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L’insécurité et la violence en milieu scolaire à Port-Gentil deviennent préoccupantes. Des braquages et des agressions de la part d’élèves sont régulièrement signalés. Certains, récidivistes, ont été exclus alors que l’année scolaire n’est qu’à son deuxième trimestre.

 

Rien, en matière d’insécurité n’est perceptible quand on voit déambuler les élèves à la sortie certains uniformes sont subtilement cachées toute sorte d’armes blanches. Les drogues et autres stupéfiants ne sont pas en reste.

L’environnement scolaire dans la commune de Port-Gentil est gangréné par l’insécurité. Certains responsables d’établissements disent même avoir peur d’intervenir lorsque des « bagarres éclatent entre élèves. Par ce qu’ils sont armés », semble t-il.

C’est le cas au lycée Thuriaf Bantsantsa. « Aux heures de sortie des cours, il y a nos voisins du lycée Bac Aviation qui viennent se grouper devant notre portail. Et là, il y a des bagarres, des braquages, des vols. Quand ils déclenchent, c’est des couteaux, des bouteilles qu’ils cassent… Ils ont toute sorte d’armes blanches sur eux. Et on a même peur de les approcher », témoigne Mme Meye le censeur pédagogique de l’établissement suscité lors d’une récente rencontre avec le gouverneur de l’Ogooué-Maritime sur la question.

 

Blessure béante

Chaque semaine, des agressions sont enregistrées d’un lycée à l’autre. « Au CES public Du Parc nous avons enregistré près de trois bagarres la semaine passée », indique le principal de l’établissement Merci Kizito. Un élève de 6e y aurait même enfoncé un couteau derrière la tête à un camarade de 3e. Laissant une blessure béante à la victime.

Dans un autre lycée, le conseil de discipline aurait exclu 20 élèves. Une mesure extrême qui démontre à quel point les chefs d’établissement sont dépassés. Même si les causes de cette violence ne sont pas qu’endogènes aux structures éducatives.

Il se trouve, en effet que des délinquants déscolarisés accèdent aux établissements et y commettent des actes répréhensibles. Au lycée évangélique Ogoula Mbeye, relate le proviseur Didier Biboube-Bi-Mba, « les bandits sont là nuit et jour. Ils rentrent dans l’établissement et ils viennent commettre leurs forfaits. Quand ils ont fini ils s’en vont ».

 

Police et gendarmerie

Plus loin au lycée Bac Aviation fortement excentré, la voie principale, éléphant blanc des fêtes tournantes de 2005 qui n’est toujours pas bitumée favorise cette insécurité.  Les élèves sont contraints de passer par des « coupables » (raccourcis) pour regagner l’école. Et, sur le chemin, ils sont régulièrement braqués par d’autres jeunes.

Face à la situation, les responsables d’établissement s’accordent sur un fait. « La présence permanente et continue des forces de défense et de sécurité aux abords de leurs structures » pour tenter de freiner les actes de violence.

Le gouverneur de l’Ogooué-Maritime a ainsi initié une rencontre entre les chefs de la police et de la gendarmerie avec l’autorité académique et les responsables d’établissement.