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Lambaréné : le véhicule et le corps du proviseur Nicaise Bourobou  repêchés

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Le corps sans vie du proviseur Nicaise Bourobou    à l’intérieur de son véhicule a été sorti des eaux profondes de l’Ogooué, non loin du lieu de l’accident au moins quatre jours plus part. Les sapeurs-pompiers à la manœuvre avec les éléments de la brigade nautique sont parvenus à tirer le véhicule à l’aide d’une grue. 

Nicaise Bourobou, proviseur du lycée catholique Jean Baptiste Adiwa a été victime d’un accident de la route alors qu’il  rentrait de travail, suite aux préparatifs de l’examen du baccalauréat qui a débuté hier.

Après plusieurs jours de recherche, son corps sans vie a été repêché, ce vendredi, des eaux de l’Ogooué. Il se trouvait encore dans son véhicule.  Aussitôt, le corps en décomposition partielle a été confié à une maison des pompes funèbres.

Pour rappel, le regretté chef d’établissement était en plein dans l’organisation de l’examen du baccalauréat, lorsqu’il a été victime d’une chute mortelle à bord de son véhicule, le 18 août dernier. Il aurait même demandé à l’un de ses collaborateurs de regagner urgemment Lambaréné alors qu’il se trouvait en mission à Libreville.

 «Moi j’étais à Libreville. Il m’a préconisé de rentrer, alors étant le responsable de la logistique parce que mercredi on devait commencer le travail», a a témoigné l’intendant, Aloïse Mboumba Moucketou.

Un voyage sans retour

« À mon arrivée à Lambaréné, je lui ai fait signe que j’étais déjà rentré. Il m’a demandé de regagner le lycée et j’ai trouvé avec lui là-bas le censeur 2 pédagogique, celui de la vie scolaire, l’économe et un surveillant. On est resté là à raconter. Il nous disait que nous attendons la visite des membres du secrétariat du baccalauréat pour regarder les choses à l’établissement », a-t-il poursuivi.

C’est donc au terme de cette séance de travail avec les membres du secrétariat du baccalauréat que  Nicaise Boroubou a décidé de regagner son domicile. Un voyage qui s’est révélé sans retour pour l’éducateur et père de famille.

Lambaréné: chute mortelle du proviseur du lycée Adiwa du pont d’Isaac avec sa voiture

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Un véhicule a violemment percuté la rambarde du pont d’Isaac, à Lambaréné, mardi après-midi avant de finir sa course dans les eaux de l’Ogooué. A son bord, le proviseur du lycée catholique Jean Baptiste Adiwa et une de ses collaboratrices

 

L’accident s’est déroulé mardi aux environs de 17h30 dans la localité de Lambaréné. Pour une raison encore indéterminée le véhicule avec à son bord Nicaise Bourobou, proviseur du lycée Jean-Baptite Adiwa et une de ses collaboratrices aurait chuté du pont Isaac.

Un témoin rapporte que le proviseur raccompagnait alors sa collaboratrice à son domicile situé de l’autre côté du pont Isaac, au sortir d’une séance de travail. Il roulait derrière la voiture de l’intendant dit lycée. Ce dernier a été alerté par la disparition de la voiture de Nicaise Bourobou de son champ de vision après qu’une voiture se soit  interposée entre les 2 véhicules du convoi.

Interpellé par les autres véhicules sur la voie, l’intendant se gare pour constater que la voiture du proviseur venait d’effectuer un plongeon dans les eaux du fleuve Ogooué.

Sur les images relayées à travers les réseaux-sociaux après l’incident on peut imaginer la violence du choc, en apercevant les rambardes totalement arrachées.

Deuil

Informés de la situation, les secours et les autorités compétentes se sont rendus sur les lieux de l’accident. Le corps sans vie de Nicaise Bourobou aurait été retrouvé après plusieurs heures de recherche.

Une enquête a été ouverte pour élucider les causes de cet accident malheureux qui intervient à quelques jours du début des examens du baccalauréat et endeuillant le lycée Adiwa.

Quatre morts dans un accident à Kango

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Quatre personnes sont mortes et deux autres ont été grièvement blessées samedi après-midi à Fang, dans un accident sur la Nationale 1, dans le département du Komo-Kango.


 Deux ressortissants Ivoiriens, Chérif Moussa, la cinquantaine passée,  Ibrahim Habibou 42 ans , et deux Gabonais, Clément Ibinga Nzamba 50 ans, et Collette Maganga, 61 ans et  retraitée Setrag ont trouvé la mort dans ce nouveau drame de la route. Les deux blessés ont été évacués vers une  structure sanitaire  de Libreville.


Un véhicule de marque Mitsubishi did Pajero est entré en collision avec  un autre de même marque L200 double cabine qui roulait dans le sens opposé. 


Selon les témoins, le véhicule Mitsubishi Pajero did conduit par Clément Ibinga Nzamba serait à l’origine de l’accident. Il roulait à vive allure dans le sens Kango-Ntoum. Dans sa course folle, il a quitté sa trajectoire pour aller percuter violemment le double cabine, conduit par Chérif Moussa, Ivoirien,  en partance pour Lambaréné.  


Vin de palme

Ce dernier a été présenté comme un transporteur régulier sur le tronçon Libreville-Lambaréné. «Il était un régulier sur route de Lambaréné », a indiqué une source judiciaire contactée par notre rédaction. Parvenu au village Fang, il s’est retrouvé nez-à-nez avec le did. 


Le choc inévitable lui a été fatal ainsi que deux autres occupants qu’il transportait vers le chef-lieu du Moyen-Ogooué. Le chauffeur du véhicule incriminé, Clément Nzamba Ibinga, a succombé à ses blessures à son arrivée dans un  hôpital de Libreville. «Il était en état d’ivresse et on n’a trouvé un bidon de vin de palme », précise une source proche du dossier.


Deux accidents

Aussitôt informés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Kango se sont rendus sur place pour effectuer le constat. S’ils ont trouvé les blessés déjà transférés vers Libreville, il n’en demeure pas moins qu’ils se sont armés des scies et bien d’autres moyens pour extraire les corps prisonniers de l’amas de ferraille.

Il s’agit du deuxième accident après celui qui a fait deux morts à Essassa, le même  week-end sur la même Nationale 1.

Lambaréné : deux morts après un plat de feuille de manioc

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Victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un plat de feuille de manioc, deux personnes sont mortes, alors que treize autres sont sous traitement.

L’affaire fait grand bruit dans la ville du grand Blanc, Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué. L’irréparable vient de se produire après le décès d’un homme de 70 ans et d’un enfant de 5 ans conduits en urgence au centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné pour intoxication alimentaire.

Treize autres personnes également prises aussi de malaise ont été hospitalisées. Après avoir reçu des soins, elles sont hors de danger. Le drame se serait produit après la consommation d’un plat de feuille de manioc.

Homicide volontaire

Selon le quotidien l’Union du 3 juin, l’enquête a été ouverte par les autorités judiciaires qui ont été saisies par le médecin chef de centre régional, Dr Dieudonné Ayamam. Il en ressort que les quinze personnes, auraient été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un repas de feuilles de manioc cuisiné par Rosine M., alias Mapenda.

Si les mobiles de cet acte ne sont pas encore déterminés, la Gabonaise de 51 ans sans emploi a été aussitôt placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Lambaréné pour homicide volontaire par intoxication alimentaire.

Covid-19 : le dépistage massif dévoile l’ampleur de l’épidémie au Gabon

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157 nouveaux cas positifs au covid-19 en 48 h, c’est le dernier bilan enregistré samedi au Gabon. Une augmentation importante due au dépistage massif.                                

Le bilan épidémiologique présenté ces deux derniers jours  par le Dr Guy Patrick Obiang, porte-parole du Copil fait état de 116 nouveaux cas positifs sur 454, le 8 mai et 41 cas sur 213 prélèvements, le 9 mai. Des patients détectés dans quatre foyers  : 106 à Libreville (Estuaire) 38 à Franceville, (Haut-Ogooué),  8 à Bifoun (Moyen-Ogooué)  3 cas communautaires  à Lambaréné (Moyen-Ogooué), et 2 nouveaux cas positifs à Bitam ( Woleu-Ntem), des étudiants gabonais en provenance du Cameroun. Le 9 mai au soir, le Gabon comptait 661 cas positifs, 110 guéris et 8 décès.

Si cette augmentation spectaculaire de patients positifs au covid-19 a vite fait de susciter des inquiétudes dans l’opinion, le porte-parole du Copil, affirme qu’il s’agit de la résultante normale du dépistage massif. «  L’augmentation du nombre de laboratoires, le dépistage actif  et le dépistage massif donne aujourd’hui la possibilité d’un diagnostic des personnes testées covid-19. Grace à cette stratégie, nous arrivons très rapidement à pouvoir tester des personnes afin que ces personnes soient rapidement prises en charge. Aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays », explique-t-il.

Absence

Par ailleurs, en dépit du confinement total et partiel et des mesures barrières visant à limiter la propagation du virus, le Gabon a atteint le stade 4 de la contamination, encore appelé phase communautaire dont les effets devront s’étendre, selon les experts, jusqu’au mois de juin. « La phase communautaire est la période la plus redoutable d’une épidémie. C’est au cours de celle-ci que le virus circule activement entre les personnes (hommes, femmes, jeunes et enfants) dans les familles, les maisons, les administrations, les lieux publics, les transports (taxi, bus), les commerces etc. », poursuit le porte-parole du Copil.

A l’écoute des chiffres déclinés chaque jour par le Dr Guy-Patrick Obiang, les populations sont partagées entre anxiété et incrédulité. Le virus est bien réel dans la société et la contagion prend  de l’ampleur. Et en l’absence d’un remède identifié et d’un vaccin, les spécialistes préconisent les gestes barrières, et le dépistage précoce.

Covid 19 : premiers cas positifs à Port-Gentil et Lambaréné

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Un nouveau cas positif au covid 19 a été enregistré à Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué. La veille c’est la province de l’Ogooué-Maritime qui enregistrait son premier cas positif.

La capitale économique, Port-Gentil, a enregistré jeudi, un premier cas positif au covid-19. L’information a été donnée par le porte-parole du copil, Guy-Patrick Obiang Ndong.

Il s’agit d’un Gabonais de 24 ans, travaillant sur une barge aménagée en hôtel au large de Port-Gentil. Il a été diagnostiqué sur les 27 prélèvements analysés sur le site.  Des dispositions ont été aussitôt prises pour le transfert du patient au centre hospitalier régional de Port-Gentil, pour une prise en charge médicale.

Par ailleurs, dans un communiqué ce 24 avril, le copil a annoncé un premier cas positif dans la province du Moyen-Ogooué. Le patient âgé de 37 ans est partie de Libreville pour Lambaréné où il travaille pour une société pétrolière. Le copil affirme qu’il avait été prélevé avant son départ sur site et le résultat est positif. 

Avec ces nouveaux cas, quatre provinces sont désormais touchées par l’épidémie de covid 19 : l’Estuaire, le Woleu-Ntem, l’Ogooué-Maritime et le Moyen-Ogooué.

Le bilan épidémiologique du Gabon s’élève à ce jour à un total 169 cas dont 24 guéris et trois décès.

Urgence

Dès l’annonce de l’épidémie, des mesures de riposte avaient été aussitôt prises par les autorités pour limiter sa propagation dans le pays : fermeture des établissements scolaire et universitaires et des commerces non indispensables et couvre-feu de 19h à 6h du matin.

Le Grand Libreville composé des communes de Libreville, Owendo, Akanda, Ntoum et la Pointe-Dénis, a été mis en confinement total.

De nouvelles mesures pourraient être annoncées par les autorités pour répondre à l’urgence imposée par ces nouveaux cas.

 

Mort mystérieuse de carpes : le CENAREST résout l’énigme

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Au mois de juillet dernier, le CENAREST publiait un premier communiqué relatif à la mort massive et mystérieuse des poissons dans la région du Bas-Ogooué. Ce rapport indiquait que les poissons morts étaient visibles de Ndjolé à Lambaréné le long de l’Ogooué et dans les lacs. Dans ce communiqué, je présentais les hypothèses retenues par l’équipe du Laboratoire d’hydrologie et d’ichtyologie de l’Institut de Recherches Agronomiques et Forestières/IRAF du CENAREST, dont les chercheurs s’étaient mobilisés pour apporter au gouvernement et à la population gabonaise la réponse scientifique afin qu’ils soient éclairés quant à la mort massive des tilapias (appelés CARPES en français gabonais).

En considérant la documentation scientifique disponible et les rapports de la FAO sur des cas similaires dans le monde, en Israël, en Colombie, en Equateur, en Egypte, en Tanzanie ou en Thaïlande par exemple, les chercheurs du CENAREST avaient exclu sans conteste l’hypothèse d’une pollution chimique et celle de la dystrophisation définie comme un déséquilibre provoqué par les apports anthropiques d’un excès de Phosphates et d’Azote avec pour conséquence, la minéralisation de la matière organique en excès, s’accompagnant d’une surconsommation de l’oxygène dissous au détriment de la faune et de la flore. Ils avaient montré que cette piste ne pouvait pas être viable au vu de l’étendue spatiale du phénomène. La piste d’une infestation parasitaire massive des poissons avait aussi été écartée au regard des quantités au demeurant importante de poissons morts et de la diversité des origines spatiales des sites où l’évènement a été observé.

Après plusieurs missions de terrain le long de l’Ogooué, entre Ndjolé et Port-Gentil, les chercheurs du CENAREST sont parvenus à circonscrire le périmètre de l’épidémie et ont affiné leurs analyses préliminaires. Ces analyses préliminaires ont montré que ce ne sont que les tilapias et seulement les tilapias (appelés « carpes » au Gabon) qui meurent. Aucune autre espèce de poisson n’est concernée et aucun autre élément de la faune. C’est pourquoi, les chercheurs du CENAREST avaient privilégié, en considérant la littérature sur la question, l’hypothèse d’une contamination virale.

Ils avaient soupçonné, et ils avaient eu raison, que l’origine de la mort de ces poissons ne pouvait être qu’une maladie virale spécifique aux tilapias causée par le virus TiLV (Tilapi Lake Virus). Pour rappel, le Tilapia tilapinevirus ou virus du lac tilapia ( TiLV ), est un virus qui infecte les populations de tilapia (sauvages et d’élevage). C’est la seule espèce du genre monotypique Tilapinevirus qui, à son tour, est le seul genre de la famille Amnoonviridae. Jusqu’à présent, il a été enregistré dans diverses régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Le virus a été découvert et identifié pour la première fois en 2014 lorsque la mer de Galilée (lac Kinneret) en Israël connut une baisse importante des quantités de captures de tilapias.

Pour confronter cette hypothèse à la réalité des faits, il fallait absolument faire analyser les prélèvements de poissons morts dans un laboratoire spécialisé à la biologie et aux pathologies des poissons. Compte tenu de l’importance du dossier et dans le souci d’apporter des résultats justes et incontestables, ces analyses ne devaient être réalisées que par un laboratoire de référence mondiale.

Notre institution étant dépourvue de tels équipements, nous avons sollicité et obtenu, grâce à un financement de TNC Gabon à qui nous exprimons une fois encore notre gratitude, la contribution de notre partenaire, la Norwegian University Of Life Sciences d’Oslo, qui dispose d’un laboratoire accrédité et spécialisé à la biopathologie des poissons et qui a donc fait les analyses appropriées. Ces analyses nous ont été retournées, et j’ai grand plaisir de publier ce résumé succinct des résultats contenus dans le rapport du CENAREST que nous avons adressé au Gouvernement en avant-première.

La cause de la mort des poissons est un agent infectieux apparenté au virus TiLV (Tilapi Lake Virus, qui appartient à la famille des virus Orthomyxoviridae, qui s’apparente également à la famille du virus de l’Anémie infectieuse du saumon). Ce virus est attesté ailleurs dans le monde où il décime les populations de tilapias dans la nature aussi bien que dans les élevages. Les données issues du Gabon montrent la présence de deux souches virales proches des souches israélienne et tanzanienne. Les résultats des analyses montrent que la contamination entre poissons se fait de manière horizontale par simple contact direct entre individus sains et malades. Ce fait est à présent bien établie et reflète l’histoire épidémiologique observée au Gabon et ailleurs dans le monde.

Pour le CIRMF, la mort massive de ces poissons serait d’origine bactérienne, en l’occurrence la bactérie Aeromonas veronii. Les analyses scientifiques issues de la Norwegian University Of Life Sciences, dont la laboratoire, accrédité, hautement spécialisé et comprenant des experts de réputation mondiale sur les questions de poissons, comme le Professeur Øystein Evensen DVM, spécialiste des biopathologies des poissons, ne confirment pas les résultats du CIRMF. On peut donc se demander, si les bactéries que le CIRMF dit avoir identifiées agissent en coïnfection ou en surinfection des deux souches du virus TiLV qui ont été identifiés par les chercheurs du CENAREST et leurs homologues norvégiens, de manière incontestable et irréfutable au Gabon.

La confirmation de la présence du virus TiLV dans les échantillons de tilapias du Gabon doit permettre de réorienter les futures investigations sur l’épizootie. Plus que jamais, les autorités compétentes ont l’obligation de prendre des mesures fortes de biosécurité. Ainsi que le recommande la FAO, le TiLV entraîne une maladie hautement contagieuse, qui se propage chez les tilapias sauvages et ceux d’élevage, l’un des poissons les plus consommés au monde. Au Gabon, comme ailleurs dans le monde, l’épidémie devra donc être appréhendée avec soin et les pays importateurs et exportateurs des tilapias devront prendre des mesures appropriées pour la gestion des risques tels que la multiplication des tests de diagnostics, le renforcement des certificats de santé, l’instauration de mesures de quarantaine et le développement de plans d’urgence. Il faudra aussi lancer des campagnes d’information du public visant à conseiller les aquaculteurs (dont beaucoup sont des petits exploitants) sur les signes cliniques du TiLV, mais également sur les risques économiques et sociaux que pose ce virus et la nécessité de reporter les décès de masse aux autorités en charge de la biosécurité.

Ces résultats ne sont pas définitifs. La recherche devra se poursuivre pour élargir le champ d’investigation et répondre donc à toutes les préoccupations, entre autres : (1) Le TiLV est-il le seul agent infectieux responsable de la mortalité des poissons ? Dans ce sens, la bactérie que le CIRMF dit avoir identifiée agirait-elle en co-infection ou en surinfection ? 2) Des paramètres environnementaux ont-ils joué un rôle dans le déclenchement de cette épidémie ? (3) Existe-t-il une ou des espèce(s) animale(s) « porteurs-sains » qui contamineraient l’espèce affectée ? (4) Y a-t-il un risque en termes de santé publique pour les populations qui auraient consommé des poissons contaminés ? (5) Quelles sont ou quelles peuvent être, à court, moyen et long termes, les possibilités que ce phénomène se répète dans le temps et dans l’espace ? (6) Comment gérer les causes de cette épidémie et mieux se préparer à l’avenir pour la contrer efficacement ? (7) Comment gérer les populations des poissons qui ont survécu à l’épidémie et pouvoir augmenter les stocks ? …

Pour terminer, je suis très heureux, en ma qualité de Commissaire Général du CENAREST, de montrer l’intérêt de la recherche scientifique et celui du travail remarquable des chercheurs du CENAREST, individuellement et collectivement, à qui je rends un vibrant hommage. Je suis particulièrement fier de l’équipe du Laboratoire d’hydrologie et d’ichtyologie de l’institut de recherches agronomiques et forestières/IRAF du CENAREST que dirige Daniel MBEGA et au sein de laquelle de brillants spécialistes des poissons, comme Jean Hervé MVE BEH auteur du rapport sur lequel je fonde cette publication, Jean Félicien LIWOUWOU et tous les autres, font honneur à la communauté scientifique gabonaise. Une preuve supplémentaire que les chercheurs du CENAREST méritent respect et admiration. Ils sont compétents et peuvent, avec les mêmes moyens que leurs homologues occidentaux, avoir les mêmes résultats scientifiques. On n’a pas eu besoin de dépenser des centaines de millions pour faire venir des experts-mercenaires étrangers au Gabon pour éclairer nos lanternes. Les chercheurs du CENAREST ont réglé le problème. Chapeau, chers collègues !

La pêche à nouveau autorisée à Lambaréné

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Après plus d’un mois d’interdiction, la pêche reprend dans les lacs de Lambaréné et Ndjolé. L’annonce a été faite par un communiqué du ministre de l’Agriculture et de la Pêche et de l’Alimentation, mardi.

« Le gouvernement autorise à nouveau les activités de pêche et de vente ainsi que de consommation de toutes espèces de poissons en dehors de la carpe (Ossombo, Ntsevi, Nkan Ekouni, Ntsebe et Tchouè) », peut-on lire sur un communiqué du ministre de l’Agriculture et de la Pêche et de l’Alimentation, Biendi Maganga Moussavou en date du 27 août.

Après plus d’un mois d’arrêt, le communiqué marque la levée de l’interdiction de toute  activité de pêche dans les zones qui représentaient un danger, suite à la mort mystérieuse des carpes dans les lacs de Lambaréné et Ndjolé. Une enquête avait alors été ouverte pour  faire la lumière sur ce fait insolite.

Et si jusqu’alors les recherches sur la cause  du phénomène se poursuivent, le communiqué retient trois principales raisons qui ont permis de lever l’interdiction. Tout d’abord, le fait que le phénomène de mortalité des carpes s’est estompé avec une tendance à la normalisation dans les zones allant de Ndjolé à Lambaréné.

Ensuite, les nouvelles analyses biologiques du CIRMF confirment que l’épidémie est d’origine bactérienne et la carpe est la seule espèce de poissons infectée par cette bactérie (Acaromonas veronii et Plesiomonas shigelloides). Et enfin, les résultats d’analyse permettent d’éliminer une pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds (mercure).

« Toutefois, on observe le déplacement de cette épidémie vers l’Ogooué Maritime », précise le communiqué.

Bouillons

Les populations vivant dans les zones dites à risque, les pêcheurs et les vendeurs de carpes vont pouvoir reprendre avec leurs habitudes quotidiennes. Un véritable ouf de soulagement alors que les élèves s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école.

Toutefois, le gouvernement reste prudent et énonce un certain nombre de précautions à respecter, à savoir s’abstenir de consommer et manipuler les poissons retrouvés morts ; éviter de consommer les carpes fumées, salées, braisées ou cuites à l’étouffée ; préférer les bouillons ; bien faire bouillir les eaux destinées à la consommation.