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dimanche 26 septembre 2021

Port-Gentil / affaire Pizolub : l’appel de l’ONEP

 Lors d’un point de presse mardi l’Organisation nationale des employés du pétrole et activités connexes appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire de la société Pizolub. La gabonaise des lubrifiants est au bord de la faillite. Les salariés attendent des mesures concrètes des autorités.  

 

La cour de la société Pizolub a abrité mardi, le point de presse de l’ONEP. Il se déroulait en présence du personnel de Pizolub affilié à la première organisation syndicale du secteur pétrolier au Gabon.

« Depuis cinq mois déjà, les 170 employés de cette société ne perçoivent pas leurs salaires », fait constater Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’ONEP, à l’entame de son propos. En effet, l’on se souvient encore du mouvement de grève suspendu en juillet dernier. Celui-ci avait pour principale revendication les arriérés de salaires, au nombre de trois mois à cette époque.

La société nationale des lubrifiants connaît d’énormes difficultés financières.  Elle serait même dans l’incapacité de s’approvisionner en additifs nécessaires à la formulation des huiles industrielles.

Le manque de paie est une tragédie pour de nombreuses familles portgentillaises. Elles ont du mal à joindre les deux bouts.

La situation est parfaitement connue des autorités compétentes. Elle avait déjà fait l’objet d’une réunion de crise entre les actionnaires et le gouvernement en août dernier à Libreville.

Souveraineté nationale

Pour le secrétaire général de l’ONEP, l’Etat gabonais en est le seul responsable. Il en veut pour preuve, d’une part, « la démission de l’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire », et d’autre part,  « la concurrence déloyale à laquelle sont soumis les produits Pizolub sur le marché national, avec la bénédiction de l’Etat ». Tandis que l’entreprise, semble-t-il, devrait bénéficier de l’accompagnement du gouvernement par la mise en place de mesures protectrices contre toute concurrence déloyale.

« La sauvegarde de Pizolub Gabon SA est une question de souveraineté nationale », martèle Sylvain Mayabi.

L’ONEP propose : la fermeture à l’importation telle que bénéficie la cimenterie CIMAF ; les quotas à l’importation ; la hausse des taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés notamment par les importateurs indépendants et les marketeurs ; la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolières affiliées à l’UPEGA (Perenco, Total, Addax, Assala, Vaalco, Maurel&Prom…) ; l’exclusivité à Pizolub de la fourniture des lubrifiants aux sociétés industrielles et minières paraétatiques telles que SEEG, SETRAG, CNNII, SOGARA, Télémania… ; la fixation aux marqueteurs des quotas de consommation des lubrifiants fabriqués par Pizolub.