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Pourquoi oser la politique ? C’est la thématique choisie par l’incubateur citoyen féminin POLITICA au cours d’un café politique organisé récemment à Port-Gentil. Parmi les conférencières, Ingrid Leyoubou, premier maire adjoint du 1e arrondissement de Port-Gentil. Avec plus de 15 ans d’expérience au sein d’un parti politique, elle reste convaincue que l’implication des jeunes femmes dans la gestion de la cité est un impératif pour parvenir à un meilleur équilibre dans la société.

Que retient-on du café politique organisé le 24 avril à Port-Gentil ?

Nous pouvons retenir  une prise de conscience majeure de ces jeunes femmes qui souhaitent s’impliquer dans le débat et l’action politique.  Nous avons eu le privilège de répondre aux diverses interrogations qu’elles se posent avant ou pendant leur engagement.  Et pour allier la théorie à la pratique, nous avons mis en lumière un cas pratique qui n’est autre que la très jeune conseillère municipale Arielle Babongui. Elle a osé la politique et a aujourd’hui le pouvoir de faire bouger les lignes dans la commune de Port-Gentil par sa voix. Nous avons également, évoqué certains sujets qui constituent très souvent un réel frein pour leur motivation : les préjugés, l’absence d’encadrement, de formation, de financement. L’opacité dans le fonctionnement de la chose publique, le besoin de mentors et de modèles.

Pourquoi une femme doit-elle oser la politique ?

Il n’est un secret pour personne que la femme et plus particulièrement la jeune femme n’est pas assez représentée dans les sphères décisionnelles. C’est la raison pour laquelle plusieurs décisions qui lui sont souvent défavorables se prennent sans elles. Alors pour changer la donne, elle n’a d’autres choix que de sortir de sa zone de confort et rejoindre ses partenaires hommes. Et parce que faire de la politique, c’est avant tout participer à la gestion de la chose publique, par son leadership, une jeune femme peut apporter une touche beaucoup plus améliorée au développement du Gabon.

Malgré la sensibilisation, on compte peu de femmes en politique…

Il y a d’abord les blocages personnels liés à la perception souvent négative de la politique en général. Il y a les pratiques qui n’incitent pas à faire le grand saut et également l’environnement familial qui n’est pas toujours très ouvert à l’idée de voir une jeunefemme, une épouse, une mère etc… se retrouver au milieu d’hommes, mais plus encore, s’absenter régulièrement pour des questions de réunions ou autres.

Pensez-vous qu’il devrait avoir des limites lorsqu’on parle d’égalité des genres?

Non je ne le pense pas si l’on considère la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Par contre, si l’on a une approche beaucoup plus traditionnelle ou religieuse, moi j’opterais pour des droits spécifiques à chacun beaucoup plus encadrés et complémentaires en tous points. Cela permettrait à l’un ou l’autre genre de ne pas se sentir lésé. Personnellement, je suis pour la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui place tous les êtres humains sur un même pied d’égalité.