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Grève ANPN : menace sur le parc des plateaux Batéké

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Depuis le 06 avril 2021, les écogardes poursuivent leur grève sur tout le territoire national notamment dans la province du Haut-Ogooué. Une situation qui expose le parc des plateaux Batéké à toutes formes de braconnages et de trafics, vu son positionnement frontalier.

Le Syndicat national des écogardes du Gabon (Syneg) est en grève général illimitée depuis le 06 avril dernier. Ils réclament des arriérés de trois mois de salaires, et dénoncent la dégradation des conditions de travail, l’absence de dialogue, le non reversement des cotisations CNSS, la mise en place du statut de l’écogarde.

Une grève très suivie à l’intérieur du pays notamment à Franceville, où les éco gardes de l’antenne provinciale sont également en arrêt de travail. Au siège du parc national des plateaux Batékés, des banderoles arborant les différentes réclamations sont visibles et les agents restent groupés sur place et non sur le terrain. Une situation qui laisse le champ libre à toutes formes de braconnages et de trafics.

Les désastres des braconniers

Le secrétaire exécutif du Syneg, Ombana Teddy, a réitéré les différentes revendications des éco gardes. Les parcs nationaux sont vides et à la portée des braconniers et le risque est très énorme au parc national des plateaux Batékés. « Le risque est très énorme, surtout concernant le parc national des plateaux Batékés, car nous n’avons pas seulement affaire aux braconniers gabonais mais aussi aux braconniers congolais. Car, lors de nos différentes missions régaliennes, nous faisons souvent des saisies et constatons parfois des mouvements de braconniers », a-t-il confié, avant de poursuivre.

« Avec cette grève, qui entraîne notre absence, ce parc est vraiment menacé par des braconniers des deux côtés. Ils vont s’en donner à cœur joie. Nous, à notre niveau, nous souhaitons juste que nos revendications soient prises et que la situation soit décantée au plus tôt.»

En effet, sans éco gardes, ce parc est livré à ses détracteurs aussi bien expatriés que nationaux. Il est situé sur la frontière Congo-Gabon et est devenu un parc national en 2002. La présence des éco gardes empêche ou encore à réduit fortement les désastres des braconniers au parc national des plateaux Batékés.

Un mois sans aucune surveillance, un mois livré à lui-même, c’est une grande menace pour ce parc qui a énormément souffert de braconnage et des nombreuses chasses qui s’en prennent aux animaux. Avec cette grève, c’est la faune et la flore du parc des plateaux Batékés qui va être menacée, sûrement par une intrusion massive des braconniers et des chasseurs.

 

 

Renaud Allogho Akoué sera-t-il aux obsèques de sa compagne ?

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Carine Geneviève Ignounga, compagne de l’ancien directeur général de la CNAMGS écroué à Sans famille depuis plus d’un an, a perdu la vie dans un accident de la circulation le 30 avril dernier. Depuis, une question se pose : Renaud Allogho Akoué pourra-t-il assister à ses obsèques ?

Le décès tragique de la compagne de l’ancien directeur général de la CNAMGS, Renaud Allogho Akoué, incarcéré à la prison centrale depuis plus d’un an, suscite l’émotion. Le collectif SOS prisonnier a aussitôt ouvert le débat en s’interrogeant sur la présence d’un détenu aux obsèques d’un proche.

L’analyse de SOS prisonnier met en relief le fait que le règlement intérieur des établissements pénitentiaires en vigueur au Gabon règle cette question. En effet, la loi prévoit une dérogation de sortie exceptionnelle, à l’exemple du décès d’un proche.

L’article 27 dispose que « sur accord du chef d’établissement et sous sa responsabilité, il peut être autorisé, dans certains cas de figure, des sorties ponctuelles pour des raisons de santé ou sociales, au bénéfice du détenu, après une préalable autorisation des autorités judiciaires compétentes. Des agents de sécurisation doivent être commis à cet effet

Sur ce point, des exemples sont nombreux au niveau de la prison centrale de Libreville. De nombreux détenus ont bien pris part aux obsèques de leurs proches. « Pas officiellement, dernièrement Ondias, ancien DG, aurait bénéficié de cette mesure au décès de son fils. Personnellement, je n’étais pas à ce décès, mais il y a plusieurs témoignages qui affirment qu’il était présent », révèle une source.

La décision revient au juge

Sauf que pour bénéficier de cette dérogation, la loi précise que le détenu ou son avocat doit adresser une demande écrite auprès du juge en charge de l’instruction de leur dossier. Ce qui ne garantit pas en soi, une décision positive. Par ailleurs, lorsque la demande est approuvée, le détenu sera autorisé à sortir uniquement sous escorte. « Les membres de cette escorte pourront éventuellement être en civil et non armés, et s’écarter pendant la cérémonie pour assurer une certaine discrétion », indique le règlement.

SOS prisonnier Gabon, met également en avant la réglementation internationale en la matière, en l’occurrence l’ensemble de règles à minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (règles Nelson Mandela) adoptées à l’unanimité. Selon la règle 70, c’est à l’administration pénitentiaire d’informer immédiatement le détenu de la maladie grave ou du décès d’un proche parent ou de toute autre personne proche. « (…) Lorsque les circonstances le permettent, le détenu devrait être autorisé à se rendre au chevet d’un proche parent ou de toute autre personne proche gravement malade ou, en cas de décès, à ses obsèques, soit sous escorte, soit librement », indique la règle.

Les novices estiment que pour le cas de la compagne de Renaud Allogho Akoué, les circonstances tragiques de son décès devraient à elles-seules interpeler les autorités judicaires sur la nécessité de cette dérogation. Des sources familiales affirment que jusqu’à son accident tragique, Carine Geneviève Ignounga était la compagne officielle de Renaud Allogho Akoué. Ils avaient deux enfants en bas âge. Elle lui rendait régulièrement visite en prison.

Autonomisation : le digital dans le quotidien de la Gabonaise

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Faire de la crise sanitaire actuelle une opportunité d’autonomisation des femmes sur toute l’étendue du territoire. C’est l’objectif que se fixe le gouvernement à travers le lancement du programme gabonais de transformation de 10 000 femmes au foyer en entrepreneuriat digital.

Le 17 avril marquait la 23e édition de la journée nationale de la femme gabonaise. En dépit du contexte sanitaire qui limite les rassemblements, le ministère des Affaires sociales et des Droits de la femme a célébré cette journée aux cotés des femmes.

Comme chaque année l’accent a été mis sur l’autonomisation de la femme avec deux moments forts. Tout d’abord la remise d’un lot d’équipements au profit des agricultrices en vue de renforcer leur capacité de production.

La ministre des Affaires sociales et des Droits de la femme , Prisca Nlend Koho a ensuite procédé au lancement officiel du Programme gabonais de transformation de 10000 femmes au foyer en entrepreneuriat digital (PROGAFFED). L’initiative est une réponse aux restrictions relatives au contexte sanitaire. Les effets de la crise sanitaires sont visibles à tous les niveaux, et la femme n’en est pas épargnée.

Avec ce programme, le gouvernement entend se positionner aux côtés des femmes pour les encourager à se réinventer dans le domaine économique, notamment en envisageant de nouvelles stratégies. A travers le digital, il s’agit de faire de la crise sanitaire une opportunité d’autonomisation des femmes sur toute l’étendue du territoire.

Formidable opportunité

La ministre déléguée auprès du ministre d’Etat en charge de l’Economie numérique, Gisèle Akoghet, a encouragé les femmes à saisir l’opportunité. « La Gabonaise doit s’approprier l’utilisation des nouvelles technologies de la communication et de l’information. Les femmes, plus que jamais, nous avons besoin de vous, votre pays a besoin de vous. Le monde entier a besoin de vous et cet outil c’est une opportunité », a-t-elle déclaré.

La ministre des Affaires sociales a insisté sur le fait de faire du confinement une réelle opportunité, en donnant le pouvoir aux femmes. « On se dit qu’à partir du digital, je peux être au nord du Gabon, ceux du sud voient particulièrement ce que je fais de chez moi. Je suis au centre, ceux de l’est ont la possibilité de me voir. Il ne s’agit pas seulement du Gabon, même à l’extérieur du pays, on est capable de voir ce que je fais », a-t-elle indiqué.

Le PROGAFFED est un projet innovant et d’actualité en droite ligne avec la décennie de la femme et la stratégie Gabon-Egalité. Sa mise en œuvre se fera de manière progressive. 48 formateurs seront préalablement outillés. Ils seront ensuite déployés auprès des communautés en vue de renforcer les capacités des femmes pour l’utilisation et la maîtrise du digital en vue de promouvoir leurs activités économiques et vendre leurs produits à travers le numérique.

Franceville : Il écope de 15 ans de réclusion pour coups mortels sur sa concubine

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Ngavoula Ignace alias Eric, 53 ans a été reconnu coupable du crime de sa concubine, Ndjila Marie Norberte, le 16 avril, dernier jour de la session criminelle de la Cour d’Appel judiciaire de Franceville. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle dont deux avec sursis.

Le vendredi 16 avril 2021, la Cour d’Appel de Franceville, dans le Haut-Ogooué a achevé sa première session criminelle avec une condamnation de 15 ans de prison. La Cour s’est penchée durant près de 8 heures de temps sur le dossier de Ngavoula Ignace alias Eric, 53 ans, accusé de coups mortels portés sur sa compagne. Reconnu coupable, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle dont 2 avec sursis.

Les faits se sont déroulés le 05 octobre 2019 à Moanda. Ce jour, dame Ndjila Marie Norberte s’est rendue chez sa cadette pour faire des tresses, accompagnée de son concubin, le nommé Ngavoula Ignace alias Eric. Sur place,  Marie Norberte a aperçu son ex belle-sœur, Amélie de passage. Elle l’invita à prendre une bière et prit les nouvelles de la famille y compris celle de son ex concubin. Ce qui a dérangé fortement le nommé Ngavoula Ignace.

Une dispute a alors éclaté entre les amants et contre toute attente, Ngavoula s’est saisi d’une bouteille à moitié pleine qu’il a flanquée à Marie Norberte sur le visage. Touchée à la tête, la concubine a perdu connaissance peu de temps après. Elle a été transportée à l’hôpital Marcel Abeke de Comilog à Moanda, et aussitôt évacuée à l’hôpital régional Amissa Bongo,  de Franceville, où elle décéda malgré les moyens mis en place pour la sauver.

Interpellé et entendu en enquête préliminaire, Ngavoula Ignace alias Eric reconnaissait les faits reprochés.

Circonstances atténuantes

Au cours de l’audience, le ministère public, représenté par le procureur Général, Eddy Minang, a requis que l’accusé soit déclaré coupable et qu’aucune circonstance atténuante ne lui soit accordée, au regard de son caractère violent et de sa mauvaise foi, qui tendait à nier ses actes de violences répétées sur la victime. Aussi, du fait qu’après avoir porté un coup violent à sa concubine, il soit parti dans un débit de boisson laissant sa victime sans la secourir. A cet effet, le procureur Général a requis la condamnation de Ngavoula Ignace alias Eric à 15 ans de réclusion criminelle après l’avoir déclaré coupable.

Maître Guey Charles-Henrie, avocat au Barreau du Gabon, pour la défense des intérêts de l’accusé, a quant à lui plaidé l’absence d’un lien de causalité entre les coups reçus et la mort de la victime. Et qu’à l’absence d’une expertise médicale, le doute s’installe et doit profiter à l’accusé. A cet effet, il a sollicité la clémence et l’approbation de la Cour et des circonstances atténuantes à son client.

L’accusé Ngavoula Ignace alias Eric a, pour sa part, demandé pardon à sa belle-famille et à la Cour.

 

Mekambo : marche de protestation pour dénoncer le Conflit homme/faune

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Les populations de Mékambo  dans l’Ogooué-Ivindo ont organisé, le 17 Avril 2021, une  grande marche de protestation contre le conflit homme/faune. Le mouvement d’humeur s’est soldé par la lecture d’une motion de protestation en direction des autorités, signe d’un ras-le-bol général.

Les autorités politico administratives et militaires du département de la Zadie, à Mékambo ont fait face, ce samedi à un mouvement de protestation des populations excédées par la dévastation continuelle de leurs plantations par les éléphants.

Arnaud Mouandoma , porte-parole des protestataires a qualifié la situation de  « crise alimentaire et insécurité physique causées par les éléphants ». « Depuis le jardin d’Éden, Dieu a placé l’homme au-dessus des animaux. Et le Chef de l’État, lors de sa prestation de serment, s’engageait à protéger sa population. Mais depuis 2017, les populations de Mékambo constatent avec regret que les éléphants sont plus important  donc, au-dessus de l’homme de Mekambo », s’est-il insurgé.

Cette marche a drainé du monde. Elle a eu pour point de chute, la place des fêtes de la localité où  une motion de protestation à l’endroit des autorités a été lue.  Les populations ont notamment exigé la présence du ministre des Eaux et Forêts dans les tous prochains jours. 

Ils ont également dénoncé « les abus d’autorités, les brutalités, les contrôles intempestifs, l’arrogance, les séquestrations qui sont devenus le mode de fonctionnement de certains responsables administratifs, nommant les gendarmes, les Eco gardes, le WWF et les Eaux et Forêts

Les populations ont menacé de durcir le mouvement dans les prochains jours, si leur requête n’est pas prise en compte. Une mise en garde qui n’entende pas prendre à la légère.

Paskhal Nkulu : « Nous invitons les Woleu-ntemois à soutenir la démarche de Ndemezo »

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Le porte-parole de l’association Nouvelle conscience woleu-ntemoise, Paskhal Nkulu revient sur les motivations de la structure associative. Il s’exprime également sur la dernière actualité politique marquée notamment par le retour de Réné Ndemezo Obiang au Parti démocratique gabonais (PDG), et l’appel à la paix des braves.

Paskhal Nkulu : Présentez-nous l’association Nouvelle conscience Woleu-ntemoise ?

Gabon Actualité : Nouvelle conscience Woleu-ntemoise est structure associative qui regroupe les natifs du Woleu-Ntem avec pour objectif l’entraide et la participation au développement de la province. Le Woleu-Ntem doit l’essentiel de son acquis économique à l’effort de ses fils, et cet effort se doit d’être mesuré et entretenu à l’échelle de la province. Le Woleu-Ntem a deux ou trois principales voies d’entrée qui sont des accès faciles à des puissances économiques qui sont le Cameroun et la Guinée équatoriale en matière de développement, et qui devraient faire école chez nous. Il est pratiquement impossible d’envisager aujourd’hui asseoir un développement conséquent s’il n’est pas construit à l’échelle de la province. Dans un passé pas très éloigné, le Woleu-Ntem avait la particularité d’être une province autonome sur le plan économique. Mais aussi, une province où le rapport politique avec l’état était fixé sur des fondamentaux de la République. Malheureusement, les années se sont écoulées et ces rapports ont vu l’intrusion d’autres facteurs qui l’ont totalement anéanti. Notre structure associative vise à encourager les fils et les filles du Woleu-Ntem à participer à la reconstruction de cette conscience woleu-ntemoise qui doit être une conscience pour l’essor de notre province.

PN : Comment comptez-vous faire bouger les lignes ?

GA : De manière précise, ce que nous faisons depuis l’élection présidentielle de 2016 c’est de rassembler les fils du Woleu-Ntem, d’initier des réflexions qui portent sur le développement. L’urgence c’est d’avoir un agenda commun, avoir une démarche commune sur toutes les questions qui concernent la vie politique, la vie économique, la vie sociale de notre province. Nous pensons qu’il nous faut redéfinir les éléments de référence qui vont nous permettre de participer au grand développement du Gabon. Si nous n’avons pas d’éléments de référence interne, il nous sera difficile de nous situer en tant que woleu-ntemois. Etre woleu-Ntemois aujourd’hui, c’est une responsabilité historique, une responsabilité morale, une responsabilité politique. Si on ausculte ce type de responsabilité et qu’on veut faire la politique pour la politique, on est pratiquement sûr qu’on aura le résultat que nous devrions aujourd’hui. Nous allons entreprendre une phase beaucoup plus active par l’incitation à la réalisation et à l’engagement aux micro-projets économiques.

PN : Qu’est-ce que vostre association a posé comme actes pour aider les woleu-ntemois à faire face à la pandémie decovid-19 ?

GA : Inviter à la prise de conscience est la chose la plus primordiale. Nous avons face à nous une épidémie, une maladie dont personne ne mesure ni le développement, ni les vrais modes de contamination. On suppose que ce serait par voie orale, par voie nasale. Mais les précautions que l’on prend semblent ne pas être de nature à bien nous protéger. Nous invitons particulièrement les woleu-ntemois et les Gabonais, en général, à faire extrêmement attention, à ne pas se laisser aller à l’idée grossière comme quoi ce virus n’existe, que c’est une stratégie entre les supers puissances. Nous demandons à nos frères de se protéger et de se prendre en charge par les protocoles médicaux qui existent et les vaccins. Ceux qui doivent le faire, peuvent le faire. Dans la mesure du possible, nous pouvons agir sur le gouvernement par des demandes pour que l’état fasse preuve de diligence en rendant disponible des doses de vaccin en quantité suffisante pour toute la population.

PN : Que répond Nouvelle conscience woleu-ntemoise à l’appel à la paix des braves ?

GA : Pour nous, c’est du sparadrap sur une jambe de bois. C’est une question totalement décalée, elle est hors contexte et rien ne l’a justifie, aujourd’hui. Pour appeler à un regroupement de partis politiques, à une sorte d’union sacrée des forces politiques, il faut qu’il y ait un contexte qui le justifie. Généralement, c’est un contexte d’après-guerre ou de conflit post-électoral. Nous ne sommes dans aucun de ces cas. Le Gouvernement et toutes les autres composantes de la République fonctionnent normalement. Je crois que ceux qui ont lancé cet appel à la paix des braves devraient avoir un peu plus de génie. Pour l’instant, les priorités sont ailleurs. C’est contenir la Covid-19, répondre à la demande sociale. C’est autant d’axes aujourd’hui qu’aucun de ces leaders politiques n’a jamais abordé. Vous ne les verrez jamais s’attarder sur des questions sociales, sur des questions de chômage, sur des questions d’emplois, sur des questions de logements, de justice. À chaque fois, c’est des retrouvailles autour des discussions politiques, politiciennes. Je crois que les Gabonais en ont un peu marre.

PN : Le retour de Réné Ndemezo Obiang au PDG ne remet-il pas en cause la probité des acteurs politiques du Woleu-Ntem ?

GA : La démarche adoptée par monsieur Ndemezo est une démarche qu’il faut saluer. On ne s’engage pas en politique pour avoir le statut d’opposant à vie. Ça n’existe pas. La politique n’a de but que pour réussir et exercer le pouvoir de décision. Lorsqu’en toute objectivité, vous vous rendez compte que ce pourquoi vous vous engagez ne peut se concrétiser que si vous avez une position de recul. Si vous convenez avec ceux qui ont les capacités, les moyens d’accélérer les mécanismes de développement du pays, pourquoi rester dans cette position fermée qui n’a aucune perspective. Si vous avez à connaitre l’histoire du Woleu-ntem, vous saurez qu’aujourd’hui, les cadres du Woleu-ntem tiennent pour responsables les acteurs politiques de leur province, du fait que leur posture contre le pouvoir ne facilite pas leur proposition. Les acteurs économiques de cette province tiennent pour responsables les comportements déviants des acteurs politiques de cette province. En 2016, monsieur Ndemezo avait pensé qu’il y avait une opportunité de faire une autre offre politique pour le Woleu-Ntem, en étant dans l’opposition. Quelques années après, il se rend compte que c’est une voie sans issue. Et ce, d’autant plus que l’opposition n’a pas un développement cohérent. Ndemezo ne veut pas s’engager dans des choix inutiles, il fait le choix de dire aux enfants du Woleu-ntem et aux enfants du Gabon : « j’assume ma part de responsabilité, je me mets à la disposition du président et j’arrête la lutte politique stérile ». La lutte politique au Gabon est stérile. Nous, en tant que Nouvelle conscience woleu-ntemoise, nous le soutenons et invitons tous les enfants du Woleu-Ntem à soutenir cette démarche.

 

 

Port-Gentil : un projet de construction d’une station-service inquiète

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Une station-essence serait en passe d’être construite sur le prolongement de la façade du pénitencier central de Port-Gentil, dans l’Ogooué-Maritime. Un projet qui inquiète les port-gentillais, qui relèvent plusieurs incohérences avec les dispositions légales.

Au quartier Château dans le 2e arrondissement de la capitale économique Port-Gentil, une balise de tôle placée à proximité du pénitencier central fait foi de la construction future d’un édifice. Une source digne de foi affirme qu’il s’agit d’un projet de construction d’une station-service, d’un géant national dans le secteur.

 A la question de savoir si celui-ci a suivi toutes les procédures et obtenu toutes les autorisations nécessaires pour l’implantation d’une station-service en milieu urbain ? Certains marigovéen seraient tentés de répondre par l’affirmative compte tenu de l’avancée du projet. Une pilule difficile à avaler pour d’autres, au regard d’une part, des dispositions contenues dans l’arrêté numéro 01/98 MINMEE du 05 janvier 1998 fixant les modalités d’implantation des stations de distribution de produits pétroliers. Et d’autre part, de la dangerosité que représente cette station-service qui va être implantée entre la prison centrale de la ville et une maison d’habitation.

Autorisation ?

On serait tenté de s’interroger sur les réelles motivations de cette éventuelle autorisation, si tant est que l’opérateur économique l’aurait bel et bien reçue. L’article 2 de l’arrêté dispose à cet effet que « l’implantation des stations-services se fait dans le respect des textes régissant le domaine public et la gestion de l’environnement ». Et l’article 4 précise qu’« une distance minimale de 500m, mesurable à partir des extrémités adjacentes doit être observée entre les stations-services et les établissements, lieux publics, bâtiments administratifs et endroits stratégiques. Cette distance est de « 100m au minimum pour les établissements d’enseignements, les lieux de culte, les places de marché etc… ».

Hors, lorsqu’on regarde du côté opposé au site querellé, deux établissements scolaires primaires sont visibles. De même qu’une église située le même côté que la future station. Le tout à moins de 100m.

« C’est très dangereux » a dit, ahuri, un responsable de la place. « Port-Gentil est une ville poudrière. En cas de soulèvement, les riverains se serviraient directement de la station pour embraser la prison et même au-delà, et ce serait une véritable hécatombe si on devait en arriver là », a renchéri notre interlocuteur.

Sécurité

La maison d’arrêt de la capitale économique gabonaise est déjà lotie dans des conditions sécuritaires qui laissent à désirer. En effet, excepté la façade, l’établissement est totalement perméable par derrière et sur les côtés, jonchés par des petits commerces, des habitations et des hautes herbes etc… Seul, un fil barbelé trainant presqu’à même le sol sur le côté de la route Château-Salsa pourrait freiner quelque peu les ardeurs des bandits.

A ce qui semble, les autorités informées seraient à la recherche de solutions pour pouvoir empêcher ce projet de voir le jour. Même si, sur le site choisi à cet effet, une balise en tôle est déjà perceptible. Preuve que les travaux pourraient démarrés à tout moment sur ce terrain objet d’un contentieux.

Makokou : un élève poignardé sur le chemin de l’école

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Un élève de classe de 3e a été poignardé par son condisciple sur le chemin de l’école, la semaine dernière à Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo. Agé de 16 ans, l’agresseur a été placé en garde à vue au Commissariat de la localité.

La semaine dernière, le jeune Ndong Dibouedy Joarel, 16 ans, élève au collège d’enseignement public de Makokou a été interpellé par les éléments du commissariat de police de Makokou. Cette interpellation fait suite à une altercation entre lui et un autre élève de classe de 3e du lycée catholique notre Dame des Victoires qui s’était soldée par une blessure au couteau.

L’agresseur relate les faits. « J’allais au cours avec mon ami. Arrivé à la place des fêtes, je l’ai vu qui m’attendait. Soudain, il a enlevé son sac, il l’a donné à son ami et il est venu vers moi. J’ai pris fuite et il s’est mis à me poursuivre avec une chicotte à la main. Il m’a rattrapé et s’est mis à me fouetter et c’est là que j’ai sorti le couteau pour me défendre », a-t-il confié aux agents.

«  Nous avons eu une petite embrouille à cause de sa copine et il a promis me faire la peau avec ses potes là où ils me croiseront. C’est pourquoi j’avais un couteau. Moi je n’ai fait que me défendre », a poursuivi l’élève Ndong Dibouedy.

Des témoins affirment que  la victime serait un habitué des embrouilles dans son établissement. Un comportement qui inquiète. « Cet élément sort d’une sanction pédagogique et pourrait ne pas terminer l’année dans notre établissement. Il est très agité et son caractère impulsif est inquiétant. Heureusement que là, ce n’est pas lui qui a donné à l’autre des coups de couteau », a  exprimé un surveillant du lycée catholique qui a requis pour l’anonymat.

Plus de peur que de mal, il s’en est tiré avec une blessure de plusieurs points de sutures sur l’épaule gauche. Nous avons essayé en vain d’avoir sa version des faits, mais les parents n’ont pas accédé à notre demande. 

L’agresseur sera présenté dans les prochains jours au parquet du tribunal de première instance de Makokou.