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Pendant 13 mn, Paul-Marie Gondjout a décrypté l’actualité politique sur TV5 Monde. De la gestion de la République par la majorité présidentielle à l’organisation des élections au sein de l’Union Nationale, il a répondu aux questions de l’animatrice de « Et si vous me disiez la vérité. ».

Dimanche dernier Paul-Marie Gondjout était l’invité du programme de TV5 «  Et si vous me disiez la vérité ? » L’opposant a répondu aux questions de Denise Epoté animatrice de l’émission. Il est revenu sur les problèmes de santé du président Ali Bongo Ondimba survenus en octobre 2018. Ils auraient une incidence sur le fonctionnement de l’Etat et des institutions de la République.  « Nous sommes rentrées dans l’impasse depuis l’accident cardio-vasculaire de M. Ali Bongo Ondimba, parce que cela pose le problème de la gestion de l’Etat aujourd’hui de savoir, si il est en pleine capacité de ses facultés cognitives pour gérer le Gabon. Cette situation qui nous emmène à nous demander qui dirige le Gabon ? », déclare-t-il.

Depuis le retour officiel de convalescence du chef de l’État en avril 2019, l’exécutif mène des actions diverses, preuve de son fonctionnement. Un nouveau premier ministre a été nommé en 2020 et le président a effectué des descentes de terrain pour lancer différents chantiers. Mais ces actions ne semblent pas convaincre Paul-Marie Gondjout.  

« Il manque un capitaine à la barre. Et si M. Ali Bongo était aussi en capacité de pouvoir gérer le Gabon, on ne verrait pas effectivement cette absence d’un capitaine à la barre, parce qu’il y a bien trop de problèmes et il faut que quelqu’un soit là pour prendre les décisions qu’il faut. Il faut que quelqu’un soit là pour mener la barque et donner le cap. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. (…). Nous sommes dans une impasse politique et qui nécessite que nous puissions régler ce problème le plus rapidement possible », poursuit-il.

Pour le secrétaire exécutif de l’Union Nationale, il s’agit là d’une situation qui transcende les partis et les différents camps politiques. Elle oppose les partisans du statu quo et ceux qui veulent que le pays avance.

Lors de son entretien, Paul-Marie Gondjout est également revenu sur le projet de modification du code civil en faveur droits des femmes. Dès le départ, il a adhéré à la démarche du gouvernement.« L’évolution de droits des femmes est une question de société. Tout calcul politique est à bannir » affirme-t-il.

Candidat à la présidence de l’Union Nationale, Paul-Marie Gondjout n’a pu échapper aux questions sur ses liens avec Zacharie Myboto. Gendre du président sortant de l’UN, Paul-Marie Gondjout est accusé de bénéficier d’une succession dynastique. Le secrétaire exécutif renvoie ses détracteurs aux textes du parti. « Les statuts de l’Union Nationale autorisent tout militant à se porter candidat à l’élection de la  présidence du parti » explique-t-il.

Paul-Marie Gondjout demande aussi à être jugé selon ses compétences. Sur ce terrain, son expérience et son parcours de militant au sein de l’UN plaident en sa faveur.