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Julien Ngoghe Bekale : « notre stratégie est évolutive, flexible et adaptable »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Retour au confinement partiel dans pour une durée de 15 jours. Une décision qui, selon le gouvernement, découle des recommandations d’experts.

Pour le Gabon la lutte contre la pandémie de covid-19 n’est pas une option, mais une exigence. Pour cela, les autorités sont à pied d’œuvre depuis des mois. Comme plusieurs nations, il s’agit de sortir vainqueur de la crise sanitaire. Sur cette lancée, le Gabon ne compte pas évoluer en vase clos.

Pour le premier ministre Julien Nkoghe Bekale, la stratégie de riposte nationale est évolutive, flexible et adaptable en fonction de la connaissance que les autorités ont de la maladie et des expériences des autres pays.  « A ce jour, les autorités sanitaires internationales n’ont pas officialisé un plan de diagnostic et de traitement permettant de mettre fin à cette pandémie. Chaque pays adopte des stratégies de riposte adaptées à ses réalités socio – économiques », a-t-il déclaré.

Aussi, après deux semaines de confinement total du grand Libreville, le Gabon a entamé le 28 avril, une nouvelle phase, avec cette fois-ci, sur recommandation des experts nationaux et internationaux, une phase de confinement partiel et géographique des communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum  et de la Pointe-Denis pour une durée de 15 jours.

Cette nouvelle étape est assortie de modalités de mise en œuvre bien définies, notamment l’interdiction de circuler entre le Grand Libreville et l’intérieur du pays ; le réaménagement des horaires de travail de 7h30 à 14h00 ; l’obligation d’installer un dispositif de contrôle sanitaire à l’entrée des administrations et des entreprises, l’ouverture des marchés jusqu’à 14h et des grandes surfaces jusqu’à 16H.

Dépistage

Par ailleurs, les  petites activités telles que les salons de coiffure, les garages, les métiers de l’artisanat et d’autres services à la personne vont rouvrir, alors que les bars, les restaurants les hôtels et les motels devront rester fermés, tout comme les établissements scolaires et universitaires.

« Selon les études scientifiques menées à ce jour à travers le monde, cette pandémie du Covid – 19 est appelée à durer. Nous devons apprendre à vivre avec elle et à nous comporter en conséquence. La discipline individuelle et collective, l’esprit de sacrifice de chacun d’entre nous sont nécessaires pour la survie de tous », a indiqué le premier ministre.

Il  a par ailleurs assuré qu’avec ce nouveau dispositif, associé au dépistage massif, au plan de contingence sanitaire révisé et soutenu par les partenaires ainsi que la réorganisation du système de prise en charge des patients, le gouvernement espère contenir la pandémie et à terme inverser la courbe de contamination.

Les mesures d’accompagnement annoncées par le président de la République pour permettre aux populations de supporter les conséquences sociales et économiques restent d’actualité. Il s’agit, notamment de la prise en charge des factures d’eau et d’électricité pour les personnes les plus fragiles et économiquement faibles ;  la suspension durant le temps de confinement des paiements de loyers des personnes sans revenus ; la prise en charge par l’Etat des pertes de petits propriétaires liées à la suspension du paiement des loyers ; la gratuité des transports publics terrestres assurés par les compagnies publiques ;  l’aide alimentaire….

Le devoir de transparence de Prisca Nlend Koho 

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Au terme de deux semaines de confinement total, la banque alimentaire n’a pu servir tous les 60 000 Gabonais économiquement faibles. Lors du point de presse du gouvernement, la ministre en charge des Solidarités nationales a fait un bilan d’étape. Les distributions se poursuivent.

 « Il est clair que tant que nous n’avons pas encore touché les 60 000 cibles concernées au préalable, nous n’allons pas arrêter l’opération », dixit la ministre en charge des Solidarités nationales, Prisca Nlend Koho, au cours de la deuxième conférence de presse du gouvernement sur le plan de riposte et de soutien économique et social contre le covid-19. D’emblée, elle s’est dit déterminé à aller au bout de son action.

Au terme de deux semaines de confinement total du grand Libreville, la distribution de l’aide alimentaire dans les communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum est loin d’avoir atteint le but escompté. Sur les 60 000 ménages à satisfaire, seule la moitié a pu être touchée par les équipes de distribution déployées sur le terrain depuis deux semaines

Face à la presse nationale et internationale, et en présence du premier ministre et de membres du gouvernement, Prisca Nlend Koho a énuméré les différentes raisons de ce retard : lenteur dans la mise à disposition de bons,  insuffisance de volontaires, non-respect des consignes par les populations, entre autres.

Carte

« C’est une opération qui a l’air lourde, mais en réalité sur le terrain, elle est encore plus lourde qu’on  le croit », a-t-elle indiqué. « Nous comprenons aisément l’impatience et même le scepticisme des populations. Cependant tant que les équipes mises sur le terrain de façon progressive, en fonction de la disponibilité des bons d’achats et des kits ne peuvent pas avancer parce que les populations sortent de leurs maisons, il est difficile pour nous de pouvoir réaliser cette opération dans des conditions optimales », précise la ministre.

L’autre challenge du ministère des Affaires sociales est de répertorier toutes les personnes servies et d’actualiser le fichier de la CNAMGS. Pour cela, sur le terrain les équipes sont munies de fiches. Elles consignent toutes les informations. Sur ce point, Prisca Nlend Koho veut  jouer la carte de la transparence.

« Nous avons la possibilité de contrôler les personnes qui ont été bénéficiaires de kits alimentaires et de bons d’achat mis à la disposition des populations. Nous avons mis en place un point de presse  quotidien qui nous permet d’informer les populations de façon régulière de l’évolution de l’activité de la banque alimentaire et cette évolution  nous permet d’avoir une idée exacte. (…). Le chef de l’Etat en a besoin, le premier ministre lui-même dans ses communications en a besoin et moi-même, j’ai le devoir de communiquer comme il se doit sur ces chiffres-là. »

Porte

Pour Prisca Nlend Koho, une opération d’une telle ampleur est inédite au Gabon. Malgré tout, la machine se met en route. Au fil des jours, le ministère égrènent ses chiffres. Ils sont en hausse. Il y a plus de Gabonais économiquement faibles qui ont reçu bons et kits alimentaires qu’il y a deux semaines.

Un encouragement pour des équipes confrontées à l’impatience, voire à la colère des uns et des autres. Il est clair que ventre affamé n’a pas d’oreilles. Difficile pour une partie de la population d’entendre les explications techniques de la ministre tant qu’elle n’a encore rien vu devant sa porte.

Mike Jocktane : face au covid-19, « nous avons besoin de joindre les énergies. »

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Ensemble contre le covid-19, semble dire Mike Jocktane. Le président de Gabon Nouveau lance un appel citoyen pour lutter contre la pandémie qui ralentit l’économie du pays. Il en appelle aussi à la vigilance face aux mesures annoncées par le président de la République, lors de son discours, vendredi dernier. 

 

Vous parlez d’unité nationale face à la pandémie du covid-19, mais cet appel a déjà été lancé par les autorités, en quoi votre appel est différent ?

Notre pays traverse une crise majeure dont les solutions ne peuvent pas se trouver dans les seules mains des personnes qui gouvernent. Je veux par mon appel rassembler les acteurs politiques, de la société civile, les politiques et de tous les corps organisés.

Nous ne sommes pas dans un jeu politique habituel. Nos vies sont en jeu. L’unité et l’avenir à court terme de notre nation sont en jeu.

 

Vous lancez un appel à l’unité, mais au passage, vous vous en prenez à ceux qui « auraient fait fortune sur le dos des Gabonais ». Est-ce que ce n’est pas un peu paradoxal ?

Le paradoxe serait de voir ces personnes, enrichies au dépend des Gabonais, distribuer cet argent dans le but de s’attirer les louanges du peuple. Cet argent n’est pas une aide aux Gabonais, cet argent appartient à chacun d’entre nous.

Au-delà de tout, nous ne traverserons pas cette crise en multipliant les initiatives individuelles, aussi nobles soient elles, sans coordination. Nous avons besoin de joindre les énergies, de fixer des buts précis et concrets et pour atteindre ces objectifs mobiliser toutes les ressources disponibles ensemble.

Ali Bongo Ondimba, lors de son allocution

Que pensez-vous des mesures annoncées par le président Ali Bongo Ondimba, lors de son discours vendredi dernier ? A lire votre appel, on a l’impression qu’elles ne vous semblent ni claires, ni cohérentes.

Effectivement, plusieurs de ces mesures annoncées me paraissent incohérentes. Je propose justement d’évaluer chacune d’elles avec tous ceux qui répondront à mon appel. Notre but sera de rectifier cet état de fait.

 

Quel est votre regard de la posture de certains activistes, dans les réseaux sociaux, qui systématiquement remettent en cause les annonces du gouvernement et tendent à dénigrer ses actions contre le Covid-19 ?

Vous n’êtes pas sans ignorer que le peuple gabonais, de manière générale est sceptique et sur ses gardes vis-à-vis des promesses faites par ceux qui nous dirigent.

Mais je sais que beaucoup de mes concitoyens ont d’immenses ressources à mobiliser pour trouver les solutions face à cette crise, et à mettre en œuvre la solidarité dont nous avons besoin.

Nous pouvons être debout ensemble et faire face en fraternité et en solidarité.

Quel doit-être le rôle de l’Eglise dans une nation face à un tel fléau, car on a vu des dérapages de pasteurs qui ont été rappelés à l’ordre pour ne pas avoir respecté les consignes des autorités et préféré agir par la foi ? Certains pasteurs ont même été emprisonnés.

Le rôle de l’Eglise, face à toute situation, c’est de prier et de partager la pensée de Dieu.

Il est important de comprendre que l’Eglise est citoyenne. Et, pour cette raison, opère dans le respect des lois.

 

Quelle est votre crainte par rapport à cette crise ?

Je crains simplement que par manque de préparation, nous payions un plus lourd tribut humain, un plus lourd tribut économique que nécessaire. Alors même que nous avons eu plus de temps que les Européens, par exemple pour nous préparer.

J’estime qu’un mort, c’est déjà un mort de trop.

Propos recueillis par E. A

Vœux de nouvel an : Ali Bongo Ondimba prône l’efficacité

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Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, Ali Bongo Ondimba, est revenu sur le devoir d’exemplarité. Il a aussi demandé au Gouvernement et différents responsables de faire preuve d’efficacité.

Alors que la gouvernance publique gabonaise est de plus en plus critiquée, le président Ali Bongo Ondimba n’a pas manqué dans son discours des vœux de nouvel an aux institutions publiques et partenaires privés, d’instruire le Gouvernement à redoubler d’efforts. « J’affirme avec force que pour redonner foi en l’action publique et confiance à nos compatriotes, la seule manière de briser la défiance de nos populations envers leurs institutions, est d’être efficace. Il nous faut être efficaces. »

Pour le président de la République, la culture de l’efficacité est nécessaire. Elle permet non seulement de « préparer l’avenir » et « adapter notre pays aux exigences du lendemain », mais également de répondre à l’exigence d’amélioration des conditions de vie des populations, qui selon lui, « portent leurs espoirs sur les dirigeants que nous sommes ». « L’action publique doit être efficace. Elle doit produire des résultats », a-t-il lancé avec fermeté. C’est la seule manière selon lui de « changer de paradigme ». De passer d’une culture d’annonce comme c’est souvent le cas à une « culture du résultats» basé sur les « priorités » du moment.

A cet effet, 2020 sera, selon Ali Bongo Ondimba, l’année de la rupture. De la réaffirmation de la valeur du « travail », mais « du travail bien fait et concret dont on peut voir, toucher du doigt et mesurer le résultat ». Car a-t-il réaffirmé, « je ne serai heureux que lorsque les Gabonais seront heureux ».