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Raymond Ndong Sima : « C’est du banditisme politique »

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Le retour de Réné Ndemezo Obiang dans les rangs du Parti démocratqiue gaboanis ne laisse pas la classe politique nationale indifférente. Si plusieurs ont vite fait de saluer ‘’le stratège politique’’ de l’ancien baron de Bitam, d’autres, à l’instar de  l’ancien premier ministre, Raymond Ndong Sima le qualifie de « banditisme politique

Au-delà de l’indécence

C’est bien connu qu’en politique, la fin justifie les moyens : mais tout de même ! La gesticulation à laquelle se livre René Ndemezo Obiang depuis quelques jours va au-delà de l’indécence.

Comment comprendre que celui qui, en 2016, a versé dans l’outrance et l’injure, celui qui a mené campagne à Libreville, partout au Gabon et singulièrement dans le Woleu-Ntem, en me présentant comme le cheval de Troie d’Ali Bongo Ondimba ;

Comment comprendre que l’un de ceux qui ont fait basculer la campagne et l’ont ancrée dans l’invective et l’insulte ;

Comment comprendre que l’un des artisans des candidatures ethniques mais de préférence non Fang et qui raille désormais celui qu’il adulait alors ;

Comment comprendre que celui qui traitait son adversaire politique de tous les noms d’oiseaux et d’animaux ;

Comment comprendre que celui qui a galvanisé tant et tant de jeunes, les a poussé à monter sur les barricades puis, sans le moindre état d’âme, a enjambé leurs cadavres la semaine suivante pour aller prendre chez Ali Bongo Ondimba le poste de président du conseil économique ;

que cet homme soit désormais celui qui s’étale sur les places publiques et les médias pour expliquer que pour ne pas mourir Okoukout, il faut répondre à l’appel de ce chef qu’il passait à la lessiveuse en 2016.

Combien d’enfants a-t-il envoyé au feu et combien manquent à l’appel ? Combien sont bloqués à l’extérieur du pays effrayés par les conséquences des dérives auxquelles ils se sont laissés aller encouragés par ce prétendu stratège politique mais qui n’est rien de plus qu’un vulgaire égoïste impénitent.

Au diable donc, les préoccupations de développement, de croissance, d’employabilité, de gouvernance: ce n’est même pas du machiavélisme. C’est du banditisme politique.

 

Les PDgistes de Bitam se méfient de Ndemezo

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Quelques semaines après l’annonce officielle de la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais (PDG), l’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu dans son fief à Bitam, samedi. Mais ce retour à ‘’la maison du père’’ n’est pas encore accepté par les PDgistes de la localité.

En compagnie d’anciens cadres de Démocratie nouvelle, Annie-Léa Meye, Jonathan Ndoutoume Ngome, Patrick Eyogho Edzang et bien d’autres, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu samedi dernier dans son fief à Bitam dans le Woleu-Ntem. Objectif : éclairer la base sur son nouveau positionnement politique.

Faisant fi des mesures de restriction relatives au quota des rassemblements publics, les militants ont répondu nombreux à l’appel au meeting organisé pour l’occasion. L’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle a indiqué que la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais est une décision mûrement réfléchie. Elle découlerait notamment de la volonté de construire aux côtés du président Ali Bongo Ondimba, dans l’unité et la cohésion.

Sa posture répond à l’adhésion collective des cadres de son parti. «Nous avons décidé de réintégrer le PDG pour les uns et d’intégrer le PDG pour les autres parce que nous avons estimé que nous avons un leader. Ce leader, c’est Réné Ndemezo Obiang qui n’est pas un acteur politique qui est une anomalie de l’histoire », a déclaré Jonathan Ndoutoume Ngome.

Pour l’ancien ministre délégué, il s’agit d’une chance inouïe. « Sur 80 partis politiques du Gabon, la chance arrive à sourire à notre parti, à notre province et à notre fils, à notre frère M. Réné Ndemezo Obiang que le président de la République a choisi de réintégrer le parti. Mais comment chercher un vivant parmi les morts, Ndemezo est un vivant parmi les morts. Ndemezo est ce que j’ai théorisé en disant c’est l’aigle et les autres sont des poules », a-t-il poursuivi.

Si la satisfaction est perceptible dans les rangs de Démocratie nouvelle à Bitam, ce n’est pas le cas dans les rangs du PDG local. Il préfère jouer la carte de la prudence. Ses responsables ont brillé par leur absence au rassemblement de clarification. Ils ont également pris toutes les mesures pour mettre en garde la base PDG de Bitam. En effet, selon nos confrères de l’Union, c’est à travers un communiqué diffusé la veille sur la radio locale que le secrétaire départemental PDG du Ntem a interdit aux militants, sympathisants et cadres du PDG de prendre part à ce rendez-vous politique sans le mot d’ordre du secrétaire général du parti.

Le retour de l’ancien baron politique de Bitam n’est pas vu d’un bon œil par ses anciens compagnons. Et ce, d’autant plus que l’ancien opposant ne cache pas son ambition de jouer toutes ses cartes pour redorer l’image du PDG dans son Bitam natal, voire au-delà.

Covid-19 : début de la campagne de vaccination

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La vaccination anti-covid-19 a débuté ce mardi au centre hospitalier universitaire Mère et Enfant, par le corps médical. La première dose du vaccin chinois Sinopharm a été administrée au Pr Jean-François Meye, gynécologue, doyen de la faculté de Médecine.

Le Gabon a débuté officiellement sa campagne de vaccination, ce 23 mars au centre hospitalier universitaire Mère et Enfant de Libreville, par le corps médical, considéré comme prioritaire. Devant les médias, les premiers candidats ont reçu la première dose du vaccin chinois Sinopharm. Comme le prévoit le protocole sanitaire, avant l’étape finale d’injection, les candidats ont été édifiés par  leurs collègues de la santé, afin de donner un consentement éclairé

En tête de file, Pr Jean-François Meye, gynécologue, doyen de la faculté de Médecine. « Nous sommes ici à Jeanne Ebori, je fais partie des premiers responsables et comme le personnel de santé doit se faire vacciner, c’est naturel que je montre l’exemple », a-t-il déclaré. Conscient des nombreuses suspicions au sein de l’opinion, le praticien s’est voulu rassurant. « Nous savons que plusieurs vaccins ont été mis sur le marché et nous avons la chance de bénéficier d’un de ces vaccins. Vu ma profession, j’ai la chance, jusqu’à maintenant de ne pas avoir eu le covid-19. Je pense qu’il ne faut pas discuter sur le principe, est-ce que c’est dangereux ou est-ce que ce n’est pas dangereux. »

Les autres personnes vaccinées ont aussi vanté les bénéfices de la vaccination face au coronavirus.  « Ce vaccin est quelque chose de bien, sinon on ne devrait pas le recevoir ici », a soutenu un professionnel de la santé. 

Au Gabon, la campagne de vaccination a débuté au lendemain du discours du président de la République visant à encourager les populations à se faire vacciner. Un peu plus tard, joignant la parole au geste, Ali Bongo Ondimba a aussi été vacciné.

Pour cette première phase, un plan de vaccination a  été établi par le gouvernement.  Le stock est constitué de 100 000 doses du vaccin Sinopharm, offert gracieusement par la Chine au gouvernement.  Seules 50 000 personnes pourront en bénéficier. Le protocole sanitaire prévoit une deuxième dose un peu plus de 20 jours après la première.

 

 

 

Ali Bongo encourage les populations à se faire vacciner

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« Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour notre protection à tous », dixit Ali Bongo, dans son discours à la nation, ce lundi. Le président de la République s’est voulu rassurant quant à l’efficacité du vaccin. S’il a affirmé que le vaccin ne sera pas obligatoire, il a tout de même rappelé lespersonnes prioritaires : les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

Selon les dernières données épidémiologiques, le Gabon compte 17711 personnes testées positives dont 2110 cas actifs, 15 595 guérisons et 106 décès.

Intégralité du discours du président de la République

Gabonaises, Gabonais, Mes chers compatriotes,

Un an presque, jour pour jour, après le déclenchement de la pandémie sur notre territoire, le Gabon a reçu ses premières doses de vaccin contre la Covid-19.

100 000 doses du vaccin produit par le laboratoire chinois Sinopharm nous ont été livrées la semaine dernière.

Bien évidemment, d’autres vaccins tous aussi efficaces, produits par d’autres laboratoires, nous seront également bientôt livrés.

Comme je m’y suis engagé, chaque habitant pourra en bénéficier. Nous entrons dès lors, dans la phase finale de cette guerre contre la covid-19, contre cet ennemi invisible.

Cette phase finale, décisive et déterminante, intervient alors que notre pays, qui est considéré comme l’un des plus efficaces en Afrique dans la riposte face à la Covid-19, fait face à une seconde vague particulièrement violente. Une seconde vague qui tend toutefois à s’atténuer mais qui continue de produire des effets désastreux. C’est pourquoi, je considère que cette situation nous appelle toutes et tous à la plus grande vigilance.

Depuis le début de cette pandémie, 106 de nos compatriotes ont perdu la vie. Je tiens à présenter à leurs familles particulièrement éprouvées mes plus sincères condoléances et toute ma compassion.

Durant la deuxième semaine du mois de mars, nous avons à regret perdu quatre valeureux soignants, un pharmacien et trois médecins. Jamais nous n’avions connu pareille hécatombe dans le milieu médical.

Au moment où je m’adresse à vous, 100 de nos compatriotes sont hospitalisés. Et 31 sont actuellement en réanimation. Je voudrais, en mon nom propre ainsi qu’au nom du peuple gabonais, leur témoigner notre entier soutien et réconfort, et saisir cette occasion pour remercier tous les personnels de santé qui ont fait montre de courage, de dévouement, d’abnégation et d’un professionnalisme hors du commun.

Désormais, dans cette guerre contre la Covid-19, notre pays dispose d’un vaccin.

Sur mes instructions, le gouvernement prépare depuis plusieurs mois une campagne nationale de vaccination qui permettra à toutes celles et tous ceux qui le souhaiteront, où qu’ils se trouvent sur notre territoire, de se faire vacciner. Aujourd’hui, nous sommes fins prêts.

A cet effet, un numéro vert et une plateforme internet ont été mis en place afin de faciliter les inscriptions des volontaires.

Seront vaccinés en priorité les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

J’ai donné instruction au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour que cette bataille soit accompagnée d’une démarche pédagogique proactive.

Gabonaises, Gabonais,

Je tiens à nouveau à rappeler à tous que le vaccin n’est nullement obligatoire. Toutefois, il est en revanche très fortement recommandé par les autorités sanitaires nationales et internationales.

Partout, et je dis bien partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, les populations se pressent dans les centres de vaccination pour se faire administrer le vaccin car ils savent, et ils ont bien compris, que c’est la meilleure voie de protection contre ce virus.

Le vaccin, je le répète, est en effet efficace. Très efficace. Toutes les études internationales le démontrent. En effet, à titre d’illustration rien qu’au mois de janvier 2021, grâce à la vaccination, le taux de contamination aux Etats-Unis a chuté de 80%. Comme vous le savez en Israël, pays étant considéré comme le modèle en termes de stratégie de vaccination, la vie a progressivement repris son cours normal.

Je vous demande, mes chers compatriotes, de vous reposer sur ce que nous dit la recherche. Et non sur les rumeurs, les théories complotistes et Fake news sur les réseaux sociaux ou sur internet, relayées par des Cassandre n’ayant aucune connaissance ou aucune qualification.

Écoutez la voix de la raison, de la science, de la médecine. Vaccinez-vous!

Vaccinez-vous pour notre protection à tous.

Pour lutter contre la Covid-19, nous disposons aujourd’hui, avec le vaccin, d’une arme efficace. Mais nous en avons d’autres, toujours aussi probantes : les mesures barrières. Face au virus, ils sont d’une redoutable efficacité.

Je sais compter sur vous tous pour continuer à les respecter et à les faire respecter. Scrupuleusement et quotidiennement sans relâcher votre vigilance.

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

Je sais les souffrances que vous avez endurées courageusement durant cette année de pandémie. Je sais que, pour nombre d’entre vous, les mesures de protection ont parfois été difficiles à supporter dans votre quotidien. Mais le retour des jours meilleurs n’est plus très loin. Nous entrevoyons la lumière au bout du tunnel.

Plus nous nous vaccinerons, mieux nous respecterons les gestes barrières, et plus vite nous pourrons alléger les mesures de protection et retrouver enfin le cours normal de nos vies.

C’est grâce à notre courage et notre détermination collective que nous finirons par l’emporter.

J’ai foi en vous. J’ai confiance en vous et au risque de me répéter, mes chers compatriotes : Vaccinez-vous !

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

Le pacte républicain de Julien Nkoghe Bekale

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Dans une tribune, Julien Nkoghe Bekale prône un pacte républicain et patriotique. Il s’articulerait autour du plan d’accélération de la transformation du Gabon proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Pour l’ancien premier ministre, le pacte est indispensable face aux crises sanitaire, économiques et sociales. Elles constituent une menace pour le vivre-ensemble.  Julien Nkoghe Bekale en appelle à l’union et au rassemblement des forces et des énergies pour bâtir le Gabon. L’intégrité de sa tribune.    

 

« Pour un pacte républicain et patriotique autour du Plan d’accélération de la transformation du pays »

 

La vie d’une nation est parfois rythmée par des évènements largement imprévisibles comme les pandémies, les catastrophes naturelles, les crises économiques ou financières. Le Gabon, notre pays n’y échappe pas.

Actuellement, nous connaissons une crise sanitaire particulièrement préoccupante. La situation sanitaire s’est brusquement dégradée ces derniers mois. La deuxième vague que nous redoutions tous est là. 

Aucun responsable politique, de quelque bord que ce soit, n’a prévu dans son agenda la pandémie de la COVID19 qui déséquilibre aujourd’hui toutes les économies du monde.

Comme dans tous les pays, cette crise sanitaire a des répercussions importantes sur nos modes de vie et sur nos activités économiques, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Personne ne sait vraiment pas quand nous sortirons de cette situation. C’est donc, en toute responsabilité, que le Gouvernement, sur les très hautes instructions du Président de la République, a décidé des nouvelles mesures sanitaires visant à freiner, voire arrêter la chaine de contamination du virus au sein de la population.

Dans cet ordre d’idées, nous saluons le développement des vaccins mis au point par différents laboratoires de par le monde. Dès que les conditions logistiques seront réunies, nous appelons les gabonais à se faire vacciner pour être immuniser contre cette maladie virale.

Cependant, la crise sanitaire ne doit pas reléguer au second plan la relance de notre économie. En effet, une crise peut en cacher une autre, et même plusieurs. Des préoccupations plus urgentes, les unes que les autres, menacent la cohésion sociale. Nous les ressentons tous dans la multiplication des tensions sociales observées, ici et là, dans le pays. Notre “vivre ensemble’’ est menacé par la méfiance et par la peur de l’autre, le refus de se parler, la dégradation du pouvoir d’achat, le chômage, des frustrations de tous ordres, la perte de valeur… etc.

Ali Bongo Ondimba lors d’une adresse à la Nation.

Ces menaces nous obligent à réfléchir, à rassembler nos forces, nos énergies, nos intelligences pour construire ensemble le Gabon dont nous rêvons tous.

C’est ici que prend tout son sens et tout son intérêt le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) de notre pays, proposé par le Président de la République au Gouvernement. Ce document stratégique constitue une réponse actuelle et prospective aux préoccupations des gabonais. Tout en tirant les enseignements des dix dernières années, il dessine le chemin de l’espérance pour les dix autres prochaines années.

Compte tenu des enjeux sociaux et sociétaux, nous appelons à un “Pacte Républicain et Patriotique autour du Plan d’Accélération de la Transformation au Gabon“. Il s’agit d’une opportunité pour les gabonais de taire leurs querelles et de s’unir dans un esprit républicain et patriotique, en vue non seulement de freiner la propagation de la maladie COVID19 mais également et surtout de permettre, dans un climat apaisé, la mise en œuvre du PAT.

Le Plan d’Accélération de la Transformation du pays nous invite à relever trois défis majeurs, à savoir, le défi sanitaire, le défi de la relance de l’économie et le défi de la réponse sociale.

Sur le plan sanitaire, le premier objectif du Gouvernement est de protéger les populations. Cependant, la lutte conte la COVID19 n’est pas l’affaire du seul Gouvernement. Elle nous concerne tous. Nous devons tous, individuellement et collectivement, être des agents de santé autour de nous.

Certes, il est clair que la COVID19 ne doit pas nous faire oublier les autres pathologies, toutes aussi létales les unes que les autres. A cet effet, le Plan d’Accélération de la Transformation a défini trois ambitions stratégiques sur le plan sanitaire.

La lutte contre la covid-19 est l’affaire de tous.

La première ambition stratégique est d’éradiquer les déserts médicaux et assurer un accès des soins de santé primaires de qualité pour tous, en repositionnant le déportement sanitaire au cœur de notre système de santé.

La deuxième ambition stratégique est de rendre disponibles et accessibles les médicaments génériques et dispositifs médicaux essentiels de qualité ainsi que les vaccins, les produits sanguins et les services d’aide au diagnostic.

La troisième ambition stratégique est d’assurer un accès à des données fiables sur notre système de santé facilitant la prise de décisions et la mesure de la performance de notre système sanitaire.

L’objectif ultime du Président de la République est de doter notre pays d’un système de santé solide, résilient et capable de s’adapter aux évènements de santé et en particulier aux urgences sanitaires.

Le deuxième défi majeur est économique. Nous l’avons déjà dit, la pandémie de la COVID-19 affecte durablement les économies. Parallèlement à la lutte contre la COVID-19, le Gouvernement mène de front un autre combat, qui est celui de la relance de notre économie.

Dans un contexte de rareté des ressources publiques, l’exercice est complexe. En effet, entre recourir à l’endettement pour financer la relance et la volonté légitime des autorités de maitriser le niveau de la dette publique en vue de préserver les générations futures, la marge de manœuvre est étroite.

Le Plan d’Accélération de la Transformation propose une stratégie de relance économique dont les objectifs sont d’accélérer la transformation structurelle de notre modèle économique, de favoriser la création de richesse inclusive et créatrice d’emplois, d’assainir les finances publiques et de renforcer notre position extérieure.

Cette vision stratégique est organisée autour de trois grandes ambitions, à savoir, préparer les secteurs productifs de demain, créer les conditions de développement économique dans tous les secteurs, créer les conditions d’un nouveau pacte social.

La bataille de la relance de notre économie n’est pas, une fois encore, l’affaire du seul Gouvernement. Elle nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Dans un monde de plus en plus globalisé, complexe et en recomposition, des grands mouvements sont en cours et s’ils se poursuivent, nous pouvons imaginer les transformations qui se produiront au cours de la prochaine décennie en matière économique, politique, sociale et géostratégique.

Enfin, le troisième défi est social. En effet, l’un des risques majeurs de la situation actuelle est l’aggravation des inégalités, avec la paupérisation probable d’un grand nombre de personnes.

Pour avoir anticipé la baisse de l’activité économique induite par la crise sanitaire, le Président de la République dans le Plan d’Accélération de la Transformation ambitionne de créer les conditions d’un nouveau pacte social fondé sur une contribution accrue du secteur privé, une efficacité renforcée des services publics et la préservation des principaux filets sociaux.

L’objectif de ce nouveau pacte social est de développer l’emploi dans le secteur privé et garantir la pérennité de notre système de protection sociale.

La relance économique nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Le défi est de taille. Gagner la bataille contre les exclusions, réorganiser les solidarités et vaincre la pauvreté exige l’implication de tous. Le renouveau de la gouvernance publique est le pendant opérationnel du renouveau politique. Il est aussi la condition nécessaire pour engager notre pays sur la voie d’un développement humain élevé et durable. C’est dans cet esprit que nous nous sommes efforcés de rédiger cette tribune par laquelle nous proposons un pacte républicain et patriotique en vue de la mise en œuvre du Plan d’Accélération de la Transformation de notre pays.

Le pacte républicain et patriotique autour du PAT que nous proposons repose sur trois principes majeurs, qui sont la Responsabilité, la Réalité et la Rationalité (3R).

La responsabilité consiste pour chacun de nous, à prendre la mesure de la situation sanitaire que traverse le pays et à comprendre que chacun doit y prendre sa part, entant que membre de la collectivité nationale, mais aussi comme être humain et citoyen.

La réalité implique, pour chacun de nous, de rechercher et d’identifier les faits de la façon la plus objective possible sans les déformer dans le but, conscient ou non, de les rendre conformes à ce que l’on pense ou à ce qui nous arrange.

La rationalité exige, pour chacun de nous d’évaluer avec un esprit logique les conséquences probables des actes que nous posons et de nos comportements sur la cohésion sociale.

En conclusion, nous invitons les gabonais à analyser le Plan d’Accélération de la Transformation dans un état d’esprit ouvert et constructif. On ne saurait refuser une idée du simple fait qu’elle parait difficile à mettre en œuvre. Les rêves sont nécessaires pour faire avancer le monde. L’histoire prouve que nombre d’entre eux ont été rendus possibles par le génie humain, individuel et collectif. On ne saurait condamner spontanément des idées au seul prétexte qu’elles ne correspondent pas à celles que l’on porte. Cette attitude est dommageable. Elle constitue le meilleur moyen de se priver de toute matière à réflexion et comparaison, donc de toute possibilité d’enrichissement intellectuel.

Ali Bongo Ondimba nomme les 15 sénateurs

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La liste des sénateurs nommés par décret par Ali Bongo Ondimba a été rendue publique samedi. Si le choix  du chef de l’Etat est venu déjouer tous les pronostics, il reste que pour une certaines de nombreux flous demeurent, notamment pour ce qui est des prérogatives dévolues au 15 ‘’privillégiés’’

La magistrate hors hiérarchie, Honorine Nze Biteghe fait partie des 7 femmes nommées, ce 27 février, sénatrices par le président Ali Bongo Ondimba. Huit hommes font également partie de la liste de ‘’privillégiés’’, pour être en accord avec les dispositions prévues dans la révision constitutionnelle de décembre 2020. Soit 15 sénateurs nommés par le président de la République sur les 67 qui composeront la prochaine législature.

Sans surprise, le choix du chef de l’Etat s’est porté sur sa famille politique, le Parti démocratique gabonais  et des partis proches du pouvoir. Il a tout de même déjoué  les pronostics en se basant sur des critères personnels, notamment la parité presqu’égale, la provincialisation, l’expérience administrative. Avec des noms bien connus.

« Ce sont les mêmes personnes que l’on ramène. Je pensais que cette nomination allait avoir quelque chose de particulier. C’est le contraire qui m’aurait surpris. Depuis le père au fils, c’est une chambre pour caser des retraités, c’est tout. Il n’y a pas de débats là-bas. Quand vous regardez ceux qui ont été nommés, qui peut apporter un débat contradictoire ? », s’interroge Marc Ona Essangui, acteur de la société civile.

Le chef de l’Etat n’a donc donné aucune suite à toutes les suggestions qui lui ont été faites, notamment celle du président du Bloc démocratique chrétien, Guy Christian Mavioga. Il a proposé l’intégration d’un représentant de la diaspora. Mais aussi celle du SYNAPHAG, qui a invité le président à nommer un handicapé. S’il fait partie de la communauté des personnes vivant avec un handicap au Gabon, Marc Ona Essangui estime que le seul fait de nommer un sénateur fait perdre à l’Institution sa teneur. 

Nombreux changements

« Déjà le fait de considérer que les uns et les autres se lèvent pour dire nommez-moi, c’est déjà une façon de tuer la démocratie.  Si quelqu’un veut faire de la politique, siéger au sein des institutions, cette personne doit mouiller le maillot, solliciter les suffrages des Gabonais, être populaire et puis être élu », argue-t-il. 

Le président du Bloc démocratique populaire de Paskhal Nkoulou, proche du pouvoir, s’interroge sur les non-dits de la loi, notamment en cas de force majeure. « La loi sur les partis politiques dit que votre parti peut vous exclure. On se demande qui va gérer leur présence dans cette institution. J’aurai aimé que la loi complète cet élément. »

«  Est-ce que c’est le président aussi qui peut les démettre. Et qu’en est-il de leur suppléant ? Plusieurs questions restent sans réponse. Ces précisons auraient permis de donner un peu plus d’assise à la loi. Sinon, nommer des gens comme ça dans une institution comme le sénat, ça  fait partisan», poursuit-il.

La révision constitutionnelle de décembre 2020 a apporté de nombreux changements dans le fonctionnement des institutions. La nomination d’une partie des sénateurs offre un nouveau challenge dans le fonctionnement de la chambre haute du parlement.

 

Liste complète des sénateurs nommés 

 

Province de l’Estuaire      

 

Pierre Sockat

Suppléant : Anasthasie née Mengue M’Assoumou

 

Virgine Obone Nguema

Suppléant : Claude Mabika

 

Jean Claude Ivala

Suppléant :  Colette Eugénie Ngnindong

 

Province du Haut-Ogooué

 

Cyriaque Mvourandjiami

Suppléant : Dieudonné Yaya

 

Marie France Lengoungou Moupassi

Suppléant : Clarise Aboulou Epse Nzambi

 

Province du Moyen-Ogooué

 

Yvette Berthe Mbene Mayer

Suppléant : Emmanuel Ikosset

 

Province de la Ngounié

 

Rosine Mawanga Epse Bibalou

Suppléant : Jean Lacroix Bibana

 

Alain Manganda Boucka

Suppléant : Etienne Boungomba Lebita

 

Province de la Nyanga

 

Guy Noël Ngoma

Suppléant : Ambroise Pambou Mabiala

 

Sidonie Moussirou

Suppléant : Odile Mogonga

 

Province de l’Ogooué-Ivindo

 

Steeve Nzeko Dieko

Suppléant :  Joachim Mpouame

 

Province de l’Ogooué-Lolo

 

Pauline Gnimi Mambo

Suppléant : Evariste Massima Missambou

 

Province de l’Ogooué-Maritime

 

Jean Victor Ndouma Mbadinga

Suppléant : Justine Lembimbi Mambimba Epse Mihindou

 

Province du Woleu-Ntem

 

Daniel Obame Ndoumou

Suppléant : Kevin Ekouanga Angono

 

Honorine Nze Biteghe

Suppléant Baha Oumarou

 

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : vers un nouveau tour de vis ?

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Dans un bref discours, Ali Bongo Ondimba a fait part de son inquiétude face à la seconde vague de l’épidémie de covid-19. Selon le président de la République, des décisions complémentaires sont susceptibles d’être prises dans les prochains jours. Elles pourraient bouleverser les habitudes des Gabonais.

 

L’inquiétude d’une seconde vague de l’épidémie e covid-19 plane sur le Gabon. Les autorités ne cessent les mises en garde et les appels à la vigilance. Jeudi soir, Ali Bongo Ondimba est monté au créneau pour marquer son inquiétude.

Selon le président de la République, en dépit des efforts enregistrés mi-décembre, les prévisions sur le plan national font état de 1000 cas actifs avec des clusters de plus en plus importants. « Comme beaucoup de pays dans le monde, le Gabon est confronté à une deuxième vague. Une vague plus haute que la précédente avec un nombre de contaminations journalières plus élevé et accompagné par la menace des nouveaux variants du virus », a déclaré Ali Bongo. 

Et s’il reste confiant sur la qualité des hôpitaux et des équipes médicales pour faire face á cette seconde vague, il n’exclut pas le durcissement des mesures de riposte contre la covid 19. « Dans les jours à venir, des décisions complémentaires sont susceptibles d’être prises. Celles-ci pourraient venir perturber nos vies quotidiennes. Mais elles sont faites pour vous protéger, vous et vos proches. Et accélérer le retour à une vie normale, ce qui est et demeure notre vœu le plus cher », a-t-il précisé.

Comme lors de la première vague, c’est en ordre de bataille, unis, solidaires et disciplinés que le chef de l’Etat appelle les populations á faire face á la nouvelle vague.

Ali Bongo trace sa feuille de route

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Le gouvernement Ossouka Raponda est réuni en séminaire gouvernemental du 18 au 19  janvier autour du président Ali Bongo Ondimba. Le chef de l’Etat a fait part de ses attentes pour les deux prochaines années.

 

« Ambition et efficacité ». Ce sont les maitre-mots  d’Ali Bongo Ondimba ce 18 janvier lorsqu’il a posé les bases du séminaire gouvernemental sur l’accélération de la transformation de l’économie. À l’ordre  du jour, deux éléments principaux : dresser le bilan du chemin parcouru  et fixer le cap de l’action de l’exécutif pour les deux prochaines années.

« Ce séminaire n’est pas un exercice théorique, dresser l’état du Gabon en 2021 est intéressant, nécessaire même. Mais c’est insuffisant. Ce séminaire doit avoir pour objet et c’est votre mission, de dégager des pistes d’actions, en un mot des solutions », a déclaré Ali Bono Ondimba. 

En cinq ans de gouvernance du deuxième septennat, Le président de la République est à son troisième chef de gouvernement. Aussi, à deux ans de l’échéance du mandat, c’est un président de la République soucieux de répondre aux attentes de ses compatriotes qui a mobilisé son équipe. « Les deux prochaines années doivent déterminées la trajectoire que prendra le Gabon pour la prochaine décennie. J’attends donc de votre part du pertinent, du concret et du concis », a-t-il lancé, avant de poursuivre.

Quotidien

« Les réflexions qui seront dégagées ne devront pas restées lettre morte et devront être exécutées en totalité et dans la réalité. C’est d’ailleurs ce qu’attend légitiment le concitoyen, voir l’action publique, la politique changer leur vie   au quotidien, rapidement et tangiblement.

Pour les deux prochaines, le chef de l’Etat sait sur quoi doit se poser sa feuille de route. Il s’agit notamment de la création des conditions d’une croissance vigoureuse, inclusive et durable ;  accélérer le processus d’indépendance vis-à-vis des cours internationaux de certaines matières premières pour créer les conditions d’une croissance  plus endogène. Le défi du gouvernement sera également de faire en sorte que cette croissance soit plus créatrice d’emplois et distributrice de revenus, parvenir à un développement durable en faisant en sorte que l’environnement soit un atout pour le développement et que celui-ci ne se fasse pas au détriment des générations futures.