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L’Association agir pour une jeunesse autonome prône l’entrepreneuriat pour tous. Créée par un groupe de jeunes entrepreneurs, l’APJA se lance dans l’action sociale. Entretien avec sa vice-présidente,  Elvire Revaza.

 

Que prépare l’APJA actuellement ?

Nous sommes réunis pour une caravane de l’APJA, dénommée sensibilisation aux dons de sang et à l’entrepreneuriat. Nous avons choisi le don de sang comme contribution au développement de la société et comme soutien aux couches vulnérables qui n’ont pas assez d’argent pour se procurer des poches de sang. Nous donnons du sang. Nous faisons le dépistage pour  l’hypertension et le diabète. Et, nous allons sensibiliser comme d’habitude en distribuant des flyers et des prospectus. Nous enregistrerons les personnes qui voudront bien se donner à l’exercice de l’entrepreneuriat. Le but est de faire en sorte que notre contribution puisse impacter la société.

Vous parlez de caravane, comment cela va se passer concrètement ? 

Nous sommes à notre première édition et nous comptons continuer le partenariat avec  le centre de transfusion sanguine pour nous déployer, cette fois-ci, sur un autre site. Pourquoi pas dans une autre commune pour pouvoir donner du sang ? Nous ne comptons pas nous limiter au don de sang. Il y a d’autres activités qui peuvent être liées au social. Nous pouvons visiter des malades, faire des dons de médicaments. Mais pour l’instant nous avons commencé avec le don de sang qui va se perpétuer dans le temps. Bien entendu, avec le soutien du ministère de la Santé et de la banque de sang.

Quel est lien entre l’entrepreneuriat et le social ?

Toute entreprise a un volet qui s’appelle responsabilité sociale. Et la responsabilité sociale voudrait que, à côté du fait que l’on veuille au quotidien gagner de l’argent, nous avons l’obligation de nous arrêter pour pouvoir contribuer aussi au bien-être de la société et pouvoir soutenir les personnes dans le besoin. C’est pour ça que dans son volet social, l’APJA qui est un regroupement d’entrepreneurs prend de son temps et mène des activités pour pouvoir aider aussi la population à se prendre en main.

Donner de son temps et de son sang pour les autres

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui hésitent à se lancer dans l’entrepreneuriat ? 

Il n’y a pas d’âge pour se lancer. Nous avons des modèles des pays où des gens même en étant élèves, étudiants ou salariés ont des activités qui prospèrent et deviennent des hommes d’affaires, des millionnaires. Ils ont commencé quelque part. Ils ont persévéré et ils ont toujours été déterminés. Je pense qu’il faudrait que les jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour la bonne et simple raison qu’il faut qu’ils apprennent à se prendre en main.

Se prendre en main à tout prix ?

Se prendre en main, c’est pouvoir non seulement être son propre employeur mais aussi offrir de l’emploi à d’autres personnes. Il y a nécessité de comprendre que la fonction publique et le secteur privé sont saturés. On passe parfois trois à quatre années à attendre qu’un de nos CV ou dossier soit pris en compte. Mais ce temps pourrait être mis à contribution pour pouvoir lancer sa propre structure et la voir générer de l’argent et employer d’autres personnes pour réduire le taux de chômage. Aujourd’hui, être employé c’est bien, être entrepreneur, c’est encore mieux.

Propos recueillis par Gaël Mayika