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Quid du financement de l’Appel à la paix des braves ?

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le président de l’Union pour la nouvelle République propose un schéma pour le financement de  l’Appel à la paix des braves. Les participants devraient débourser la somme de 10 000 Fcfa. Elle  donnerait droit à un badge d’accès. Un quota sera également mis en place pour les  partis politiques. 

Comme toute concertation citoyenne, l’Appel à la paix des braves nécessite des moyens financiers. Si la question du financement de cette grande messe a bien été abordée par plusieurs acteurs politiques, aucune proposition n’a été faite jusque-là.

Le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), Louis Gaston Mayila a décidé de  lever le voile sur le nerf de la guerre. Il propose qu’une contribution financière soit faite par les participants, pour la crédibilité de la rencontre. « Pour ne pas donner cet air d’aller à la soupe, il faut que les participants et partis politiques financent l’organisation de  cette rencontre », a-t-il déclaré.

Sur le principe, l’acteur politique a une idée claire. Les contributions se feront selon une méthode préétablie, notamment le paiement par chaque participant d’un badge d’une valeur de 10 000 F CFA. « Donc l’organisation devrait au moins imprimer 1000 badges sachant qu’en vendant au moins 500 à raison de 10 000 F CFA, ce sera au moins ça pour de l’eau, les hôtesses et l’accueil », a-t-il proposé. M. Mayila a aussi précisé que les partis politiques devraient contribuer à hauteur de 50 000 ou 100 000 F CFA.

Si, pour l’heure, dans un contexte marqué par la crise sanitaire, le schéma exact de la tenue de cette grande messe reste à définir, il reste qu’il faudra bien débourser de l’argent pour permettre à la classe politique de se parler.

Sur cette question, le président du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy-Christian Mavioga affirme que l’Appel à la paix des braves ne coûtera pas autant que le dialogue d’Angondjé. La rencontre politique aurait coûté aux contribuables la bagatelle somme de 27 milliards de FCFA.

 

 

Paskhal Nkulu : « Nous invitons les Woleu-ntemois à soutenir la démarche de Ndemezo »

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Le porte-parole de l’association Nouvelle conscience woleu-ntemoise, Paskhal Nkulu revient sur les motivations de la structure associative. Il s’exprime également sur la dernière actualité politique marquée notamment par le retour de Réné Ndemezo Obiang au Parti démocratique gabonais (PDG), et l’appel à la paix des braves.

Paskhal Nkulu : Présentez-nous l’association Nouvelle conscience Woleu-ntemoise ?

Gabon Actualité : Nouvelle conscience Woleu-ntemoise est structure associative qui regroupe les natifs du Woleu-Ntem avec pour objectif l’entraide et la participation au développement de la province. Le Woleu-Ntem doit l’essentiel de son acquis économique à l’effort de ses fils, et cet effort se doit d’être mesuré et entretenu à l’échelle de la province. Le Woleu-Ntem a deux ou trois principales voies d’entrée qui sont des accès faciles à des puissances économiques qui sont le Cameroun et la Guinée équatoriale en matière de développement, et qui devraient faire école chez nous. Il est pratiquement impossible d’envisager aujourd’hui asseoir un développement conséquent s’il n’est pas construit à l’échelle de la province. Dans un passé pas très éloigné, le Woleu-Ntem avait la particularité d’être une province autonome sur le plan économique. Mais aussi, une province où le rapport politique avec l’état était fixé sur des fondamentaux de la République. Malheureusement, les années se sont écoulées et ces rapports ont vu l’intrusion d’autres facteurs qui l’ont totalement anéanti. Notre structure associative vise à encourager les fils et les filles du Woleu-Ntem à participer à la reconstruction de cette conscience woleu-ntemoise qui doit être une conscience pour l’essor de notre province.

PN : Comment comptez-vous faire bouger les lignes ?

GA : De manière précise, ce que nous faisons depuis l’élection présidentielle de 2016 c’est de rassembler les fils du Woleu-Ntem, d’initier des réflexions qui portent sur le développement. L’urgence c’est d’avoir un agenda commun, avoir une démarche commune sur toutes les questions qui concernent la vie politique, la vie économique, la vie sociale de notre province. Nous pensons qu’il nous faut redéfinir les éléments de référence qui vont nous permettre de participer au grand développement du Gabon. Si nous n’avons pas d’éléments de référence interne, il nous sera difficile de nous situer en tant que woleu-ntemois. Etre woleu-Ntemois aujourd’hui, c’est une responsabilité historique, une responsabilité morale, une responsabilité politique. Si on ausculte ce type de responsabilité et qu’on veut faire la politique pour la politique, on est pratiquement sûr qu’on aura le résultat que nous devrions aujourd’hui. Nous allons entreprendre une phase beaucoup plus active par l’incitation à la réalisation et à l’engagement aux micro-projets économiques.

PN : Qu’est-ce que vostre association a posé comme actes pour aider les woleu-ntemois à faire face à la pandémie decovid-19 ?

GA : Inviter à la prise de conscience est la chose la plus primordiale. Nous avons face à nous une épidémie, une maladie dont personne ne mesure ni le développement, ni les vrais modes de contamination. On suppose que ce serait par voie orale, par voie nasale. Mais les précautions que l’on prend semblent ne pas être de nature à bien nous protéger. Nous invitons particulièrement les woleu-ntemois et les Gabonais, en général, à faire extrêmement attention, à ne pas se laisser aller à l’idée grossière comme quoi ce virus n’existe, que c’est une stratégie entre les supers puissances. Nous demandons à nos frères de se protéger et de se prendre en charge par les protocoles médicaux qui existent et les vaccins. Ceux qui doivent le faire, peuvent le faire. Dans la mesure du possible, nous pouvons agir sur le gouvernement par des demandes pour que l’état fasse preuve de diligence en rendant disponible des doses de vaccin en quantité suffisante pour toute la population.

PN : Que répond Nouvelle conscience woleu-ntemoise à l’appel à la paix des braves ?

GA : Pour nous, c’est du sparadrap sur une jambe de bois. C’est une question totalement décalée, elle est hors contexte et rien ne l’a justifie, aujourd’hui. Pour appeler à un regroupement de partis politiques, à une sorte d’union sacrée des forces politiques, il faut qu’il y ait un contexte qui le justifie. Généralement, c’est un contexte d’après-guerre ou de conflit post-électoral. Nous ne sommes dans aucun de ces cas. Le Gouvernement et toutes les autres composantes de la République fonctionnent normalement. Je crois que ceux qui ont lancé cet appel à la paix des braves devraient avoir un peu plus de génie. Pour l’instant, les priorités sont ailleurs. C’est contenir la Covid-19, répondre à la demande sociale. C’est autant d’axes aujourd’hui qu’aucun de ces leaders politiques n’a jamais abordé. Vous ne les verrez jamais s’attarder sur des questions sociales, sur des questions de chômage, sur des questions d’emplois, sur des questions de logements, de justice. À chaque fois, c’est des retrouvailles autour des discussions politiques, politiciennes. Je crois que les Gabonais en ont un peu marre.

PN : Le retour de Réné Ndemezo Obiang au PDG ne remet-il pas en cause la probité des acteurs politiques du Woleu-Ntem ?

GA : La démarche adoptée par monsieur Ndemezo est une démarche qu’il faut saluer. On ne s’engage pas en politique pour avoir le statut d’opposant à vie. Ça n’existe pas. La politique n’a de but que pour réussir et exercer le pouvoir de décision. Lorsqu’en toute objectivité, vous vous rendez compte que ce pourquoi vous vous engagez ne peut se concrétiser que si vous avez une position de recul. Si vous convenez avec ceux qui ont les capacités, les moyens d’accélérer les mécanismes de développement du pays, pourquoi rester dans cette position fermée qui n’a aucune perspective. Si vous avez à connaitre l’histoire du Woleu-ntem, vous saurez qu’aujourd’hui, les cadres du Woleu-ntem tiennent pour responsables les acteurs politiques de leur province, du fait que leur posture contre le pouvoir ne facilite pas leur proposition. Les acteurs économiques de cette province tiennent pour responsables les comportements déviants des acteurs politiques de cette province. En 2016, monsieur Ndemezo avait pensé qu’il y avait une opportunité de faire une autre offre politique pour le Woleu-Ntem, en étant dans l’opposition. Quelques années après, il se rend compte que c’est une voie sans issue. Et ce, d’autant plus que l’opposition n’a pas un développement cohérent. Ndemezo ne veut pas s’engager dans des choix inutiles, il fait le choix de dire aux enfants du Woleu-ntem et aux enfants du Gabon : « j’assume ma part de responsabilité, je me mets à la disposition du président et j’arrête la lutte politique stérile ». La lutte politique au Gabon est stérile. Nous, en tant que Nouvelle conscience woleu-ntemoise, nous le soutenons et invitons tous les enfants du Woleu-Ntem à soutenir cette démarche.

 

 

Le CND reconnait l’intérêt de la paix des braves

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Au terme de sa première session ordinaire de l’année 2021, le Conseil national de la Démocratie a marqué son adhésion à l’appel à la paix des braves du président du BDC, Guy Christian Mavioga. Les partis ont également relancé le débat sur la non-implication du CND dans des domaines qui relèvent de sa compétence. 

L’appel à la paix des braves face à la crise politique figurait en bonne place de l’ordre du jour de la première session du Conseil national de la démocratie du 17 au 26 mars à Libreville. Après examen de la question,  52 voix sur 71 ont exprimé leur adhésion.

Le président, Me Séraphin Ndaot, a reconnu l’intérêt de l’initiative, alors que le contexte socio- politique reste marqué par la crise post-electorale de 2016. « Le thème a suscité les vives préoccupations du moment et, rallié, les suffrages des conseillers, malgré le scepticisme ambiant. L’initiative vitale doit être magnifiée, puisque, à notre niveau, l’appel a été entendu », a déclaré Me Séraphin Ndaot. 

Si l’objectif de la paix des braves est de réconcilier toutes les forces vives de la nation autour d’un contrat social ou d’un pacte social, l’initiateur reconnait la partition indispensable du CND. « Le CND est notre Mbandja, notre case à palabres. Donnons donc à notre Institution les raisons d’exister et de résoudre les problèmes des Gabonais pour construire dignement notre démocratie », a argué Guy-Christian Mavioga.

Avant de s’appesantir sur la paix des braves, les partis membres du CND ont, comme à chacune de leur rencontre fait le diagnostic de l’Institution. Ils ont mis en avant, les inquiétudes dues à la non-implication du CND dans des domaines qui relèvent de sa compétence, les problèmes financiers liés au fonctionnement du CND. Des points importants qui, pour Me Séraphin Ndaot, contribuent significativement à l’amélioration du fonctionnement de l’institution et à la consolidation du processus démocratique au Gabon, autant qu’à la description du climat politique altérée. 

Après plusieurs années de léthargie, le CND a été remis sur pieds en 2015 par le président Ali Bongo Ondimba. L’institution regroupe les partis politiques de l’opposition et de la majorité. Elle a pour mission de consolider la démocratie au Gabon. En dépit de cette mission majeure, la reconnaissance du CND est loin d’être effective et son fonctionnement reste à minima. Pour preuve, les stigmates de 2016 sont encore bien visibles sur le bâtiment abritant l’Institution.