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Ogooué-Ivindo : conflit homme/faune, la famine frappe aux portes des villageois    

Les paysans ogivins font face à la dévastation des plantations par les éléphants. La cohabitation devient critique avec les pachydermes confrontés à la réduction de leur zone. Pour les villageois, la destruction des cultures constitue une véritable perte de revenus. C’est aussi un manque de nourriture et une famine qui frappe aux portes des villages.                         

La question de la dévastation des plantations par le plus gros mammifère de la forêt équatoriale est plus que jamais d’actualité dans l’Ogooué-Ivindo. Ces dernières années, le phénomène s’est accéléré avec l’exploitation forestière. Dans une province qui  compte  quatre parcs nationaux, et où abattre un éléphant est interdit, les populations ne savent plus que faire. Le nombre d’éléphants augmente, tandis que leur zone et leurs ressources se réduisent.

Les pachydermes se rabattent sur les récoltes des villages.   « On ne vit que des plantations, c’est avec ça que nous envoyons les enfants à l’école et c’est ça qui  nous donne l’argent pour payer les petites choses. Là, on va faire comment ? Même manger, c’est des problèmes. A Mananga, on mange le riz tous les jours. Ça, c’est quelle vie ? » s’insurge Jeannine. Difficile pour cette paysanne et d’autres de jouir du fruit de leur travail. La pauvreté et le manque de vivres guettent aux portes des villageois. Il y a aussi la colère et l’incompréhension.

Dans les administrations locales comme les Eaux et Forêts et la direction provinciale de l’Agriculture, les fonctionnaires peinent à répondre aux plaintes et aux récriminations des paysans. Parfois les villageois se montrent menaçants. Ils  n’hésitent plus à venir en masse, exprimer leur exaspération aux autorités.

Conséquences

Le silence des responsables s’apparenterait à un mutisme complice, alors que la famine gagne le monde rural.  «  Sur l’ensemble des quatre départements de la province, nous sommes à pas moins de 100 à 150 plaintes par an. Et là, franchement, nous sommes dépassés,» affirme Anaclet Ifada, chef du service provincial de  l’Agriculture. Une situation qui traduit la complexité du problème.   

Jeannine en colère dans sa plantation dévastée par les éléphants.

Elle devient critique à Mananga dans le district de Nvadhy, comme dans la quasi-totalité des villages de la province. Les populations des zones rurales souhaitent être entendues. Elles, seules, côtoient les éléphants et subissent les aléas de cette cohabitation désavantageuse.

La question du conflit homme et faune nécessite une solution durable. Dans le cas contraire, les conséquences peuvent, à long terme, se révéler négatives pour la politique de conservation au Gabon.