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Afrique centrale : les éléphants victimes du changement climatique

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Des scientifiques gabonais et des experts de l’université de Stirling ont mené une étude internationale portant sur l’impact du changement climatique dans les forêts tropicales humides d’Afrique centrale. Les résultats de leur étude est sans appel sur la survie des éléphants de la région.

La recherche a été menée à la Lopé, dans la province de l’Ogooué-Ivindo mais son empreinte est internationale. Son objectif : mesurer l’impact du changement climatique sur les arbres et les éléphants de forêt. Les résultats ont récemment été publiés dans la revue « Science ».

Après plusieurs mois de recherches, le résultat est sans appel : « l’effondrement à long terme de la disponibilité des fruits menace la mégafaune des forêts d’Afrique centrale ». Cette menace impacte la survie des éléphants, espèce nécessaire à la régénération des forêts et dont la population est décroissante depuis plusieurs années en raison de nombreux facteurs.

En effet, sur une période de 32 ans, de 1986 à 2018,  la production fruitière a baissé de 81 %. Ce qui a entraîné  depuis 2008, un affaiblissement de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores de l’ordre de 11 %. Alors que les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, cette constance a augmenté appauvrissant ainsi l’alimentation de ces animaux.      

Précipitations

Pour le Dr Emma Bush, partie prenante à l’étude, « la chute vertigineuse de la fructification pour plus de 70 espèces d’arbres étudiées dans le parc national de la Lopé s’explique peut-être par l’absence d’indices écologiques permettant aux espèces de donner des fruits, en raison de la hausse des températures et de la baisse des précipitations ».

Fait important cependant : « la diminution de la fructification dans l’écosystème aura d’énormes répercussions sur la dynamique des forêts comme la dispersion des graines, la reproduction des plantes et les ressources alimentaires des animaux sauvages tels les éléphants de forêt, les chimpanzés et les gorilles ».

Covid-19 et pauvreté : l’Afrique centrale veut renverser la tendance

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Collecter et mutualiser des informations précises sur la pauvreté pour apporter des réponses précises à la misère accentuée par la covid-19, c’est, entre autres, l’objectif de la réunion en ligne, co-présidée mercredi par les ministres des Affaires sociales du Gabon et d’Angola.

En prélude au forum Most en ligne des ministres d’Afrique centrale en charge du développement social, les représentants des Nations-Unies, les partenaires techniques et financiers étaient réunis par visioconférence, mercredi au cours d’une rencontre co-présidée par la ministre des Affaires sociales, Prisca Nlend Koho et sa collègue d’Angola, Fernandes Inglês De Almeida Alves.

Experts et décideurs ont mené la réflexion autour du thème « les pays de l’Afrique centrale face à l’impact de la Covid-19 sur la pauvreté », afin de collecter et mutualiser des informations précises sur la situation de la pauvreté, à l’heure de la crise sanitaire de covid-19. Avec ces données les décideurs pourront apporter des réponses ciblées aux besoins des populations.

Accompagnement

La ministre Nlend Koho  a relevé la nécessité de fonder la décision sur une cartographie représentative de la pauvreté et de l’impact de la pandémie de la covid-19 sur celle-ci. « Pour lutter sereinement contre la pauvreté, il est indispensable d’avoir une connaissance assez exhaustive de ses multiples formes », a-t-elle déclaré, relevant par ailleurs que les gouvernements attendent beaucoup du programme intergouvernemental pour la gestion des transformations sociales (MOST) dont « la vocation est d’apporter un soutien aux Etats membres de l’Unesco dans l’amélioration des processus de prise de décisions, à travers une interface renforcée entre la recherche, notamment en sciences sociales , et politiques publiques »

Il s’agit donc pour l’Afrique centrale de mettre à profit cet accompagnement des Nations-Unies afin de disposer de manière continue et diversifiée, de données actualisées et crédibles. 

Cherté de la vie : la nécessaire diversification de la production agricole

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Face à la vie chère, le ministre de l’Economie et des Finances, propose de diversifier la chaîne de production agricole. La mesure servirait à réduire les importations de produits étrangers.

Si le taux d’inflation au Gabon est relativement stable, la facture globale d’importation alimentaire de l’ordre 300 milliards de francs CFA, il y a quelques années, enregistre depuis 2018, une hausse de l’ordre de 524 milliards de francs CFA. Elle représente désormais 824 milliards de francs CFA.

Une dépense étonnante quand on sait que les « potentialités d’investissements de notre économie sont vastes, porteuses de croissance et de richesse, notamment dans les domaines de l’industrie du bois, de l’énergie ou encore de l’agriculture où, notre objectif reste de réduire la facture globale d’importations, car nous continuons d’importer pour près de 1,5 milliards de dollars de denrées alimentaires chaque année ».

Pour contourner cette colossale dépense, le ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga pense à la diversification de la production agricole nationale. « Nous devons diversifier notre production agricole. Nous ne pouvons pas continuer de consommer de la viande provenant d’Europe, d’Amérique ou d’Asie alors que des pays d’Afrique centrale peuvent nous fournir de la viande à moindre coût », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Economie Gabon+.

Baguette magique

Depuis quelques mois, la stratégie adoptée par l’administration de la Pêche via Sotrader, une entreprise de droit gabonais qui encourage la production agricole locale, dans le domaine de la vente de thon montre la voie à suivre.« Si nous multiplions ce type d’initiatives, le coût du panier de la ménagère baissera », poursuit le ministre. Mais pour cela, prévient-t-il « il faut produire davantage ».

Cette production passe par un engagement des composantes de la nation gabonaise. Car, ce n’est pas par un coup de baguette magique que le coût du panier de la ménagère sera allégé, mais par un effort national sur le moyen et long terme.

Le nouveau visage de la CEEAC

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Réunis pour la IXe session extraordinaire de la CEEAC, à Libreville, les présidents des Etats de la CEEAC ont validé la réforme  de l’institution sous-régionale.  Une signature historique.

Mercredi, le palais de la présidence de la République gabonaise a servi de cadre à la tenue du IXe sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEEAC. Aux cotés du président en exercice, Ali Bongo Ondimba, chaque membre a manifesté sa volonté de voir l’organisation prendre un nouveau tournant en vue de s’arrimer aux grandes mutations régionales, économiques, politiques et sociales.

« Ce sommet est centré autour de l’adoption des documents fondamentaux de la Réforme institutionnelle, devant permettre à notre communauté, de s’adapter aux défis de l’heure, et de renforcer son rôle, en tant que pilier de l’Union Africaine », a déclaré le président Ali Bongo Ondimba.

Les onze chefs d’Etat ont examiné, puis validé à l’unanimité les rapports des travaux des ministres des Affaires étrangères et les cinq textes fondamentaux relatifs à la réforme institutionnelle de l’organe communautaire. Il s’agit du projet de protocole du traité instituant la commission de la CEEAC, du projet du conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX), du projet de règlement financier, du projet du cadre organique et du projet du statut du personnel révisé de la communauté.

Défi

Cette étape marque la fin d’un processus qui a débuté en mai 2015 à N’Djamena au Tchad. Après quatre ans de réflexion, les dirigeants s’engagent pour une nouvelle gouvernance de l’organisation dans le but d’en faire une communauté économique régionale forte avec un exécutif architectural rénové, d’une part, et l’accélération du processus de rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale, notamment la CEEAC, la CEMAC et la CIRGL, d‘autre part.

Présents à la cérémonie d’ouverture, le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies et chef du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), François Lounceny Fall ont réaffirmé l’engagement de leur organisation respective de soutenir la CEEAC dans ce nouveau challenge.