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Confinement partiel : les partenaires sociaux obtiennent gain de cause

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Suite à la prorogation de l’Etat d’urgence, les syndicats tirent des leçons de la période de confinement total. Ils émettent des suggestions pour un meilleur équilibre du tissu social.

Avec la fin du confinement total et le retour au confinement partiel, il ne fait aucun doute que le gouvernement et les partenaires sociaux sont sur la même longueur d’onde.

En effet, avec l’expérience des deux premières semaines, les partenaires sociaux, n’ont cessé d’appeler  à la suspension « du confinement total du grand Libreville afin de relancer l’économie  nationale car, un confinement total prolongé dans un contexte où les mesures d’accompagnement initialement annoncées n’ont pas véritablement d’impact sur le terrain, pourrait entraîner l’implosion sociale.» C’est désormais chose faite.

Toutefois, si l’urgence sanitaire qu’impose l’épidémie de coronavirus est une réalité pour le plus grand nombre, ce n’est pas le cas pour les décisions de riposte prises par le gouvernement. A cet effet, une dizaine de centrale syndicale (CAPPE, MSTGV, SYLTEG, SAMTAC, SYNAPRO, BTP-AT, SAT/TP, SAT/AMENAGEMENT, SYNAPEC, SYNATREF, SYTRAJES, SYNEPPG), est montée au créneau lundi pour faire quelques propositions visant à permettre au gouvernement de rectifier le tir.

« S’il est avéré que le danger frappe à nos portes, à travers un ennemi invisible, il nous parait tout aussi opportun, de solliciter du gouvernement, un certain nombre d’éclairage », a déclaré le porte-parole des centrales syndicales, Emmanuel Mve Mba.

Allocation chômage

Au nombre des attentes dans la suite de la riposte au covid-19,  la société civile souhaite plus de transparence dans le traitement officiel adopté par l’Etat gabonais, et qui aurait déjà permis à certains patients infectés de trouver  la guérison. Elle sollicite la distribution effective des équipements de protections individuelles (masques, gants, gilets, etc.) ; la mise en œuvre des mesures prises par le chef de l’Etat en matière d’allocation chômage, les loyers, l’eau, l’électricité et le transport en les rendant effectives et visibles.

A cela s’ajoute, la dépolitisation de la lutte contre le coronavirus. Pour la société civile, il s’agit d’une guerre planétaire contre une pandémie et non une campagne électorale. Elle souhaite aussi une évaluation du programme de l’école à distance, à l’ère du numérique qui, selon les partenaires sociaux, n’a pas produit l’effet escompté.

Mesures d’accompagnement : le CAPPE marque son satisfecit

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Le  CAPPE a marqué son satisfecit de voir que les mesures d’accompagnement tant attendues par les Gabonais, soient rendues possibles par la volonté du chef de l’Etat. Il a instruit le gouvernement à les mettre en œuvre.

Dans sa dynamique de donner de la voix sur les sujets qui concernent le bien-être de la population gabonaise, le Congres des agents publics et parapublics de l’Etat a tenu à s’exprimer sur les mesures d’accompagnement mises en place par l’exécutif pour permettre aux populations de faire face aux conséquences liées à l’état d’urgence imposé par la menace du covid-19.

Pour le CAPPE, ces mesures à forte connotation économique et sociale montrent à suffisance,  l’engagement du n°1 gabonais à lutter contre cette épidémie qui fait actuellement des ravages dans le monde.  «  Le CAPPE encourage le premier ministre,  chef du gouvernement à traduire en actes,  les fortes recommandations du chef de l’Etat quand bien même,  il est unanimement constaté que les efforts du gouvernement sont visibles tant au niveau de la sensibilisation,  de l’encadrement,  de la communication que de l’accompagnement des populations gabonaises » ,  a declaré le président du CAPPE,  Emmanuel Mve Mba.

La confédération syndicale s’est par ailleurs félicité du maintien en l’état des rémunérations des agents publics de l’Etat. Un engagement des plus hautes autorités de la République qui, selon le Cappe fait la démonstration du maintien des acquis issus des différents concertations sociales.

Vigilance et rigueur

En dépit de ce satisfecit, le Cappe a marqué son inquiétude sur la probité des personnalités qui seront commises par le chef du gouvernement en vue de la mise en œuvre de ces mesures,  en l’occurrence qu’elles ne viennent «  ni à les détourner,  ni à les utiliser à d’autres fins,  ni à les confisquer tout simplement au profit des fins personnelles ».

Le Cappe, exhorte à cet effet le premier ministre à faire preuve de plus de vigilance et de rigueur, car de l’application stricte de ces mesures dépendrait la vie des Gabonais.

Affaire B.R Sarl, Emmanuel Mve Mba : « Régis Immongault fait dans la diversion »

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L’affaire d’escroquerie de la micro-finance B.R Sarl reste d’actualité, cinq ans après les faits. Les victimes bénéficient désormais du soutien du Congrès des agents du public et du parapublic de l’Etat – CAPPE. Emmanuel Mve Mba, le président du CAPPE, répond à nos questions. Il explique, par exemple, pourquoi, une action en justice a été instruite contre le ministre de l’Economie de l’époque, Régis Immongault Tatangani.

 

Votre confédération syndicale s’est récemment exprimée sur l’affaire B.R Sarl aux cotés des épargnants abusés, à quel niveau se situe le dossier ?

Ce n’est pas une simple expression. Ce sont 18 000 épargnants qui ont saisi officiellement le CAPPE aux fins de trouver une solution rapide à ce problème d’escroquerie galopante, de vol, de complicité de l’Etat Gabonais avec ses dirigeants vis-à-vis des populations. C’est pour ça que nous nous somme évertués à aller vers Genève porter plainte au tribunal international de commerce. Ce tribunal a trouvé recevable la plaine du CAPPE.

Aujourd’hui, une plainte a été déposée auprès du tribunal de première instance de Libreville contre le ministre de l’Economie de l’époque, Régis Immongault Tatangani.

 

Comment expliquez-vous la plainte déposée à l’encontre du ministre de l’Economie de l’époque, en l’occurrence Régis Immongault, sachant que l’administration est une continuité ?

Nous voulons vous rappeler que le ministre a géré ce dossier là en amont, dans la mesure où en tant que régulateur, il a laissé fonctionner B.R Sarl. Et pourtant, il y a des restrictions au niveau national et au niveau régional, mais il a laissé œuvrer B.R Sarl sans rien faire, d’une part. D’autre part, nous avons constaté que le ministre Immongault a liquidé B.R Sarl. Il a mis en place une commission technique de liquidation de B.R Sarl, alors que c’était une entreprise privée. Nous voulons savoir le niveau d’implication globale du ministre Immongault. Et, pourquoi il a saisi le tribunal de première instance pour demander la dissolution de B.R Sarl. Nous voulons la preuve de cet élément. Mais également, nous avons remarqué qu’il a été dessaisi du dossier au profit du ministre de la Justice, ça ce sont ses propos.

L’ancien ministre de l’Economie Régis Immongault

Nous portons plainte aujourd’hui contre le ministre Immongault et non le député. Pourquoi le tribunal dirait « on vous dessaisit le dossier et on le remet à une autre organisation syndicale » ? Nous pensons qu’il y a une complicité, une fausseté du ministre Immongault. Nous ne comprenons pas pourquoi, il a peur de se présenter au tribunal. Il est Gabonais. Il a ses droits.

 

Un collectif de jeunes de Lastourville qualifie la plainte contre M. Immongault d’acharnement. Il envisage, à son tour, de porter plainte contre vous. Qu’en pensez-vous ?

Nous pensons qu’il s’agit d’une instrumentalisation de la jeunesse. Une méthode révolue. Si les jeunes de Lastourville acceptent encore de se faire instrumentaliser pour des pièces d’argent, nous disons que nous ne sommes plus dans ce cadre-là, aujourd’hui. Nous avons porté plainte au ministre en charge de l’Economie de l’époque qui a liquidé B.R Sarl et qui a bénéficié de la complicité de certains acteurs politiques pour détourner l’argent de B.R Sarl. Et, nous attendons que M. Immongault puisse répondre devant la justice. Pourquoi avoir peur quand vous ne connaissez rien ? Quand vous êtes innocent ?

Je suis issu d’Oyem et les jeunes d’Oyem ont décidé de se constituer en collectif pour porter plainte contre M. Immongault pour affabulation, injures publiques vis-à-vis de ma personne pour défendre leur leader qui est dénigré et injurié.

Le collectif des épargnants lors d’une conférence de presse en janvier dernier.

Avec la tournure que prend ce dossier, pensez-vous que les déflatés de B.R Sarl aient une chance d’obtenir gain de cause ? 

Oui, le dossier est suffisamment avancé et le bout du tunnel est proche. Celui que nous voulons voir devant la barre c’est M. Immongault. Nous sommes en train de mener toutes les enquêtes possibles pour regrouper tous les indices et découvrir les personnes impliquées dans ce dossier. Nous voulons rassurer les victimes que M. Immongault fait dans la diversion. Il sait que l’aboutissement est proche. Il fait la diversion pour retarder le dossier, mais nous irons jusqu’au bout pour que les épargnants aient gain de cause.

Les représentants du collectif des épargnants en janvier dernier.

Pour nos lecteurs qui n’ont aucune idée de l’affaire B.R Sarl, pouvez-vous nous faire un bref rappel ?

B.R Sarl est la seconde plus grosse escroquerie financière qui soit arrivée au Gabon, après la tragique histoire de la roue de la fortune au début des années 2000. Il y a cinq ans l’établissement s’est imposé au Gabon en quelque temps grâce à la typologie des intérêts générés par les dépôts financiers, jusqu’à 20 %, placés par les investisseurs dans l’établissement. Et le ministère de l’Economie qui a l’obligation de générer l’activité de micro-finance avec la Cobac, a laissé fonctionner B.R Sarl, sans agrément, sans aucun papier. Et c’est ce même ministère qui va liquider B.R Sarl.

Donc aujourd’hui, nous ne pouvons pas traiter l’affaire B.R. Sarl sans citer le ministère de l’Economie, sans citer les acteurs qui étaient à la tête de ce ministère à cette époque.

Propos recueillis par E. A

Les fonctionnaires brisent les mesures barrières

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Malgré la menace du Covid-19 et des gestes barrières, plusieurs fonctionnaires étaient entassés devant les guichets des banques mercredi. Un comportement dangereux et risqué dans la lutte contre la propagation du virus. 

Des guichets de banques bondés, sans aucune restriction, sans aucun respect de la distance sociale d’un mètre. C’est le spectacle effarant ce mercredi des salariés de la fonction publique dans plusieurs villes du pays. Une preuve de plus que de nombreux Gabonais ont fait le choix de braver le danger, alors que le gouvernement ne cesse de communiquer sur l’épidémie de Covid-19 qui est désormais une réalité au Gabon. Et de rappeler les mesures barrières indispensables pour éviter de propager le virus.

Les foules devant les établissements financiers ont provoqué tôlé et indignation. Pour le président du Congrès des agents du public et parapublic de l’Etat (CAPPE), Emmanuel Mve Mba, le gouvernement devrait redoubler de rigueur pour faire respecter les mesures de prévention du Covid-19. 

« Nous avons fait le tour des banques à Libreville. À Port-Gentil, nous avons les informations que c’est la même chose. A Oyem, un peu partout, nous constatons que c’est vraiment regrettable de voir le gouvernement faire un tapage sur la régulation du paiement des agents publics le 25, et que malheureusement rien n’a été respecté.  Les gens se touchent et le risque de propagation est très élevé aujourd’hui et le gouvernement devrait prendre ses responsabilités. »

Le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, Habiba Issa estime pour sa part que les populations devraient faire preuve de responsabilités. « Ma lecture des images des personnes amassées devant les banques depuis ce matin : indiscipline née d’un comportement d’inconscience. Quand on veut se protéger et protéger nos proches, on n’a pas besoin qu’un autre adulte vienne nous dire de faire une file et de respecter les limites. Après cela, je crois que le confinement total est de mise », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Niveau zéro

En clair, ce sont des centaines et des centaines de personnes qui ont bravé les mesures barrières au grand dam des autorités. De quoi constituer une bombe biologique, avec des foules devenant des accélérateurs de propagation du coronavirus dans les quartiers et au sein des foyers.

Ce fut le cas en Italie, le 19 février dernier lors du match en ligue des champions entre l’Atalanta et Valence. Le stade réunissait plus de 45 000 supporters dans le nord du pays. Deux jours plus tard, l’Italie enregistrait son premier décès du coronavirus qui sera aussitôt suivi par de nombreux morts dans la région. Selon les spécialistes, il s’agit du « match-zéro ».

Les rassemblements comme ceux du 25 mars sont de nature à réduire à zéro les efforts des autorités pour contenir le covid-19.  

Appel au dialogue du CAPPE : Jean Ping prend son temps

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La CNR autour de Jean Ping reconnait le bien-fondé de la démarche du CAPPE qui appelle à un dialogue des mentors de la société pour la reconstruction du tissu social. Mais est-elle prête à répondre à cet appel ?

Dans la poursuite de la caravane de rencontres des acteurs et partis politiques et de la société civile, le Congrès des agents de l’administration publique et parapublique de l’Etat (CAPPE) a été invité, le 23 août au domicile de Jean Ping. Mais en lieu et place de l’opposant radical, le CAPPE a été reçu par les membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR).

Et contrairement aux autres étapes où ils ont plutôt eu droit à un accueil chaleureux, cette fois-ci, les membres du CAPPE ont dû faire face à la méfiance de leurs interlocuteurs. Pas de téléphone, encore moins de caméras ou d’appareils photos durant l’échange. Pire, le CAPPE doit aussi patienter pour savoir si Jean Ping et les siens sont prêts à s’asseoir autour d’une table avec les autres acteurs de la société. 

« Nous ressortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé parce que nous avons bien transmis notre message, mais nous n’avons pas reçu de réponses de la Coalition Jean Ping », confie Emmanuel Mve Mba.  « En revanche, ils disent rester à examiner la question et dans quelques jours ou semaines, ils vont nous saisir soit par écrit, soit par téléphone pour donner leur réponse officielle », poursuit-il.

Crises

Depuis le début de sa tournée citoyenne, le CAPPE a déjà rencontré une quinzaine d’acteurs et organismes de la société. La démarche du Congrès est motivée par les maux qui minent la société depuis la présidentielle de 2016, caractérisés, entre autres,  par  le mépris, la gabegie et la haine. Le message du CAPPE s’adresse à toutes les formations politiques de la majorité et de l’opposition sans exclusive.

Le congrès annonce des prochaines rencontres avec les confédérations syndicales, les religieux, la notabilité, les auxiliaires de commandements. Et le prélat africain en vue de bénéficier de leur expérience sur la sortie des crises respectives.

Guy Nzouba Ndama favorable à une concertation nationale

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Des membres du CAPPE se sont entretenus avec le président du parti Les Démocrates. Ils ont pu recueillir l’avis de Guy Nzouba Ndama sur la situation du pays.

Le Congrès des agents publics et parapublics de l’Etat (CAPPE) a débuté mardi la seconde phase de sa tournée de rencontres des acteurs de la société. La délégation conduite par son président, Emmanuel Mve Mba a été reçue par le président du parti de l’opposition Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama.

Entamée, il y a plusieurs semaines, la démarche du Cappe vise à appeler tous les acteurs de la société à la réconciliation nationale à travers un dialogue des forces vives de la Nation. Une initiative appréciée à sa juste valeur par Guy Nzouba Ndama.

« Nous avons apprécié l’initiative du président du Cappe. Nous avons partagé leur analyse. Un seul homme ou un seul parti démocratique ne peut pas résoudre cette crise qui n’est ni financière ni politique, mais morale. C’est pour cela que toutes les forces politiques, économiques et religieuses doivent s’arrêter un moment et penser au Gabon, » déclare-t-il, avant de poursuivre : « nous ne pouvons pas accepter de voir le pays dépérir chaque jour que Dieu fait. »

Esprit

Pour le Cappe, l’adhésion du président des Démocrates, deuxième force politique du pays est un encouragement, alors que certains sont réfractaires. « Nous sommes heureux que l’un des notables de ce pays nous encourage et nous envoie au dialogue (…) Nous constatons que certaines confessions religieuses mettent de la lourdeur dans la démarche en privilégiant leurs intérêts. Nous ne sommes pas d’accord. Le Gabon gagnerait à réunir les fils et les filles du pays.»

À la suite des acteurs politiques et de la société civile déjà rencontrés par le Cappe, l’ancien président de l’Assemblée nationale dit être contre la violence. Il lance donc un appel à tous les autres leaders de partis et de la société civile à faire preuve d’esprit d’ouverture pour la bonne marche du pays.

Trois questions à Emmanuel Mve Mba

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Le Congrès des agents publics, parapublics et privé de  l’Etat (CAPPE) multiplie depuis quelques semaines des rencontres avec l’ensemble des partis politiques et les ONG. Un marathon qui va s’étendre aux confessions religieuses, à la notabilité, la diaspora et les instances internationales. Emmanuel Mve Mba, président du CAPPE, précise l’objet de cette démarche.

 

Quel est le sens de la tournée citoyenne ?

Depuis pratiquement 2016, sinon 2009, la crise a éclaté au Gabon entre les acteurs politiques et ceux de la société civile et même des confessions religieuses. Nous avons observé cette situation pendant des années et elle s’est aggravée au lendemain de la présidentielle de 2016. Les politiques de tous bords  allaient dans tous les sens, ils ne se parlaient plus.

Les fils et filles d’un même pays ne se parlent plus, nous craignons une implosion sociale. Et nous avons même constaté qu’à un moment donné les militaires ont voulu faire un coup d’Etat. Ce qui justifie effectivement de la crise au Gabon. Heureusement les institutions ont vite fait d’arrêter tous ces mécanismes.

Parce que nous constatons l’échec des politiques, en tant que troisième acteur, nous avons pris le taureau par les cornes en initiant une tournée dite consultation citoyenne. Si nous ne le faisons pas nous allons être tous comptables de ce qui va arriver demain.

 

Qui avez-vous déjà rencontré et comment votre message est-il perçu ?

Nous constatons avec beaucoup de satisfaction que les acteurs politiques restent très attentifs et adhèrent au projet. Nous avons déjà échangé avec le PSD, le CLR, l’Union Nationale, le RPG, l’UGP-L, RAPID, ARENA, RPM, Marc Ona Essangui, Paul Biyoghé Mba, Louis Gaston Mayila, Georges Mpaga. Tous adhèrent à ce projet et pensent que si nous ne faisons rien, le Gabon va exploser socialement, politiquement et on peut même avoir une guerre civile. Nous avons déjà pris rendez-vous avec Jean Ping. Même s’il ne dirige pas un parti, c’est l’un des principaux acteurs politiques de ce pays.

Grève fonction publique – archives – AP

Mais nous constatons pour le déplorer que certains partis dits de la majorité ne veulent pas nous recevoir. Nous nous interrogeons, mais nous avons relancé les demandes. Nous n’allons pas être fatigués à repartir vers eux parce qu’il s’agit des Gabonais. Le Parti démocratique gabonais est actuellement en tournée et lorsqu’ils vont terminer la tournée, ils vont nous recevoir. C’est nous qui voulons que les Gabonais se parlent, nous n’avons pas à être impatients. 

 

Votre démarche est perçue par certaines personnes comme une façon de solliciter implicitement le poste de médiateur, que répondez-vous à vos détracteurs ?

Être médiateur, je ne sais même pas ce que ça représente. Je ne suis pas politique. De plus, je n’ai pas la prétention d’en être un parce que ça se décide ailleurs. Je ne sais pas si tout le monde doit rester les bras baissés parce que nous avons devant nous la crise. Aujourd’hui, les mauvaises réformes sont prises vis-à-vis de la jeunesse et ça énerve les jeunes. Les stages sont bloqués. Les reclassements sont bloqués. Tout est bloqué au Gabon. Et quel serait la mission du CAPPE en tant que centrale syndicale ?

Non, nous n’avons aucune prétention de faire les yeux doux aux gouvernants pour devenir médiateur. Mais si nous sommes déjà médiateur de manière légitime, c’est déjà une bonne chose. On aura participé pour le Gabon. 

Propos recueillis par G. D