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Rentrée scolaire : une utopie pour une partie du pays

Alors que la rentrée administrative a eu officiellement lieu ce 26 octobre, plusieurs zones d’ombres demeurent dans la reprise effective des cours le 9 novembre  dans l’ensemble du pays. Si dans la capitale tout semble se mettre en place, de nombreuses localités présentent un visage peu reluisant.

La rentrée scolaire 2020-2021 aura bien lieu le 9 novembre prochain. Pour permettre aux élèves de regagner les salles de classe en sécurité du fait de la pandémie de covid-19, le  gouvernement s’attèle dans la mise en place d’un dispositif  sanitaire adapté. Lundi, jour de la rentée administrative, plusieurs établissements scolaires ont ouvert leurs portes, et s’apprêtent conformément aux consignes de l’Education nationale.

Seulement à coté de cette ambiance bon enfant où tout semble aller pour le mieux, il y a encore des  localités où parler de la rentrée scolaire relève tout simplement de l’utopie. Dans ces zones enclavées pour la plupart le fait n’est pas nouveau. Mais cette année encore rien ne présage de la volonté des autorités de faire sortir de terre une école ou encore d’achever des travaux parfois abandonnés depuis des années.

Déception

C’est le cas dans la province de l’Ogooué-Ivindo, plus précisément au village Mekouma, à 30 km de Mekambo dans le département de la Zadié. L’école en terre battue construite par des missionnaires catholiques, il y a quelques années est devenue au fil du temps un champ de ruines. Alors qu’une nouvelle rentrée scolaire pointe à l’horizon, la déception  est grande pour les habitants rencontrés par nos confrères de Gabonews. 

« Je suis vraiment déçu parce que mes petits-fils ne pourront pas aller à l’école cette année. Nous n’avons aucun bénéfice du gouvernement gabonais ici à Mekouma. On les attend lorsqu’il y aura des votes, un grand regroupement comme Mekouma n’a pas d’école », se désole Jérôme, chef de regroupement de Mekouma.

Egalité

Les habitants doivent user de minutie pour permettre aux enfants de la localité d’avoir accès à l’éducation. « Nous avons tout fait pour que nos enfants apprennent à l’église l’année dernière, mais cette église aussi n’est plus en bonne état », confie un notable.  

A quelques kilomètres de là, toujours à Mekambo, le lycée Mohapa Behotsa, unique établissement secondaire de la localité dont la toiture avait été détruite par les intempéries au mois d’avril est toujours dans le même état.

La situation vécue par les habitants de Mekouma et celle du lycée Mohapa Behotsa ne sont que le reflet de la réalité vécue dans plusieurs localités du pays. Elle met à mal l’égalité des chances prônée par le président de la République.