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L’opposition pleure Me Méré

L’opposant  Me Fabien Méré est décédé le 27 janvier d’un arrêt cardiaque à  63 ans.   Sa disparition plonge  la résistance gabonaise dans l’émoi. Depuis lors des messages de condoléances et de reconnaissance sont publiés sur la toile.

Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce du décès de Me Fabien Méré, ancien avocat au barreau du Gabon, devenu l’une des figures emblématiques de la résistance de la diaspora gabonaise en France, ces dernières années, les messages d’affliction et de consternation ont inondé les réseaux sociaux. Les Gabonais qui se réclament de l’opposition radicale sont unanimes, celui qui se définissait comme ‘’un esclave au service de la libération du Gabon’’ a laissé une empreinte indélébile.

« C’est un violent séisme qui vient de se produire dans les cœurs de toute la résistance. (…). Pour l’avoir connu personnellement, il était profondément intransigeant sur les principes et les valeurs d’humanité, de fraternité et respect de la vie. Le choc est grand dans ton pays le Gabon et à travers ton Etimboue natal », écrit Georges Mpaga, acteur de la société civile.

Il a été de tous les combats depuis 1990, date à laquelle il fait ses débuts professionnels et  politiques sous la conduite de Me Pierre- Louis Agondjé Okawé. Défenseurs des droits de l’homme, Me Méré a également eu une influence sur la jeune génération de ‘’combattants’’ dont la plupart ne tarisse pas d’éloges.

Mémoire

« Maître, jeune avocat, jeune ministre, jeune compagnon, jeune tu as été au milieu de tes jeunes frères, au nom de la vérité.  Je te rends hommage, Maître Fabien Mèré, mon très cher Frère, au nom de la dignité », écrit Persis Lionel Essono Ondo,  Gabonais de la diaspora.

Pour Placide Aubiang, membre d’Appel à agir, Me Méré a su s’imposer très tôt comme faisant partie des jeunes leaders de sa génération. « Il était un peu  l’intermédiaire entre la jeunesse gabonais et les anciens. Très accessible et écouté chez les jeunes, je me rappelle que malgré nos relations virtuelles, lorsqu’on  se croisait dans un mouvement à Libreville il ne manquait pas de me saluer par mon prénom Cyd », écrit-il.

Me Méré n’est plus, mais sa mémoire et son implication professionnelle et politique demeurent intacts.