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Droits des femmes : Nlend Koho vante le modèle du Gabon au Caire

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La ministre des Affaires sociales et des Droits des femmes a représenté son pays lors de la conférence de l’OCI en Egypte. Le statut de la femme était au centre des échanges entre les Etats membres. Prisca Nlend Koho a partagé l’expérience du Gabon.  

 

En mission au Caire, la ministre des Affaires sociales et des Droits de la femme a pris part à deux conférences dans le cadre de l’Organisation de la Coopération  islamique. Le 07 juillet, l’Egypte a accueilli la deuxième session extraordinaire du conseil ministériel de l’Organisation pour le Développement des femmes. Institution spécialisée de l’organisation islamique, l’ODF prône la promotion de la femme, notamment dans les Etats membres.

Le lendemain, en présence du président Abdel Fattah El-Sisi, la huitième session de la conférence ministérielle de l’Organisation de la Coopération islamique ouvrait ses portes. Les organisateurs ont retenu le thème : « la préservation des acquis de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à la lumière de la pandémie de Covid-19 et au-delà. »

Prisca Nlend Koho

Pour Prisca Nlend Koho, cette session « a permis de consolider le processus des pays membres en faveur des droits de la femme. » La ministre a partagé l’expérience du Gabon. Elle a ainsi vanté la politique d’Ali Bongo Ondimba. Le président de la République « a confirmé la mise en place d’une stratégie de réduction des inégalités femmes/hommes dit « Gabon égalité » en 33 mesures qui a pour objectifs de renforcer les droits des femmes et l’égalité femmes/hommes », cite parmi tant d’exemples la ministre lors de son allocution.

Institutions

Elle est aussi revenue sur la marche du Gabon, depuis des décennies, vers l’autonomisation du genre féminin. Le pays a ratifié de nombreuses conventions dans ce sens. «  La constitution de la République Gabonaise consacre  la parité homme/femme et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de tous les citoyens. »

Prisca Nlend Koho et Dr Maya Morsi

En marge de la rencontre internationale, Prisca Nlend Koho s’est entretenue avec le Dr Maya Morsi, présidente du Conseil national des femmes d’Egypte. « Un riche échange », écrira la ministre sur twitter. Là, encore le statut de la femme était au centre des discussions.

Sur le continent, le Gabon fait souvent office de référence d’un point de vue présence des femmes sur le terrain politique. Certaines dirigent des institutions importantes.

Ali Bongo annonce la réouverture des bars

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Le président de la République, Ali Bongo Ondimba a annoncé ce vendredi l’allègement de plusieurs mesures prises dans l’état d’urgence.  Ces mesures qui entreront en vigueur dans les tous prochains jours concernent, entre autres, le couvre-feu qui passe de 18h à 21h, la réouverture des bars.

Après plusieurs mois de léthargie, les bars pourront reprendre dans les tous prochains jours leurs activités, et ce jusqu’à 20h30. Le couvre-feu passe de 18h à 21h. Ce sont les mesures fortes annoncées par le président de la République, Ali Bongo Ondimba ce 28 mai. Si cet allègement vise à soulager certaines activités économiques ou sociales, elle est tout de même accompagnée de quelques conditions, notamment l’accès aux bars et au restaurant conditionnée par la présentation d’un test PCR d’une validité de 14 jours ou d’une carte de vaccination Covid-19.

Le chef de l’Etat affirme que cet allègement est le résultat d’une prise de conscience collective qui a conduit à la stabilisation des contaminations à une moyenne de 50 par jour. « Il y a quelques semaines, j’évoquais une lueur au bout du tunnel. Cette lueur, qui symbolisait l’espoir d’une sortie de crise, fait place aujourd’hui à une lumière qui brille de plus en plus fort. Ce combat que nous n’avons cessé de mener avec force, nous sommes en passe de le gagner », a-t-il déclaré.

Toutefois, Ali Bongo Ondimba précise que certaines mesures restrictives en rapport avec les voyageurs internationaux sont maintenues. Il s’agit notamment, du renforcement du protocole sanitaire;  le test PCR obligatoire à leur arrivée au Gabon, la mise en quarantaine de 24 heures dans des établissements hôteliers de la place, jusqu’à présentation d’un test PCR négatif. Une qui décision sera effective à partir du 15 juin 2021.

Seulement, cette fois-ci, les personnes vaccinées bénéficieront d’un traitement particulier; Elles seront, en effet, exemptées de certaines restrictions en vigueur, parmi lesquelles la circulation libre pendant le couvre-feu, à l’intérieur du pays et dans certains lieu publics. Elles pourront également participer sans contrainte aux réunions de culte et aux activités sportives, et seront  exemptées de la quarantaine imposée aux voyageurs internationaux.

Aussitôt après l’allocution du président de la Républque, la communication gouvernementale a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce samedi dès 14h30. Comme lors des précédentes, ce sera l’occasion pour le gouvernement de donner des détails sur les mesures annoncées par le chef de l’Etat. 

 

Tribune: Carlos Alvaro et Ali Bongo unis contre Trafic d’espèces sauvages

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Fort de leur biodiversité unique, en dépit des 10 000 kilomètres d’océan Atlantique, qui les séparent, le Costa Rica et le Gabon ont décidé de faire bloc pour mener le combat contre le Trafic d’espèces sauvages. Dans une tribune libre commune, les présidents Carlos Alvaro Quesada du Costa-Rica et Ali Bongo Ondimba du Gabon déclinent les dangers qui minent la faune et la flore sauvage. Pour y remédier, ils réclament un nouvel accord international visant à prévenir et à combattre le fléau du trafic d’espèces sauvages.

Alors que le monde subit de plein fouet les effets de la pandémie de Covid-19, qui trouve très probablement son origine dans la faune sauvage, on nous apprend qu’il existe environ 1,7 million de virus non découverts chez les animaux sauvages, dont la moitié pourrait se transmettre à l’homme. Partout dans le monde, les pays luttent contre le changement climatique, alors que la sixième extinction de masse due à l’activité humaine est à craindre. Il s’agit de crises mondiales complexes et interdépendantes, toutes exacerbées par le trafic illicite d’espèces sauvages.

La criminalité liée aux espèces sauvages constitue une grave menace pour la santé humaine et animale. En outre, elle conduit d’innombrables espèces vers l’extinction, dégrade les écosystèmes et leur capacité à piéger le carbone, prive les gouvernements de revenus indispensables et exacerbe la corruption, l’insécurité et la pauvreté. La Banque Mondiale estime la valeur du trafic d’espèces sauvages à un montant stupéfiant de 1 à 2 000 milliards de dollars par an. La perte soudaine et dramatique des revenus du tourisme animalier en 2020 a décimé les emplois et les moyens de subsistance, et a entraîné une diminution du financement des efforts de conservation, rendant la faune sauvage plus vulnérable au braconnage.

Pourtant, malgré les conséquences mortelles du trafic illicite d’espèces sauvages, nous n’avons pas d’accord mondial pour y remédier. Nous l’avons trop longtemps traité comme un problème lié au commerce plutôt qu’à la criminalité. Les enjeux sont élevés et le statu quo ne suffit pas. Nous avons besoin d’un changement transformateur.

Nos pays ont beau être distants de 10 000 kilomètres, séparés par l’océan Atlantique, nos deux nations sont unies pour réclamer un nouvel accord international visant à prévenir et à combattre le fléau du trafic d’espèces sauvages. Ce sera la première fois qu’un crime affectant gravement l’environnement sera intégré dans le cadre du droit pénal international.

Le Gabon et le Costa Rica possèdent une biodiversité parmi les plus uniques de la planète. Nous avons mis en place des zones marines et terrestres protégées et mené des efforts pour lutter contre le trafic illicite de la faune et de la flore sauvages. Nous encourageons la conservation de la nature et reconnaissons son caractère central pour la protection de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique, la prévention de futures pandémies liées à la faune sauvage, la sécurité et la création d’emplois décents. Nous unissons également nos efforts dans le cadre de la Coalition Haute Ambition pour la Nature et les Personnes, qui regroupe plus de 60 pays interrégionaux appelant à la protection d’au moins 30 % des terres et des océans de la planète d’ici à 2030.

Néanmoins, des groupes criminels organisés continuent d’exploiter illicitement notre faune et notre flore sauvages à la recherche de profits personnels, tout comme ils le font dans d’autres pays riches en biodiversité, sapant ainsi nos efforts concertés aux fins du développement durable. Dans leur sillage, ils laissent nos populations et nos écosystèmes appauvris. Aujourd’hui, nous demandons à toutes les nations de travailler avec nous pour faire en sorte que les avantages dont nous bénéficions grâce à la vie sauvage profitent aux communautés locales, aux investisseurs légitimes et aux budgets nationaux des pays sources, et non aux groupes criminels transnationaux.

Si nous aspirons à respecter nos engagements mondiaux en matière de lutte contre la perte de biodiversité et le changement climatique, ainsi que les efforts émergents pour prévenir les futures pandémies liées à la faune sauvage, les pays doivent intensifier leurs efforts et traiter la criminalité liée à la faune sauvage comme le crime grave et hautement destructeur qu’il est.

Face à ces crises immédiates et interdépendantes, nous devons agir rapidement. Si tous ensemble nous parvenons à nous rassembler pour mettre fin au fléau du trafic d’espèces sauvages, nous lèguerons alors un héritage positif et durable aux générations à venir.

 

Raymond Ndong Sima : « C’est du banditisme politique »

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Le retour de Réné Ndemezo Obiang dans les rangs du Parti démocratqiue gaboanis ne laisse pas la classe politique nationale indifférente. Si plusieurs ont vite fait de saluer ‘’le stratège politique’’ de l’ancien baron de Bitam, d’autres, à l’instar de  l’ancien premier ministre, Raymond Ndong Sima le qualifie de « banditisme politique

Au-delà de l’indécence

C’est bien connu qu’en politique, la fin justifie les moyens : mais tout de même ! La gesticulation à laquelle se livre René Ndemezo Obiang depuis quelques jours va au-delà de l’indécence.

Comment comprendre que celui qui, en 2016, a versé dans l’outrance et l’injure, celui qui a mené campagne à Libreville, partout au Gabon et singulièrement dans le Woleu-Ntem, en me présentant comme le cheval de Troie d’Ali Bongo Ondimba ;

Comment comprendre que l’un de ceux qui ont fait basculer la campagne et l’ont ancrée dans l’invective et l’insulte ;

Comment comprendre que l’un des artisans des candidatures ethniques mais de préférence non Fang et qui raille désormais celui qu’il adulait alors ;

Comment comprendre que celui qui traitait son adversaire politique de tous les noms d’oiseaux et d’animaux ;

Comment comprendre que celui qui a galvanisé tant et tant de jeunes, les a poussé à monter sur les barricades puis, sans le moindre état d’âme, a enjambé leurs cadavres la semaine suivante pour aller prendre chez Ali Bongo Ondimba le poste de président du conseil économique ;

que cet homme soit désormais celui qui s’étale sur les places publiques et les médias pour expliquer que pour ne pas mourir Okoukout, il faut répondre à l’appel de ce chef qu’il passait à la lessiveuse en 2016.

Combien d’enfants a-t-il envoyé au feu et combien manquent à l’appel ? Combien sont bloqués à l’extérieur du pays effrayés par les conséquences des dérives auxquelles ils se sont laissés aller encouragés par ce prétendu stratège politique mais qui n’est rien de plus qu’un vulgaire égoïste impénitent.

Au diable donc, les préoccupations de développement, de croissance, d’employabilité, de gouvernance: ce n’est même pas du machiavélisme. C’est du banditisme politique.

 

Les PDgistes de Bitam se méfient de Ndemezo

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Quelques semaines après l’annonce officielle de la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais (PDG), l’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu dans son fief à Bitam, samedi. Mais ce retour à ‘’la maison du père’’ n’est pas encore accepté par les PDgistes de la localité.

En compagnie d’anciens cadres de Démocratie nouvelle, Annie-Léa Meye, Jonathan Ndoutoume Ngome, Patrick Eyogho Edzang et bien d’autres, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu samedi dernier dans son fief à Bitam dans le Woleu-Ntem. Objectif : éclairer la base sur son nouveau positionnement politique.

Faisant fi des mesures de restriction relatives au quota des rassemblements publics, les militants ont répondu nombreux à l’appel au meeting organisé pour l’occasion. L’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle a indiqué que la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais est une décision mûrement réfléchie. Elle découlerait notamment de la volonté de construire aux côtés du président Ali Bongo Ondimba, dans l’unité et la cohésion.

Sa posture répond à l’adhésion collective des cadres de son parti. «Nous avons décidé de réintégrer le PDG pour les uns et d’intégrer le PDG pour les autres parce que nous avons estimé que nous avons un leader. Ce leader, c’est Réné Ndemezo Obiang qui n’est pas un acteur politique qui est une anomalie de l’histoire », a déclaré Jonathan Ndoutoume Ngome.

Pour l’ancien ministre délégué, il s’agit d’une chance inouïe. « Sur 80 partis politiques du Gabon, la chance arrive à sourire à notre parti, à notre province et à notre fils, à notre frère M. Réné Ndemezo Obiang que le président de la République a choisi de réintégrer le parti. Mais comment chercher un vivant parmi les morts, Ndemezo est un vivant parmi les morts. Ndemezo est ce que j’ai théorisé en disant c’est l’aigle et les autres sont des poules », a-t-il poursuivi.

Si la satisfaction est perceptible dans les rangs de Démocratie nouvelle à Bitam, ce n’est pas le cas dans les rangs du PDG local. Il préfère jouer la carte de la prudence. Ses responsables ont brillé par leur absence au rassemblement de clarification. Ils ont également pris toutes les mesures pour mettre en garde la base PDG de Bitam. En effet, selon nos confrères de l’Union, c’est à travers un communiqué diffusé la veille sur la radio locale que le secrétaire départemental PDG du Ntem a interdit aux militants, sympathisants et cadres du PDG de prendre part à ce rendez-vous politique sans le mot d’ordre du secrétaire général du parti.

Le retour de l’ancien baron politique de Bitam n’est pas vu d’un bon œil par ses anciens compagnons. Et ce, d’autant plus que l’ancien opposant ne cache pas son ambition de jouer toutes ses cartes pour redorer l’image du PDG dans son Bitam natal, voire au-delà.

Covid-19 : début de la campagne de vaccination

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La vaccination anti-covid-19 a débuté ce mardi au centre hospitalier universitaire Mère et Enfant, par le corps médical. La première dose du vaccin chinois Sinopharm a été administrée au Pr Jean-François Meye, gynécologue, doyen de la faculté de Médecine.

Le Gabon a débuté officiellement sa campagne de vaccination, ce 23 mars au centre hospitalier universitaire Mère et Enfant de Libreville, par le corps médical, considéré comme prioritaire. Devant les médias, les premiers candidats ont reçu la première dose du vaccin chinois Sinopharm. Comme le prévoit le protocole sanitaire, avant l’étape finale d’injection, les candidats ont été édifiés par  leurs collègues de la santé, afin de donner un consentement éclairé

En tête de file, Pr Jean-François Meye, gynécologue, doyen de la faculté de Médecine. « Nous sommes ici à Jeanne Ebori, je fais partie des premiers responsables et comme le personnel de santé doit se faire vacciner, c’est naturel que je montre l’exemple », a-t-il déclaré. Conscient des nombreuses suspicions au sein de l’opinion, le praticien s’est voulu rassurant. « Nous savons que plusieurs vaccins ont été mis sur le marché et nous avons la chance de bénéficier d’un de ces vaccins. Vu ma profession, j’ai la chance, jusqu’à maintenant de ne pas avoir eu le covid-19. Je pense qu’il ne faut pas discuter sur le principe, est-ce que c’est dangereux ou est-ce que ce n’est pas dangereux. »

Les autres personnes vaccinées ont aussi vanté les bénéfices de la vaccination face au coronavirus.  « Ce vaccin est quelque chose de bien, sinon on ne devrait pas le recevoir ici », a soutenu un professionnel de la santé. 

Au Gabon, la campagne de vaccination a débuté au lendemain du discours du président de la République visant à encourager les populations à se faire vacciner. Un peu plus tard, joignant la parole au geste, Ali Bongo Ondimba a aussi été vacciné.

Pour cette première phase, un plan de vaccination a  été établi par le gouvernement.  Le stock est constitué de 100 000 doses du vaccin Sinopharm, offert gracieusement par la Chine au gouvernement.  Seules 50 000 personnes pourront en bénéficier. Le protocole sanitaire prévoit une deuxième dose un peu plus de 20 jours après la première.

 

 

 

Ali Bongo encourage les populations à se faire vacciner

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« Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour notre protection à tous », dixit Ali Bongo, dans son discours à la nation, ce lundi. Le président de la République s’est voulu rassurant quant à l’efficacité du vaccin. S’il a affirmé que le vaccin ne sera pas obligatoire, il a tout de même rappelé lespersonnes prioritaires : les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

Selon les dernières données épidémiologiques, le Gabon compte 17711 personnes testées positives dont 2110 cas actifs, 15 595 guérisons et 106 décès.

Intégralité du discours du président de la République

Gabonaises, Gabonais, Mes chers compatriotes,

Un an presque, jour pour jour, après le déclenchement de la pandémie sur notre territoire, le Gabon a reçu ses premières doses de vaccin contre la Covid-19.

100 000 doses du vaccin produit par le laboratoire chinois Sinopharm nous ont été livrées la semaine dernière.

Bien évidemment, d’autres vaccins tous aussi efficaces, produits par d’autres laboratoires, nous seront également bientôt livrés.

Comme je m’y suis engagé, chaque habitant pourra en bénéficier. Nous entrons dès lors, dans la phase finale de cette guerre contre la covid-19, contre cet ennemi invisible.

Cette phase finale, décisive et déterminante, intervient alors que notre pays, qui est considéré comme l’un des plus efficaces en Afrique dans la riposte face à la Covid-19, fait face à une seconde vague particulièrement violente. Une seconde vague qui tend toutefois à s’atténuer mais qui continue de produire des effets désastreux. C’est pourquoi, je considère que cette situation nous appelle toutes et tous à la plus grande vigilance.

Depuis le début de cette pandémie, 106 de nos compatriotes ont perdu la vie. Je tiens à présenter à leurs familles particulièrement éprouvées mes plus sincères condoléances et toute ma compassion.

Durant la deuxième semaine du mois de mars, nous avons à regret perdu quatre valeureux soignants, un pharmacien et trois médecins. Jamais nous n’avions connu pareille hécatombe dans le milieu médical.

Au moment où je m’adresse à vous, 100 de nos compatriotes sont hospitalisés. Et 31 sont actuellement en réanimation. Je voudrais, en mon nom propre ainsi qu’au nom du peuple gabonais, leur témoigner notre entier soutien et réconfort, et saisir cette occasion pour remercier tous les personnels de santé qui ont fait montre de courage, de dévouement, d’abnégation et d’un professionnalisme hors du commun.

Désormais, dans cette guerre contre la Covid-19, notre pays dispose d’un vaccin.

Sur mes instructions, le gouvernement prépare depuis plusieurs mois une campagne nationale de vaccination qui permettra à toutes celles et tous ceux qui le souhaiteront, où qu’ils se trouvent sur notre territoire, de se faire vacciner. Aujourd’hui, nous sommes fins prêts.

A cet effet, un numéro vert et une plateforme internet ont été mis en place afin de faciliter les inscriptions des volontaires.

Seront vaccinés en priorité les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

J’ai donné instruction au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour que cette bataille soit accompagnée d’une démarche pédagogique proactive.

Gabonaises, Gabonais,

Je tiens à nouveau à rappeler à tous que le vaccin n’est nullement obligatoire. Toutefois, il est en revanche très fortement recommandé par les autorités sanitaires nationales et internationales.

Partout, et je dis bien partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, les populations se pressent dans les centres de vaccination pour se faire administrer le vaccin car ils savent, et ils ont bien compris, que c’est la meilleure voie de protection contre ce virus.

Le vaccin, je le répète, est en effet efficace. Très efficace. Toutes les études internationales le démontrent. En effet, à titre d’illustration rien qu’au mois de janvier 2021, grâce à la vaccination, le taux de contamination aux Etats-Unis a chuté de 80%. Comme vous le savez en Israël, pays étant considéré comme le modèle en termes de stratégie de vaccination, la vie a progressivement repris son cours normal.

Je vous demande, mes chers compatriotes, de vous reposer sur ce que nous dit la recherche. Et non sur les rumeurs, les théories complotistes et Fake news sur les réseaux sociaux ou sur internet, relayées par des Cassandre n’ayant aucune connaissance ou aucune qualification.

Écoutez la voix de la raison, de la science, de la médecine. Vaccinez-vous!

Vaccinez-vous pour notre protection à tous.

Pour lutter contre la Covid-19, nous disposons aujourd’hui, avec le vaccin, d’une arme efficace. Mais nous en avons d’autres, toujours aussi probantes : les mesures barrières. Face au virus, ils sont d’une redoutable efficacité.

Je sais compter sur vous tous pour continuer à les respecter et à les faire respecter. Scrupuleusement et quotidiennement sans relâcher votre vigilance.

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

Je sais les souffrances que vous avez endurées courageusement durant cette année de pandémie. Je sais que, pour nombre d’entre vous, les mesures de protection ont parfois été difficiles à supporter dans votre quotidien. Mais le retour des jours meilleurs n’est plus très loin. Nous entrevoyons la lumière au bout du tunnel.

Plus nous nous vaccinerons, mieux nous respecterons les gestes barrières, et plus vite nous pourrons alléger les mesures de protection et retrouver enfin le cours normal de nos vies.

C’est grâce à notre courage et notre détermination collective que nous finirons par l’emporter.

J’ai foi en vous. J’ai confiance en vous et au risque de me répéter, mes chers compatriotes : Vaccinez-vous !

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

Le pacte républicain de Julien Nkoghe Bekale

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Dans une tribune, Julien Nkoghe Bekale prône un pacte républicain et patriotique. Il s’articulerait autour du plan d’accélération de la transformation du Gabon proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Pour l’ancien premier ministre, le pacte est indispensable face aux crises sanitaire, économiques et sociales. Elles constituent une menace pour le vivre-ensemble.  Julien Nkoghe Bekale en appelle à l’union et au rassemblement des forces et des énergies pour bâtir le Gabon. L’intégrité de sa tribune.    

 

« Pour un pacte républicain et patriotique autour du Plan d’accélération de la transformation du pays »

 

La vie d’une nation est parfois rythmée par des évènements largement imprévisibles comme les pandémies, les catastrophes naturelles, les crises économiques ou financières. Le Gabon, notre pays n’y échappe pas.

Actuellement, nous connaissons une crise sanitaire particulièrement préoccupante. La situation sanitaire s’est brusquement dégradée ces derniers mois. La deuxième vague que nous redoutions tous est là. 

Aucun responsable politique, de quelque bord que ce soit, n’a prévu dans son agenda la pandémie de la COVID19 qui déséquilibre aujourd’hui toutes les économies du monde.

Comme dans tous les pays, cette crise sanitaire a des répercussions importantes sur nos modes de vie et sur nos activités économiques, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Personne ne sait vraiment pas quand nous sortirons de cette situation. C’est donc, en toute responsabilité, que le Gouvernement, sur les très hautes instructions du Président de la République, a décidé des nouvelles mesures sanitaires visant à freiner, voire arrêter la chaine de contamination du virus au sein de la population.

Dans cet ordre d’idées, nous saluons le développement des vaccins mis au point par différents laboratoires de par le monde. Dès que les conditions logistiques seront réunies, nous appelons les gabonais à se faire vacciner pour être immuniser contre cette maladie virale.

Cependant, la crise sanitaire ne doit pas reléguer au second plan la relance de notre économie. En effet, une crise peut en cacher une autre, et même plusieurs. Des préoccupations plus urgentes, les unes que les autres, menacent la cohésion sociale. Nous les ressentons tous dans la multiplication des tensions sociales observées, ici et là, dans le pays. Notre “vivre ensemble’’ est menacé par la méfiance et par la peur de l’autre, le refus de se parler, la dégradation du pouvoir d’achat, le chômage, des frustrations de tous ordres, la perte de valeur… etc.

Ali Bongo Ondimba lors d’une adresse à la Nation.

Ces menaces nous obligent à réfléchir, à rassembler nos forces, nos énergies, nos intelligences pour construire ensemble le Gabon dont nous rêvons tous.

C’est ici que prend tout son sens et tout son intérêt le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) de notre pays, proposé par le Président de la République au Gouvernement. Ce document stratégique constitue une réponse actuelle et prospective aux préoccupations des gabonais. Tout en tirant les enseignements des dix dernières années, il dessine le chemin de l’espérance pour les dix autres prochaines années.

Compte tenu des enjeux sociaux et sociétaux, nous appelons à un “Pacte Républicain et Patriotique autour du Plan d’Accélération de la Transformation au Gabon“. Il s’agit d’une opportunité pour les gabonais de taire leurs querelles et de s’unir dans un esprit républicain et patriotique, en vue non seulement de freiner la propagation de la maladie COVID19 mais également et surtout de permettre, dans un climat apaisé, la mise en œuvre du PAT.

Le Plan d’Accélération de la Transformation du pays nous invite à relever trois défis majeurs, à savoir, le défi sanitaire, le défi de la relance de l’économie et le défi de la réponse sociale.

Sur le plan sanitaire, le premier objectif du Gouvernement est de protéger les populations. Cependant, la lutte conte la COVID19 n’est pas l’affaire du seul Gouvernement. Elle nous concerne tous. Nous devons tous, individuellement et collectivement, être des agents de santé autour de nous.

Certes, il est clair que la COVID19 ne doit pas nous faire oublier les autres pathologies, toutes aussi létales les unes que les autres. A cet effet, le Plan d’Accélération de la Transformation a défini trois ambitions stratégiques sur le plan sanitaire.

La lutte contre la covid-19 est l’affaire de tous.

La première ambition stratégique est d’éradiquer les déserts médicaux et assurer un accès des soins de santé primaires de qualité pour tous, en repositionnant le déportement sanitaire au cœur de notre système de santé.

La deuxième ambition stratégique est de rendre disponibles et accessibles les médicaments génériques et dispositifs médicaux essentiels de qualité ainsi que les vaccins, les produits sanguins et les services d’aide au diagnostic.

La troisième ambition stratégique est d’assurer un accès à des données fiables sur notre système de santé facilitant la prise de décisions et la mesure de la performance de notre système sanitaire.

L’objectif ultime du Président de la République est de doter notre pays d’un système de santé solide, résilient et capable de s’adapter aux évènements de santé et en particulier aux urgences sanitaires.

Le deuxième défi majeur est économique. Nous l’avons déjà dit, la pandémie de la COVID-19 affecte durablement les économies. Parallèlement à la lutte contre la COVID-19, le Gouvernement mène de front un autre combat, qui est celui de la relance de notre économie.

Dans un contexte de rareté des ressources publiques, l’exercice est complexe. En effet, entre recourir à l’endettement pour financer la relance et la volonté légitime des autorités de maitriser le niveau de la dette publique en vue de préserver les générations futures, la marge de manœuvre est étroite.

Le Plan d’Accélération de la Transformation propose une stratégie de relance économique dont les objectifs sont d’accélérer la transformation structurelle de notre modèle économique, de favoriser la création de richesse inclusive et créatrice d’emplois, d’assainir les finances publiques et de renforcer notre position extérieure.

Cette vision stratégique est organisée autour de trois grandes ambitions, à savoir, préparer les secteurs productifs de demain, créer les conditions de développement économique dans tous les secteurs, créer les conditions d’un nouveau pacte social.

La bataille de la relance de notre économie n’est pas, une fois encore, l’affaire du seul Gouvernement. Elle nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Dans un monde de plus en plus globalisé, complexe et en recomposition, des grands mouvements sont en cours et s’ils se poursuivent, nous pouvons imaginer les transformations qui se produiront au cours de la prochaine décennie en matière économique, politique, sociale et géostratégique.

Enfin, le troisième défi est social. En effet, l’un des risques majeurs de la situation actuelle est l’aggravation des inégalités, avec la paupérisation probable d’un grand nombre de personnes.

Pour avoir anticipé la baisse de l’activité économique induite par la crise sanitaire, le Président de la République dans le Plan d’Accélération de la Transformation ambitionne de créer les conditions d’un nouveau pacte social fondé sur une contribution accrue du secteur privé, une efficacité renforcée des services publics et la préservation des principaux filets sociaux.

L’objectif de ce nouveau pacte social est de développer l’emploi dans le secteur privé et garantir la pérennité de notre système de protection sociale.

La relance économique nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Le défi est de taille. Gagner la bataille contre les exclusions, réorganiser les solidarités et vaincre la pauvreté exige l’implication de tous. Le renouveau de la gouvernance publique est le pendant opérationnel du renouveau politique. Il est aussi la condition nécessaire pour engager notre pays sur la voie d’un développement humain élevé et durable. C’est dans cet esprit que nous nous sommes efforcés de rédiger cette tribune par laquelle nous proposons un pacte républicain et patriotique en vue de la mise en œuvre du Plan d’Accélération de la Transformation de notre pays.

Le pacte républicain et patriotique autour du PAT que nous proposons repose sur trois principes majeurs, qui sont la Responsabilité, la Réalité et la Rationalité (3R).

La responsabilité consiste pour chacun de nous, à prendre la mesure de la situation sanitaire que traverse le pays et à comprendre que chacun doit y prendre sa part, entant que membre de la collectivité nationale, mais aussi comme être humain et citoyen.

La réalité implique, pour chacun de nous, de rechercher et d’identifier les faits de la façon la plus objective possible sans les déformer dans le but, conscient ou non, de les rendre conformes à ce que l’on pense ou à ce qui nous arrange.

La rationalité exige, pour chacun de nous d’évaluer avec un esprit logique les conséquences probables des actes que nous posons et de nos comportements sur la cohésion sociale.

En conclusion, nous invitons les gabonais à analyser le Plan d’Accélération de la Transformation dans un état d’esprit ouvert et constructif. On ne saurait refuser une idée du simple fait qu’elle parait difficile à mettre en œuvre. Les rêves sont nécessaires pour faire avancer le monde. L’histoire prouve que nombre d’entre eux ont été rendus possibles par le génie humain, individuel et collectif. On ne saurait condamner spontanément des idées au seul prétexte qu’elles ne correspondent pas à celles que l’on porte. Cette attitude est dommageable. Elle constitue le meilleur moyen de se priver de toute matière à réflexion et comparaison, donc de toute possibilité d’enrichissement intellectuel.