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Zoonoses infectieuses : Lee White pour une meilleure connaissance des pathologies

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Pour prévenir toute épidémie transmise de l’animal à l’homme, le  ministre des Eaux et Forêts a appelé lors d’un panel, les pays africains à opter pour une meilleure connaissance des zoonoses infectieuses.

Une zoonose est une maladie infectieuse ou parasitaire qui se transmet d’un animal vertébré à l’homme et vice-versa. Ces maladies peuvent se transmettre directement ou indirectement par la consommation de certaines viandes, du lait ou encore des œufs. Les zoonoses les plus connues sont la grippe aviaire, le ténia, la maladie de la vache folle, la salmonellose et la rage.

Selon une étude réalisée par deux chercheurs sur le lien entre forêts, maladies infectieuses émergentes et homme, publiée par l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO), les « zoonoses ont eu une influence significative sur la biologie et la société humaine, et ont même parfois déterminé le cours des principaux événements historiques ». Le cas du coronavirus, débuté en Chine, à Wuhan fin 2019, par le simple contact de l’homme au pangolin ou à la chauve-souris et paralysant toute une planète, est assez illustrant.

Solutions locales

Quelques semaines plus tôt, à cause du covid-19 au Gabon, le gouvernement a interdit la chasse, la capture, la détention, la commercialisation, le transport et la consommation des pangolins et des chauves-souris. Le ministre des Eaux et Forêts, Pr. Lee White, a reconnu, lors d’un panel organisé par la Fondation du Caucus international pour la conservation (ICCF), le rôle de certains de ces actes dans la survie des populations rurales. « Plutôt que d’interdire la chasse et le commerce d’espèces sauvages qui représentent une importante source de protéines et de revenus pour les ménages ruraux et urbains, nous devons trouver des solutions locales ».

Pour Lee White, la solution passe principalement par l’amélioration de la connaissance des zoonoses, notamment les espèces animales les plus susceptibles de transmettre des maladies à l’homme et interdire leur consommation.

Sécurité alimentaire

Dans les années 90 et au début des années 2000, le cas du virus Ebola qui s’est propagé au Gabon du fait du contact des populations de l’arrière-pays aux primates a montré qu’il était possible d’agir. Durant ces périodes, l’épidémie avait été contenue grâce à l’interdiction de la consommation de la viande de singe.

Pour prévenir ce type de maladie, le Gabon veut s’inscrire dans cette logique, en trouvant le meilleur équilibre entre préservation de la faune, santé publique, durabilité des moyens d’existence des populations et sécurité alimentaire.

Le carnet de santé de l’OMS au Gabon

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Le nouveau représentant de l’OMS au Gabon souhaite mettre en avant les actions contenues dans le Plan de développement sanitaire gabonais. Un plan qui a fait ses preuves lors d’épidémies.


Nouvellement arrivé en poste au Gabon, Dr Magaran Monzon Bakayoko, représentant de l’organisation mondiale pour la santé ( OMS) au Gabon, dresse la feuille de route de son action.

Celle-ci va s’appuyer principalement sur le plan de développement sanitaire du Gabon. Dr Magaran souhaite renforcer la couverture sanitaire universelle, la sécurité sanitaire, la santé et le bien-être des populations gabonaises.

Ce choix managérial du représentant de l’OMS n’est pas fortuit. Il s’appuie sur le travail effectué par les autorités gabonaises en offrant une couverture universelle sanitaire à toutes les couches sociales ; mais aussi sur la politique préventive mise en avant.  » À titre d’exemple, le Gabon a éliminé le tétanos néonatal en 2017. Le Gabon a éliminé également la poliomyélite comme problème de santé publique », confie-t-il.


Environnement

La question relative à l’épidémie d’Ebola n’est pas en reste. Dr Monzon a salué le choix du Gabon qui vise à mettre l’accent sur la préparation des équipes de ripostes en menant des actions concrètes de prévention de l’introduction de la maladie et non sur des émotions.  » Le Gabon a du vécu en matière de lutte contre Ebola. Le Gabon a connu des épidémies d’Ebola qui ont été gérées efficacement », reconnaît-il.


L’organisation mondiale de la santé, agence spécialisée des Nations unies, est l’autorité de direction et de coordination de la santé internationale. Avant de poser ses valises au Gabon, Dr Magaran Monzon Bakayoko a occupé les postes de coordonnateur du programme de l’OMS sur la santé publique et l’environnement, coordonnateur du réseau Africain sur le Climat et la santé.

Le Gabon active son comité de riposte face à l’épidémie d’Ebola en RDC

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Si aucun cas suspect d’Ébola n’a pas été notifié à ce jour au Gabon, le ministre de la Santé indique qu’il s’agit pour le gouvernement de prendre des dispositions nécessaires pour faire face à une éventuelle épidémie.

L’épidémie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la zone de Goma en République démocratique du Congo (RDC) a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale par  l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 17 juillet dernier.

Selon le ministre gabonais de la Santé, Max Limoukou le changement de statut de l’épidémie résulte de la propagation du virus vers Goma, ville frontalière au Rwanda, où vivent près d’un million d’habitants. C’est donc fort de l’expérience acquise au cours des précédentes flambées épidémiques à virus Ébola en 1994, 1995, 1996, 1998 et 2002 et de la préparation à la riposte lors de la grave épidémie en 2014 qui a sévit en Afrique de l’Ouest, que le gouvernement gabonais vient d’annoncer l’activation de son comité de riposte.

« Le Gabon dispose d’une plate-forme nationale pour la réduction des risques de catastrophes au mécanisme d’éveil sanitaire et d’un plan de contingence pour la gestion des urgences de santé publique, » précise le ministre de la Santé.

Les mesures de prévention annoncées par Max Limoukou  intègrent, entre autres,  l’activation du comité opérationnel de riposte des épidémies, le renforcement  de la surveillance aux frontières et dans toutes les formations sanitaires. Mais aussi, le renforcement des capacités des personnels impliqués dans la surveillance et la riposte aux épidémies, la mobilisation des partenaires techniques multisectorielles, la mobilisation des partenaires au développement, notamment l’Organisation mondiale de la santé.  

« À ce jour aucun cas suspect de maladie à virus Ébola n’a été notifié sur l’ensemble du territoire national. Toutefois le gouvernement a pris des dispositions nécessaires pour faire face à une éventuelle épidémie », assure le ministre.  

Depuis 1976, la République démocratique du Congo a connu 8 épidémies à virus Ebola. L’analyse épidémiologique montre que ces différentes épidémies sont de mieux en mieux maitrisées au regard de la baisse du nombre de cas enregistrés au fil du temps. Elle reste cependant  tout aussi dangereuse en raison du taux de mortalité élevé pour le virus Ébola de type zaïre et de la forte contagiosité de la maladie.