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dimanche 28 février 2021

La leçon de Maganga Moussavou

Au lendemain du procès qui l’oppose au journaliste du média en ligne Kogonssa news, l’ancien vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou a expliqué les raisons de sa plainte. Il dit vouloir donner une leçon au journaliste. Mais surtout laver son honneur.

 

Un peu plus d’un an après son limogeage du poste de la vice-présidence de la République, l’opposant Pierre-Claver Maganga Moussavou ne digère toujours pas le rôle majeur joué par le média en ligne Kogonssa News. Le procès intenté par l’acteur politique contre le journaliste Steeve Roméo Maganga, responsable de Kongossa News  a rendu son verdict, le 1er février dernier, mais Maganga Moussavou ne souhaite pas en rester là.

Hors des tribunaux, c’est face à la presse qu’il a tenu à livrer sa part de vérité. « Il a été instrumentalisé par des voyous tapis à la présidence de la République qui avaient déjà porté atteinte à l’intégrité d’un grand nombre d’entre nous, sans que justement vous journalistes qui êtes là pour avertir des dangers et pour dénoncer certaines pratiques n’ayez eu le temps de lever le petit doigt », a-t-il déclaré.

Il reconnait certes le rôle indispensable des journalistes pour l’équilibre de la société, mais, il affirme que le journaliste de Kongossa news a délibérément voulu salir son image en publiant un article titré « Maganga Moussavou, chef de gang », faisant référence au scandale du trafic du Kévazingo. « Si Steeve Makanga avait eu un peu de discernement, malgré la faim qui nous tenaille tous, malgré le fait qu’on nous tienne par le ventre, il aurait eu la retenue nécessaire pour ne pas jeter aux orties quelqu’un  qui ne lui a rien fait.  Il aurait pu aussi aller vers cette personne là pour dire voilà de quoi on vous accuse, qu’est-ce que vous avez à dire, à charge et à décharge mais il ne l’a pas fait », a-t-il fait argué.

Choix

Loin du trafic d’essence de kevazingo, dont il aurait fait les frais à l’époque, le président du Parti social-démocrate (PSD) estime que les faits survenus durant cette période relève d’une responsabilité collective. « Faisons tous ensemble un méa culpa parce que voyez-vous, dès le départ quand tous, responsables, journalistes, chefs d’institutions avons vu quand on a vu avec une élection gagnée par le PDG, avec pour chef de la délégation, le premier ministre Issozet Ngondrt qu’on se soit séparé de lui,  le complot était déjà en marche », a-t-il lancé. « Personne n’a osé dire un mot, personne n’a osé dire où nous nous acheminons-nous, parce que dans notre pays quand l’autre a mal on est indifférent du mal de l’autre, à la souffrance de l’autre. Au contraire on s’en réjoui ».

Si on note une pointe de regret venant de l’ancien vice-président de la République, il affirme avoir joué sa partition pour limiter les dégâts, notamment en faisant le choix de rester loyal au   chef de l’Etat. Mais cela suffit-il à  son honneur ?