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Port-Gentil : Que restent-ils des mesures barrières ?

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Plusieurs veillées mortuaires et célébrations de mariages se sont déroulées le week-end alors qu’une troisième vague de la pandémie de Covid-19 menace le pays. De quoi s’interroger sur le respect des mesures gouvernementales. Les organisateurs des n’y font presque plus attention.

 

Les mesures restrictives liées à la pandémie à Covid-19 sont-elles toujours d’actualité à Port-Gentil ? La question se pose au regard des débordements enregistrés ces derniers temps.

Le week-end dernier, la ville de sable a vibré au rythme des veillées mortuaires et autres cérémonies de mariages et de retraits de deuil. Avec tous les risques sanitaires que ces rassemblements représentent au moment où une troisième vague plus sévère que les précédentes menace le pays.

Sans inquiétude aucune, les organisateurs mènent la cérémonie qui pendant toute la nuit, qui jusqu’à l’aube. Pourtant jusqu’à très récemment et compte tenu du couvre-feu, aucune manifestation ne pouvait aller au-delà de 21 h. De plus, le respect de la distanciation sociale était exigé.

Démarche infructueuse

Hors, ce n’est plus le cas. Il n’est effectivement pas rare, dans ces rencontres de voir des personnes sans masque ou qui font en toute décontraction des empoignades ou des accolades. Que dire de la mesure sur la limitation du nombre de participants ? Depuis des mois plus personne ne compte personne.

Interrogés sur le caractère légal de leurs initiatives, certains organisateurs assurent avoir obtenu des dérogations. Pour sa part, Séraphin estime que « si certains le font parce qu’ils auraient obtenu des autorisations, d’autres, par manque de courage d’aller faire la procédure auprès des autorités, ou, craignant tout simplement que leur démarche soit infructueuse, le font par suivisme. Quand bien-même ils encourent le risque de se faire prendre ».

Pratique courante au niveau national

D’où la question de Paulin un autre Port-Gentillais qui dit ne plus rien comprendre. « On dit que nous sommes menacés par une troisième vague, mais les autorités donnent les autorisations aux gens. Si les veillées et les mariages ont repris jusqu’au matin, pourquoi donc on parle encore de couvre-feu ?» 

La dérive ne serait pas l’apanage de la seule ville d’Emile Gentil. « A Libreville aussi c’est pareil. Il y a les cérémonies partout de nuit, et même à l’intérieur du pays. Il n’y a qu’à regarder dans le journal l’Union. A la page des avis de décès. Il y a des programmes des obsèques dont les heures vont jusqu’à l’aube et les autorités lisent ce journal et ne disent rien. Alors pourquoi voulez-vous que les autorités portgentillaises ou marigovéennes soient les seules à faire la loi ?», interroge un observateur.

Casimir Oyé Mba : la maladie de l’intox

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L’évacuation sanitaire de Casimir Oyé est un coup dur pour son parti en pleine campagne interne. Elle ravive aussi les tensions entre les camps adverses avec de graves accusations d’empoisonnement.

 

C’est un homme affaibli et terrassé par la maladie qui a été évacué samedi depuis l’aéroport Léon Mba pour bénéficier de meilleurs soins à Paris. Annoncé pour mort dans les réseaux sociaux, Casimir Oyé Mba était hospitalisé à la polyclinique Chambrier. Très peu de personnes étaient dans la confidence. Répondant à plusieurs appels, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, en sa qualité de cadre de l’Union Nationale, s’est voulu rassurant. « Il est effectivement hospitalisé à Chambrier et doit être évacué à partir de demain. Merci à vous de rassurer celles et ceux qui s’inquiétaient pour lui, » écrivait-il la veille.

Depuis plus aucune communication n’a été faite sur l’état de santé de l’ancien premier ministre d’Omar Bongo. Les rumeurs les plus folles ont donc pris la place. La plus loufoque parle d’un empoisonnement de Casimir Oyé Mba. Elle vise et accuse Paul-Marie Gondjout, candidat et adversaire de Paulette Missambo à la présidence de l’Union Nationale. Paulette Missambo étant l’épouse de Casimir Oyé Mba, pour certains le mobile du pseudo-empoissonnement est vite trouvé. Il « aurait eu lieu au cours des campagnes électorales à l’intérieur du pays auprès des militants de l’UN. Tous les regards sont ainsi tournés vers le camp en face, celui de Paul-Marie Gondjout, » écrit sur sa page Luc Ossemi.

 

Candidature maintenue

Dans le « camp d’en face » justement c’est la stupéfaction. Surtout lorsque l’auteur parle de l’annonce prochaine par Paul-Marie Gondjout du retrait de sa candidature à la présidence du parti de l’opposition. La nouvelle n’est pas démentie officiellement, mais il s’agit bien d’une fausse information. PMG maintient sa candidature. Seulement personne dans son entourage ne veut répondre et encore moins prêter le flan à des « polémiques stériles. »

La situation est grave. L’évacuation sanitaire de CAM porte un coup au déroulement de la campagne interne. Les deux parties sont dans l’expectative. Tout comme les militants quelque peu déboussolés. La date du prochain congrès n’est toujours pas connue à ce jour. Sans véritable chef, l’Union Nationale demeure absente du débat politique nationale.

 

Covid-19

Selon des sources hospitalières, le vice-président de l’UN a la covid-19. Il ne serait pas le seul malade parmi les cadres du parti à souffrir du coronavirus. Son état est alarmant compte tenu de son âge comparé aux autres malades plus jeunes et plus solides.

Avant de tomber malade, l’homme de 79 ans avait sillonné pendant plusieurs jours le pays du Woleu-Ntem à l’Ogooué-Lolo en passant par le Haut-Ogooué aux côtés de Paulette Missambo en campagne. Et malgré le port du masque, dans ces rassemblements les mesures barrières sont moyennement respectées. « Casimir Oyé Mba a une santé chancelante. Pourquoi l’avoir entraîné dans le Gabon profond où les routes laissent à désirer ? » interroge Wilfried Okoumba.

Une question parmi tant d’autres pour un parti dans l’attente et le regard tourné vers Paris. Prompt rétablissement Monsieur Oyé Mba.

Ali Bongo annonce la réouverture des bars

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Le président de la République, Ali Bongo Ondimba a annoncé ce vendredi l’allègement de plusieurs mesures prises dans l’état d’urgence.  Ces mesures qui entreront en vigueur dans les tous prochains jours concernent, entre autres, le couvre-feu qui passe de 18h à 21h, la réouverture des bars.

Après plusieurs mois de léthargie, les bars pourront reprendre dans les tous prochains jours leurs activités, et ce jusqu’à 20h30. Le couvre-feu passe de 18h à 21h. Ce sont les mesures fortes annoncées par le président de la République, Ali Bongo Ondimba ce 28 mai. Si cet allègement vise à soulager certaines activités économiques ou sociales, elle est tout de même accompagnée de quelques conditions, notamment l’accès aux bars et au restaurant conditionnée par la présentation d’un test PCR d’une validité de 14 jours ou d’une carte de vaccination Covid-19.

Le chef de l’Etat affirme que cet allègement est le résultat d’une prise de conscience collective qui a conduit à la stabilisation des contaminations à une moyenne de 50 par jour. « Il y a quelques semaines, j’évoquais une lueur au bout du tunnel. Cette lueur, qui symbolisait l’espoir d’une sortie de crise, fait place aujourd’hui à une lumière qui brille de plus en plus fort. Ce combat que nous n’avons cessé de mener avec force, nous sommes en passe de le gagner », a-t-il déclaré.

Toutefois, Ali Bongo Ondimba précise que certaines mesures restrictives en rapport avec les voyageurs internationaux sont maintenues. Il s’agit notamment, du renforcement du protocole sanitaire;  le test PCR obligatoire à leur arrivée au Gabon, la mise en quarantaine de 24 heures dans des établissements hôteliers de la place, jusqu’à présentation d’un test PCR négatif. Une qui décision sera effective à partir du 15 juin 2021.

Seulement, cette fois-ci, les personnes vaccinées bénéficieront d’un traitement particulier; Elles seront, en effet, exemptées de certaines restrictions en vigueur, parmi lesquelles la circulation libre pendant le couvre-feu, à l’intérieur du pays et dans certains lieu publics. Elles pourront également participer sans contrainte aux réunions de culte et aux activités sportives, et seront  exemptées de la quarantaine imposée aux voyageurs internationaux.

Aussitôt après l’allocution du président de la Républque, la communication gouvernementale a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce samedi dès 14h30. Comme lors des précédentes, ce sera l’occasion pour le gouvernement de donner des détails sur les mesures annoncées par le chef de l’Etat. 

 

Le conseil des ministres proroge l’Etat d’urgence de 45 jours

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Les mesures sanitaires de prévention, de lutte et de riposte contre la COVID19 sont prorogées pour une durée de 45 jours. C’est l’une des grandes décisions entérinées mercredi par l’exécutif réuni en conseil des ministres. Elle fait suite à l’adoption du projet de loi portant prorogation des mesures de prévention, de lutte et de riposte contre la COVID, conformément à l’ordonnance fixant les mesures de prévention, de lutte et de riposte contre les catastrophes sanitaires.

En janvier, les populations avaient exprimé leur ras le bol en lançant un concert de casserole, après le durcissement des mesures de riposte contre la covid-19. Elles réclamaient, entre autres, la levée du couvre-feu établi à 18h. Dès l’annonce de cette nouvelle prorogation, les grincements de dent ont été perceptibles au sein de l’opinion. Mais le gouvernement reste déterminé à tout mettre en œuvre pour limiter la prorogation du coronavirus au Gabon.

Geoffroy Foumboula Libeka : prêt à tout pour la liberté et la justice

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Geoffroy Foumboula Libeka, ambassadeur leadership et engagement jeunesse du Gabon, dénonce des arrestations « arbitraires » pour réduire au silence le mouvement des casseroles. Il compte se battre pour la liberté d’expression et lutter contre une justice qu’il considère aux ordres.

Gabon actualité: Vous vous êtes insurgé contre l’arrestation de Philippe Arsène Owono et d’autres personnes, accusés d’être des meneurs du mouvement des casseroles. Que reprochez-vous à la justice ?  

Geoffroy Foumboula Libeka: tant qu’acteur de la société civile, nous ne défendons pas des individus, nous défendons des causes. C’est pour cela que nous nous préoccupons  peu de la coloration des jeunes qui ont été arrêtés. Certains disent que ce sont des jeunes proches du pouvoir, ça ne nous regarde pas. Ce sont les faits pour lesquels ils ont été arrêtés qui nous indignent.

Vous vous souvenez qu’il y a eu un mouvement de casseroles pacifique en protestation aux mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Ces mesures n’ont pas d’accompagnement, si ce n’est que les accompagnements promis n’ont jamais été réalisés. Suite à ce mouvement, certains jeunes identifiés comme étant les promoteurs ont été arrêtés et c’est ce qui a soulevé mon indignation. Je trouve inconcevable  qu’on puisse envoyer en prison, qu’on puisse gaspiller la vie des jeunes du fait que ces derniers aient été identifiés comme étant promoteurs du mouvement des casseroles auquel on a tous participé.

Le mandat de dépôt n’est pas synonyme de jugement. À quel niveau se situe votre inquiétude ?

On sait tous à quoi ressemble le mandat de dépôt. Pas besoin de vous rappeler, par exemple, que Bertrand Zibi, après plus de 5 ans de détention préventive sous mandat de dépôt, ce n’est qu’il y a quelques semaines qu’il a été jugé, condamné à six ans de prison.

On sait tous que la justice elle-même ne respecte pas ce code pénal qui prévoit des délais en ce qui est des détentions préventives. Cinq ans c’est trop. On a pas envie que nos frères qui sont sous  mandat de dépôt se retrouvent en prison au-delà du cadre règlementaire, qui n’est pas respecté par ces mêmes juges.

Que comptez-vous faire ?

Nous comptons poser plusieurs actions, parce qu’on  veut être légalistes. Même si en face les autorités ne le sont pas. Elles ne respectent pas le cadre qui est défini. Les magistrats ne respectent pas le code pénal.

Au niveau des acteurs de la société civile, nous sommes en train d’œuvrer dans ce sens avec notre plate-forme  « Tournons la page »  au sein de laquelle je suis secrétaire général. Nous allons donc mobiliser un avocat pour pouvoir les suivre sans distinction aucune. Nous allons défendre tous les jeunes : produire des communiqués de presse, attirer l’attention de la communauté internationale…

Quel est votre message à l’endroit de la jeunesse ?

C’est de dire à la  jeunesse qu’on ne doit pas baisser les bras parce que nous n’avons pas de pays de rechange. Nul n’a un titre foncier sur sa vie. Il y en a qui ont peur parce qu’ils se disent qu’ils vont mourir. Mais ils ignorent qu’ils vont forcément mourir un jour. Une fois qu’on sait que ce qu’on fait est juste et noble, on ne doit pas avoir peur de perdre sa vie pour ce combat.

J’ai conscience que mon combat pour la justice a deux issus. Soit que la justice puisse prévaloir. Soit, c’est la mort. Moi, je suis prêt à tout.

 

 

 

Ali Bongo encourage les populations à se faire vacciner

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« Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour notre protection à tous », dixit Ali Bongo, dans son discours à la nation, ce lundi. Le président de la République s’est voulu rassurant quant à l’efficacité du vaccin. S’il a affirmé que le vaccin ne sera pas obligatoire, il a tout de même rappelé lespersonnes prioritaires : les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

Selon les dernières données épidémiologiques, le Gabon compte 17711 personnes testées positives dont 2110 cas actifs, 15 595 guérisons et 106 décès.

Intégralité du discours du président de la République

Gabonaises, Gabonais, Mes chers compatriotes,

Un an presque, jour pour jour, après le déclenchement de la pandémie sur notre territoire, le Gabon a reçu ses premières doses de vaccin contre la Covid-19.

100 000 doses du vaccin produit par le laboratoire chinois Sinopharm nous ont été livrées la semaine dernière.

Bien évidemment, d’autres vaccins tous aussi efficaces, produits par d’autres laboratoires, nous seront également bientôt livrés.

Comme je m’y suis engagé, chaque habitant pourra en bénéficier. Nous entrons dès lors, dans la phase finale de cette guerre contre la covid-19, contre cet ennemi invisible.

Cette phase finale, décisive et déterminante, intervient alors que notre pays, qui est considéré comme l’un des plus efficaces en Afrique dans la riposte face à la Covid-19, fait face à une seconde vague particulièrement violente. Une seconde vague qui tend toutefois à s’atténuer mais qui continue de produire des effets désastreux. C’est pourquoi, je considère que cette situation nous appelle toutes et tous à la plus grande vigilance.

Depuis le début de cette pandémie, 106 de nos compatriotes ont perdu la vie. Je tiens à présenter à leurs familles particulièrement éprouvées mes plus sincères condoléances et toute ma compassion.

Durant la deuxième semaine du mois de mars, nous avons à regret perdu quatre valeureux soignants, un pharmacien et trois médecins. Jamais nous n’avions connu pareille hécatombe dans le milieu médical.

Au moment où je m’adresse à vous, 100 de nos compatriotes sont hospitalisés. Et 31 sont actuellement en réanimation. Je voudrais, en mon nom propre ainsi qu’au nom du peuple gabonais, leur témoigner notre entier soutien et réconfort, et saisir cette occasion pour remercier tous les personnels de santé qui ont fait montre de courage, de dévouement, d’abnégation et d’un professionnalisme hors du commun.

Désormais, dans cette guerre contre la Covid-19, notre pays dispose d’un vaccin.

Sur mes instructions, le gouvernement prépare depuis plusieurs mois une campagne nationale de vaccination qui permettra à toutes celles et tous ceux qui le souhaiteront, où qu’ils se trouvent sur notre territoire, de se faire vacciner. Aujourd’hui, nous sommes fins prêts.

A cet effet, un numéro vert et une plateforme internet ont été mis en place afin de faciliter les inscriptions des volontaires.

Seront vaccinés en priorité les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes âgées et les personnes à risque.

J’ai donné instruction au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour que cette bataille soit accompagnée d’une démarche pédagogique proactive.

Gabonaises, Gabonais,

Je tiens à nouveau à rappeler à tous que le vaccin n’est nullement obligatoire. Toutefois, il est en revanche très fortement recommandé par les autorités sanitaires nationales et internationales.

Partout, et je dis bien partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, les populations se pressent dans les centres de vaccination pour se faire administrer le vaccin car ils savent, et ils ont bien compris, que c’est la meilleure voie de protection contre ce virus.

Le vaccin, je le répète, est en effet efficace. Très efficace. Toutes les études internationales le démontrent. En effet, à titre d’illustration rien qu’au mois de janvier 2021, grâce à la vaccination, le taux de contamination aux Etats-Unis a chuté de 80%. Comme vous le savez en Israël, pays étant considéré comme le modèle en termes de stratégie de vaccination, la vie a progressivement repris son cours normal.

Je vous demande, mes chers compatriotes, de vous reposer sur ce que nous dit la recherche. Et non sur les rumeurs, les théories complotistes et Fake news sur les réseaux sociaux ou sur internet, relayées par des Cassandre n’ayant aucune connaissance ou aucune qualification.

Écoutez la voix de la raison, de la science, de la médecine. Vaccinez-vous!

Vaccinez-vous pour notre protection à tous.

Pour lutter contre la Covid-19, nous disposons aujourd’hui, avec le vaccin, d’une arme efficace. Mais nous en avons d’autres, toujours aussi probantes : les mesures barrières. Face au virus, ils sont d’une redoutable efficacité.

Je sais compter sur vous tous pour continuer à les respecter et à les faire respecter. Scrupuleusement et quotidiennement sans relâcher votre vigilance.

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

Je sais les souffrances que vous avez endurées courageusement durant cette année de pandémie. Je sais que, pour nombre d’entre vous, les mesures de protection ont parfois été difficiles à supporter dans votre quotidien. Mais le retour des jours meilleurs n’est plus très loin. Nous entrevoyons la lumière au bout du tunnel.

Plus nous nous vaccinerons, mieux nous respecterons les gestes barrières, et plus vite nous pourrons alléger les mesures de protection et retrouver enfin le cours normal de nos vies.

C’est grâce à notre courage et notre détermination collective que nous finirons par l’emporter.

J’ai foi en vous. J’ai confiance en vous et au risque de me répéter, mes chers compatriotes : Vaccinez-vous !

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

Une pétition du Syltteg contre le couvre-feu à 18 h

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Le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon a lancé samedi une pétition contre le couvre-feu à 18 h.  La mesure prise dans le cadre de la riposte contre la covid-19 est jugée impopulaire et à l’origine de conséquences.

« Nous demandons au gouvernement de ramener l’heure du couvre-feu à 22 h ». C’est la principale requête du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon. Il a lancé une pétition samedi pour se faire entendre des autorités.

Prise dans le cadre de la riposte contre la covid-19, la mesure fixant le couvre-feu à 18h  ne fait pas l’unanimité. Loin de vouloir ramer à contre sens des décisions gouvernementales, l’action des transporteurs découle d’un constat. Près de deux mois après l’entrée en vigueur de la mesure, les conséquences sont perceptibles : le temps d’évacuation des populations entre 16 h et 18 h jugé trop court, est à l’origine d’énormes embouteillages dans Libreville, la concurrence déloyale du fait de l’implication des particuliers dans le transport en commun. Mais aussi de longues files d’attente pour les bus de Trans-Urb au détriment des mesures barrières.

« Ces endroits sont d’éventuels foyers de contamination », lance Jean-Rober Menie, président du Syltteg, avant de relever également « le traitement brutal infligé par les forces de l’ordre et de défense à l’endroit des transporteurs et de la population aux heures et au-delà du couvre-feu ».

À contrario, pour avoir expérimenté le couvre-feu à 22 h, pendant un certain temps, le Syllteg relève plusieurs avantages. Il s’agit notamment d’un temps raisonnable d’évacuation des populations ; un temps de travail suffisant. Mais surtout il offre un climat de sérénité favorisant une réduction des risques de contamination et d’insécurité et une augmentation du rendement. «  », argumenté Robert Menié.

La pétition du Syltteg sera déposée sur la table du gouvernement le 17 mars. 

 

 

Covid-19 : l’alerte des médecins au gouvernement

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Resté silencieux depuis plusieurs mois, le syndicat des médecins fonctionnaires gabonais  est sorti de sa réserve, jeudi. Il dénonce les nombreux maux qui minent leur secteur. Une déclaration qui fait naitre le doute sur les annonces des autorités dans les moyens mis en exécution dans la riposte contre la covid-19.

Quelques jours après le décès de deux médecins  suites à la covid-19, le corps médical est sorti de sa réserve face à la gestion de la pandémie. Dans un communiqué de presse, le Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga) dresse un tableau sombre des conditions de travail du corps médical.

La sortie qui a pour but d’attirer l’attention des autorités a été précédée par deux autres les 25 mars et 13 juillet 2020. Un an après, les doléances restent les mêmes. « Un  an après et malgré les sommes colossales annoncées par le gouvernement, fort est de constater que l’état de nos structures sanitaires va de mal en pis. En effet, comment comprendre que le CHU de Libreville soit aujourd’hui non pas la vitrine de l’offre de soins dans notre pays, mais plutôt la vitrine de l’agonie de notre système de santé ? », s’interroge le Symefoga.

Au nombre des maux, le syndicat relève les ruptures incessantes en oxygène au CHUL, le déficit en scanner et laboratoires fonctionnels ; l’inachèvement des travaux d’un bâtiment naguère dédié à la prise en charge ; l’absence de compensation financière pour les agents du CHUL ; le déficit en médicaments et de tout équipement de protection individuelle et d’hygiène dans les hôpitaux.

« Ce constat non exhaustif de l’état du CHUL est le reflet de toutes les structures sanitaires de notre pays. Madame le premier ministre, nous invitons le Gouvernement à l’inévitable notion d’intégrer la COVID-19 dans le panel des maladies que nous devrons désormais prendre en charge. De ce fait, il est inconditionnel d’investir sur la remise à niveau des hôpitaux, seul gage d’une prise en charge pérenne de tous les patients, y compris les COVID positifs », interpelle le Symefoga.

Les médecins déplorent également le système de racket entretenu par les nombreuses décisions gouvernementales. Ils énumèrent, notamment l’exigence de payement du test de dépistage de la COVID-19, la présentation du test pour les gestes les plus courants, le test VIP à 20 000 Fcfa. 

Alors que le Gabon fait face à la seconde vague de la pandémie de covid-19, les médecins n’ont qu’une seule requête : l’effectivité des promesses annoncées par le président de la République au profit du personnel médical et paramédical (suite de l’indemnité covid-19, les moyens de protection, l’amélioration du plateau technique le transport gratuit…).