Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download

Quatre morts dans un accident à Kango

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Quatre personnes sont mortes et deux autres ont été grièvement blessées samedi après-midi à Fang, dans un accident sur la Nationale 1, dans le département du Komo-Kango.


 Deux ressortissants Ivoiriens, Chérif Moussa, la cinquantaine passée,  Ibrahim Habibou 42 ans , et deux Gabonais, Clément Ibinga Nzamba 50 ans, et Collette Maganga, 61 ans et  retraitée Setrag ont trouvé la mort dans ce nouveau drame de la route. Les deux blessés ont été évacués vers une  structure sanitaire  de Libreville.


Un véhicule de marque Mitsubishi did Pajero est entré en collision avec  un autre de même marque L200 double cabine qui roulait dans le sens opposé. 


Selon les témoins, le véhicule Mitsubishi Pajero did conduit par Clément Ibinga Nzamba serait à l’origine de l’accident. Il roulait à vive allure dans le sens Kango-Ntoum. Dans sa course folle, il a quitté sa trajectoire pour aller percuter violemment le double cabine, conduit par Chérif Moussa, Ivoirien,  en partance pour Lambaréné.  


Vin de palme

Ce dernier a été présenté comme un transporteur régulier sur le tronçon Libreville-Lambaréné. «Il était un régulier sur route de Lambaréné », a indiqué une source judiciaire contactée par notre rédaction. Parvenu au village Fang, il s’est retrouvé nez-à-nez avec le did. 


Le choc inévitable lui a été fatal ainsi que deux autres occupants qu’il transportait vers le chef-lieu du Moyen-Ogooué. Le chauffeur du véhicule incriminé, Clément Nzamba Ibinga, a succombé à ses blessures à son arrivée dans un  hôpital de Libreville. «Il était en état d’ivresse et on n’a trouvé un bidon de vin de palme », précise une source proche du dossier.


Deux accidents

Aussitôt informés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Kango se sont rendus sur place pour effectuer le constat. S’ils ont trouvé les blessés déjà transférés vers Libreville, il n’en demeure pas moins qu’ils se sont armés des scies et bien d’autres moyens pour extraire les corps prisonniers de l’amas de ferraille.

Il s’agit du deuxième accident après celui qui a fait deux morts à Essassa, le même  week-end sur la même Nationale 1.

Incendie au stade  d’Oyem : à qui profite le crime ?

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le stade Engong d’Oyem a été vandalisé par un groupe autoproclamé « Cellule du Grand Nord ». Ils ont revendiqué leur acte dans une vidéo relayée dans les réseaux-sociaux.

L’acte serait probablement passé inaperçu, en cette période de crise sanitaire, si ses auteurs n’avaient pas fait circuler une vidéo, le 30 avril, pour revendiquer leur forfait. Des images amateurs de plus de 2 mn accompagnées de messages écrits sont présentées en plusieurs séquences. Sous une première photo mettant en scène trois personnes cagoulées vêtues de treillis militaires, on peut lire : « la cellule du grand nord joint la parole aux actes ».

Une deuxième séquence, cette fois en vidéo, montre distinctement des personnes, asperger un liquide inflammable sur les meubles d’un salon de luxe, suivie de photos de meubles brûlés. Les messages sont clairs. « On ne mange pas vos stades ». « On ne boit pas vos stades ». « Vos stades ne soignent pas le covid-19 ». « Vos stades, c’est pas l’école ».

Quel est l’intérêt d’un tel acte ? La question reste posée, malgré les messages. La vidéo rappelle celle des jeunes des mapanes qui dans l’imbroglio des distributions des bons et kits alimentaires du ministère des Solidarités nationales, menaçaient les autorités. Sauf que cette fois, les jeunes des PK agissaient à visage découvert. Quelques jours plus tard, le premier ministre leur répondait dans un style « bagandou ». « Vous êtes des bons petits, Ali est un bon grand », prenez votre mal en patience, semblait leur dire Julien Nkoghe Bekale.

La cellule grand Nord – Gabon Actualité

A Oyem, il semblerait qu’il ne s’agisse pas des mêmes « bons petits ». Ils sont passés à l’acte et pourraient bien recommencer en toute impunité, agissant sous anonymat. Le ministre en charge des Sports n’a pas tardé à réagir pour condamner «l’incendie criminel prémédité » le qualifiant «d’acte terroriste».

Compétition

Franck Nguema a aussi saisi l’occasion pour rappeler les valeurs de tolérance, paix, respect et de la res publicae, « la chose publique », qui fondent les traditions Ekang (Fang) en particulier, et Bantu en général.  « La question que l’on peut se poser légitimement est: « à qui profite ce crime ? », Ce qui est sûr, cet acte terroriste ne profite pas aux populations d’Oyem et du Woleu-Ntem, encore moins à celles du reste du Gabon », a-t-il fait remarquer.

Inauguré en 2017 pour abriter la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations, CAN Total 2017, le stade d’Engong est une infrastructure moderne de 20.500 places. Il était à l’abandon depuis des mois faute de compétition. Les autorités affichent leur fermeté à faire toute la lumière sur cet incendie criminel. Des enquêtes ont été  ouvertes afin d’appréhender les « mauvais petits » de la cellule du grand Nord.

Chantal Mengue M’Assoume ép. Siana  : « Aucune communauté ne peut vivre en vase clos. »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Chantal Mengue M’Assoume ép. Siana est la coordonnatrice générale adjointe de Meke Me Nkoma. Elle parle de cette association qui défend la culture des Fangs de l’Estuaire.

Parlez-nous de l’association Meke Me Nkoma  » Agnos agnos ».

La création d’une association pour la valorisation et la préservation des valeurs culturelles et traditionnelles des ressortissants fang de l’Estuaire est née de la volonté d’un jeune compatriote, Jean Claude Obiang Mba. Il est parti d’un constat implacable et sans appel : la perte des valeurs culturelles par les nouvelles générations. Il devient de plus en plus rare de voir une personne qui s’exprime correctement en langue vernaculaire ou qui maîtrise les rituels traditionnels (mariage coutumier, deuil, veuvage, circoncision…) Après plusieurs échanges avec les notables et les jeunes de sa communauté, Jean Claude Obiang Mba crée le 10 septembre 2017 Meke Me Nkoma.

C’est une association apolitique à but non lucratif. Elle œuvre comme nous l’avons énoncé plus haut pour la préservation et la revalorisation des valeurs traditionnelles et culturelles de la communauté fang de l’Estuaire.

Sa devise « Amour-Solidarité-Fraternité ». Son solgan « Agnos », une autre façon de rappeler que malgré nos divergences d’opinion, nous sommes avant tout des frères et des sœurs d’une même communauté. Nous devons être ensemble autour de ce qui nous unis.

 

Vous dites prôner la défense des valeurs culturelles de votre province, quelle est votre démarche pour faire adhérer le plus grand nombre. Et qui peut adhérer à l’association ?

Nous rappelons que l’objectif de cette association n’est pas d’avoir une pléthore de membres. Il ne s’agit pas d’un parti politique, mais d’avoir des personnes convaincues que la culture des Fangs de l’Estuaire est en voie de disparition et qu’il faille faire quelque chose pour la revaloriser et la préserver.

Aussi, toute personne née de père et de mère fang de l’Estuaire, ou qui a l’un des ascendants, soit le père, soit la mère fang de l’Estuaire du Gabon et qui souhaite mettre en exergue les valeurs culturelles de sa communauté est éligible. Elle peut de ce fait adhérer à l’association.

 

Sachant qu’aujourd’hui, le monde prône l’ouverture, ne faites-vous pas un repli identitaire ?

La vision de l’association Meke Me Nkoma reste et demeure la préservation et la valorisation de la culture fang telle qu’enseignée et pratiquée à l’Estuaire du Gabon.

Nos conditions d’adhésion montrent à suffisance qu’il y a un métissage des populations et un maillage des cultures, vecteur d’une ouverture vers les autres communautés.

Aucune communauté ne peut plus vivre en vase clos. Nous sommes à l’ère des échanges culturels. Cette forme des meilleures pratiques consolide et enrichit mutuellement les communautés. Or pour bien vendre sa culture, il faut d’abord se l’approprier.

Non, je ne pense pas qu’on puisse parler d’un repli identitaire, mais d’une meilleure ouverture aux autres communautés.

Les membres de Meke Me Nkoma, le 8 février dernier

Lors de votre dernière manifestation pour le nouvel an, vous avez réservé un accueil spécial à l’un des vôtres aujourd’hui à la tête de la primature, Julien Nkoghe Bekale. Que pensez-vous de ceux qui affirment qu’il est avant tout le premier ministre de l’Estuaire ?

Julien Nkoghe Bekale est un natif et un notable de l’Estuaire avant d’être premier ministre. C’est à ce titre qu’il a été invité comme tous ses paires à la cérémonie du nouvel an organisée par le mouvement culturel Meke Me Nkoma. Toutefois, pour les règles de bien séance, n’importe quelle communauté aurait réservé un accueil chaleureux à un premier ministre qui honore de sa présence une invitation. D’un point de vue sociétal, dire que c’est le premier ministre des Fangs de l’Estuaire, n’est que pure distraction, un faux procès.

M. Julien Nkoghe Bekale est un premier ministre qui s’attache à maintenir les équilibres aussi bien dans la formation du Gouvernement que dans l’administration et cela, généralement au détriment de sa communauté. Cela démontre qu’il préfère adopter une posture d’homme d’Etat. Il suffit de regarder la composition du Gouvernement et les postes clés de l’administration gabonaise.

 

Pour terminer, quelques mots pour encourager nos lecteurs sur l’importance de valoriser son identité culturelle.

La culture est indivisible. C’est ce qui nous reste lorsqu’on a tout perdu. Un peuple qui ignore sa culture est un peuple sans repère qui ne peut pas retracer son histoire, vivre sans présent et encore moins se projeter dans le futur.

Ce n’est pas facile de fédérer un groupe de personnes. Dans notre cas, il y a eu plusieurs tentatives de création de ce type d’association qui ont avorté. Mais le plus important, c’est d’avoir à l’esprit la volonté de construire quelque chose de solide.

Ainsi, j’invite les autres communautés qui ont à cœur de mettre en exergue leur culture de ne pas s’arrêter à la première difficulté.

Propos recueillis par Esther Koumba