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Port-Gentil : des mariages et des enterrements sous covid

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Port-Gentil vibre en fin de semaine au rythme des cérémonies de mariage et des veillées funèbres. Tout se déroule au mépris des règles sanitaires liées à la riposte contre la pandémie du coronavirus. Les manifestations massives peuvent devenir des bombes sanitaires à retardement.

 

Les Marigovéens ont manifestement décidé de faire fi du respect du protocole de riposte contre le coronavirus. Les nombreux cortèges nuptiaux et autres cérémonies funèbres dans les rues et les quartiers de Port-Gentil, tous les week-ends, en sont l’illustration. A croire qu’au fil des mois, « l’insouciance » des Portgentillais prend progressivement le dessus sur le sens  du « devoir » collectif.

Samedi dernier, par exemple, un accident de circulation a failli se produire entre un cortège qui voulait prioritairement s’imposer sur la voie et des transporteurs en commun préoccupés à optimiser et rentabiliser la journée avant le couvre-feu.

Cérémonies bondées

Un compatriote soutient à cet effet que « la période est propice pour les mariages parce que les dépenses sont amoindries », du fait de la mesure d’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes. Cette assertion semble plutôt crédible à priori, cependant, dans les faits, les choses sont différentes.

Cette interdiction est de rigueur uniquement pendant la cérémonie à la mairie. Face à l’entêtement des familles, certains officiants ont parfois menacé de tout arrêter, si plus de dix personnes se trouvaient  dans la salle. Mais, une fois hors du bâtiment municipal, les mesures restrictives sont ouvertement foulées au pied. Au vu et au su de tous et peut-être pour la grande joie du coronavirus.

La fête avant tout pour les mariés et les convives.

Car, entre cortèges kilométriques et cérémonies bondées, le virus circule sans obstacle d’un convive à un autre. Très peu de personnes portent un masque.

Tendance à la baisse

Dans les quartiers, plus besoin de se faire discret lorsqu’on veut organiser des obsèques. Car, si l’interdiction des veillées mortuaires est prise en compte par les riverains, il n’est cependant pas rare de voir chaque week-end, et parfois en semaine, des tentes dressées avec en dessous, un monde fou, disposé les uns contre les autres, sans protection aucune.

Dans ces endroits, le scepticisme sur l’existence de la covid règne. Et le naturel a vite pris le dessus sur les questions de santé. Pour Julienne, venue assister une famille en deuil, la crise sanitaire ne doit pas entraver les relations humaines. « Depuis, on ne veut pas nous déconfiner alors que dans les pays voisins les autres ont repris à vivre normalement. On fait comment ? On ne peut pas enterrer les gens comme ça. Il y a certains rituels traditionnels qui doivent absolument être respectés ». Pour Lionel, le problème est ailleurs. Le Portgentillais remet en cause l’existence même du virus. « Si le coronavirus tuait comme on veut nous le faire croire, Port-Gentil est petit, il y a longtemps on serait tous morts ».

Avec la tendance baissière observée ces derniers temps, ce genre de raisonnement a de beaux jours devant lui, tout comme le virus. Le coronavirus va continuer à sillonner les cortèges de mariage et les veillées car à ce jour, en l’absence d’un vaccin, les mesures barrières restent de rigueur.

Covid-19 : du relâchement à Port-Gentil

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La crise sanitaire et les mises en garde des autorités n’y changent rien. Les Port-Gentillais reprennent progressivement goût à une certaine liberté, sans mesures barrières, contre la propagation du coronavirus.

 

Le relâchement observé depuis l’assouplissement de certaines mesures gouvernementales et le niveau de propagation du virus sont les raisons pour lesquelles les autorités ont rappelé à l’ordre les uns et les autres à travers un communiqué lundi.

Dans les marchés, les boutiques et les magasins sont de nouveaux fréquentables. L’affluence quotidienne dans les espaces commerciaux, les transports en commun et la rue, témoigne du non-respect de l’interdiction des sorties considérées comme pas essentielles. Même si dans certains magasins, le dispositif sécuritaire contre le coronavirus reste de mise à l’entrée.

Difficile d’en dire autant dans certaines administrations publiques où les usagers, devant des kits de lavage de mains incomplets, sont désormais libres de se soumettre ou pas aux gestes barrières contre la propagation du coronavirus.

Au quartier, les cellules de prières se multiplient. Tandis que les bistrots de fortune gagnent du terrain. Si les religieux font l’effort d’être en conformité avec l’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes, pour les amateurs de bière, c’est la liberté totale. Il n’y a aucun respect de la distanciation sociale et pas de port de masque.

A 19h passées, les Marigovéens se baladent dans les rues ou circulent en voiture paisiblement et sans bavette la plupart du temps. Jusqu’à 20h et plus, les taximans et autres clandos profitent hâtivement de la générosité des clients, rattrapés par le temps. Ils essaient de regagner prestement leurs domiciles parfois à l’autre bout de la ville. L’horaire du couvre-feu est devenu variable.

Discipline

Pour Clémentin, « le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de cas ici favorise un peu la situation d’insouciance des populations dans laquelle nous nous trouvons. Mais le vrai problème est que le gouvernement n’a rien respecté de ce qu’il a promis ici en ce qui concerne les mesures d’accompagnement. Comment donc nous on va continuer de faire comme ils disent ? ».

Une ville sans mesures barrières, avec officiellement 3 cas covid-positifs

Nadine pense qu’il faudrait profiter du fait que Port-Gentil enregistre « un faible taux » de propagation pour maintenir l’activité économique. « On doit laisser les gens vaquer à leurs occupations tout en respectant les mesures barrières. Il faut cependant que les frontières restent fermées pour éviter que nous ayons plus de cas », soutient-elle.

A la question de savoir comment faire finalement intégrer à tous les mesures barrières, d’aucuns répondent que « les mauvaises habitudes ont la peau dure ».

Quoiqu’il en soit, le gouvernement estime que « la sortie de l’état d’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes requiert une discipline personnelle et collective ». A Port-Gentil, la discipline attendra. Après tout, la ville ne compte-t-elle pas que trois cas positifs au covid-19 ?

 

L’hypertension artérielle et le diabète, deux causes de décès liés au covid-19 au Gabon

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Le Gabon a annoncé samedi, son cinquième décès lié au Covid-19. Une femme de 55 ans, qui souffrait d’hypertension artérielle et du diabétique. Ces pathologies ont précipité son décès.

Au Gabon, c’est la énième fois qu’un patient décédé de Covid-19, présente la même association des symptômes : hypertension artérielle (HTA), diabète et coronavirus. En mars dernier, le premier patient à être emporté par le virus, la cinquantaine d’âge, était décédé « (…) de suite des complications de son diabète et d’un syndrome de détresse respiratoire aigue ». Ainsi en est-il également du médecin décédé le 23 avril. Il  avait comme antécédent médicale « le diabète ». Les mêmes modalités médicales qui ont entrainé la mort de la patiente de 55 ans : hypertendue, diabétique avec une surcharge pondérale.

« Elle a été admise le 27 avril pour détresse respiratoire. Devant l’aggravation rapide de son état, la patiente a été admise en réanimation et est décédée ce jour, 2 mai à 19h30 », précisait le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus.

Constat flagrant a-t-il fait remarquer : « nous sommes devant un cinquième cas de décès qui a les mêmes similitudes que les autres décès : hypertension artérielle (HTA) et diabète ». Pour le porte-parole du Copil,  « l’association HTA, diabète et coronavirus est donc un facteur de risque très élevé ».

Hygiène

Les personnes atteintes de ces pathologies présentent des risques de contracter facilement le virus et d’en succomber.

A titre de prévention, il a invité les personnes concernées à être rigoureux pour le suivi des comorbidités par des contrôles réguliers, le port obligatoire du masque, la distanciation sociale, la limitation des sorties non essentielles et l’application des mesures d’hygiène.

Télé-enseignement / Mouguiama Daouda : ‹‹Il faut l’implication des parents.››

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Crise sanitaire oblige, les élèves en classes d’examen suivent des cours à distance sur Gabon1ère ou via des plates-formes en ligne. Le ministre de l’Education nationale, Pr Mouguiama Daouda revient sur l’intérêt de cette nouvelle méthode et le rôle de chaque partie, en l’occurrence les parents.

 

Vous sortez d’une rencontre extraordinaire par vidéoconférence avec les ministres de l’éducation nationale de l’espace francophone. Que peut-on en retenir ? 

C’est une deuxième rencontre après celle du 27 mars, organisée par la conférence des ministres de l’Education nationale (Cofemen) de l’espace francophone et  le ministère de l’Education nationale de la République française. Ces rencontres ont pour  but de partager les expériences que chaque pays éprouve dans le contexte de la pandémie du covid-19 avec des répercussions dans le système éducatif.

Lors de la première rencontre, nous avons tous autant que nous étions constatés des similitudes dans les réactions et nous avons travaillé depuis un mois pour mettre en œuvre les stratégies et les partages d’expériences de bonne pratique. Il s’agissait donc de faire le bilan et voir comment on peut avancer ensemble étant attendu que les problématiques sont similaires dans tous les pays face à la pandémie du covid-19.

 

Pour le cas du Gabon,  vous avez mis en place un système de cours en distance. Où en êtes-vous ?

Nous avons en deux semaines  lancé le télé-enseignement et nous allons bientôt pour les populations qui n’ont pas accès à la télévision et au numérique mettre en place un système de diffusion des contenus pédagogiques via des cahiers d’exercices conçus spécifiquement pour l’enseignement à distance.

Ces stratégies que nous éprouvons au Gabon, nous avons pu constater que  les autres pays les mettent également en pratique. D’une manière générale, on a des réponses identiques pour les mêmes problèmes. C’est un bon signe qui prouve que nous sommes sur la bonne voie. Donc, les réponses qu’on va y apporter et qu’on a commencé à esquisser lors de cet échange-là vont probablement présenter des similitudes.

 

Il y a un certain scepticisme face à ce type d’enseignement.  Comment comptez-vous obtenir une plus grande adhésion ? 

On a toujours peur de l’innovation. Ce n’est pas propre au Gabon. Et vous aurez noté que le Maroc qui est quand même un grand pays en Afrique a révélé que les élèves ne suivent pas alors que 80 000 enseignants sont disponibles pour les suivre sur la plateforme numérique et qu’il y a peu d’intérêt au Maroc pour les cours en ligne.  On parle là d’un pays qui a une tradition.

Je constate également d’autres faits pour d’autres pays sur les nouvelles habitudes qu’il faut acquérir. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, par la force des choses, ça va se faire.

Nous allons créer les conditions de cette appropriation par les élèves, en communiquant mieux et en impliquant un peu plus les parents et les enseignants.  Dans la mise en œuvre du dispositif d’enseignement à distance toutes les parties doivent jouer leur rôle, de telle sorte que le système soit fiable et dynamique.

 

Y a-t-il une priorisation des classes pour les cours à distance ?

En parlant de la priorisation des classes d’examen. Nous avons également dans la mise en œuvre de l’enseignement à distance commencé par les matières scientifiques. Elles sont les plus difficiles. Mais, vous aurez remarqué que dès la deuxième semaine, nous avons déjà élargi et ouvert les disciplines qui n’étaient pas initialement prévues. On est passés de disciplines scientifiques, à l’histoire géographie, aux sciences économiques. Tout cela se met en place progressivement. 

 

Un mot pour finir Monsieur le Ministre ?

Sans les enseignants, il n’est pas possible que l’enseignement à distance, par le numérique, mais aussi par l’audiovisuel soit effectif. Il en est de même sans les parents. Chacun a son rôle à jouer dans ce système. Un parent doit savoir que son enfant doit passer un examen. Il doit lui faire la place pour suivre les cours à la télévision, plutôt que de conserver des créneaux horaires qui permettent des films ou de séries.

Si on veut l’avenir de son enfant, on fait des efforts et sacrifices. Et ça, personne ne vient le faire à la place des parents. Évidemment, il y a des familles où il y a des parents qui sont moins instruits que d’autres. C’est de notre devoir,  avec l’aide de l’association des parents d’élèves (APE) de les identifier et de faire en sorte qu’on mette en place un dispositif pour les accompagner. Mais d’une manière générale, il faut l’implication des parents.

Et tenez-vous bien, les études ont montré que les familles dans lesquelles les parents sont moins instruits sont celles qui suivent au mieux les enfants. Donc ce n’est pas forcément une question d’instruction, mais de volonté d’accompagner ses enfants et de préoccupation de leur avenir. 

 

Propos recueillis par Gomez Mouss

Confinement partiel : les partenaires sociaux obtiennent gain de cause

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Suite à la prorogation de l’Etat d’urgence, les syndicats tirent des leçons de la période de confinement total. Ils émettent des suggestions pour un meilleur équilibre du tissu social.

Avec la fin du confinement total et le retour au confinement partiel, il ne fait aucun doute que le gouvernement et les partenaires sociaux sont sur la même longueur d’onde.

En effet, avec l’expérience des deux premières semaines, les partenaires sociaux, n’ont cessé d’appeler  à la suspension « du confinement total du grand Libreville afin de relancer l’économie  nationale car, un confinement total prolongé dans un contexte où les mesures d’accompagnement initialement annoncées n’ont pas véritablement d’impact sur le terrain, pourrait entraîner l’implosion sociale.» C’est désormais chose faite.

Toutefois, si l’urgence sanitaire qu’impose l’épidémie de coronavirus est une réalité pour le plus grand nombre, ce n’est pas le cas pour les décisions de riposte prises par le gouvernement. A cet effet, une dizaine de centrale syndicale (CAPPE, MSTGV, SYLTEG, SAMTAC, SYNAPRO, BTP-AT, SAT/TP, SAT/AMENAGEMENT, SYNAPEC, SYNATREF, SYTRAJES, SYNEPPG), est montée au créneau lundi pour faire quelques propositions visant à permettre au gouvernement de rectifier le tir.

« S’il est avéré que le danger frappe à nos portes, à travers un ennemi invisible, il nous parait tout aussi opportun, de solliciter du gouvernement, un certain nombre d’éclairage », a déclaré le porte-parole des centrales syndicales, Emmanuel Mve Mba.

Allocation chômage

Au nombre des attentes dans la suite de la riposte au covid-19,  la société civile souhaite plus de transparence dans le traitement officiel adopté par l’Etat gabonais, et qui aurait déjà permis à certains patients infectés de trouver  la guérison. Elle sollicite la distribution effective des équipements de protections individuelles (masques, gants, gilets, etc.) ; la mise en œuvre des mesures prises par le chef de l’Etat en matière d’allocation chômage, les loyers, l’eau, l’électricité et le transport en les rendant effectives et visibles.

A cela s’ajoute, la dépolitisation de la lutte contre le coronavirus. Pour la société civile, il s’agit d’une guerre planétaire contre une pandémie et non une campagne électorale. Elle souhaite aussi une évaluation du programme de l’école à distance, à l’ère du numérique qui, selon les partenaires sociaux, n’a pas produit l’effet escompté.

Covid-19 : un vaccin en usage d’ici septembre 2020 ?

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Les chercheurs britanniques et chinois affirment qu’un vaccin covid-19 pourrait être disponible d’ici septembre prochain. Un optimisme que ne partage pas l’ensemble de la communauté scientifique.

Alors que les morts du covid-19 se comptent par milliers depuis le début de l’épidémie, de nombreux chercheurs sont mobilisés pour trouver l’antidote du nouveau coronavirus. C’est le cas de ceux du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies et de l’Institut Jenner de l’université d’Oxford en Grande-Bretagne.

Dans une communication sur la chaine locale chinoise, CGTN, le directeur du centre, Pr Gao-Fu, a indiqué que des essais cliniques effectués sur trois vaccins potentiels contre le coronavirus permettent d’affirmer que la Chine disposera d’un vaccin contre le coronavirus d’ici septembre.

Premiers essais cliniques sur l’homme

S’il a reconnu que le développement d’un vaccin ou d’un médicament spécifique nécessite du temps, il assure tout de même que les expériences passées sont concluantes en termes de stratégie pour le développement d’un vaccin. En chine, ce sont deux vaccins potentiels qui sont en cours d’essais cliniques. Le premier à vecteur d’adénovirus. Le deuxième inactivé est dans la deuxième phase d’essai. 

« Parce que le vaccin sera utilisé sur des personnes en bonne santé, nous voulons nous assurer qu’il sera sûr et efficace. Peut-être qu’en septembre, nous pourrions avoir un vaccin à utiliser en cas d’urgence. Par exemple, si nous avons une nouvelle vague d’épidémie », explique le Pr Gao-Fu.

En Grande-Bretagne, c’est du côté de l’Institut Jenner de l’université d’Oxford que les scientifiques s’activent pour trouver le vaccin contre le coronavirus. Parmi les nombreuses expériences, l’essai d’un vaccin fabriqué à partir d’un virus du rhume a été récemment effectué sur deux volontaires.

Même ambiance à l’Institut Pasteur, en France, où le défi est d’offrir un vaccin le plus tôt possible. Les chercheurs s’inspirent de l’expérience du Chikungunya. Pour démontrer la sécurité du produit, ils annoncent des premiers essais cliniques pour cet été.

Un défi pour la communauté scientifique

Par contre, si la communauté scientifique s’accorde sur la nécessité de l’urgence d’un vaccin pour faire face à l’épidémie, elle s’accorde tout de même sur le fait qu’il sera difficile d’atteindre la dernière phase d’expérimentation dans moins de 12 mois.

Dans le cas de l’Institut Jenner, le directeur de l’Oxford Vaccine Group, Pr Andrew Pollard, qui dirige l’essai affirme que « l’essai lui-même prendra un an parce que nous voulons surveiller ces volontaires après qu’ils aient été vaccinés et voir ce qui se passe du point de vue de la sécurité. »

« Trois phases de tests sont indispensables pour s’assurer de l’efficacité du vaccin. En étant très optimisme, on a au moins un an ou deux ans pour que les vaccins soient mis sur le marché pour les rendre accessible au plus grand nombre », souligne un de ses confrères.

Selon les dernières données, sur 119 projets de vaccin contre le covid-19 seuls huit candidats bénéficient d’un financement de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).

Covid-19 : les recommandations de l’ordre des médecins

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Une délégation de l’ordre des médecins a recommandé au premier ministre, d’améliorer les conditions de gestion des malades. Leurs recommandations interviennent au moment où la prise en charge des patients est sujette à caution.

La rencontre entre le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale et le groupe de travail composé des médecins, pharmaciens et syndicats du secteur de la santé intervient à un moment critique de la gestion de la crise de coronavirus au Gabon, alors que des révélations tous azimuts font état des mauvaises conditions de traitement des personnes infectées par le virus dans les structures hospitalières. Pour l’ordre de médecin, des réajustements sont nécessaires.

« Nous avons posé un constat et fait des recommandations  qui sont consignées dans un document qui résume tout ce que nous avons fait comme réflexion. Ces recommandations devraient surtout permettre au Gouvernement de mieux gérer la pandémie de Covid-19 », confie Emmanuel Ogandaga, président du Conseil national de l’ordre des médecins et modérateur du groupe de travail des ordres de santé.

Protocole

Les recommandations visent une gestion optimale de la crise sanitaire de coronavirus et la gestion des malades non Covid-19. « Les gens ont du mal à partir de chez eux. Ils ont du mal également à avoir des médicaments parce qu’il faut faire des longues distances.  Si bien que ces malades risquent de mourir dans les quartiers, parce qu’on se focalise uniquement sur les malades Covid-19 et on fait la part belle à cette pandémie », ajoute le Dr. Emmanuel Ogandaga. Il  appelle à un redéploiement de la stratégie de prise en charge des malades toutes catégories confondues au sein des structures hospitalières.

Ainsi, le renforcement des laboratoires fonctionnels, la fiabilité des tests grâce à des protocoles adaptés, la mise en place du matériel de protection pour le personnel de santé, la gestion des malades non Covid-19 et la mobilité des personnels de santé durant la période de crise sont autant de recommandations formulées par la délégation au chef du gouvernement. Leur faisabilité sera étudiée par le comité de pilotage du plan de veille de riposte contre le Covid-19.

Vers une baisse de 10 % du PIB pour le Gabon en 2020 ?

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Le Gabon pourrait enregistrer des pertes de l’ordre de 10 % de son PIB cette année. Le covid-19 et la volatilité des prix du pétrole en sont les principales causes.

« L’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques ». C’est l’assurance formulée, il y a quelques jours par le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. Et pourtant, la percée du coronavirus à travers le monde et la chute des cours du pétrole causée par un manque d’accord entre la Russie et l’Arabie Saoudite, devraient avoir des conséquences lourdes sur l’économie gabonaise. 

Entre suspension de nombreux projets d’exploration, pression sur les budgets, fermeture de nombreuses industries, baisse de l’activité économique, chômage et baisse de la croissance économique, le Conseil de l’Atlantique craint des pertes du PIB pour le Gabon de l’ordre de 10 % cette année. « Des milliers d’Africains et expatriés vont être licenciés dans les pays producteurs de pétrole, alors que les entreprises ferment leurs plates-formes de forage et les projets prévus », prévient NJ Ayuk, président de la chambre africaine de l’Energie.

A l’exemple du Gabon, d’autres pays africains producteurs et exportateurs de pétrole devraient être durement touchés : Nigéria, Angola, Guinée Equatoriale, Congo, Ghana et Tchad. Les effets pourraient être dévastateurs en raison de la dépendance des revenus de ces pays à l’égard du pétrole. Ce sombre présage s’explique en partie, parce que la situation du secteur pétrolier dépasse largement les crises connues jusqu’ici, mais aussi parce que la crise liée au coronavirus induit des conséquences dramatiques sur l’activité économique mondiale.

A 25 dollars le baril de pétrole, à son plus bas niveau depuis les années 90, cette conjoncture est presqu’inédite. Au Gabon, elle devrait compromettre de nombreux projets. C’est le cas du 12e appel d’offre autour de la mise aux enchères de 35 blocs pétroliers sur le marché qui devrait connaitre son apogée en avril.