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La prime covid-19 sème la colère au  CHU de Libreville

Les agents de la main d’œuvre non permanente du centre hospitalier universitaire de Libreville sont en colère. Ils ont déposé  lundi un préavis de grève auprès de la direction générale. Ils réclament entre autres, le paiement de la prime covid-19 et de 11 mois de quote-part de la CNAMGS.

Se sentant lésés par la direction générale du centre hospitalier universitaire de Libreville, la main d’œuvre non permanente (MONP) a déposé le 30 novembre un préavis de grève. Ils dénoncent des injustices dans le paiement de la prime covid-19 et réclament 11 mois d’impayés de la quote-part de la CNAMGS.

Le président du collectif de la main d’œuvre non permanente du CHUL, Obame Steeve affirme que  malgré les assurances reçues, deux mois plus tôt du ministre de la Santé, le paiement de la prime octroyée aux agents de la santé dans le cadre de la crise sanitaire se fait toujours attendre dans les rangs de la MONP du CHUL.  « Il y a des cellules qui ont été mises en place. Il y a des listes,  nous n’avons jamais compris pourquoi ceux qui ont travaillé pendant cette période n’ont pas eu cette prime, mais par contre ce sont ceux qui n’ont pas  travaillé qui ont eu la prime. On a eu l’impression de ce sont des copinages », s’insurge-t-il.

Puis, il poursuit :  « ça fait 11 mois aujourd’hui que les quotes-parts de la CNAMGS n’ont pas été versées. Et nous savons que le directeur général de la CNAMGS dit à travers tous les médias qu’il ne doit pas aux hôpitaux ».

La MONP dénonce aussi ses conditions de travail.

Dix mois

Les conditions de travail ne sont pas en reste. Le collectif de la MONP relève de nombreux manquements dans l’exécution quotidienne de leurs tâches. Mais aussi un mauvais traitement, notamment le fait de ne pas bénéficier d’avantages au sein de la structure qui les emploie.  « Nous avons une collègue qui est décédée la semaine passée, on a emmené le corps à la morgue. Mais pour que les parents retirent le corps, on  demande de payer 45 000 FCFA, pour un personnel de santé qui a exercé ici à l’hôpital général pendant 17 ans », relate  le président du collectif. « Ça c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».

En réaction à la colère des agents de la MONP, le même lundi, la directrice générale du CHUL a annoncé l’effectivité du paiement de la quote-part de la CNAMGS cette semaine. Les protestataires pourraient toucher jusqu’à dix mois d’arriérés de primes.