Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download

Les bars dans la clandestinité pendant le confinement

Malgré le confinement, les bars, devenus clandestins, continuent de tourner. Les propriétaires agissent en toute illégalité. Ils ouvrent parfois à domicile.

 

Les bars, pourtant contrôlés régulièrement par la police et la gendarmerie, tournent à plein régime, surtout depuis  le confinement du 13 mars. Les établissements font, pour beaucoup, l’objet de mise en demeure, mais les propriétaires s’entêtent.

Ils parcourent de longues distances à pied ou en voiture pour acheter des boissons et ne pas être à court de stock. Les affaires marchent bien en ce temps de confinement. Comme il fallait s’y attendre, certains ont délocalisé à domicile, transformant leur salon en commerce.

De plus en plus souvent, les intéressés font le pied de grue devant les dépôts de vente en gros pour se ravitailler en conséquence. C’est le cas au PK 8-la SGA où ils étaient nombreux à attendre patiemment d’être servis. 

« Je vais acheter comme les autres.  Il y a des gens qui sont là avant  l’ouverture même du dépôt (entre 6h et 7h, NDLR). Mais ils ne sont pas servis.   Mais, ça ne fait rien. On patiente, même si parfois  la patience  ne paie pas. Regardez ceux qui partent là. Ils sont là peut-être depuis le matin », confie une tenancière ayant ouvert son affaire à la maison. 

Policier à la retraite

Lors d’une intervention télévisée, le ministre des Affaires étrangères, Alain-Claude Billie-By-Nzé, avait fustigé le comportement de certains compatriotes qui bravent l’interdiction d’aller au bar, trompant la vigilance de policiers en buvant dans les bars à guichet fermé.

 Le gouvernement avait décidé de la fermeture des bars et des boîtes de nuit, pour éviter tout risque de propagation du coronavirus.

Les propriétaires se font discrets. Mais les forces de l’ordre et sécurité veillent malgré tout et procèdent aux arrestations. C’est le cas d’un policier à la retraite qui avait été pris la main dans le sac et déféré devant le parquet. 

Pas de mesures barrières devant les dépôts de boisson.

Cela ne semble pas dissuasif. Samedi en matinée, un autre point de vente en gros de boisson jouxtant  la Nationale 1 était envahi de monde. Ici, comme ailleurs,  les clients doivent remplir une formalité : écrire leurs noms sur la liste de « présence ». Après cette étape, ils attendent d’être appelés à tour de rôle. La liste permet d’éviter toute bousculade et indiscipline. Et même sous la pluie matinale, les détaillants attendent la précieuse marchandise.  » C’est compliqué ! J’ai soulevé 4 cassiers à la main depuis la maison jusqu’ici. On ne peut pas rester comme ça. C’est pour avoir un revenu et s’acheter de quoi manger »,  précise une autre jeune femme qui affirme se ravitailler pour la première. 

Selon les acheteurs,  la vente  de la célèbre regab chez les grossistes serait néanmoins conditionnée par l’achat d’autres bières,  comme la beaufort, la booster, le tonic indien  (…). Ces boissons seraient   moins prisées sur le marché.

Mesures barrières

Plus tard, lorsque le gérant, baptisé M. le Maire par ses clients,  arrive vers 07h47 à  bord d’une cylindrée, les clients se bousculent malgré tout. Il s’agit de jouer la carte des relations. Ils sont pressés de passer  commande vu que la liste de présence lui a été déjà remise.

« Je suis d’abord venu passer la commande, ensuite ils viendront me livrer. Donc je suis venu sans cassier », explique une tenancière de bar Camerounaise.

Dans cette cohue, aucun respect pour les gestes barrières et très peu de personnes portent un masque. La lutte contre le covid-19 attendra aussi son tour.  » Je suis là depuis 6h. On attend tous », indique timidement un client sans trop s’étendre sur la question de la pandémie.

Ici, seules les affaires priment. Elles sont juteuses. Si les prix dans les dépôts restent stables, les revendeurs ont augmenté leurs marges. Certains allant même jusqu’à vendre la regab et la « 33 » à 1000 francs la bouteille. C’est sûrement le coût de la clandestinité.