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Vol au stade d’Oyem : deux militaires arrêtés

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

En service au stade d’Engong pour en assurer la sécurité, deux militaires viennent d’être mis en cause dans l’affaire de vol de matériel multimédia. Des écrans plasmas volés dans la nuit du 28 au 29 mai dernier ont été retrouvés à leur domicile.   

Plusieurs jours après le énième cas de vandalisme enregistré au stade Engong d’Oyem dans le Woleu-Ntem, les premiers éléments de l’enquête diligentée par le parquet du tribunal de première instance d’Oyem ne se sont pas fait attendre. Deux agents en service pour la sécurité du stade viennent d’être placés en garde à vue.

Selon le procureur de la République, près le tribunal de première instance d’Oyem, Rodrigue Ondo Mfoumou, sur les 11 écrans plasmas volés dans la nuit du 28 au 29 mai dernier, plusieurs ont été retrouvés aux domiciles des hommes en treillis.  « L’antenne chargée de l’enquête m’a fait le point de l’avancée de l’enquête. Au stade où nous en sommes, il est regrettable de constater que ce vol implique certains militaires qui sont en poste actuellement au stade Engong, de la surveillance de celui-ci, suite au premier vol qui avait été perpétré », a-t-il communiqué sur les antennes de Radio Gabon.

Une issue regrettable, à en croire le garant de la loi. «  C’est vraiment dommage que ces personnes que nous choisissons pour veiller à la sécurité des biens et des personnes en soient les auteurs des vols, C’est ce qui est vraiment regrettable », a-t-il déclaré avant d’assurer que « même si ce sont des hommes en tenue, ils ne sont pas au-dessus de la loi. S’ils sont décidés de voler ils seront traités comme des voleurs et pour ce qui est des sanctions administratives, leurs administrations se chargeront de ça. »

Rodrique Ondo Mfoumou a par ailleurs assuré que l’enquête suit son cours, afin de permettre à toutes les personnes impliquées dans cette affaire d’être mises à nue et de répondre de leurs actes.

Situé à 17 km d’Oyem, le stade d’Engong avait été construit aux normes internationales pour abriter les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations 2017. A l’abandon depuis de nombreux mois, on note plusieurs actes de vandalisme, à l’instar de celui revendiqué dans une vidéo par  un regroupement se présentant comme « la cellule du Grand Nord ».

Oyem enregistre un premier cas positif au covid-19

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Oyem a enregistré un premier cas positif au covid-19. L’annonce a été faite par le porte-parole du Copil.

Le bilan épidémiologique présenté mardi par le porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre la pandémie de coronavirus, Guy-Patrick Obiang porte le nombre de cas positifs au covid-19 à 2 238 cas testés positifs (19,7%) dont 593 guéris et 14 décès, 123 hospitalisés dont 11 en réanimation.

Si les chiffres démontrent que le virus ne cesse de gagner du terrain, il ne fait également aucun doute que chaque jour une nouvelle localité est touchée. Ce 26 mai, c’est la commune d’Oyem, chef-lieu du Woleu-Ntem qui a enregistré un premier cas positif au covid-19. Selon le Copil, il s’agit d’un patient qui a présenté une fièvre et qui était suivi à l’hôpital canadien. Les prélèvements effectués sur le patient se sont révélés positifs.

« Cette personne à l’interrogatoire n’a pas effectivement effectué de voyage récent au niveau de Libreville. C’était donc un cas communautaire. Les équipes d’intervention sont en train de chercher quelle est la source de sa contamination », a indiqué le porte-parole.

Plateaux techniques

Par ailleurs, si le point contact de ce premier cas covid-19 d’Oyem reste à déterminer, le porte-parole en a profité pour rappeler aux personnes qui bénéficient de laissez-passer pour se rendre dans l’arrière-pays de faire preuve de responsabilité.

« Ceux qui reviennent de Libreville doivent montrer l’exemple en terme de respect des gestes barrières, notamment le port du masque, la distanciation physique, le lavage régulier des mains avec du savon et du gel hydro-alcoolique », a rappelé Guy-Patrick Obiang avant de préciser que « l’importation du virus dans l’intérieur du pays n’est pas quelque chose de mystique, mais c’est nous. C’est l’homme, ce sont les déplacements, les mouvements des populations à l’intérieur du pays qui aujourd’hui transportent le virus dans ces différentes villes qui jusque-là étaient épargnées par cette maladie.»

Aussi, lors de déplacements entre certaines localités, il revient à chacun d’adopter les mesures barrières pour ne pas exposer les personnes vulnérables dans ces localités, qui manquent pour la plupart de plateaux techniques dans la prise en charge de patients.

Covid-19 : le Gabon dépasse la barre des 1000 cas

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Le Gabon a atteint la barre de 1000 cas positifs au covid-19. Le Copil appelle les populations à la responsabilité en intégrant les gestes barrières dans leur quotidien.

1004 cas testés positifs dont 162 guéris, 9 décès et 13 personnes en réanimation, sur 6183 prélèvements. C’est le bilan de l’évolution de la pandémie au Gabon présenté mercredi par le porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre la pandémie de Covid-19, Guy-Patrick Obiang.

Le chiffre découle des nouveaux cas enregistrés dans la journée du 13 mai. Selon le porte-parole, sur les 886 prélèvements effectués, 141 nouveaux ont été testés positifs. Soit 101 nouveaux cas à Libreville sur 541 prélèvements ; 36 nouveaux cas à Franceville sur 280 prélèvements et 4 nouveaux cas à Lambaréné sur 65 prélèvements. Libreville, Franceville et Lambaréné, comptent donc respectivement 836, 137 et 11 cas positifs.

Pour le comité de pilotage, le respect des gestes barrières restent le meilleur moyen de faire baisser la courbe épidémiologique. Guy-Patrick Obiang insiste sur la nécessité de « se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou un gel hydroalcoolique ; se couvrir la bouche et le nez avec le coude fléchi  ou un mouchoir à usage unique, en cas de toux et d’éternuement ; éviter tout contact étroit avec une personne ayant de la fièvre et de la toux ; saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades, nettoyer les objets et les surfaces souillées ».

Par ailleurs, le port du masque est rendu obligatoire et soumis à des amendes en cas de non-respect.

Tranche d’âge

Deux mois après l’apparition du premier cas au Gabon, cinq provinces du pays sont désormais touchés par la pandémie : l’Estuaire, le Haut-Ogooué, la Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Des épicentres ont été identifiés dans chacune des régions, notamment le 6e arrondissement de Libreville pour l’Estuaire ; Bifoun pour le Moyen-Ogooué ; le Centre hospitalier régional (CHR) d’Amissa Bongo pour le Haut-Ogooué ; la barge de Port-Gentil pour l’Ogooué-Maritime et les étudiants en provenance du Cameroun pour le Woleu-Ntem.

Aucune couche sociale de la population n’est épargnée. La tranche d’âge la plus contaminée est celle de 30-59 ans. L’hypertension artérielle (HTA), l’association HTA et diabète sont les principaux facteurs de risques de la maladie.

Covid-19 : le dépistage massif dévoile l’ampleur de l’épidémie au Gabon

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157 nouveaux cas positifs au covid-19 en 48 h, c’est le dernier bilan enregistré samedi au Gabon. Une augmentation importante due au dépistage massif.                                

Le bilan épidémiologique présenté ces deux derniers jours  par le Dr Guy Patrick Obiang, porte-parole du Copil fait état de 116 nouveaux cas positifs sur 454, le 8 mai et 41 cas sur 213 prélèvements, le 9 mai. Des patients détectés dans quatre foyers  : 106 à Libreville (Estuaire) 38 à Franceville, (Haut-Ogooué),  8 à Bifoun (Moyen-Ogooué)  3 cas communautaires  à Lambaréné (Moyen-Ogooué), et 2 nouveaux cas positifs à Bitam ( Woleu-Ntem), des étudiants gabonais en provenance du Cameroun. Le 9 mai au soir, le Gabon comptait 661 cas positifs, 110 guéris et 8 décès.

Si cette augmentation spectaculaire de patients positifs au covid-19 a vite fait de susciter des inquiétudes dans l’opinion, le porte-parole du Copil, affirme qu’il s’agit de la résultante normale du dépistage massif. «  L’augmentation du nombre de laboratoires, le dépistage actif  et le dépistage massif donne aujourd’hui la possibilité d’un diagnostic des personnes testées covid-19. Grace à cette stratégie, nous arrivons très rapidement à pouvoir tester des personnes afin que ces personnes soient rapidement prises en charge. Aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays », explique-t-il.

Absence

Par ailleurs, en dépit du confinement total et partiel et des mesures barrières visant à limiter la propagation du virus, le Gabon a atteint le stade 4 de la contamination, encore appelé phase communautaire dont les effets devront s’étendre, selon les experts, jusqu’au mois de juin. « La phase communautaire est la période la plus redoutable d’une épidémie. C’est au cours de celle-ci que le virus circule activement entre les personnes (hommes, femmes, jeunes et enfants) dans les familles, les maisons, les administrations, les lieux publics, les transports (taxi, bus), les commerces etc. », poursuit le porte-parole du Copil.

A l’écoute des chiffres déclinés chaque jour par le Dr Guy-Patrick Obiang, les populations sont partagées entre anxiété et incrédulité. Le virus est bien réel dans la société et la contagion prend  de l’ampleur. Et en l’absence d’un remède identifié et d’un vaccin, les spécialistes préconisent les gestes barrières, et le dépistage précoce.

Incendie au stade  d’Oyem : à qui profite le crime ?

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Le stade Engong d’Oyem a été vandalisé par un groupe autoproclamé « Cellule du Grand Nord ». Ils ont revendiqué leur acte dans une vidéo relayée dans les réseaux-sociaux.

L’acte serait probablement passé inaperçu, en cette période de crise sanitaire, si ses auteurs n’avaient pas fait circuler une vidéo, le 30 avril, pour revendiquer leur forfait. Des images amateurs de plus de 2 mn accompagnées de messages écrits sont présentées en plusieurs séquences. Sous une première photo mettant en scène trois personnes cagoulées vêtues de treillis militaires, on peut lire : « la cellule du grand nord joint la parole aux actes ».

Une deuxième séquence, cette fois en vidéo, montre distinctement des personnes, asperger un liquide inflammable sur les meubles d’un salon de luxe, suivie de photos de meubles brûlés. Les messages sont clairs. « On ne mange pas vos stades ». « On ne boit pas vos stades ». « Vos stades ne soignent pas le covid-19 ». « Vos stades, c’est pas l’école ».

Quel est l’intérêt d’un tel acte ? La question reste posée, malgré les messages. La vidéo rappelle celle des jeunes des mapanes qui dans l’imbroglio des distributions des bons et kits alimentaires du ministère des Solidarités nationales, menaçaient les autorités. Sauf que cette fois, les jeunes des PK agissaient à visage découvert. Quelques jours plus tard, le premier ministre leur répondait dans un style « bagandou ». « Vous êtes des bons petits, Ali est un bon grand », prenez votre mal en patience, semblait leur dire Julien Nkoghe Bekale.

La cellule grand Nord – Gabon Actualité

A Oyem, il semblerait qu’il ne s’agisse pas des mêmes « bons petits ». Ils sont passés à l’acte et pourraient bien recommencer en toute impunité, agissant sous anonymat. Le ministre en charge des Sports n’a pas tardé à réagir pour condamner «l’incendie criminel prémédité » le qualifiant «d’acte terroriste».

Compétition

Franck Nguema a aussi saisi l’occasion pour rappeler les valeurs de tolérance, paix, respect et de la res publicae, « la chose publique », qui fondent les traditions Ekang (Fang) en particulier, et Bantu en général.  « La question que l’on peut se poser légitimement est: « à qui profite ce crime ? », Ce qui est sûr, cet acte terroriste ne profite pas aux populations d’Oyem et du Woleu-Ntem, encore moins à celles du reste du Gabon », a-t-il fait remarquer.

Inauguré en 2017 pour abriter la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations, CAN Total 2017, le stade d’Engong est une infrastructure moderne de 20.500 places. Il était à l’abandon depuis des mois faute de compétition. Les autorités affichent leur fermeté à faire toute la lumière sur cet incendie criminel. Des enquêtes ont été  ouvertes afin d’appréhender les « mauvais petits » de la cellule du grand Nord.

Bitam : le don de l’OCEAC aux frontières

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En réponse à l’urgence sanitaire, la CEMAC a, par l’entremise de l’OCEAC élaboré un plan régional de riposte contre la pandéme du covid19. Elle a fait un don en équipement à la province du Woleu-Ntem.

Le don de l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies a été remis au gouverneur sortant du Woleu-Ntem, Joel Ogoumah par le secrétaire exécutif de l’Océac Manuel Nso Obiang Ada. Il s’agit de protection contre le covid-19 composés essentiellement d’une tente climatisée, de thermo flash, tables, chaises, combinaisons, gants, lunettes, bavettes, de gels hydro alcooliques…

L’organisation sous-régionale entend répondre à l’urgence sanitaire, en renforçant, le plan de riposte national élaboré par les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Manuel Nso Obiang Ada a, par ailleurs, indiqué que de ce don devrait particulièrement bénéficier aux transporteurs et aux communautés riveraines.

« Les actions menées sur le corridor et les portes d’entrée terrestres des pays contribuent aux renforcements des plans nationaux. Des actions similaires vont être menés dans les six pays de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale », a indiqué le secrétaire exécutif de l’Océac.

Yaoundé

Le gouverneur sortant du Woleu-Ntem, Joël Ogoumah, a pour sa part salué l’initiative de l’Océac. « L’Océac est venu apporter un appui au plan de riposte national. Le plan d’action qui a été mis en place par le gouvernement se retrouve dans le plan communautaire qui a été indiqué par les instances de la Cemac. »

L’Océac a été créée en 1963 à Yaoundé au Cameroun par les ministres de la Santé de la Cemac chargés de la coordination des politiques et des actions santé en Afrique centrale.

Dépistage massif : priorité à l’Estuaire et au Woleu-Ntem

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Lors de la communication gouvernementale sur les mesures de riposte contre le covid-19, le ministre de la Santé est revenu sur le processus de dépistage massif. Il débutera dans deux provinces touchées par le virus.

Comme plusieurs autres mesures d’accompagnement prises pour faire face à la crise sanitaire, le dépistage massif aura lieu durant la période du confinement. Le ministre de la Santé, Dr. Max Limoukou, a apporté des précisions sur son déroulement. 

« Au regard de la situation épidémiologique actuelle, nous savons que nous avons deux clusters. Un cluster au niveau de Libreville et un deuxième au niveau de Bitam. Ainsi nous allons commencer à faire des dépistages dans deux provinces, dans la province de l’Estuaire et du Woleu-Ntem ».

Dans l’Estuaire, le ministre affirme qu’une soixantaine de sites de dépistage fixes ont été identifiés, notamment  21 sites au niveau du secteur public,15 sites au niveau du secteur public militaire,15 sites au niveau du privé et 8 sites mobiles.

Au Woleu-Ntem, le dépistage débutera par Bitam. Toutefois des sites seront localisés dans les différents centres hospitaliers régionaux (CHR) et dans les hôpitaux départementaux.

Les personnes éligibles au dépistage

Pour la réussite de cette opération inédite au Gabon, 183 personnels de santé ont bénéficié d’une formation adéquate. Le dépistage, lui, s’adresse à une population cible constituée par des personnes éligibles. Il s’agit des personnes ayant voyagé entre le 1er et le 19 mars, ainsi que des membres de leurs familles ; toute personne ayant été en contact avec un sujet atteint de covid-19 ; des personnes vulnérables, ayant plusieurs pathologies à l’exemple de l’hypertension, le diabète, l’insuffisance rénale, l’insuffisance respiratoire, la drépanocytose, le VIH ; toute personne ayant des symptômes comme la toux, la fièvre, les maux de gorge ou de tête, la fatigue.

Objectif, 1200 dépistages par jour

Pour Dr. Max Limoukou, l’objectif est d’effectuer une vingtaine de dépistages par site, par jour, soit à peu près 1200 personnes à dépister. Pour ce qui est des modalités, le gouvernement entend privilégier le système de rendez-vous.  « Compte-tenu de la situation de confinement actuelle où on évite un grand rassemblement, une stratégie a été mise en place, c’est que les personnes ont été déjà sensibilisées. On va utiliser notre call center le 1410, ces personnes vont appeler et on va utiliser un système de rendez-vous pour éviter qu’il y ait trop de personnes qui viennent en masse. Donc à travers ce système on fera progressivement le dépistage des personnes », explique-t-il.

Prise en charge immédiate des cas positifs

Le gouvernement assure que les cas positifs seront immédiatement pris en charges. Les patients asymptomatiques seront mis en confinement soit à leur domicile, soit à l’hôpital selon leur environnement. Les personnes vulnérables seront automatiquement prises en charge. Les autres cas, symptomatiques seront pris en charge au niveau des centres.

Deux centres dédiés au traitement du covid-19 à Libreville : l’hôpital militaire d’Akanda et le CHU, soit un total de 600 lits pour les deux établissements réunis. En deuxième ligne, il y a le centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) avec une capacité de 130 lits.  A Bitam, le cluster sera situé au niveau de l’hôpital départemental de Bitam.

Covid-19 : des cas suspects dans la Ngounié et le Haut-Ogooué

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Le porte-parole du comité du plan de riposte contre le Covid-19 a indiqué dimanche que des cas suspects ont été signalés dans les provinces de la Ngounié et du Haut-Ogooué. Ils ont aussitôt été mis en confinement et prélevés pour vérifier leur statut.

Alors que le gouvernement accélère la cadence pour limiter la propagation du covid-19, les investigations viennent de mettre en lumière des cas suspects dans d’autres localités. C’est le cas de la province du Haut-Ogooué et de la Ngounié dans lesquels une trentaine de personnes viennent d’être mis en quarantaine après suspicion.

Selon le porte-parole du comité du plan de riposte contre le covid-19, Guy-Patrick Obiang Ndong, dans la province de la Ngounié, dix personnes en provenance du Congo ont été interpelées au niveau de Doussala, mise en quarantaine à Ndendé avant d’être définitivement transféré à Libreville.

Dans le Haut-Ogooué, ce sont 26 personnes qui ont été mises en quarantaine pour suspicion à l’hôtel Léconi Palace de Franceville. Le Dr Guy-Patrick Obiang précise qu’il s’agissait d’un cas contact d’un sujet positif au Covid-19 qui a voyagé à Franceville et de 25 contacts de ce dernier parmi lesquels un sénateur.

Selon les précisions faites à l’Agence gabonaise de presse (AGP) par le Directeur régional de la Santé du Haut-Ogooué, Dr Kevin Ivala Zogo, le cas contact est un agent de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) de Franceville, qui a été en contact avec un cas testé positif au covid-19 lors de ses congés à Libreville.

Mesures d’accompagnement

Des mesures ont été aussitôt prises et tous les cas contacts ont été mis en quarantaine puis prélevés. Le Dr Ivala a assuré à l’AGP qu’en cas de résultats positifs au covid-19, la prise en charge sera assurée par l’Hôpital régional d’Amissa de Franceville, où le service de médecine a été identifié comme centre d’isolement.

Selon les informations officielles, Libreville dans l’Estuaire et Bitam dans le Woleu-Ntem sont les deux villes ayant enregistré des cas positifs au covid-19, soit plus de 70 cas. Pour limiter la propagation, le gouvernement vient de décider de mettre en confinement les communes de Libreville, Akanda, Owendo, Ntoum et l’ile de la Pointe-Dénis, tout en assurant des mesures d’accompagnement aux populations contraintes de passer les deux prochaines semaines à la maison.