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Le PDG fait une nouvelle sortie pour appeler certains camarades à suivre la discipline du parti et respecter les règles du jeu. Il prône l’esprit d’équipe.

C’est une nouvelle annonce qui ne laisse personne indifférent. Mercredi, Michel Phlippe Nzé, a lu, au nom du Parti démocratique  gabonais, un communiqué où il est revenu sur la dernière communication du groupe parlementaire PDG à l’assemblée nationale. Celle-ci a été l’objet de diverses interprétations et surtout mésinterprétations. Les députés souhaitaient que cesse la cabale contre certaines personnalités dont le premier ministre. Ils lui réitéraient également leur  soutien tout en appelant à la sérénité.

Martin Mabala, le président du groupe parlementaire, a été accusé de nier au président de la République, Ali Bongo Ondimba, le droit de mettre fin aux fonctions de premier ministre. Le parti au pouvoir ne le voit pas ainsi. « Le soutien d’un groupe parlementaire majoritaire à une politique générale déterminée par le président de la République, en concertation avec le premier ministre, chef du Gouvernement, tous issus du même parti politique, ne déroge pas aux règles démocratiques et ne brouille nullement la prérogative exclusivement réservée au président de la République de mettre fin aux fonctions d’un premier ministre ou d’autre membre du Gouvernement. » Peut-on lire.

Le communiqué est une mise au point. Il est pédagogique. Les mots semblent choisis pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion. « Le parti rappelle que le groupe parlementaire a le droit de s’exprimer sur ce genre de situation et même de faire des propositions au président de la République sur la gestion du premier ministre, » fait observer un militant.

Collimateur

C’est aussi un recadrage des instances supérieures du PDG qui s’appuient sur les textes. Les règles de jeu ne seraient pas respectées par certains camarades. « Ils tirent contre leur propre camp. Ils multiplient des publications et des articles mensongers pour tromper l’opinion », affirme un député.

Dans leur collimateur, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Ils s’attendaient à le voir tomber, début décembre dernier, en même temps que Brice Laccruche et ses lieutenants. Ils accusent le chef du Gouvernement d’être un membre de l’AJEV, l’association créée par Laccruche. « Tout le monde sait bien que Julien Nkoghe Bekale n’a jamais été membre d’un courant politique au sein du parti. Il a toujours été fidèle au PDG et au président de la République. On cherche à le salir », s’indigne le député.

Les publications auraient une autre visée. « Les gens derrière ces torchons veulent simplement forcer la main du président de la République, explique un ancien ministre. Ils aimeraient lui faire croire que tous ces écrits contre le PM sont spontanés et reflètent l’opinion générale. Tout ça n’est que coup monté ! »

Chapelle

Sans citer de nom, cet ancien ministre parle de personnes influentes dont certaines auraient l’oreille du président. Il évoque entre autre des anciens du MOGABO.  Une bonne partie de ses cadres, ministres, a été méthodiquement sortie du Gouvernement du temps du DCPR, Brice Laccruche. Certaines évictions ont été théâtrales voire humiliantes et mal vécues par les ministres sortants. «  Ils ont une revanche à prendre face à un premier ministre qui ne les aurait pas soutenu dans leur chute », affirme un cadre.

Dans les allées du pouvoir, chacun s’active pour sa chapelle politique. Tous les coups semblent permis, mais tout n’est plus acceptable. Cela explique les sorties successives des instances dirigeantes. Il y a eu le groupe parlementaire puis le communiqué du PDG. Des prises de position au nom du collectif qui désavouent les camarades qui « tirent contre leur propre camp ». Selon certains observateurs, ils sont minoritaires, malgré leur activisme effréné.