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La capacité des forêts tropicales à capturer le carbone diminue. Pire, les forêts pourraient devenir des émettrices de CO2. Cette inquiétante rupture affectera les régions d’Afrique et d’Amazonie.

Les arbres des forêts tropicales pourraient d’ici quelques années ne plus jouer leur rôle de « séquestration de carbone ». C’est l’alerte donnée par une étude réalisée sur une période de 30 ans par le musée royal de l’Afrique centrale et l’université de Leeds.

Les 300 000 arbres étudiés sur les 565 forêts tropicales intactes en Afrique et en Amazonie révèlent le rôle prépondérant des arbres dans la séquestration de carbone. Or, depuis près de 30 ans, le cycle s’est inversé. La capacité des forêts d’absorber du carbone a diminué.

Dans les années 1990, les forêts tropicales intactes ont capturé près de 46 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère. Ce chiffre a diminué à environ 25 milliards de tonnes dans les années 2010. La capacité d’absorber du carbone a donc diminué de 21 milliards de tonnes, ce qui équivaut à 10 ans d’émissions de combustible fossile dans des pays industrialisés comme le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et le Canada réunis. « En combinant des données d’Afrique et d’Amazonie, nous avons pu expliquer pourquoi ces forêts changent. Les taux de CO2, la température, la sécheresse et la dynamique interne des forêts sont des facteurs importants », expliquent les chercheurs à l’origine de l’étude.

Accord de Paris

De manière globale, durant les années 1990, les forêts tropicales intactes ont capturé 17 % des émissions de carbone causées par l’homme. Dans les années 2010, elles n’en ont capturé que 6 %. Cette baisse est due au fait que la capacité des forêts à capturer du carbone a diminué de 33 %, la superficie de forêt intacte a diminué de 19 %, alors que nos émissions de carbone ont augmenté de 46 %.

Malgré la menace qui pèse sur ces forêts et la planète entière, la forêt du bassin du Congo qui couvre un tiers de la superficie de l’Amazonie absorbe presque autant de CO2 par an. Pour le Pr. Lee White, ministre des Eaux et Forêts qui a suivi de près l’évolution des parcelles qui ont contribuées à cette étude, « le puits de carbone d’Afrique s’avère plus résistant au changement climatique, peut-être parce que dans le passé, les forêts africaines ont été durement impactées face aux stress occasionnés par les changements climatiques. Il est essentiel que la communauté internationale se mobilise afin de mettre en œuvre et renforcer l’accord de Paris en marge de la prochaine COP 26 qui se tiendra à Glasgow au Royaume-Uni. »