CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les Officiers et agents de police judiciaire ont reçu récemment des outils pour l’amélioration de la protection de la faune sauvage. L’atelier organisé par le ministère en charge des Eaux et Forêts et l’ONG Conservation Justice rentre dans le cadre de leur mission de lutte contre le braconnage et le commerce illicite des espèces de faune et de flore sauvage.

Pour la réussite de leurs missions de terrain dans la lutte contre le braconnage et le commerce illicite des espèces de faune et de flore sauvage, les officiers et agents de police judiciaire ont besoin d’outils juridiques essentiels. C’est tout l’intérêt de l’atelier de renforcement des capacités qui s’est tenu du 21 au 22 mai à Libreville sous la supervision de la Direction générale de la faune et des aires protégés et l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Les ateliers ont été animés par des experts du ministère des Eau et Forets, de l’ANPN et de Conservation justice. Un magistrat du siège et un magistrat du Parquet de la République gabonaise près le tribunal de Première Instance de Libreville, ont été mis à profit  dans le cadre du rappel des procédures pénales et du rôle de chaque structure.

« Les Officiers et Agents de police judiciaire en exercice réalisent de nombreuses arrestations de trafiquants de faune, ce qui nécessite une bonne connaissance des procédures judiciaires liées au trafic de faune. Les agents de l’administration des Eaux et Forêts sont spécialisés dans ce type de procédures et leur action est renforcée par la police et la gendarmerie, d’où l’intérêt de réaliser des formations communes avec ces différents corps et renforcer ainsi la coordination », a expliqué un représentant de Conservation justice.

Sept thèmes ont été abordés durant des 48h de formation : la réglementation en matière de chasse et de commercialisation des produits de la faune sauvage ; la convention CITES ; la loi sur les Parcs Nationaux : infractions et sanctions ; le trafic de la faune sauvage : cas de saisies des produits de la faune sauvage ; la procédure pénale générale ; les spécificités procédurales en matière d’Eaux et Forêts et les règles d’éthique et de déontologie, en plus de l’étude de cas pratiques.

Cet atelier est une des activités de la composante 2 du Projet éléphants financé par l’Agence Française de Développement (AFD). Avant l’étape de Libreville, les formateurs se sont rendus à Lambaréné, Makokou, Port-Gentil, Tchibanga, Mouila, Oyem, Koula-Moutou et de Franceville. Les outils mis à la disposition des officiers et agents de police judiciaire leur permettront d’identifier correctement les infractions, établir un procès-verbal en matière d’Eaux et Forêts exempt de tout vice,  impliquer encore davantage les corps d’État dans le processus de lutte contre le trafic d’ivoire au Gabon et dans la sous-région et  créer une dynamique de réseau afin de partager les expériences et informations en matière d’application de la loi sur la faune.