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Pollution de Perenco à Etimboué : la société civile déplore l’inaction du gouvernement

Les dégâts causés par la pollution  de Perenco oil  & Gas Gabon à Etimbooué, dans la province de l’Ogooué-Maritime, sont évidents. En guise de solution, le gouvernement annonce un plan d’action d’urgence conjoint avec l’entreprise pétrolière. Une posture que dénonce la société civile qui entend désormais s’en remettre aux instances internationales.

 

Pour résoudre la problématique des pollutions pétrolières de Perenco Oil & Gas Gabon, le gouvernement joue la carte de la diplomatie. C’est ce qui ressort du point de l’évolution du dossier rendu public le 21 janvier par le ministère des Eaux et Forêts.  « Le gouvernement et Perenco entendent renforcer le comité de travail conjoint, mettre en œuvre l’audit des installations de Perenco, et proposer un plan d’action d’urgence pour assurer le suivi de la dépollution des sites impactés »,  indique le communiqué.

Le communiqué met  en avant les résultats d’une étude effectuée par la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature (D.G.E.P.N), et la Direction générale des hydrocarbures (D.G.H). Ils révèlent plusieurs incidents ayant conduit à des déversements d’hydrocarbures sur terre et dans les cours d’eau intérieurs, à savoir la mauvaise réhabilitation d’anciennes exploitations pétrolières antérieures à Perenco, la détérioration des lignes de transport du pétrole et les mauvaises conditions de traitement des déchets pétroliers.

Le choix du gouvernement de jouer la carte de la diplomatie résulte de la considération du « rôle important de Perenco dans la production pétrolière au Gabon et de l’engagement des plus hautes autorités à procéder à un développement durable et respectueux de l’environnement ».

Fuite en avant

La société civile déplore cette posture qu’elle dénonce de manière ferme. Selon le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), George Mpaga, le premier constat avait été fait en  2012. Depuis, une vaste campagne de dénonciation est menée activement sur le terrain par plusieurs ONG et les communautés locales.

 

Il affirme que face aux  effets néfastes sur tous les écosystèmes marins de la zone, la société  Perrenco a utilisé un personnel local non-formé, sans équipements appropriés. Des solutions douteuses, aléatoires et artisanales pour lutter contre la marée noire en violation des normes environnementales et des dispositions du code des hydrocarbures en vigueur au Gabon.

« La réaction du gouvernement est une fuite en avant qui constitue son inaction, son manque d’autorité et de pouvoir régalien en dépit des constats désastreux résultats des atteintes généralisées à l’environnement occasionnées par Penreco », déplore la société civile, qui affirme qu’il s’agit d’« une attitude aux antipodes du rôle régulateur du gouvernement et de sa responsabilité en matière de suivi des obligations contractuelles des entreprises évoluant dans le secteur extractif »