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Las, disent-ils, d’honorer « inutilement » des rendez-vous qui n’ont pas de suite, les élèves des classes d’examens de la capitale économique gabonaise ont manifesté leur mécontentement le week-end écoulé. Ils dénoncent « le manque de considération »  de la part de la structure sanitaire en charge de la réalisation de leurs bilans médicaux préalables aux épreuves d’éducation physique et sportive pour les examens de fin d’année.

Plus de peur que de mal, le week-end écoulé à l’ancien hôpital de Port-Gentil, dans l’Ogoué-Maritime, un des sites choisis pour la réalisation des examens médicaux des élèves des classes de troisième et de terminale, préalable aux épreuves d’éducation physique et sportive du BEPC et du Bac.

En effet, les apprenants sont montés au créneau, le samedi 20 avril dernier pour dénoncer « le manque de considération » de la part du personnel hospitalier affecté au service radiologie de l’établissement sanitaire. Ils sont allés jusqu’à casser les chaises. D’autres, de l’extérieur ont jeté des pierres, semant ainsi le trouble dans la structure hospitalière.

« Nous sommes fatigués de faire des vas et viens ici depuis deux semaines maintenant. On nous dit à chaque fois que l’appareil est en panne. Nous habitons pour certains très loin et on a pas toujours l’argent du taxi. En plus quand on vient, on passe presque toute la journée ici. Sans compter que le docteur qui nous reçoit nous parle très mal tout le temps », s’est indigné Dorian, élève en classe de troisième.

Elève en classe de terminale, Myriande estime le problème encore plus complexe. « Moi j’ai déjà raté plusieurs cours et je ne sais pas comment je vais les rattraper. Le pire c’est que nous sommes nombreux dans cette situation. On ne sait même pas si nos enseignants vont croire qu’on était ici à l’ancien hôpital tout ce temps », a-t-elle déploré. 

Pour certains observateurs, cette situation de tension était prévisible. « Il n’y a qu’à voir comment ces enfants sont souvent entassés la-bas depuis le début de cette affaire d’examens. Aucun protocole sanitaire n’a été mis en place sachant qu’on est en pleine crise sanitaire. Il aurait fallu une meilleure organisation afin d’éviter ces attroupements là », a exprimé un employé d’une administration à proximité de l’hôpital.

Joint au téléphone, la responsable de l’ancien hôpital a simplement déploré le comportement des élèves avant d’admettre qu’ils ont effectivement été difficiles à contenir à un moment donné. « Ils ont cassé les chaises et ont semé le trouble dans l’hôpital. On aurait dit des personnes qui ont été envoyées », a-t-elle dit. 

Sur les raisons de ce dérapage, Dr Carla Ayeghe assure que toutes les dispositions ont été prises afin de recevoir les enfants selon un programme préalablement établi. « Nous avons établi une liste et à chaque fois on faisait l’appel pour donner à chacun sa date et son jour de passage. En aucun cas il a été question de faire venir les élèves comme ça », a dit le docteur.

En ce qui concerne la défaillance technique de l’appareil, docteur Carla a indiqué qu’il s’agirait plutôt d’une rupture de « clichets » dans tout le pays. « C’est ce qui a causé le retard dans l’exécution du travail. On a dû commander les clichets au Cameroun, il n’y en avait plus ici. Ça a pris un peu de temps avant que la commande n’arrive mais nous avions averti les élèves et nous leur avons communiqué la date à laquelle ils devaient se représenter à l’hôpital », a-t-elle poursuivi.