage à distance  concrétise l’idée formulée par le ministre de l’Education nationale, Pr. Patrick Daouda Mougiama. Elle est axée autour des solutions palliatives pour relancer les cours. Si « le volet évaluation fera l’objet d’un communiqué qui sera fait par le ministre de l’Education nationale », les partenaires sociaux et élèves ont bien accueillis l’annonce du programme.

Familles démunies

« Notre fédération mondiale nous a commandé de saisir nos pays, afin que les élèves qui sont les principales victimes de cette pandémie ne puissent pas être abandonnés pendant cette période indécise. Ils nous ont demandé de travailler avec les ministères pour que les enfants, en dépit de ce contexte particulier puissent recevoir des enseignements », explique Fridolin Mve Messa, secrétaire général du Syndicat de l’éducation nationale.

Même son de cloche pour Matt Stanley Golou, élève en classe de 3e au lycée public Jean Aubame Eyeghe sis à Nzeng-Ayong qui comprend le bien-fondé du programme. « C’est une bonne initiative dans la mesure où, cela nous permettra de suivre la cadence de nos programmes scolaires, même si on ne va plus à l’école. Pour nous qui sommes en classe d’examen, ce programme sera encore plus bénéfique au regard de l’incertitude qui plane sur la reprise des cours à cause du coronavirus ».

Alors qu’en Afrique, de nombreux pays ont déjà expérimenté cette formule de cours, les difficultés inhérentes à la disponibilité d’internet à domicile ainsi que des terminaux pour profiter des cours pourraient compliquer la tâche à de nombreux élèves de familles démunies.

Examens de fin d’année : près de 1400 candidats soupçonnés de fraude

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La Direction générale des examens et concours relève de nombreuses incohérences dans les dossiers de certains candidats. Ils risquent des sanctions.

712 dossiers pour le Brevet d’Etudes du premier cycle (BEPC) et 681 pour le baccalauréat des sessions 2020, soit un total de 1393 dossiers présentent des incohérences, du fait de la falsification de documents administratifs, selon la Direction générale des examens. La situation pourrait conduire à l’annulation de la participation des intéressés aux examens d’Etat ou à d’autres sanctions.

Pour l’heure, le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama Daouda estime qu’un tri est nécessaire pour pouvoir faire la différence entre les dossiers qui relèvent d’une falsification des bulletins et les autres cas. « Il est inadmissible que le système soit gangrené par la tricherie et ça commence à prendre des proportions inquiétantes. Il faut arrêter tout cela, et la participation de tous est requise. Il n’y aura pas d’autre solution que la sanction. Et puis, d’autres cas qui pourraient être plus compréhensibles, de telle sorte que l’administration se montre un peu clémente vis-à-vis de ceux-là », déclare-t-il.

Pour les partenaires sociaux, cette situation est inadmissible et mérite une collaboration conjointe avec l’administration pour parvenir à une solution appropriée. Une commission sera donc mise en place pour statuer sur tous les cas.

« L’école au Gabon n’est pas une école de la tricherie. Nous voulons une école d’excellence, capable de former l’élite de demain. Nous, en tant qu’enseignants et partenaires sociaux, nous ne pouvons pas être complices d’une situation qui pourrait ternir l’image de notre pays a l’extérieur », confie Fridolin Mve Messa, du syndicat de l’éducation nationale (SENA).

Listes

Louis Patrick Mombo de la Conasysed, estime pour sa part que la falsification des bulletins est favorisée par le comportement de certains chefs d’établissement et de plusieurs autres acteurs de l’éducation. « Il faut mettre en place des dispositions nécessaires pour éviter ce genre de situation à l’ avenir. »

Pour les professionnels de l’éducation, la falsification des documents administratifs n’est pas le seul mal qui mine le système éducatif national. S’ajoutent, entre autres, les complicités qui confortent le marchandage lors des transferts des élèves à la rentrée scolaire, la vente non autorisée de fascicules ; la délivrance de cartes scolaires truquées et de bulletins de notes falsifiés pour des inscriptions à un niveau d’études non mérité, l’existence multiple des mêmes personnes à des postes différents sur les listes personnels désignées pour la gestion des examens et concours dans l’ensemble du pays…