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Visite de terrain d’Ali Bongo : les populations restent sur leur faim

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les descentes de terrain inopinées effectuées les 4 et 7 novembre derniers par le président de la République, Ali bongo Ondimba n’ont pas laissé les populations indifférentes. Si des échos venant du palais du bord de mer révèlent un constat amer du chef, les populations, elles, s’interrogent sur l’impact réel de ces visites.

 

Ce qui aurait dû être une inspection discrète pour le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba est devenu, l’une des sorties les plus commentées de l’année. En effet, en l’absence d’une communication officielle, c’est à travers la toile que les populations ont été informées des visites inopinées du président de la République, les 4 et 7 novembre.

Les images montrant le mauvais état des voiries des zones visitées, a permis de déduire le point central de cette sortie inopinée. Pour le parti au pouvoir, le Parti démocratique gabonais (PDG), en empruntant les voies les plus dégradées, sinueuses et inachevées de Libreville (chantiers modernes à Nzeng-Ayong, Bangosse, Bambouchine, Alibadeng, I.A.I, Mindoubé) et Owendo (ça m’étonne), le chef de l’Etat a voulu se faire une idée réelle, au-delà des rapports qui  lui sont régulièrement faits. Mais aussi pour indiquer avec fermeté, la voie à suivre.

Conditions de vie

« La route étant l’un des facteurs essentiels dans le développement d’un pays, le président de la République, chef de l’Etat, son excellence Ali Bongo Ondimba, vient de fixer clairement, le cap : il attend que soient urgemment améliorés, les conditions de vie des populations dans les quartiers sous intégrés et d’accès difficile », déclare le PDG.

Que ce soit sur la toile ou dans des conversations entre proches, les Gabonais ont exprimé leur point de vue. Pour une tranche de la population, cette visite du président de la République était nécessaire. « C’est vrai qu’il y a la crise sanitaire, mais le bien-être des populations est la priorité du président »,  confie Fabrice M. Il estime, par ailleurs que « cette visite de terrain du président est une bonne chose. Avec les trajets choisis, on comprend qu’il a voulu mettre l’accent sur les infrastructures routières. Il a pu voir ce que nous subissons, et pourra être précis lorsqu’il va s’adresser au gouvernement.»

Amélioration concrète

D’autres, par contre, ne partagent pas cet avis, et estiment que c’est la visite de trop. C’est le cas de Jules. Il s’interroge sur  l’impact de cette tournée. « Vraiment est-ce que c’est la première fois qu’il fait ça ? Il a été à Kinguélé en 2009, avec sa femme, quand il a été élu. Kinguélé  a changé en quoi ? Toujours les mêmes routes cassées, les même bangados qui font rage là-bas, les mêmes bas-fonds », s’indigne-t-il.

« La nécessité de faire le tour de la vile aujourd’hui, c’est pour quelle finalité, c’est quoi le projet ? » renchérit un habitant de Nzeng-Ayong.

Comme il fallait s’y attendre, c’est donc dans le cadre de diversement que la visite de terrain d’Ali Bongo Ondimba a été appréciée. Toutefois, un seul élément les relie, c’est de voir une amélioration concrète dans les prochaines semaines.  

Covid-19 : la mise au point d’Ali Bongo Ondimba

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Au terme d’une audience accordée à la première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda et au ministre de la Santé Dr Guy-Patrick Obiang Ndong, le président Ali Bongo Ondimba a affiché sa détermination à protéger les Gabonais sur le plan de la santé.

 

 « Je ne reculerai devant aucune décision pour protéger les Gabonais(es), en particulier sur le plan de la santé », dixit Ali Bongo Ondimba mardi sur facebook et au terme d’un entretien avec la première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et le ministre de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong.

L’échange a permis essentiellement de faire le point de la situation épidémiologique et des mesures d’assouplissement de l’état d’urgence sanitaire, décrété pour protéger les Gabonais contre la propagation de l’épidémie de covid-19.

Ali Bongo Ondimba a été édifié sur le dispositif de contrôle mis en place pour veiller au respect des différentes mesures par les populations, et les différentes sanctions prévues par la loi en cas de non-respect.

« Tous les secteurs, que ce soit les restaurants, les églises, les transports doivent respecter scrupuleusement toutes les mesures qui ont été mises en place. Il y a un assouplissement, oui, mais les mesures doivent être respectées », a confié la première ministre, précisant par ailleurs que « les forces de défense et de sécurité et les brigades qui sont mises en place par les ministères de la Santé et du Commerce vont veiller scrupuleusement au respect strict de toutes les conditions qui sont requises pour pouvoir faire en sorte que les Gabonaises et les Gabonais restent toujours en bonne forme. »

Activités essentielles

Alors que ces nouvelles mesures font débat, Ali Bongo Ondimba n’entend pas faire baisser l’échine à son gouvernement.  « Ma ligne d’action est claire : priorité est donnée à la protection sanitaire des populations afin que le maximum de vies soient épargnées ; puis au retour progressif au cours normal de nos vies en privilégiant les activités économiques et sociales les plus essentielles ».

Selon le dernier rapport épidémiologique, en date du 19 octobre, 210 000 tests ont été réalisés, dont 8884 cas positifs, 8452 guérisons et 54 décès. Les gestes barrières restent la meilleure mesure de prévention au covid-19.

Vacance de pouvoir : des proches de Ping montent au créneau   

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Prenant pour prétexte l’absence du président Ali Bongo Ondimba à la visioconférence de l’Assemblée générale des Nations-Unies, des proches de l’opposant Jean Ping  exigent l’urgence de la déclaration de la vacance de pouvoir.

Un seul point était à l’ordre du jour de la dernière sortie médiatique de la coordination nationale de la coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, ‘’la déclaration de la vacance de pouvoir’’ au sommet de l’exécutif.  Le sujet est récurrent pour une partie de l’opposition depuis octobre 2018. Cette fois les proches de l’opposant à Ali Bongo Ondimba prennent pour prétexte l’absence du chef de l’Etat à la visioconférence de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

« Les arguments sont plausibles et nous confortons ici les déclarations du président élu, la communauté internationale vient d’avoir une nouvelle preuve de la vacance de pouvoir au Gabon », a déclaré le porte-parole de la coordination nationale, Jean-Claude Nkoulaveng.

La coalition met aussi en relief les nombreuses postures prises depuis des mois par des acteurs politiques et de la société civile pour exiger des preuves des capacités physiques et mentales d’Ali Bongo Ondimba à diriger le gouvernement. Une posture qui s’est avérée sans issus, à l’instar du rejet de la plainte du collectif Appel à agir par le tribunal de première instance de Libreville. La décision de justice  s’appuyait sur le fait que, « les requérants n’ont pas qualité pour agir et, d’autres part, que la question objet de leur requête ne relève pas de sa compétence.»

La peur

Par ailleurs, du côté de l’exécutif, depuis janvier 2019, la présence d’Ali Bongo Ondimba est très remarquée. Deux chefs de gouvernement se sont succédés à la tête de la primature.  Mieux, quelques jours après la déclaration de la coordination nationale de la coalition pour la nouvelle République, le chef de l’exécutif a présidé un conseil des ministres. Il a ensuite pris part à la rentrée annuelle des cours et tribunaux, tenue le 5 octobre dernier.

Des sorties publiques qui n’entament pas la motivation des proches de Jean Ping. Jean-Claude Nkoulaveng et les membres de la coordination nationale ont au cours de leur déclaration  interpellé « la communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités pour accompagner l’avènement de la nouvelle République et la renaissance du Gabon dans l’intérêt bien compris de mettre tous les Gabonais à l’abri de la peur et à l’abri du besoin. »

ANGTI, la fin d’une agence budgétivore

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L’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures est supprimée. La décision a été entérinée lors du dernier Conseil des ministres tenu vendredi 02 octobre 2020.

Le conseil des ministres du vendredi 02 octobre a approuvé la suppression de l’Agence nationale des Grands Travaux d’infrastructures (ANGTI). C’était l’une des rares agences, créée sous l’ère de l’actuel président de la République, Ali Bongo Ondimba à être encore en activité, malgré les manquements observables dans la matérialisation de ses missions.

Du fait de cette décision, « les personnels, agents publics permanents, concernés par cette suppression sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine. Ceux des agents relevant du code du travail sont soumis aux dispositions des textes en vigueur ». Selon une source proche de l’Agence, il était temps d’acter la fin définitive de ses activités. L’agence qui n’a été que l’ombre d’elle-même ces dernières années.

La direction générale de la stratégie des Travaux publics, la direction générale des Infrastructures, la direction générale du Bâtiment et des Equipements collectifs et enfin, la direction générale de l’Assainissement sont notamment les entités qui prendront le relais des missions de l’ ANGTI. « L’ensemble de ces projets de décret s’inscrivent dans le cadre de la réforme des structures administratives du secteur des infrastructures et des travaux publics, qui ont pour objectif global, d’optimiser l’élaboration et la mise en œuvre des politiques dudit secteur », souligne le communiqué final du conseil des ministres.

Logique

La suppression de l’ANGTI, dénommée autrefois l’ANGT, intervient dix ans après sa création en 2010. Durant cette longue période, l’ANGTI a accompagné le Gabon dans la réalisation de plusieurs ouvrages publics, dont des routes, des ponts et des établissements sanitaires et bien d’autres. Des projets pharaoniques par le Gabon, mais dont le rendement n’a pas manqué de soulever des vives critiques.  Ce fut le cas des milliers de salles de classes financées à coup de milliards mais jamais livrées.

C’est d’ailleurs à ce titre que l’ANGTI était perçue comme la caverne de la nouvelle corruption. De nombreux projets portent les marques de la corruption via cette entité. Dix ans après, et au regard du bilan mitigé, c’est donc presqu’en toute logique que l’ANGTI meurt.

Laurence Ndong : « La diaspora n’est pas divisée, elle est diversifiée »

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Enseignante-chercheure, femme politique et présidente du mouvement Debout Peuple, Laurence Ndong, fait partie des Gabonais de l’étranger en lutte contre le pouvoir à Libreville. La diaspora a rendu hommage aux morts des troubles post-électoraux de 2016. Laurence Ndong revient sur cette initiative et sur les différents courants au sein de l’opposition basée à l’étranger. Elle s’exprime également sur la nomination d’une femme au poste de premier ministre. « Il s’agit d’un non-événement ». Dans le viseur de l’opposante prime le combat contre le règne du Parti démocratique gabonais avec à sa tête le Distingué camarade président et Président de la République.

Vous avez annoncé le lancement du mouvement « 5 minutes pour la vie » de quoi s’agit-il ?

« 5 minutes pour la vie », n’est pas un mouvement, mais une initiative visant à rendre un vibrant hommage à nos compatriotes lâchement assassinés le 31 août 2016 et à tous ceux qui sont tombés sous le feu et la barbarie de la dictature qui est à la tête de notre pays depuis 53 ans.
Nos martyrs sont morts pour nos vies. Ils se sont sacrifiés pour nourrir notre espérance. Ils sont nos héros, ils sont nos modèles.

 

Vous faites partie de cette diaspora qui exige le départ du pouvoir d’Ali Bongo. On est loin des grands rassemblements de Gabonais en 2016 et 2017 au Trocadéro contre le pouvoir en place. Aujourd’hui, l’opposition à l’étranger se fait plus remarquer pour ses divisions et ses querelles dans les réseaux sociaux. Comment peut-elle être efficace et crédible ?

Il n’y a pas que la diaspora qui exige le départ de Bongo Ondimba Ali et son régime. Ce départ est le vœu, le souhait et l’aspiration du peuple gabonais. Nos compatriotes, qu’ils résident au Gabon ou à l’étranger, aspirent au changement, à la liberté et au bien-être, et ils n’acceptent plus d’être privés de leurs droits à la démocratie et à la dignité.

Il n’est un secret pour personne que Bongo Ondimba Ali n’a pas été élu, qu’il s’est imposé à la tête du Gabon par la force et la violence. Le peuple, dans sa diversité, exige simplement le respect de sa souveraineté. Choisir ses dirigeants et pouvoir les démettre est un droit fondamental pour tous les peuples. Ne pas respecter la volonté du peuple clairement exprimée dans les urnes, est une violation de sa souveraineté et cela est inacceptable. On ne conduit pas la destinée d’un peuple contre sa volonté.

 » Nos martyrs sont morts pour nos vies. » capture d’écran.

L’une des principales caractéristiques des dictatures, c’est d’agir à huis clos. Le pouvoir en place au Gabon ne déroge pas à cette règle. Il s’emploie à faire taire toutes les voix divergentes. Comme si réduire le peuple au silence légitimait leur forfaiture et leurs exactions. Le nombre de prisonniers politiques et la recrudescence des enlèvements des leaders d’opinion, en sont les parfaites illustrations.

Vitalité et soif de pluralité

A défaut de pouvoir restreindre la liberté d’expression de ceux qui dénoncent ses déviances, le régime dictatorial à la tête de notre pays tentent de semer la confusion au sein de l’opposition et de la résistance. Ce que vous appelez des divisions sont davantage des divergences d’appréciation et de vue mais l’objectif reste le même. Il faut garder à l’idée que défendre une même cause n’implique pas qu’on appartienne nécessairement à la même organisation.

N’oublions pas que c’est la pensée unique qui est la base des régimes autocratiques et totalitaires. Lorsqu’Omar Bongo crée le Parti Démocratique Gabonais en 1968, il institutionnalise le parti unique avec pour objectif d’interdire la liberté d’association et d’expression au motif que tous ceux qui voulaient le bien du Gabon n’avaient pas d’autres choix que d’adhérer à son parti. Or, la liberté d’association est un droit fondamental. Les Gabonais ont le droit de créer librement autant d’associations et d’organisations qu’ils souhaitent selon leurs aspirations et leurs convictions.

La diversité d’opinions ou d’associations, les différences ou les nuances, alimentent et enrichissent le débat d’idées. Elles ne sont pas à confondre avec la division. La diversité n’est nullement synonyme de rivalité, encore moins d’adversité. Elle est une richesse et elle n’est pas un obstacle à l’unité.

Non, la diaspora n’est pas divisée, elle est diversifiée, elle exprime sa vitalité et sa soif de pluralité et c’est ce qui fait sa force.

 

N’est-ce pas plus facile pour vous de parler de dictature ou de « dénigrer votre pays, » pour citer vos adversaires, depuis Paris ? Les opposants ne devraient-ils pas mener le combat dans l’arène politique au Gabon à l’exemple de Jean Ping et d’autres ? Et ce malgré les tracasseries ?

Les Gabonais ont le droit de vivre où ils veulent. Vivre à l’étranger n’ôte en rien la légitimité que l’on a à se soucier de la situation de son pays et à se battre pour lui. S’engager pour défendre la démocratie, la liberté et l’Etat de droit n’est pas exclusivement réservé à ceux qui vivent au Gabon. De nombreux Gabonais vivent à l’étranger pour diverses raisons et de là où ils sont, ils se doivent d’être l’écho des voix que le régime étouffe et bâillonne. Ils sont les portes-voix de la souffrance de leurs familles et plus globalement de leurs compatriotes. Et cela n’est rien d’autres que du patriotisme.

Pour répondre à l’autre volet de votre question, je pense que parler de tracasseries, est un euphémisme. Disons clairement les choses en qualifiant les faits. Ce que vous appelez tracasseries, ce sont des atteintes aux libertés, des arrestations et des détentions arbitraires comme celles dont ont été victimes plusieurs de nos compatriotes. On peut citer entre autres, l’exemple de Landry Amiang Washington, arrêté dans la zone internationale de l’aéroport Léon Mba et détenu arbitrairement pendant près de 4 ans pour avoir dénoncé les méfaits du régime.

Est-ce normal que des citoyens subissent ce que vous appelez des tracasseries et que moi j’appelle des violations de droits et qu’ils soient ainsi maltraités pour avoir exprimé leur opinion ?

Inversion des rôles

Et pourquoi serait-il plus facile de parler de l’étranger ? C’est précisément parce que la dictature au pouvoir ne respecte pas la liberté d’expression, bafoue toutes les libertés fondamentales. Quel intérêt y aurait-il à aller se jeter dans la fosse aux lions au Gabon quand on est utile pour la lutte en étant en liberté à l’étranger ? Aujourd’hui, le pays compte un nombre important d’exilés politiques du fait de la violence et de la barbarie de la dictature au pouvoir. Fallait-il qu’au nom du courage, ils se laissent tuer ? Je ne partage pas cet avis.

Notre combat est un combat d’idée, nous le menons pour défendre des principes et des valeurs. A ce titre, l’action de tous ceux qui sont épris de justice, de démocratie et de liberté est pertinente, et ce, qu’ils se trouvent au Gabon ou à l’étranger.

Ne nous trompons pas, dénoncer les exactions de la dictature et les mauvaises conditions de vie infligées au peuple gabonais, ne peut pas être synonyme de « dénigrer son pays ». Se taire en situation d’injustice et face aux exactions de ce régime est une complicité et même une lâcheté. C’est corrompre le bon sens et tronquée la réalité. C’est inverser les rôles en faisant passer les bourreaux pour des victimes et les victimes pour des bourreaux.

Cela est très courant sous les dictatures. C’est ce qu’on appelle la transvaluation, l’inversion des valeurs. Agir contre la volonté du peuple ne déshonorerait pas le pays ? C’est la dénonciation de ce mal et exprimer son indignation et son opposition qui seraient un dénigrement ? C’est comme demander à une enfant victime d’inceste de se taire au motif qu’il faille préserver la dignité du violeur. On aggraverait le cas de la victime en protégeant son bourreau, qui pourrait ainsi continuer à perpétrer ses méfaits en toute impunité.

La situation dans laquelle ce régime a plongé notre pays est une honte. Le pays est rabaissé, humilié, bafoué par l’incompétence, l’inconséquence, l’incohérence, le mensonge, la corruption, la concussion, et les détournements de deniers publics. Nous avons l’impérieux devoir de dénoncer cela. Nous le faisons et nous continuerons à le faire.

File d’attente pour l’eau à Belle-vue 1 – Libreville

Tous les peuples qui sont respectés dans le monde, le sont grâce au rayonnement qu’ils donnent à leur pays dans le concert des nations. Les indicateurs sociaux de chaque pays sont disponibles et consultables par tous. Alors, vous trouvez que le Gabon est honoré quand il est classé parmi les pays plus corrompus d’Afrique ? Est-il honoré quand 80% de ce qu’il consomme vient de l’étranger ? Est-il honoré quand ses routes, lorsqu’elles elles existent, sont pires que des pistes d’éléphant ? Est-il honoré quand son système de santé est en déliquescence ? Est-il honoré quand son système éducatif a le taux de redoublement le plus élevé au monde, selon la Banque Mondiale, avec des années universitaires qui se chevauchent ? Les années universitaires 2018-2019, 2019-2020 ne sont pas terminées et la rentrée scolaire 2020-2021 est programmée pour le début du mois de novembre prochain.

 

En 2016, vous aviez décidé de faire confiance au candidat Jean Ping. Quatre ans après, qu’en-est-il, lorsqu’on sait que pour plusieurs de vos frères d’armes, la page de 2016 est désormais tournée.

Depuis l’avènement du multipartisme, les Gabonais dans leur majorité, n’ont jamais accordé leur suffrage à un Bongo Ondimba, qu’il se prénomme Omar ou Ali. En 1993, ils avaient voté massivement pour Paul Mba Abessole, en 1998 et 2005 pour Pierre Mamboundou, en 2009 pour André Mba Obame et en 2016 pour Jean Ping. A chaque fois, la dictature s’est maintenu au pouvoir par des coups d’Etat militaro-électoraux.

Notre priorité, c’est la libération de notre pays, la mise à terre de ce régime dictatorial qui opprime notre peuple et viole sa souveraineté. Les élections présidentielles de 1993, 1998, 2005, 2009 et 2016 ne sont pas derrière nous. La volonté manifeste du peuple d’en finir avec cette dictature, lors de ces échéances électorales, n’a jamais tari. Chaque dictature étant « génétiquement » incapable d’amélioration ou plutôt étant programmée pour empirer, la libération du Gabon est une urgence absolue.

Rose Christiane Ossouka Raponda, lors de sa déclaration de politique générale.

En juillet dernier, Rose Christiane Ossouka Raponda a été nommée Premier Ministre. C’est la première femme à occuper ce poste. Comment interprétez-vous cette nomination ?

Comme je l’ai dit dans l’interview que j’ai accordée à vos confrères de la Voix de l’Amérique le jour même de cette nomination, il s’agit d’un non-événement. Au Gabon, des femmes occupent des postes importants depuis bien longtemps. Une femme est à la tête de la Cour Constitutionnelle depuis près de 30 ans, une femme préside le Sénat et une femme a été Présidente de la République par intérim mais Présidente de la République quand même. Cela n’a eu aucun impact positif sur la vie des Gabonais. Ces femmes n’ont pas été distinguées à la faveur de leur genre ou de leurs compétences, mais pour leur loyauté et leur connivence avec le régime dictatorial qui est assis sur la prédation des ressources du Gabon au profit d’une minorité.

Au demeurant, Mme Ossouka Raponda a livré les coulisses de sa nomination par ses remerciements, particulièrement appuyés, à Sylvia Bongo-Valentin pour son rôle dans sa nomination. Jamais l’épouse d’un dictateur n’avait été aussi solennellement remerciée dans une cérémonie officielle marquée par le sceau des exigences constitutionnelles. Il fallait, bien évidemment, honorer celle qui assure en toute illégalité la régence à la tête du Gabon et apporter la preuve publique de l’allégeance à cette dernière.

 

Madame le Premier Ministre a fait sa Déclaration de politique générale le vendredi 04 septembre, qu’en avez-vous retenu ?

Pas grand-chose si ce n’est une litanie d’incongruités, d’incohérence et de mensonges.


Madame Ossouka Raponda ne décide d’ores et déjà de rien, même pas du contenu approximatif et superficiel de son propos devant les députés, encore moins de la prévisible inaction de l’équipe qu’elle est chargée de conduire et qui du reste, a déjà fait ses preuves en inconséquence et en incompétence sous l’autorité de son prédécesseur.


Gouverner c’est prévoir, anticiper, planifier, agir, évaluer, améliorer. C’est cela la responsabilité. Ce n’est pas promettre, mentir, interdire, opprimer, délaisser, déconstruire, travestir, voler et violer. Cela, c’est de l’irresponsabilité et c’est la panacée de l’offre politique de Madame Ossouka Raponda au service de la dictature. Voilà ce qui est à retenir de cette déclaration de politique générale.

Propos recueillis par E. A

Crise sanitaire et journée du drapeau

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Célébrée le 9 août, la journée nationale du drapeau n’a pas échappé aux contraintes  liées à la crise sanitaire. Pas de cérémonie officielle. C’est de manière virtuelle que le président Ali Bongo Ondimba a réaffirmé son attachement aux valeurs de la nation.

En rapport avec la pandémie de covid-19, c’est sous le thème : « Citoyenneté nationale, civisme et santé publique » que l’édition 2020 de la journée nationale du drapeau a été commémorée le 9 août. Loin d’être une simple thématique, la norme sanitaire de mesures barrières a également donné le rythme à la commémoration de cette onzième édition.

Cette fois, le gouvernement n’a pas eu droit au traditionnel cérémonial d’allégeance au drapeau autour du président de la République, au palais du bord de mer. C’est donc à sa manière que chacun a réaffirmé son attachement aux valeurs de la nation.

Le président Ali Bongo Ondimba a pour sa part donné le ton de manière virtuelle. Dans un  message sur sa page Facebook, il a affirmé que le drapeau est « l’incarnation de notre identité et de nos valeurs ; le symbole de notre unité et de notre indépendance ; un lien entre le passé, le présent et l’avenir », et insisté sur l’obligation de « l’honorer en toutes circonstances, même les plus exceptionnelles, car il est comme la flamme qui fait vivre le feu : celle de la passion pour la Patrie ». « En ce dimanche 9 août 2020 au #Gabon, soyons fiers de notre drapeau ! », a-t-il incité.

Dans plusieurs localités, des responsables politiques et administratifs ont également marqué cette commémoration par la symbolique de la levée des couleurs et la sensibilisation sur la notion de citoyenneté nationale. Mais surtout l’intérêt de manifester son patriotisme dans ce contexte de crise sanitaire à travers le respect des mesures gouvernementales de riposte contre la covid-19.

Ali Bongo Ondimba : le drapeau, un lien entre le passé, le présent et l’avenir.

Symboles

Le ministre de la Culture, Michel Menga m’Essone a, dans son discours de circonstance, expliqué la symbolique du thème. « Chaque gabonais est donc interpellé à améliorer son comportement dans l’intérêt de tous et de chacun. Au regard de tous ces dangers, le drapeau national apparaît encore plus comme le véritable catalyseur de l’unité, de la cohésion sociale et de la paix, afin qu’aux yeux du monde et des nations amies, le Gabon immortel reste digne d’envie. »

La journée nationale du drapeau, a été instituée le 2 décembre 2009 par le président de la République. Elle permet aux Gabonais de réaffirmer leur attachement aux valeurs de la nation et leur appropriation des symboles républicains par l’incitation au patriotisme et au renforcement du civisme.

Covid-19 : Ali Bongo prône la solidarité continentale

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Ali Bongo Ondimba, a pris part à la réunion du bureau de l’Union Africaine avec les présidents des communautés économiques régionales d’Afrique.

Définir des stratégies de mobilisation de fonds auprès des institutions financières internationales et les partenaires au développement en vue de soutenir la lutte contre le covid-19 en Afrique. C’est le principal objet de la réunion sous-régionale, à laquelle a pris part jeudi, par visioconférence, le président  Ali Bongo Ondimba.    

La rencontre initiée par le président de la République d’Afrique du Sud, président en exercice de l’Union Africaine, Cyril Ramaphosa, a été l’occasion pour les cinq envoyés spéciaux désignés par le président de l’UA, de faire une restitution de leurs échanges avec les chefs d’Etat des communautés économiques régionales.

Selon la communication présidentielle, au cours de cette réunion Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC, a au nom de ses pairs, salué les efforts consentis au plan continental par l’Union Africaine, singulièrement dans les négociations menées avec la communauté internationale, pour permettre aux États d’obtenir des allègements de dettes.

Il s’agit des fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, mais aussi des prêts à taux zéro, ainsi qu’un moratoire sur les dettes publiques.

Burundi

Ali Bongo Ondimba s’est également dit convaincu, que la mise en place d’une task force opérationnelle de l’Afrique sur le coronavirus peut assister le continent en termes de mesures immédiates à retenir pour la relance économique et le développement durable, afin de ramener les Etats sur la voie d’une croissance inclusive.

Il a de fait exhorté ses pairs dans le contexte actuel, à maintenir une chaîne de solidarité et faire preuve d’une réelle volonté politique dans les différentes démarches entreprises, pour obtenir les soutiens de la communauté internationale.

Enfin, le chef de l’Etat a présenté au nom des présidents de la sous-région et en son nom propre, les condoléances de la CEEAC au gouvernement et au peuple frère du Burundi, suite au décès du président Pierre Nkurunziza.

Décès de l’ancien premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet

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L’ancien premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet est mort dans la nuit du mercredi au jeudi. Plusieurs voix lui rendent hommage.

La nouvelle du décès de l’ancien premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a été relayée sur les réseaux sociaux. Le député du 1er arrondissement de Makoulou dans l’Ogooué-Ivindo a succombé, selon son entourage, à une crise cardiaque dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin.

En mai dernier, il avait été admis dans une clinique à la suite d’une crise d’asthme. Des proches avaient dû, alors, démentir toute hospitalisation liée au coronavirus. Il était en effet testé négatif au covid-19.

Hommages

Dès l’annonce de son décès, plusieurs personnalités lui ont rendu hommage et présenté leurs condoléances à sa famille. Le président Ali Bongo Ondimba a évoqué « un grand serviteur de l’Etat, doublé d’un patriote sincère qui aura consacré sa vie au Gabon et aux Gabonais.» A titre personnel, il « garde à l’esprit le souvenir d’un ami fidèle et loyal, dont le soutien n’a jamais fait défaut ». Pour  le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, ancien collaborateur et ami du défunt, « le Gabon perd un digne fils ». « Emmanuel était un camarade d’université, un collègue du gouvernement et à l’Assemblée nationale, c’était un ami. Nous nous entendions bien. (…) Nous partagions les mêmes valeurs humaines et républicaines ».

D’autres ont salué son sens du service de l’Etat.

Plusieurs postes

Homme d’Etat, Emmanuel Issoze Ngondet est nommé premier ministre le 28 septembre 2016, au lendemain de la réélection d’Ali Bongo Ondimba. Poste qu’il occupe jusqu’au 12 janvier 2019. Nommé médiateur de la République en janvier, le député PDG de Makokou décline cette nomination et choisit de siéger à l’Assemblée nationale.

Né le 2  avril 1961 à Makokou dans l’Ogooué Ivindo, Issoze Ngondet obtient son baccalauréat en 1982. En 1986, il obtient une maitrise de Droit public et Science politique et en 1988, il sort de l’Ecole nationale d’administration (ENA) nanti du diplôme de conseiller des Affaires étrangères.

Il occupe ensuite plusieurs postes au sein de l’appareil d’Etat, dès 1988, notamment au sein du ministère des Affaires étrangères. De 2000 à 2010, il officie en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays, à l’instar de représentant permanent du Gabon auprès de l’ONU. Il rentre au Gabon en 2010, et devient ministre sous Ali Bongo Ondimba. Il occupe tour à tour les porte-feuilles de l’Energie, du Budget et des Affaires étrangères, avant celui de la Primature.