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Pourquoi la terre a tremblé au Gabon

Deux tremblements de terre ont été enregistrés au Gabon, en moins d’une semaine. Le phénomène inédit a semé la panique au sein des populations. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. Les autorités et la communauté scientifique ont apporté quelques explications.

Le 6 mars des secousses ont été signalées dans plusieurs localités, notamment à Lambaréné et Ndjolé, Fougamou et Mouila. Moins d’une semaine après, cette fois dans le Grand Libreville et de nouveau dans la province de la Ngounié, de nouvelles secousses ont été enregistrées, autour de 00h50, dans  la nuit de mardi à mercredi.  « Nous avons été surpris  au milieu de la nuit, lorsque la terre a tremblé. Il était difficile pour nous de contenir la peur et la panique »,  confiait le maire de Mbigou Valentin Biboutou au quotidien l’Union.

Si l’inquiétude reste perceptible au sein de la population, le docteur en géomorphologie, Zéphirin Menie Ovono affirme que le Gabon n’est pas sur une marge active, dans une zone de contact entre deux plaques, qui se chevauchent pour créer un volcan. « Les gens n’ont pas à s’inquiéter, ils doivent plutôt se poser les bonnes questions et réaliser qu’effectivement ce que les scientifiques, les décideurs disent sur  le changement climatique est réel et qu’il va falloir adopter des modes de vie durables, par exemple quand on construit une route, il va falloir  utiliser des matériaux adaptés à ce genre de phénomène », explique-t-il.

Explications

Sur le plan scientifique, le bulletin d’information de l’Agence d’études et d’observations spatiales (Ageos) a relayé les données sismiques et spatiales provenant de l’United States Géological Survey (USGS).  Elles indiquent que l’épicentre du séisme de magnitude 5.4 à 33 km a été localisé au nord-ouest de Fougamou, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du lac Onangué. À Mouilla, les mouvements du sol étaient de l’ordre de 0.5cm/s. Et de l’ordre de 2 cm/s à Lambaréné.

La note technique de l’Agence nationale des parcs nationaux indique que le troisième séisme a touché la zone situé au contact du bassin sédimentaire et de la formation cristallophylienne, quasiment sur la piste de Maurel et Prom qui part de la Nationale 1 à 35 km de Lambaréné.

« Le séisme nait du fait de  la sismique des plaques qui composent la lithosphère, la couche supérieure interne de la terre. Pour évaluer ce genre de phénomènes, il faut être dans les environs, bien observer. S’ils ont fait des calculs, ça veut dire qu’il y a eu un tremblement de terre et que les gens ont perçu les effets de ce tremblement de terre et qu’il y a peut-être quelques casses mineures », poursuit Zéphirin Menie Ovono.

Après avoir consulté le Pr Abderazak El Albani, géologue, le ministre de l’Environnement, Pr Lee White a indiqué que les secousses résultent du fonctionnement normal des failles qui se forment du fait de l’ouverture continue des océans. Celles à l’origine des séismes enregistrés s’effectuent au milieu de l’Atlantique. Elles repoussent l’Afrique et l’Amérique.