Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download

Affaire B.R Sarl, Emmanuel Mve Mba : « Régis Immongault fait dans la diversion »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

L’affaire d’escroquerie de la micro-finance B.R Sarl reste d’actualité, cinq ans après les faits. Les victimes bénéficient désormais du soutien du Congrès des agents du public et du parapublic de l’Etat – CAPPE. Emmanuel Mve Mba, le président du CAPPE, répond à nos questions. Il explique, par exemple, pourquoi, une action en justice a été instruite contre le ministre de l’Economie de l’époque, Régis Immongault Tatangani.

 

Votre confédération syndicale s’est récemment exprimée sur l’affaire B.R Sarl aux cotés des épargnants abusés, à quel niveau se situe le dossier ?

Ce n’est pas une simple expression. Ce sont 18 000 épargnants qui ont saisi officiellement le CAPPE aux fins de trouver une solution rapide à ce problème d’escroquerie galopante, de vol, de complicité de l’Etat Gabonais avec ses dirigeants vis-à-vis des populations. C’est pour ça que nous nous somme évertués à aller vers Genève porter plainte au tribunal international de commerce. Ce tribunal a trouvé recevable la plaine du CAPPE.

Aujourd’hui, une plainte a été déposée auprès du tribunal de première instance de Libreville contre le ministre de l’Economie de l’époque, Régis Immongault Tatangani.

 

Comment expliquez-vous la plainte déposée à l’encontre du ministre de l’Economie de l’époque, en l’occurrence Régis Immongault, sachant que l’administration est une continuité ?

Nous voulons vous rappeler que le ministre a géré ce dossier là en amont, dans la mesure où en tant que régulateur, il a laissé fonctionner B.R Sarl. Et pourtant, il y a des restrictions au niveau national et au niveau régional, mais il a laissé œuvrer B.R Sarl sans rien faire, d’une part. D’autre part, nous avons constaté que le ministre Immongault a liquidé B.R Sarl. Il a mis en place une commission technique de liquidation de B.R Sarl, alors que c’était une entreprise privée. Nous voulons savoir le niveau d’implication globale du ministre Immongault. Et, pourquoi il a saisi le tribunal de première instance pour demander la dissolution de B.R Sarl. Nous voulons la preuve de cet élément. Mais également, nous avons remarqué qu’il a été dessaisi du dossier au profit du ministre de la Justice, ça ce sont ses propos.

L’ancien ministre de l’Economie Régis Immongault

Nous portons plainte aujourd’hui contre le ministre Immongault et non le député. Pourquoi le tribunal dirait « on vous dessaisit le dossier et on le remet à une autre organisation syndicale » ? Nous pensons qu’il y a une complicité, une fausseté du ministre Immongault. Nous ne comprenons pas pourquoi, il a peur de se présenter au tribunal. Il est Gabonais. Il a ses droits.

 

Un collectif de jeunes de Lastourville qualifie la plainte contre M. Immongault d’acharnement. Il envisage, à son tour, de porter plainte contre vous. Qu’en pensez-vous ?

Nous pensons qu’il s’agit d’une instrumentalisation de la jeunesse. Une méthode révolue. Si les jeunes de Lastourville acceptent encore de se faire instrumentaliser pour des pièces d’argent, nous disons que nous ne sommes plus dans ce cadre-là, aujourd’hui. Nous avons porté plainte au ministre en charge de l’Economie de l’époque qui a liquidé B.R Sarl et qui a bénéficié de la complicité de certains acteurs politiques pour détourner l’argent de B.R Sarl. Et, nous attendons que M. Immongault puisse répondre devant la justice. Pourquoi avoir peur quand vous ne connaissez rien ? Quand vous êtes innocent ?

Je suis issu d’Oyem et les jeunes d’Oyem ont décidé de se constituer en collectif pour porter plainte contre M. Immongault pour affabulation, injures publiques vis-à-vis de ma personne pour défendre leur leader qui est dénigré et injurié.

Le collectif des épargnants lors d’une conférence de presse en janvier dernier.

Avec la tournure que prend ce dossier, pensez-vous que les déflatés de B.R Sarl aient une chance d’obtenir gain de cause ? 

Oui, le dossier est suffisamment avancé et le bout du tunnel est proche. Celui que nous voulons voir devant la barre c’est M. Immongault. Nous sommes en train de mener toutes les enquêtes possibles pour regrouper tous les indices et découvrir les personnes impliquées dans ce dossier. Nous voulons rassurer les victimes que M. Immongault fait dans la diversion. Il sait que l’aboutissement est proche. Il fait la diversion pour retarder le dossier, mais nous irons jusqu’au bout pour que les épargnants aient gain de cause.

Les représentants du collectif des épargnants en janvier dernier.

Pour nos lecteurs qui n’ont aucune idée de l’affaire B.R Sarl, pouvez-vous nous faire un bref rappel ?

B.R Sarl est la seconde plus grosse escroquerie financière qui soit arrivée au Gabon, après la tragique histoire de la roue de la fortune au début des années 2000. Il y a cinq ans l’établissement s’est imposé au Gabon en quelque temps grâce à la typologie des intérêts générés par les dépôts financiers, jusqu’à 20 %, placés par les investisseurs dans l’établissement. Et le ministère de l’Economie qui a l’obligation de générer l’activité de micro-finance avec la Cobac, a laissé fonctionner B.R Sarl, sans agrément, sans aucun papier. Et c’est ce même ministère qui va liquider B.R Sarl.

Donc aujourd’hui, nous ne pouvons pas traiter l’affaire B.R. Sarl sans citer le ministère de l’Economie, sans citer les acteurs qui étaient à la tête de ce ministère à cette époque.

Propos recueillis par E. A

Ali Bongo préside le conseil supérieur de la Magistrature

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature s’est tenue, mercredi, sous la présidence d’Ali Bongo. A l’ordre du jour : le bilan de l’année judiciaire et des nominations des magistrats.

 

Le palais du bord de mer de Libreville a servi de cadre à la session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature, ce 17 juillet.  Elle a été présidée par le chef de l’Etat, par ailleurs, président du conseil supérieur de la Magistrature, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou et des premiers présidents des hautes cours et des magistrats.

Comme le veut la tradition, le ministre de la Justice a présenté au chef de l’Etat le bilan de l’année judiciaire. Selon le garde des Sceaux, elle a été marquée par le renforcement et l’efficacité de la justice ; et la restauration de l’autorité de l’Etat. « Nous avons passé une année judiciaire totalement apaisée, » affirme-t-il.

Pour Anicet Mboumbou Miyakou, un dialogue franc a été entretenu entre les hommes en toge et la tutelle. « Le souci des magistrats, c’est simplement que leurs conditions de travail soient améliorées. Mais je peux rassurer les justiciables que les choses rentreront dans l’ordre et que les magistrats pensent qu’ils doivent être plus proches des justiciables. C’est leur souhait, attendons de les voir à l’œuvre. »

Climat

Si de nombreuses avancées ont été enregistrées, plusieurs dysfonctionnements et manquements sont encore perceptibles. Ils concernent notamment le déficit de tribunaux sur l’ensemble du territoire national, l’absence de formations spécialisées et manque de renforcement des capacités des magistrats appelés à exercer dans les différents domaines consacrés dans le nouveau code Pénal. 

Il manque aussi un cadre de travail approprié. Il permettrait d’attendre légitimement des juges une justice juste, équitable et rendue avec célérité, à l’exemple de la construction du siège de la Cour de cassation, la poursuite de l’achèvement des travaux du tribunal de Ntoum, la réfection de l’ensemble des tribunaux.

Le président de la République s’est, pour sa part, réjoui du climat d’apaisement qui a marqué cette année judiciaire. Il en a profité pour prodiguer des conseils aux magistrats et les a encouragé à faire mieux au cours de la prochaine année judiciaire.

La phase des nominations des magistrats a clos les travaux de cette session ordinaire du conseil supérieur de la magistrature.