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Makokou : marché municipal et vente à la sauvette

Des commerçants à Makokou occupent le domaine public pour écouler leur marchandise. La vente à la sauvette semble plus rentable. Les vendeurs écoulent facilement les produits. Ils sont au contact d’une clientèle plus nombreuse. Et surtout, ils ne sont plus contraints de s’acquitter des taxes municipales.

Depuis plusieurs années, du marché Afane, principale place commerciale de Makokou, situé dans le 2e arrondissement, au marché de Zoatab, en passant par celui de Mbolo, dans le 1er arrondissement, les vendeurs de friperie, de produits alimentaires et autre biens et services occupent  les abords de la chaussée. Ce, en dépit des risques, comme par exemple, être fauché par un chauffard, ou encore avoir sa marchandise écrasée par un véhicule.

Le risque est aussi sanitaire. Des produits sont au contact direct et permanent du sol. L’exposition aux microbes et autres éléments nocifs mettent en danger la santé des consommateurs.

La vente à la sauvette a pris de l’ampleur et  devient quasi-normale. Le nombre croissant de commerçants (DNLR, des femmes la plupart du temps) réduit les marchés. Les places valent chères. Les relations sont parfois conflictuelles entre les gestionnaires de marchés et les vendeurs,  à cause notamment de la surtaxe des places et des problèmes d’insalubrité.

Les abords de la chaussée sont transformés en commerces ou se côtoient, piétons, clients, vendeurs et autres usagés du domaine public. Pour Solange Mbang vendeuse : « on est venus s’installer sur le bord de la route parce que quand on était à l’intérieur du marché, les clients ne rentraient pas dans le marché. Celles qui vendent à l’extérieur du marché au bord de la route  écoulent bien leurs produits. Donc, on a tous décidé de venir vendre ici pour gagner aussi quelque chose ». 

Les commerçants privilégient la route.

Pour Hamza, vendeur de friperie «  on paie trop cher (NDLR, les taxes) et les clients ne rentrent plus trop dans le marché. Il y a des journées où tu n’arrives pas à gagner même 500F. Mais, obligé, tu dois payer le ticket. Si tu ne paies pas, c’est un problème avec le responsable du marché. Donc on préfère ici là, même si c’est la route et  qu’il y a des risques. Les conducteurs des voitures nous voient et Dieu nous protège. On n’a pas le choix ».

Micro-finance

Du côté du bureau du conseil municipal, le problème a été tourné dans tous les sens, sans grande chance d’une solution rapide et durable. Pour Angele Essame, adjointe au maire central en charge des marchés «  ce problème  est une vraie préoccupation pour nous. On a réuni les femmes commerçantes a plusieurs reprises pour leur interdire de vendre en bordure de route mais sans succès. On les a déguerpis par la force, sans succès. On comprend bien que ce sont des mères et des pères de familles qui n’ont pas d’autres activités de survie. On fait comment ? » 

Pourtant, seules les autorités locales et nationales pourraient aisément répondre à la question.

Dans tous les cas, à Makokou, ville en expansion, de plus en plus de Gabonaises s’intéressent au commerce. La mise en place des  infrastructures de base devrait supporter cette activité génératrice de revenus. Et une meilleure fiscalité soutiendrait le petit commerce et la micro-finance.