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dimanche 26 septembre 2021

Relance de l’économie : le bal des emprunts

Frappé par la pandémie de coronavirus, le Gabon compte sur la diligence des bailleurs de fonds internationaux pour relancer son économie. En l’espace de quelques jours, le pays vient d’annoncer trois nouveaux emprunts d’un montant global de plus de 180 milliards de francs CFA.

Le Gabon va contracter des nouveaux emprunts pour relancer son économie. L’un, auprès du Fonds monétaire international (FMI) d’un montant de 92 milliards de francs CFA.

L’autre, auprès de la Banque africaine de Développement (BAD) de plus de 60 milliards de francs CFA, et le dernier, auprès du Fonds spécial Africa Growing Togheter via la BAD d’un montant de plus de 29 milliards de francs CFA.

Relance

Selon le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga, le premier qui est un « financement d’urgence vient en appui aux actions déjà engagées par le gouvernement pour limiter les effets de la covid-19 sur les plans social et économique. Il s’agit d’une marque d’encouragement du FMI aux efforts consentis par le Gabon pour sa relance et la reconnaissance de sa bonne gouvernance ». Celui-ci a été dégagé par le FMI au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR) qui est un mécanisme de soutien aux économies en difficultés.

Pour l’institution financière internationale, « la nouvelle demande au titre de l’IFR fournira un soutien budgétaire et contribuera à catalyser un soutien supplémentaire de la part des partenaires au développement ». Les emprunts sont des demandes formulées par le Gabon dans le sens de matérialiser l’objectif de relance de l’économie nationale durement frappée par la pandémie de coronavirus qui sévit depuis mars dernier. Deux des emprunts s’inscrivent dans le cadre des projets d’emprunts proposés par le ministre de l’Economie. Ils doivent cependant être validés par le gouvernement.

Dette gabonaise

Dès sa nomination au poste de première ministre, il a été fixé comme objectif à Rose Christiane Ossouka Raponda, la relance économique et sociale. En effet, le traumatisme économique engendré par la pandémie de coronavirus est tellement grave que le soutien financier devient une option pour le Gabon malgré les risques que cela comporte. La mobilisation des capitaux devrait à cet effet être bénéfique dans l’atteinte de ces objectifs, mais l’opinion critique cette démarche, mettant en avant la mal gouvernance. L’autre crainte s’inscrit dans le poids de la dette et sa répercussion sur l’avenir du Gabon.

D’un point macroéconomique, ces apports financiers devraient doper la dette gabonaise. Elle a depuis quelques années dépassé les niveaux requis aussi bien au niveau sous-régional qu’international.