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Des champs de cultures dans Makokou

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En pleine activités champêtres, les femmes de Makokou, exploitent la moindre parcelle disponible en ville pour leurs cultures agricoles. C’est une des conséquences du conflit homme/ faune. Les agricultures craignent que les éléphants détruisent leurs cultures. 

 

L’homme prudent voit le mal de loin, dit une sagesse populaire. Fort des mauvaises expériences du passé, marquées par les dévastations de leurs plantations par les nombreux éléphants dans la forêt de la province de l’Ogooué-Ivindo, les agricultrices de Makokou se  résignent à exploiter le moindre espace de broussailles disponible dans la ville  pour en faire des champs.

Dans les quartiers périphériques, comme au centre-ville, il n’est pas rare de voir à longueur de journée, des familles d’agriculteurs à la tâche. Dans la vallée de la mission catholique, en face de la place des fêtes, à l’ancien camp militaire, derrière le lycée Alexandre Sambat, le long de la bretelle qui dessert le quartier Ngouabi, et même à proximité des cimetières, le moindre espace libre est bon à prendre pour cultiver du manioc, de l’arachide et autres légumes.

Les agricultrices sollicitent l’accord des propriétaires pour une saison, soit à titre gratuit, soit contre de l’argent. « Nous sommes obligées de faire comme ça. Nous ne sommes pas de la province et les rares fois où on a pu avoir des places hors de la ville, les éléphants ont tout mangé. Manioc, maïs, tarot, arachides, tout. On ne peut plus le faire », relate Bernadette, épouse de militaire.

La province de l’Ogooué-Ivindo regorge de plusieurs parcs nationaux, d’exploitations forestières et d’une forte population d’éléphants. Les espaces agricoles sont de plus en plus détruites par les pachydermes. La nouvelle façon de faire l’agriculture, loin d’être le fait des populations flottantes (personnes non originaires de la province), gagne aussi les autochtones.

 Bio

Du côté des quartiers Essick, Mayigha et Mbilakock, dans le deuxième arrondissement, de plus en plus de femmes plantent, non loin des cimetières, en bordure de route et derrière les maisons. « C’est normal. C’est aussi un bon moyen pour que les terrains non viabilisés soient propres, occupés par des cultures et non plus par des herbes »,  confie Sonya, une infirmière, propriétaire d’un petit champ d’arachides.

M. Pierre, conseiller municipal, estime que cela « ne gêne en rien la beauté ou même la propreté de la ville. Au contraire, assure-t-il, ça aide à donner une meilleure visibilité de la ville, avec plus de verdure et de cultures. C’est aussi la preuve que les gens veulent manger bio. »

Afrique centrale : les éléphants victimes du changement climatique

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Des scientifiques gabonais et des experts de l’université de Stirling ont mené une étude internationale portant sur l’impact du changement climatique dans les forêts tropicales humides d’Afrique centrale. Les résultats de leur étude est sans appel sur la survie des éléphants de la région.

La recherche a été menée à la Lopé, dans la province de l’Ogooué-Ivindo mais son empreinte est internationale. Son objectif : mesurer l’impact du changement climatique sur les arbres et les éléphants de forêt. Les résultats ont récemment été publiés dans la revue « Science ».

Après plusieurs mois de recherches, le résultat est sans appel : « l’effondrement à long terme de la disponibilité des fruits menace la mégafaune des forêts d’Afrique centrale ». Cette menace impacte la survie des éléphants, espèce nécessaire à la régénération des forêts et dont la population est décroissante depuis plusieurs années en raison de nombreux facteurs.

En effet, sur une période de 32 ans, de 1986 à 2018,  la production fruitière a baissé de 81 %. Ce qui a entraîné  depuis 2008, un affaiblissement de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores de l’ordre de 11 %. Alors que les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, cette constance a augmenté appauvrissant ainsi l’alimentation de ces animaux.      

Précipitations

Pour le Dr Emma Bush, partie prenante à l’étude, « la chute vertigineuse de la fructification pour plus de 70 espèces d’arbres étudiées dans le parc national de la Lopé s’explique peut-être par l’absence d’indices écologiques permettant aux espèces de donner des fruits, en raison de la hausse des températures et de la baisse des précipitations ».

Fait important cependant : « la diminution de la fructification dans l’écosystème aura d’énormes répercussions sur la dynamique des forêts comme la dispersion des graines, la reproduction des plantes et les ressources alimentaires des animaux sauvages tels les éléphants de forêt, les chimpanzés et les gorilles ».

Arrestation d’un enseignant pour braconnage

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Edouard Mambenda, enseignant à Lastourville et deux complices ont été appréhendés mercredi à Koulamoutou dans la province de l’Ogooué-Lolo, en possession d’ivoire. Le trio risque de lourdes peines de prison.

Selon l’ONG Conservation Justice, lors de leur arrestation, les trois trafiquants avaient en leur possession 60 kg d’ivoire, une arme et des munitions de calibre 458 ayant servi à l’abattage de 4 éléphants. L’opération qui a permis leur arrestation a été menée conjointement avec les agents de la police judiciaire et ceux des Eaux et Forêts.

Quelques heures plus tôt, les brigades de défense de la faune avaient été informées de la présence de chasseurs d’éléphants dans la localité de Koulamoutou. Ils ont entrepris des investigations qui les ont conduits nez-à-nez avec des individus transportant deux gros sacs de riz contenant de l’ivoire.

« Les agents ont lancé l’assaut et surpris Jean Blaise Makita et Constantin Miyona. Ils ont été pris en flagrant délit de détention et de vente de 7 pointes d’ivoire sectionnées en plusieurs morceaux. Le tout estimé à environ 60 kilogrammes d’ivoire », a indiqué l’ONG Conservation Justice.

20 ans

Les deux hommes ont aussitôt été conduits au poste de police de Koulamoutou où au terme d’un interrogatoire ils ont révélé le nom du cerveau de la bande : Edouard Mambenda. L’enseignant aurait fourni l’arme et les munitions qui ont servi à abattre les 4 pachydermes.

Placés en garde à vue, les trois complices seront présentés devant le procureur du tribunal de première instance de Libreville pour répondre des faits de trafic d’ivoire en bande organisée. Ils risques jusqu’à 20 ans de prison.