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dimanche 26 septembre 2021

Gestion de la crise sanitaire : « reculer, ce n’est pas une honte »

Persis Lionel Essono Ondo réagit face aux dernières mesures de riposte contre la covid-19, prises par le gouvernement gabonais. Le juriste et banquier d’affaires fait plusieurs propositions à la première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda dans le but d’alléger les conséquences de la crise sanitaire sur les populations.

 

L’histoire s’écrit avec des tâtonnements, mais elle s’écrit toujours avec des témoins vivants.

Le Gabonais homme de paix et de consensus se montre plus que jamais déterminé à dire non à ces mesures iniques et disproportionnées.

Ces casseroles qui grondent tous les soirs n’ont pas de colorations politiques, ces Gabonais qui sont morts n’avaient pas de chapelles partisanes. C’est le peuple du Gabon qui s’adresse au gouvernement de son pays.

Cette crise est mondiale et aucun pays n’a la solution miracle pour la juguler. La France notre modèle a reculé à plusieurs reprises afin d’adapter la riposte sanitaire à la situation de son peuple, de ses hôpitaux, de ses acteurs économiques et de ses capacités techniques et financières.

Un gouvernement normal, sérieux et composé de patriotes doit prendre la mesure de la situation et reculer.

 

Reculer ce n’est pas une faiblesse,

Reculer ce n’est pas une honte,

Reculer ce n’est pas un aveu d’échec,

Reculer c’est entendre le cœur du pays qui, du nord au sud, dit son mécontentement,

Reculer c’est reconnaître, qu’on ne peut pas diriger un peuple malgré lui, contre lui et sans lui,

Reculer, c’est écouter les syndicats, les partenaires sociaux, les partenaires internationaux qui sont inquiets de la gestion approximative, autoritariste de la crise sanitaire au Gabon.

 

Reculer, c’est précisément prendre des mesures plus justes, plus proportionnées à la situation réelle de la pandémie au Gabon.

Reculer c’est par exemple :

1-      Rendre le dépistage obligatoire et gratuit pour toutes les personnes qui se déplacent entre l’intérieur du pays et le Grand Libreville.

2-      Intensifier le dépistage de la population et isoler les cas positifs pendant une semaine en réquisitionnant les hôtels (Corée du Sud)

3-      Créer un hôpital ambulatoire géré par le Samu Social pour la prise en charge de tous les malades du Covid-19 (France, Danemark, Suède et Côte d’Ivoire)

4-      Acheter 100 respirateurs avec les équipements adéquats pour les cas les plus complexes. (un respirateur coûte 8 millions de franc Cfa, même pas l’argent de poches des membres du Copil)

5-      Prendre des mesures d’accompagnement pour les commerçants et les opérateurs économiques impactés par la fermeture de leurs entreprises à travers la mise en place d’un fonds de compensation (Donner à un comité d’experts indépendants la gestion de ce fonds)

6-      Fermer les frontières aériennes du pays pendant un mois

7-      Installer les bornes de gels hydro alcooliques devant chaque salle de classe, chaque administration, dans chaque bus et devant tous les magasins.

8-      ramener le couvre-feu à 22 heures.

9-      Ramener la journée de travail de 7h30 à 17h00.

10-  Dépister gratuitement les élèves, étudiants et les enseignants sur toute l’étendue du territoire

11-  De grâce, le masque à partir de 5 ans n’a aucun sens. 90% des enfants ne font pas la maladie et ne sont pas contagieux selon les brillantes études du Pr Didier Raoult.

Ces mesures et bien d’autres peuvent permettre une gestion efficace de la crise sanitaire. Elles peuvent permettre de continuer à vivre, de travailler et de donner du sens au plan d’accélération de la transformation de l’économie (nouvelle trouvaille des cabinets qui pensent l’émergence au Togo et au Gabon.)…

Personnellement, je conseille à la Première Ministre de reculer. A sa place c’est ce que j’aurais fait.