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vendredi 3 décembre 2021

Vers une baisse de 10 % du PIB pour le Gabon en 2020 ?

Le Gabon pourrait enregistrer des pertes de l’ordre de 10 % de son PIB cette année. Le covid-19 et la volatilité des prix du pétrole en sont les principales causes.

« L’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques ». C’est l’assurance formulée, il y a quelques jours par le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. Et pourtant, la percée du coronavirus à travers le monde et la chute des cours du pétrole causée par un manque d’accord entre la Russie et l’Arabie Saoudite, devraient avoir des conséquences lourdes sur l’économie gabonaise. 

Entre suspension de nombreux projets d’exploration, pression sur les budgets, fermeture de nombreuses industries, baisse de l’activité économique, chômage et baisse de la croissance économique, le Conseil de l’Atlantique craint des pertes du PIB pour le Gabon de l’ordre de 10 % cette année. « Des milliers d’Africains et expatriés vont être licenciés dans les pays producteurs de pétrole, alors que les entreprises ferment leurs plates-formes de forage et les projets prévus », prévient NJ Ayuk, président de la chambre africaine de l’Energie.

A l’exemple du Gabon, d’autres pays africains producteurs et exportateurs de pétrole devraient être durement touchés : Nigéria, Angola, Guinée Equatoriale, Congo, Ghana et Tchad. Les effets pourraient être dévastateurs en raison de la dépendance des revenus de ces pays à l’égard du pétrole. Ce sombre présage s’explique en partie, parce que la situation du secteur pétrolier dépasse largement les crises connues jusqu’ici, mais aussi parce que la crise liée au coronavirus induit des conséquences dramatiques sur l’activité économique mondiale.

A 25 dollars le baril de pétrole, à son plus bas niveau depuis les années 90, cette conjoncture est presqu’inédite. Au Gabon, elle devrait compromettre de nombreux projets. C’est le cas du 12e appel d’offre autour de la mise aux enchères de 35 blocs pétroliers sur le marché qui devrait connaitre son apogée en avril.