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dimanche 26 septembre 2021

Quid du financement de l’Appel à la paix des braves ?

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le président de l’Union pour la nouvelle République propose un schéma pour le financement de  l’Appel à la paix des braves. Les participants devraient débourser la somme de 10 000 Fcfa. Elle  donnerait droit à un badge d’accès. Un quota sera également mis en place pour les  partis politiques. 

Comme toute concertation citoyenne, l’Appel à la paix des braves nécessite des moyens financiers. Si la question du financement de cette grande messe a bien été abordée par plusieurs acteurs politiques, aucune proposition n’a été faite jusque-là.

Le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), Louis Gaston Mayila a décidé de  lever le voile sur le nerf de la guerre. Il propose qu’une contribution financière soit faite par les participants, pour la crédibilité de la rencontre. « Pour ne pas donner cet air d’aller à la soupe, il faut que les participants et partis politiques financent l’organisation de  cette rencontre », a-t-il déclaré.

Sur le principe, l’acteur politique a une idée claire. Les contributions se feront selon une méthode préétablie, notamment le paiement par chaque participant d’un badge d’une valeur de 10 000 F CFA. « Donc l’organisation devrait au moins imprimer 1000 badges sachant qu’en vendant au moins 500 à raison de 10 000 F CFA, ce sera au moins ça pour de l’eau, les hôtesses et l’accueil », a-t-il proposé. M. Mayila a aussi précisé que les partis politiques devraient contribuer à hauteur de 50 000 ou 100 000 F CFA.

Si, pour l’heure, dans un contexte marqué par la crise sanitaire, le schéma exact de la tenue de cette grande messe reste à définir, il reste qu’il faudra bien débourser de l’argent pour permettre à la classe politique de se parler.

Sur cette question, le président du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy-Christian Mavioga affirme que l’Appel à la paix des braves ne coûtera pas autant que le dialogue d’Angondjé. La rencontre politique aurait coûté aux contribuables la bagatelle somme de 27 milliards de FCFA.

 

 

Révision de la constitution : le refus  de l’opposition

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Le projet de révision de la constitution adopté le 18 décembre en conseil des ministres fait débat. L’annonce fait l’unanimité dans  les rangs de la majorité présidentielle, tandis que l’opposition et la société civile ne cachent pas sa colère.

Deux  ans après le malaise du président Ali Bongo Ondimba à Ryad en Arabie Saoudite, le conseil des ministres relance la question de la vacance de pouvoir, notamment l’indisponibilité temporaire du chef de l’Etat. L’exécutif a décidé de régler la problématique en l’intégrant dans la constitution.

Selon le projet de modification de l’article 13 « l’exercice des fonctions du Président de la République, en cas de vacance de la Présidence de la République ou d’empêchement définitif de son titulaire, est assuré par un collège composé du Président du Sénat, du Président de l’Assemblée Nationale et du Ministre de la Défense nationale ». A cela, s’ajoutent d’autres dispositions nouvelles.

Sauf que ce énième projet de modification de la Constitution a vite fait de créer un tollé au sein de l’opinion, notamment dans les rangs de l’opposition et de la société civile. Si la plupart s’accorde à reconnaître l’intérêt de lever le voile sur la question de la vacance de pouvoir, qui alimente les rangs de l’opposition depuis octobre 2018, ils affirment par contre que le schéma présenté par l’exécutif ne répond pas à l’intérêt supérieur de la nation.

Paul-Marie Gondjout : un manque de confiance au cœur du pouvoir.

« Avec le fameux triumvirat où un ministre de la Défense va se retrouver à la tête de l’Etat avec deux élus, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat alors que son chef hiérarchique, le Premier ministre n’est pas dans ce triumvirat-là, je pense sincèrement que le Gabon a perdu le pôle nord », affirme le président du parti de l’opposition, Les Démocrates, par ailleurs, ancien président de l’Assemblé nationale, Guy Nzouba Ndama. 

Union nationale

Faisant référence à la réussite de la vacance de pouvoir en 2009, Fridolin Mve Messa, acteur de la société civile y voit un plan machiavélique ourdi contre le Chef de l’Etat. « Pourtant en 2009, Rose Francine Rogombé a bien succédé à Omar Bongo sans heurts. Madame le président de la Cour Constitutionnelle a veillé au respect de la Constitution dans les moments difficiles, avec pragmatisme et fermeté. Mais qu’est ce qui n’a pas marché finalement ? », s’interroge-t-il.

Paul-Marie Gondjout, estime pour sa part que la modification de la constitution est calquée sur une ancienne disposition de 1979 qui mettait en place un collège de 4 personnes pour assurer la vacance de pouvoir. Seulement, contrairement à 1979, le premier ministre ne fait pas partie du collège constitué dans le projet de  révision. « Fallait-il qu’en 2020, nous fassions référence à cette vieille disposition de 1979 ? Fallait-il, pour régler cette question que nous mettions en place une équipe pour gérer cette question de la vacance de pouvoir ? Est-ce que cela ne dénote pas d’un manque de confiance dans le sein du pouvoir pour assurer l’intérim de la vacance du pouvoir ? », fait remarquer le cadre de l’Union nationale.

Interrogé par Peuple infos, le chantre de la réconciliation nationale, Louis Gaston Mayila affirme que ce projet de révision porte en lui-même une contradiction. « Comment peut-on nous dire tous les jours qu’Ali Bongo se porte bien, reçoit des chefs d’Etat, discute avec eux, donc il se rétablit petit à petit de l’accident qu’il a eu et en même temps, organiser ses funérailles ? », lance-t-il.  

Ordre

Dans cette riposte, la diaspora n’est pas en reste. Depuis la France, Laurence Ndong, présidente de Debout peuple libre estime que  « L’esprit de ce projet de modification de la constitution semble s’orienter vers la ferme volonté d’assurer la continuité de la monarchisation de la République ». « Qui peut imaginer le Gabon avec une présidence de la République, lieu d’incarnation du pouvoir exécutif avec trois têtes ? », s’interroge-t-elle.

Laurence Ndong : la monarchisation du pouvoir.

L’activiste Franck Jocktane, aux Etats-Unis, appelle pour sa part, à une ville morte ce mardi 22 décembre, pour dire non au projet constitutionnel. « Notre constitution n’est pas un chiffon, notre constitution n’est pas un document où tout le monde vient, tout le monde se permet de piétiner cette constitution. Le Gabon appartient à tous les Gabonais. On doit se concerter quand on veut prendre les grandes décisions », déclare-t-il dans une courte vidéo devenue virale.

Si la pilule a du mal à passer du côté de l’opposition,  dans les rangs du pouvoir, plusieurs voix se lèvent pour saluer une avancée démocratique. Si le pouvoir a décidé de faire bloc pour soutenir l’action de  l’exécutif, l’opposition semble encore une fois avoir opté pour la contestation en ordre dispersé.

Dialogue national : Georges Bruno Ngoussi dans les pas de Mayila

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Initiateur du forum de la société civile et des forces vives de la nation qui s’est tenu du 10 au 12 décembre à Libreville, Georges Bruno Ngoussi veut changer la donne qui a prévalu au cours de la dernière présidentielle. Tirant les leçons des conséquences de la crise post-électorale de 2016, il invite les acteurs politiques de tous bords au dialogue.

Prévu pour réunir les acteurs politiques de tous bords, la 1ère édition du forum de la société civile et des forces vives de la nation organisé par la plate-forme nationale de la Société civile gabonaise dirigée par Georges Bruno Ngoussi a plutôt vu la présence de quelques ténors de l’opposition.

L’évènement a tout de même permis aux participants de poser le débat autour du thème : Quel avenir pour le Gabon ? Les acteurs de la société ont apporté leurs contributions pour la construction d’un autre Gabon.

« Nous nous sommes dit qu’il fallait imaginer un Gabon, prospère, un Gabon où il fait bon vivre, où il y a le respect mutuel (…). Face à ce que le peuple subit, nous ne voulons pas être partisans de ce qui se fait, nous nous sommes dit que la société civile doit parler et parler un même langage », a confié Georges Bruno Ngoussi.  

L’idée découle notamment des répercussions enregistrées lors de la crise post-électorale de 2016. Une crise dont les plaies sont loin d’avoir cicatrisées. Pour la plate-forme de la société civile, il est temps pour les acteurs politiques de tous bords de faire faire profil bas, et de parvenir à dialogue constructif.

Favoriser le dialogue politique entre les différents bords.

« On va rester là, avec les mêmes opposants qui ont laissé passer quatre années sans penser à récupérer leur pouvoir. On vous fait attendre 2023 mais de quoi parle-t-on ? (…) Avant d’aller en 2023, il faudrait d’abord qu’on arrange d’abord les problèmes de 2016 », précise-t-il sur les colonnes du journal l’Aube, emboitant ainsi le pas à Louis Gaston Mayila.

Recommandations

Au terme de trois jours de réflexion, les participants ont formulé des recommandations adressées aux partis politiques, aux citoyens, à la société civile, au gouvernement et à la communauté internationale. Ils souhaitent, entre autres, que les notions de partis de la majorité et proche de l’opposition soient éclaircies ; de dépasser les guerres d’égos entre les leaders de l’opposition et de la majorité, créer un conseil national des élections entre les partis politiques de la majorité et de l’opposition afin d’assainir le processus électoral.

Leurs attentes comprennent également l’organisation d’un référendum constitutionnel qui prendra en compte les réalités culturelles, économiques, sociales et sociétales ; la révision du code électoral, les modalités de cession des terres aux entreprises étrangères ; la mise en place des critères exécutifs, de préférence nationale dans les domaines du transport, de l’éducation.  

Réconciliation nationale : le marathon de Louis Gaston Mayila

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L’opposant Jean Ping est-il prêt à adhérer à la réconciliation nationale prônée par Louis Gaston Mayila ? Le sujet était au centre de la rencontre entre les deux personnalités ce week-end. Toutefois, en attendant une réponse officielle de Jean Ping, le président de l’UPNR poursuit son marathon afin de passer le message à toutes les forces vives de la nation.  

C’est à travers les réseaux sociaux que la rencontre entre le président fondateur de l’Union pour la nouvelle République, Louis Gaston Mayila et le président de la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping a d’abord été relayée. Quelques heures plus tard, un communiqué sur la page Facebook de l’UPNR précisait le sujet de la rencontre : « Au menu de la discussion : la réconciliation nationale ».

L’échange s’inscrit dans la suite des rencontres entamées  depuis quelques mois avec plusieurs responsables politiques, religieux et acteurs de la société civile. « La réconciliation nationale est la seule voie de sortie de la crise actuelle dans notre pays. Elle est nécessairement la seule alternative pour tisser un nouveau contrat social entre les gouvernés et les gouvernants », précise le communiqué de l’UPNR.

Il ne s’agissait donc pas de retrouvailles entre anciens ‘’camarades’’, se remémorant des souvenirs d’une  gestion commune de la chose publique, il s’est plus tôt agi pour l’opposant radical Jean Ping de répondre à l’invitation au dialogue de Louis Gaston Mayila.  

Après Jean Ping, les leaders religieux

Si ce dernier peut se réjouir d’avoir pu exprimer sa vision à l’un des principaux protagonistes de la crise postélectorale de 2016, il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Puisque ce 4 aout, il a poursuivi son marathon des rencontres en s’entretenant avec des leaders religieux.

 « Et maintenant Mr le président de la République, et maintenant Mmes et Mrs les membres des gouvernements et maintenant Mmes et Mrs les présidents des corps constitués et maintenant Mrs les princes des églises, révérends pasteurs et maintenant que nous avons érigé des murs de haine dans nos sociétés, on fait comment ? » interroge-t-il.

La réponse serait l’étape de la réconciliation nationale. Selon un schéma préétabli, le président de l’UPNR propose la mise en place d’un comité national de réconciliation ; l’hommage aux martyrs enregistrés depuis la crise de 1964 ; la libération des prisonniers politiques ou de toutes personnes enfermées pour son opinion pour leur permettre de prendre part au débat ; le vote d’une loi d’amnistie pour permettre aux Gabonais bloqués à l’étranger de rentrer librement chez eux. Et surtout : le pardon mutuel.

Trois questions à Emmanuel Mve Mba

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Le Congrès des agents publics, parapublics et privé de  l’Etat (CAPPE) multiplie depuis quelques semaines des rencontres avec l’ensemble des partis politiques et les ONG. Un marathon qui va s’étendre aux confessions religieuses, à la notabilité, la diaspora et les instances internationales. Emmanuel Mve Mba, président du CAPPE, précise l’objet de cette démarche.

 

Quel est le sens de la tournée citoyenne ?

Depuis pratiquement 2016, sinon 2009, la crise a éclaté au Gabon entre les acteurs politiques et ceux de la société civile et même des confessions religieuses. Nous avons observé cette situation pendant des années et elle s’est aggravée au lendemain de la présidentielle de 2016. Les politiques de tous bords  allaient dans tous les sens, ils ne se parlaient plus.

Les fils et filles d’un même pays ne se parlent plus, nous craignons une implosion sociale. Et nous avons même constaté qu’à un moment donné les militaires ont voulu faire un coup d’Etat. Ce qui justifie effectivement de la crise au Gabon. Heureusement les institutions ont vite fait d’arrêter tous ces mécanismes.

Parce que nous constatons l’échec des politiques, en tant que troisième acteur, nous avons pris le taureau par les cornes en initiant une tournée dite consultation citoyenne. Si nous ne le faisons pas nous allons être tous comptables de ce qui va arriver demain.

 

Qui avez-vous déjà rencontré et comment votre message est-il perçu ?

Nous constatons avec beaucoup de satisfaction que les acteurs politiques restent très attentifs et adhèrent au projet. Nous avons déjà échangé avec le PSD, le CLR, l’Union Nationale, le RPG, l’UGP-L, RAPID, ARENA, RPM, Marc Ona Essangui, Paul Biyoghé Mba, Louis Gaston Mayila, Georges Mpaga. Tous adhèrent à ce projet et pensent que si nous ne faisons rien, le Gabon va exploser socialement, politiquement et on peut même avoir une guerre civile. Nous avons déjà pris rendez-vous avec Jean Ping. Même s’il ne dirige pas un parti, c’est l’un des principaux acteurs politiques de ce pays.

Grève fonction publique – archives – AP

Mais nous constatons pour le déplorer que certains partis dits de la majorité ne veulent pas nous recevoir. Nous nous interrogeons, mais nous avons relancé les demandes. Nous n’allons pas être fatigués à repartir vers eux parce qu’il s’agit des Gabonais. Le Parti démocratique gabonais est actuellement en tournée et lorsqu’ils vont terminer la tournée, ils vont nous recevoir. C’est nous qui voulons que les Gabonais se parlent, nous n’avons pas à être impatients. 

 

Votre démarche est perçue par certaines personnes comme une façon de solliciter implicitement le poste de médiateur, que répondez-vous à vos détracteurs ?

Être médiateur, je ne sais même pas ce que ça représente. Je ne suis pas politique. De plus, je n’ai pas la prétention d’en être un parce que ça se décide ailleurs. Je ne sais pas si tout le monde doit rester les bras baissés parce que nous avons devant nous la crise. Aujourd’hui, les mauvaises réformes sont prises vis-à-vis de la jeunesse et ça énerve les jeunes. Les stages sont bloqués. Les reclassements sont bloqués. Tout est bloqué au Gabon. Et quel serait la mission du CAPPE en tant que centrale syndicale ?

Non, nous n’avons aucune prétention de faire les yeux doux aux gouvernants pour devenir médiateur. Mais si nous sommes déjà médiateur de manière légitime, c’est déjà une bonne chose. On aura participé pour le Gabon. 

Propos recueillis par G. D