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dimanche 26 septembre 2021

Paskhal Nkulu : « Nous invitons les Woleu-ntemois à soutenir la démarche de Ndemezo »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

 

Le porte-parole de l’association Nouvelle conscience woleu-ntemoise, Paskhal Nkulu revient sur les motivations de la structure associative. Il s’exprime également sur la dernière actualité politique marquée notamment par le retour de Réné Ndemezo Obiang au Parti démocratique gabonais (PDG), et l’appel à la paix des braves.

Paskhal Nkulu : Présentez-nous l’association Nouvelle conscience Woleu-ntemoise ?

Gabon Actualité : Nouvelle conscience Woleu-ntemoise est structure associative qui regroupe les natifs du Woleu-Ntem avec pour objectif l’entraide et la participation au développement de la province. Le Woleu-Ntem doit l’essentiel de son acquis économique à l’effort de ses fils, et cet effort se doit d’être mesuré et entretenu à l’échelle de la province. Le Woleu-Ntem a deux ou trois principales voies d’entrée qui sont des accès faciles à des puissances économiques qui sont le Cameroun et la Guinée équatoriale en matière de développement, et qui devraient faire école chez nous. Il est pratiquement impossible d’envisager aujourd’hui asseoir un développement conséquent s’il n’est pas construit à l’échelle de la province. Dans un passé pas très éloigné, le Woleu-Ntem avait la particularité d’être une province autonome sur le plan économique. Mais aussi, une province où le rapport politique avec l’état était fixé sur des fondamentaux de la République. Malheureusement, les années se sont écoulées et ces rapports ont vu l’intrusion d’autres facteurs qui l’ont totalement anéanti. Notre structure associative vise à encourager les fils et les filles du Woleu-Ntem à participer à la reconstruction de cette conscience woleu-ntemoise qui doit être une conscience pour l’essor de notre province.

PN : Comment comptez-vous faire bouger les lignes ?

GA : De manière précise, ce que nous faisons depuis l’élection présidentielle de 2016 c’est de rassembler les fils du Woleu-Ntem, d’initier des réflexions qui portent sur le développement. L’urgence c’est d’avoir un agenda commun, avoir une démarche commune sur toutes les questions qui concernent la vie politique, la vie économique, la vie sociale de notre province. Nous pensons qu’il nous faut redéfinir les éléments de référence qui vont nous permettre de participer au grand développement du Gabon. Si nous n’avons pas d’éléments de référence interne, il nous sera difficile de nous situer en tant que woleu-ntemois. Etre woleu-Ntemois aujourd’hui, c’est une responsabilité historique, une responsabilité morale, une responsabilité politique. Si on ausculte ce type de responsabilité et qu’on veut faire la politique pour la politique, on est pratiquement sûr qu’on aura le résultat que nous devrions aujourd’hui. Nous allons entreprendre une phase beaucoup plus active par l’incitation à la réalisation et à l’engagement aux micro-projets économiques.

PN : Qu’est-ce que vostre association a posé comme actes pour aider les woleu-ntemois à faire face à la pandémie decovid-19 ?

GA : Inviter à la prise de conscience est la chose la plus primordiale. Nous avons face à nous une épidémie, une maladie dont personne ne mesure ni le développement, ni les vrais modes de contamination. On suppose que ce serait par voie orale, par voie nasale. Mais les précautions que l’on prend semblent ne pas être de nature à bien nous protéger. Nous invitons particulièrement les woleu-ntemois et les Gabonais, en général, à faire extrêmement attention, à ne pas se laisser aller à l’idée grossière comme quoi ce virus n’existe, que c’est une stratégie entre les supers puissances. Nous demandons à nos frères de se protéger et de se prendre en charge par les protocoles médicaux qui existent et les vaccins. Ceux qui doivent le faire, peuvent le faire. Dans la mesure du possible, nous pouvons agir sur le gouvernement par des demandes pour que l’état fasse preuve de diligence en rendant disponible des doses de vaccin en quantité suffisante pour toute la population.

PN : Que répond Nouvelle conscience woleu-ntemoise à l’appel à la paix des braves ?

GA : Pour nous, c’est du sparadrap sur une jambe de bois. C’est une question totalement décalée, elle est hors contexte et rien ne l’a justifie, aujourd’hui. Pour appeler à un regroupement de partis politiques, à une sorte d’union sacrée des forces politiques, il faut qu’il y ait un contexte qui le justifie. Généralement, c’est un contexte d’après-guerre ou de conflit post-électoral. Nous ne sommes dans aucun de ces cas. Le Gouvernement et toutes les autres composantes de la République fonctionnent normalement. Je crois que ceux qui ont lancé cet appel à la paix des braves devraient avoir un peu plus de génie. Pour l’instant, les priorités sont ailleurs. C’est contenir la Covid-19, répondre à la demande sociale. C’est autant d’axes aujourd’hui qu’aucun de ces leaders politiques n’a jamais abordé. Vous ne les verrez jamais s’attarder sur des questions sociales, sur des questions de chômage, sur des questions d’emplois, sur des questions de logements, de justice. À chaque fois, c’est des retrouvailles autour des discussions politiques, politiciennes. Je crois que les Gabonais en ont un peu marre.

PN : Le retour de Réné Ndemezo Obiang au PDG ne remet-il pas en cause la probité des acteurs politiques du Woleu-Ntem ?

GA : La démarche adoptée par monsieur Ndemezo est une démarche qu’il faut saluer. On ne s’engage pas en politique pour avoir le statut d’opposant à vie. Ça n’existe pas. La politique n’a de but que pour réussir et exercer le pouvoir de décision. Lorsqu’en toute objectivité, vous vous rendez compte que ce pourquoi vous vous engagez ne peut se concrétiser que si vous avez une position de recul. Si vous convenez avec ceux qui ont les capacités, les moyens d’accélérer les mécanismes de développement du pays, pourquoi rester dans cette position fermée qui n’a aucune perspective. Si vous avez à connaitre l’histoire du Woleu-ntem, vous saurez qu’aujourd’hui, les cadres du Woleu-ntem tiennent pour responsables les acteurs politiques de leur province, du fait que leur posture contre le pouvoir ne facilite pas leur proposition. Les acteurs économiques de cette province tiennent pour responsables les comportements déviants des acteurs politiques de cette province. En 2016, monsieur Ndemezo avait pensé qu’il y avait une opportunité de faire une autre offre politique pour le Woleu-Ntem, en étant dans l’opposition. Quelques années après, il se rend compte que c’est une voie sans issue. Et ce, d’autant plus que l’opposition n’a pas un développement cohérent. Ndemezo ne veut pas s’engager dans des choix inutiles, il fait le choix de dire aux enfants du Woleu-ntem et aux enfants du Gabon : « j’assume ma part de responsabilité, je me mets à la disposition du président et j’arrête la lutte politique stérile ». La lutte politique au Gabon est stérile. Nous, en tant que Nouvelle conscience woleu-ntemoise, nous le soutenons et invitons tous les enfants du Woleu-Ntem à soutenir cette démarche.

 

 

Vacance de pouvoir : des proches de Ping montent au créneau   

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Prenant pour prétexte l’absence du président Ali Bongo Ondimba à la visioconférence de l’Assemblée générale des Nations-Unies, des proches de l’opposant Jean Ping  exigent l’urgence de la déclaration de la vacance de pouvoir.

Un seul point était à l’ordre du jour de la dernière sortie médiatique de la coordination nationale de la coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, ‘’la déclaration de la vacance de pouvoir’’ au sommet de l’exécutif.  Le sujet est récurrent pour une partie de l’opposition depuis octobre 2018. Cette fois les proches de l’opposant à Ali Bongo Ondimba prennent pour prétexte l’absence du chef de l’Etat à la visioconférence de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

« Les arguments sont plausibles et nous confortons ici les déclarations du président élu, la communauté internationale vient d’avoir une nouvelle preuve de la vacance de pouvoir au Gabon », a déclaré le porte-parole de la coordination nationale, Jean-Claude Nkoulaveng.

La coalition met aussi en relief les nombreuses postures prises depuis des mois par des acteurs politiques et de la société civile pour exiger des preuves des capacités physiques et mentales d’Ali Bongo Ondimba à diriger le gouvernement. Une posture qui s’est avérée sans issus, à l’instar du rejet de la plainte du collectif Appel à agir par le tribunal de première instance de Libreville. La décision de justice  s’appuyait sur le fait que, « les requérants n’ont pas qualité pour agir et, d’autres part, que la question objet de leur requête ne relève pas de sa compétence.»

La peur

Par ailleurs, du côté de l’exécutif, depuis janvier 2019, la présence d’Ali Bongo Ondimba est très remarquée. Deux chefs de gouvernement se sont succédés à la tête de la primature.  Mieux, quelques jours après la déclaration de la coordination nationale de la coalition pour la nouvelle République, le chef de l’exécutif a présidé un conseil des ministres. Il a ensuite pris part à la rentrée annuelle des cours et tribunaux, tenue le 5 octobre dernier.

Des sorties publiques qui n’entament pas la motivation des proches de Jean Ping. Jean-Claude Nkoulaveng et les membres de la coordination nationale ont au cours de leur déclaration  interpellé « la communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités pour accompagner l’avènement de la nouvelle République et la renaissance du Gabon dans l’intérêt bien compris de mettre tous les Gabonais à l’abri de la peur et à l’abri du besoin. »

Réconciliation nationale : le marathon de Louis Gaston Mayila

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L’opposant Jean Ping est-il prêt à adhérer à la réconciliation nationale prônée par Louis Gaston Mayila ? Le sujet était au centre de la rencontre entre les deux personnalités ce week-end. Toutefois, en attendant une réponse officielle de Jean Ping, le président de l’UPNR poursuit son marathon afin de passer le message à toutes les forces vives de la nation.  

C’est à travers les réseaux sociaux que la rencontre entre le président fondateur de l’Union pour la nouvelle République, Louis Gaston Mayila et le président de la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping a d’abord été relayée. Quelques heures plus tard, un communiqué sur la page Facebook de l’UPNR précisait le sujet de la rencontre : « Au menu de la discussion : la réconciliation nationale ».

L’échange s’inscrit dans la suite des rencontres entamées  depuis quelques mois avec plusieurs responsables politiques, religieux et acteurs de la société civile. « La réconciliation nationale est la seule voie de sortie de la crise actuelle dans notre pays. Elle est nécessairement la seule alternative pour tisser un nouveau contrat social entre les gouvernés et les gouvernants », précise le communiqué de l’UPNR.

Il ne s’agissait donc pas de retrouvailles entre anciens ‘’camarades’’, se remémorant des souvenirs d’une  gestion commune de la chose publique, il s’est plus tôt agi pour l’opposant radical Jean Ping de répondre à l’invitation au dialogue de Louis Gaston Mayila.  

Après Jean Ping, les leaders religieux

Si ce dernier peut se réjouir d’avoir pu exprimer sa vision à l’un des principaux protagonistes de la crise postélectorale de 2016, il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Puisque ce 4 aout, il a poursuivi son marathon des rencontres en s’entretenant avec des leaders religieux.

 « Et maintenant Mr le président de la République, et maintenant Mmes et Mrs les membres des gouvernements et maintenant Mmes et Mrs les présidents des corps constitués et maintenant Mrs les princes des églises, révérends pasteurs et maintenant que nous avons érigé des murs de haine dans nos sociétés, on fait comment ? » interroge-t-il.

La réponse serait l’étape de la réconciliation nationale. Selon un schéma préétabli, le président de l’UPNR propose la mise en place d’un comité national de réconciliation ; l’hommage aux martyrs enregistrés depuis la crise de 1964 ; la libération des prisonniers politiques ou de toutes personnes enfermées pour son opinion pour leur permettre de prendre part au débat ; le vote d’une loi d’amnistie pour permettre aux Gabonais bloqués à l’étranger de rentrer librement chez eux. Et surtout : le pardon mutuel.

La CNR contre les démons du tribalisme

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Dans une déclaration, la CNR s’insurge contre certaines voix « tentées par les thèses et les démons du tribalisme ». Elle invite les citoyens à faire preuve de vigilance pour éloigner le pays du piège de la discorde.

Ennemi commun au-delà des frontières depuis de nombreux mois, la pandémie du covid-19 ne semble pas être le seul élément à craindre au Gabon actuellement. En effet, depuis plusieurs jours, un nouveau débat tend à prendre de l’ampleur avec pour principal objectif ternir le tissu social déjà peu reluisant depuis ces dernières années, en l’occurrence ‘’le tribalisme’’.

Si plusieurs voix de la société civile se sont aussitôt levées sur les réseaux-sociaux pour condamner cette pratique d’un autre âge, Jean Ping et les siens viennent également de hausser le ton afin d’exprimer leur « ferme volonté de ne pas laisser prospérer les germes du repli ethnique. »

« Dans ce climat particulièrement sombre, le peuple gabonais a plus besoin de se sentir protégé et rassemblé que d’être écrasé et divisé. Cet objectif n’est pas à la portée du régime qui mesure cruellement, l’ampleur de son rejet par nos concitoyens », lance la Coalition pour la nouvelle République.

Pour les opposants radicaux, le constat est amer. « La CNR observe avec une vive préoccupation, que certaines voix, entendues ces derniers jours, sont tentées par les thèses et les démons du tribalisme. Certains veulent entraîner le pays vers d’autres chemins, rejoignant ainsi les rangs des partisans de la terre brûlée qui sont à l’œuvre, depuis qu’ils ont été rejetés par le peuple gabonais aux présidentielles de août 2016 », déclare la CNR.

Guerre civile

Fidèle à sa posture la CNR estime que la responsabilité de cette situation incombe principalement au pouvoir en place. « La reconnaissance de la souveraineté du peuple gabonais, c’est-à-dire le libre choix de ses dirigeants, demeure la principale préoccupation. Les Gabonais sont suffisamment meurtris. Le Gabon est particulièrement éprouvé. Partez, mais ne brûlez pas le Gabon. Aucun Gabonais ne vous le pardonnera », clame-t-elle.

La Coalition pour la nouvelle République

A l’endroit des citoyens, la CNR prône la vigilance et la  résistance afin d’éloigner la Gabon du piège de la discorde. Et face aux partisans de la division, elle réaffirme haut et fort son rôle de repère, de référence et de gardien inlassable de la préservation du Gabon entre toutes les velléités et ruses conduisant à la guerre civile.

Appel au dialogue du CAPPE : Jean Ping prend son temps

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La CNR autour de Jean Ping reconnait le bien-fondé de la démarche du CAPPE qui appelle à un dialogue des mentors de la société pour la reconstruction du tissu social. Mais est-elle prête à répondre à cet appel ?

Dans la poursuite de la caravane de rencontres des acteurs et partis politiques et de la société civile, le Congrès des agents de l’administration publique et parapublique de l’Etat (CAPPE) a été invité, le 23 août au domicile de Jean Ping. Mais en lieu et place de l’opposant radical, le CAPPE a été reçu par les membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR).

Et contrairement aux autres étapes où ils ont plutôt eu droit à un accueil chaleureux, cette fois-ci, les membres du CAPPE ont dû faire face à la méfiance de leurs interlocuteurs. Pas de téléphone, encore moins de caméras ou d’appareils photos durant l’échange. Pire, le CAPPE doit aussi patienter pour savoir si Jean Ping et les siens sont prêts à s’asseoir autour d’une table avec les autres acteurs de la société. 

« Nous ressortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé parce que nous avons bien transmis notre message, mais nous n’avons pas reçu de réponses de la Coalition Jean Ping », confie Emmanuel Mve Mba.  « En revanche, ils disent rester à examiner la question et dans quelques jours ou semaines, ils vont nous saisir soit par écrit, soit par téléphone pour donner leur réponse officielle », poursuit-il.

Crises

Depuis le début de sa tournée citoyenne, le CAPPE a déjà rencontré une quinzaine d’acteurs et organismes de la société. La démarche du Congrès est motivée par les maux qui minent la société depuis la présidentielle de 2016, caractérisés, entre autres,  par  le mépris, la gabegie et la haine. Le message du CAPPE s’adresse à toutes les formations politiques de la majorité et de l’opposition sans exclusive.

Le congrès annonce des prochaines rencontres avec les confédérations syndicales, les religieux, la notabilité, les auxiliaires de commandements. Et le prélat africain en vue de bénéficier de leur expérience sur la sortie des crises respectives.

Jean Ping, l’autre message à la Nation

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La fête de l’indépendance a été l’occasion pour le leader de la coalition pour la nouvelle République, de réaffirmer sa conviction à contribuer à mettre les Gabonais à l’abri de la peur et du besoin.

C’est en qualité de « Président élu de la République » que le challenger d’Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle de 2016 s’est à nouveau adressé à la Nation à l’occasion de la commémoration de l’accession du Gabon à l’indépendance. Trois ans après cette échéance électorale, Jean Ping reste déterminé dans son engagement à mettre les Gabonais « à l’abri du besoin et de la peur. »

Détérioration du tissu social

« De cette profession  de foi, croyez-moi bien, je ne me départirai jamais », a-t-il lancé, indiquant par ailleurs que, « Le pays est gravement abîmé, le moral des Gabonais est en berne, les valeurs fondatrices de la République ont été liquidées. Le Gabon, hier si fidèlement admiré à l’extérieur, devient aujourd’hui la risée du monde. »

Le leader politique dresse un tableau sombre de la situation socio-économique, causé par  un pouvoir qu’il qualifie d’autiste, campant allègrement dans l’absurdité, dans l’ambiguïté, dans l’inacceptable, dans la transgression. « Jamais auparavant dans notre pays, le besoin de liberté ne s’était exprimé avec autant de force et d’intensité », lance-t-il.

La paix, la sécurité, la justice, la cohésion nationale font parties des exigences des Gabonaises et Gabonais. La réalité, elle,  est tout autre à travers un quotidien caractérisé par  la pauvreté, la précarité,  l’incertitude du lendemain. De même que le pillage,  le détournement de l’argent et des biens publics et l’enrichissement illicite.

Double usurpation du pouvoir

« Un vent criminel s’est levé il y a trois ans, fauchant délibérément nos filles et nos garçons, nos frères et nos sœurs. (…). Les souffrances, les pleurs et les drames du peuple gabonais ont franchi le seuil du tolérable, » déclare Jean Ping, avant de lancer qu’il est devenu urgent, sinon impératif,  de libérer le Gabon et de le sortir de ce tableau macabre.

S’il ne cessé de revendiquer la victoire qui lui aurait été volée au soir du 27 août 2016, Jean Ping note cette fois-ci ce qu’il qualifie de deuxième usurpation, « toujours et encore par des gens venus d’ailleurs. »

À cet effet, il affirme sans broncher que « la gestion du pays est désormais entre les mains d’un groupuscule de repris de justice qui pillent sans vergogne les richesses nationales, sèment la discorde, répandent la peur et la haine dans ce Gabon, réputé pour être un havre de paix et de concorde pour tous. »

Il déplore à cet effet, une ambition démesurée « d’un directeur de cabinet, habité par la folle ambition de devenir calife à la place du calife. » Celle-ci se caractérise, selon le leader de l’opposition par une volonté de contrôler et maîtriser les centres stratégiques de l’Etat, notamment les finances et le Trésor public, les principales institutions de la République, entres autres.

Tout en souhaitant une bonne fête de l’indépendance à ses compatriotes les attentes  de Jean Ping sont claires, notamment l’intervention de la communauté internationale ; la déclaration de la vacance de pouvoir et par-dessus tout la restitution du pouvoir.