Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
lundi 11 novembre 2019

Revoilà Jean Ping

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Resté silencieux depuis plusieurs mois, le leader de la Coalition pour la nouvelle République de l’opposition, Jean Ping s’est exprimé samedi.  Il dénonce une destruction programmée à la tête de l’Etat et en appelle aux institutions habilitées par la Constitution à déclarer la vacance de pouvoir.

Comme il n’a cessé de le faire depuis la présidentielle de 2016, le leader de l’opposition dite radicale, Jean Ping s’est à nouveau exprimé ce weekend. Cette fois hors de sa résidence privée et de son quartier général. Il a tenu à donner l’alerte de ce qu’il qualifie de ‘’destruction programmée’’ du Gabon.

« L’heure est grave. La crise que traverse notre pays est inédite dans sa durée et sa dureté. Aujourd’hui, le pays, notre nation et notre terre, est dans un chaos qui dépasse les limites du supportable », lance-t-il, d’entrée de jeu. .

Fidèle à sa posture de président élu au soir du 27 aout 2016,  il interpelle le peuple à se lever afin de préserver ‘’ ce que nous avons de plus authentiquement gabonais, les valeurs et les mânes de nos ancêtres’’. «  Vous vous tenez à mes côtés dans ce combat dont j’ai pris la tête. Depuis plus de trois ans, personne ne peut mettre en doute ce que je considère comme notre engagement commun. »

Si les maux qui minent le Gabon restent les mêmes, au regard des nombreuses déclarations de l‘opposition dite radicale, cette fois-ci, il affirme que cette ‘’ déliquescence à la fois de la société et de l’Etat’’ se caractérise par ‘’ l’anarchie qui s’établit au sommet de l’Etat’’

Marionnette

Faisant référence à l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba, Jean Ping estime non seulement que le Gabon a basculé dans l’inconnu, mais il est surtout livré aux aventuriers, piétiné, martyrisé, humilié, et ce aux yeux du monde.

Pis, les récentes sorties publiques du président de la République n’ont pas su convaincre. Elles n’ont fait que conforter l’idée selon laquelle, Ali Bongo n’est plus apte à diriger le navire. « Plus qu’une conviction, il s’agit d’un constat définitivement accablant qui saute aux yeux du monde. Ali Bongo n’est plus en capacité de gérer le pouvoir usurpé, au point de servir de marionnette à de nouveaux usurpateurs qui livrent le pays aux enchères », affirme-t-il.

Si pour une partie de l’opinion, ce constat du candidat malheureux de la présidentielle de 2016 saute aux yeux, ils se demandent ce qu’il propose pour en sortir.  Sur cette question, la posture de Jean Ping reste intacte. Si les institutions habilitées par la Constitution doivent déclarer la vacance de pouvoir, il estime également qu’une partie de la solution demeure dans l’action du peuple gabonais, des pays amis, mais surtout de la France.

Commentaires

Par ailleurs, son espoir reste attaché à la restitution du pouvoir qui lui aurait été volé au soir  du 27 août 2016. Aussi, entend-il poursuivre l’action diplomatique pour garantir une passation pacifique du pouvoir.

Mais, le seul bémol aujourd’hui, c’est que même dans l’opposition, les données ont changé. Non seulement, l’acteur politique ne jouit plus de la même popularité, mais plusieurs de ses anciens soutiens ont rejoint le pouvoir.

Par ailleurs, les commentaires semblent acerbes et sceptiques sur cette énième déclaration  qui  laisse plus les observateurs sur leur faim.

Appel à agir : l’audience reportée au 2 septembre

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Prévue lundi l’audience en appel dans l’affaire opposant le collectif Appel à agir et Ali Bongo a été reportée. Les parties sont convoquées pour  le 2 septembre.

Dès 9 h du matin lundi, le hall du tribunal de Libreville était bondé de monde. Malgré le dispositif sécuritaire exceptionnel mis en place dès le portail, plusieurs personnes ont effectué le déplacement pour assister à la énième audience dans l’affaire opposant le collectif Appel à agir au président de la République Ali Bongo Ondimba.

Depuis le dépôt de la requête d’Appel à agir pour réclamer une expertise médicale pour juger de la capacité d’Ali Bongo ondimba à exercer pleinement ses fonctions de président de la République, le 28 mars dernier, l’affaire compte près de quatre reports.

 « Nous sommes venus parce que nous voulons avoir la suite de l’affaire. Nous adhérons totalement à la démarche du collectif Appel à agir et nous avons le droit de savoir comment se porte le président de la République », confie le jeune Cédric. 

Après plusieurs heures d’attente, c’est finalement à 11 h que le président de séance a fait son entrée dans la salle d’audience. Si une dizaine d’affaires étaient inscrites au rôle, en l’absence du collège de magistrats réglementés, la décision, elle, ne s’est pas fait attendre. « L’affaire en référé qui devait être jugée aujourd’hui est renvoyée exceptionnellement au lundi 2 septembre, dans cette salle. Simplement parce que la justice répond à un certains nombres de règles liées à l’équilibre des magistrats et aucune audience ne peut se tenir si ce principe régalien n’est pas respecté. L’audience est levée », déclare le président de séance.

Une décision qui n’a pas surpris les conseils des deux parties. Se basant sur le principe des vacances judicaires, Me Jean-Paul Moubembe, avocat du collectif Appel à agir et Me Bhongo-Mavoungou Aimery, avocat d’Ali Bongo Ondimba ont affirmé que le motif est valable.  « Il n’y a eu qu’un seul magistrat, hors en règle général, il faut qu’il y ait trois magistrats », affirme Me Moubembe.

Praticiens

« Ce n’est pas la première fois qu’on se retrouve face à ce genre de cas surtout au sortir des vacances judiciaires », renchérit Me Aimery. 

Et si jusque-là les parties semblent sereines, le seul bémol de cette journée aura été l’absence de l’affaire sur le rôle. Là encore, le débat sur  la suspension de Me Akolly a permis aux praticiens d’affirmer que la question de la tenue de l’audience ne se pose plus. Le jugement attendu le 2 septembre prochain sonnera probablement la fin de cet épisode qui a gardé les observateurs en haleine.

La problématique de la vacance de pouvoir

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La question de la vacance du pouvoir fait toujours débat au sein de la classe politique. L’opposition clame haut et fort   l’incapacité d’ Ali Bongo Ondimba à continuer à  assumer ses charges de président de la République.

Après quelques semaines de silence,  le 10 juillet,  trois partis de l’opposition dite radicale dont l’Aréna, (Alliance pour la renaissance nationale),  le RPM (Rassemblement pour la patrie et la Modernité) de Barro Chambrier et le 7MP (7 Merveilles du peuple) de Joël Ngouenindenyouma sont montés au créneau pour exiger des preuves de l’existence d’Ali Bongo Ondimba en tant que chef  de la nation.

« Nous demandons que des preuves formelles et irréfutables soient apportées au peuple gabonais sur les aptitudes réelles d’Ali Bongo à poursuivre l’accomplissement des lourdes charges de Président de la République dont il s’est accaparées. Le cas échéant, nous demandons que la vacance de pouvoir soit purement et simplement constatée. Cela nous semble mieux indiqué pour que, enfin, les Gabonais eux-mêmes scrutent les solutions idoines pour la construction de leur futur destin, » ont-ils lancé.

Incohérences

Selon ces derniers, l’actualité  nationale reste principalement dominée par le flou créé et entretenu autour de l’état de santé du président de la République et les diverses interrogations sur sa capacité à continuer de gouverner le  pays, depuis le 24 octobre 2018, date de  l’accident vasculaire cérébral  à Ryad d’Ali Bongo Ondimba.

Dès lors, des questions se posent autour de la santé réelle de celui qui préside  malgré ces  différentes apparitions ou encore les séances de travail au Palais du bord de mer.

 « Malgré les diverses images, grossièrement montées et montrées par le pouvoir, pour tenter de rassurer un peuple qui est loin d’être dupe, trop d’incohérences demeurent… Le Président Ali Bongo Ondimba est-il toujours en vie ? S’il est en vie, est-il toujours en capacité de présider aux destinées du Gabon ? S’il est en vie, est-ce vraiment lui qu’on nous présente ? », se sont-ils interrogé.

Et d’ajouter, «  l’homme qui nous est présenté comme le Président Ali Bongo, pourtant « en pleine possession de ses capacités », n’a plus jamais représenté le Gabon aux rencontres internationales, comme en témoigne son absence au dernier sommet de l’Union Africaine à Niamey, au Niger (…) Finalement, il est visiblement affaibli et ne peut donc plus exercer les devoirs de la charge de Président de la  République ».

A cet effet,  le groupement de partis de l’opposition  interpelle toutes les forces vives susceptibles de contribuer au rétablissement du fonctionnement normal du Gabon.

« Le Gabon est à un tournant décisif de son histoire et il a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, de sortir de la crise qui le handicape gravement depuis les événements post-électoraux de 2016 ».

Par ailleurs, l’Arena,  le RPM,  7MP ont dit soutenir la démarche  de la confédération syndicale Dynamique Unitaire. Pour eux,  ni Jean Remy YAMA, ni aucun autre Gabonais ne doit être inquiété, pour avoir dit ce que beaucoup de gens affirment.