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Makokou : colère des agricultrices face aux éléphants

A Etakanyabé, pk 15 de Makokou dans le canton Aboye, les villageois ne décolèrent pas. Les incursions répétées des éléphants dans les plantations ont atteint des proportions alarmantes. Les agriculteurs attendent des solutions concrètes au risque de se faire justice.

Alors qu’elle rentrait la veille d’une mission éclaire à Mekambo afin de calmer les populations qui avaient organisé une marche de protestation au conflit homme / faune, Christiane Leckat a reçu la visite mardi dernier d’une trentaine de femmes venues du village EtakaNyabé. Les agricultrices ont fait part de leur colère à la gouverneure suite à la dévastation d’une soixantaine de plantations de manioc, de banane et d’autres cultures vivrières par les éléphants.

Christiane Leckat a instruit les directions provinciales de l’Agriculture et des Eaux et Forêts, pour constater les dégâts. La démarche constitue la première étape d’un long processus pouvant aboutir à une indemnisation. Les populations espèrent des mesures concrètes et durables. « Elle doit trouver la solution aujourd’hui. Chez moi, c’est la cinquième plantations que les éléphants viennent ravager. Depuis 5 ans, toutes mes plantations sont ainsi détruites« , explique maman Chantal. Mère d’une famille de dix enfants avec un mari au chômage, la plantation représente la seule source de revenus pour elle.

Dans ce regroupement de villages, 60 femmes dénoncent la dévastation de leurs champs. D’après un fonctionnaire de la direction provinciale de l’Agriculture, « le problème est général. Les plaintes des populations contre les éléphants dans le département de l’Ivindo, entre 2015 et 2020, c’est pas moins de 310 dossiers venant des populations du monde rural. Beaucoup n’osent même plus venir se plaindre, sachant bien que ces plaintes n’ont pas beaucoup de chance d’aboutir« . Des propos qui expliquent la lassitude et la colère des populations. Les procédures administratives sont longues et parfois coûteuses.

Désormais, les populations de Mékambo menacent de se faire justice eux-mêmes si l’administration ne trouve pas de solutions adéquates.