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Rectorat de l’UOB : Marc-Louis Ropivia dépose le tablier

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le recteur de l’UOB, a déposé sa démission. Il veut s’épargner le déshonneur d’un combat risible consécutif au climat conflictuel interminable et anxiogène au sein de l’UOB.

Dans sa lettre de démission du rectorat de l’Université Omar Bongo, le Pr Marc-Louis Ropivia décrit un climat de « guerre froide » permanent au sein de l’institution qu’il a dirigée durant près de six ans. Une situation entretenue, selon lui, par l’activisme de personnes qui s’étaient opposées à sa reconduction à la tête de l’institution.

« Monsieur le ministre, je vous épargne la liste des autres batailles que mes collaborateurs et moi avons dû mener, avec des fortunes diverses, mais animés de la seule volonté de reconstruire moralement une UOB demeurée trop longtemps prisonnière des logiques de pouvoir contradictoires exacerbées. Cette conflictualité interminable et anxiogène aura couté à certains la carrière universitaire, à d’autres la santé », indique-t-il.

Faisant référence au fait qu’il approche à grands pas à un âge respectable, il dit vouloir s’épargner le déshonneur d’un combat risible dans lequel tentent de l’entrainer, à travers une certaine presse et via des jeunes collaborateurs à la fragilité sociale et morale avérée, des universitaires en quête effrénée de pouvoir dans la sphère politico-administrative de notre pays.

La lettre du recteur fait suite à une autre correspondance adressée la veille au ministre de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu-Moukagni Iwangou, par le coordonnateur des affaires présidentielles, Nourredine Valentin Bongo Ondimba. Dans celle-ci, il déplore la contestation publique par le Pr Marc-Louis Ropivia, des nominations de plusieurs responsables entérinées en conseil des ministres, le 7 novembre.

« Je vous invite, à ce sujet, au rappel à l’ordre du recteur de l’université Omar Bongo, tout en le sommant de respecter les prérogatives de l’Institution qu’incarne le Président de la République, Chef de l’Etat », livre la correspondance, dans laquelle des révélations sur une gestion scabreuse de l’UOB sont clairement faites.

Contestations

Le recteur qui tente mot pour mot de se défendre des accusations du coordinateur des affaires présidentielles a affirmé qu’il reste à la disposition des autorités compétentes pour rendre compte de sa gestion.

Le passage du Pr Marc-Louis Ropivia à la tête du rectorat de l’UOB n’a pas été un long fleuve tranquille. Peu de temps avant sa reconduction, selon la nouvelle formule de recrutements des recteurs des universités, il faisait déjà l’objet de nombreuses contestations.

L’université Omar Bongo, un chantier à ciel ouvert

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Un demi-siècle après sa création, la première université au Gabon n’a connu aucun rafraîchissement. Enseignants et étudiants se côtoient depuis plusieurs années dans un environnement totalement délabré.

L’usure du temps semble avoir eu raison de l’université Omar Bongo. Près de 50 ans après son ouverture, la première université publique du pays offre une image totalement délabrée.  

Portail défraîchi, nids de poules sur les voies internes, amphithéâtres en lambeaux, bâtiments administratifs et salles de classes délabrés, résidence universitaire à l’abandon, insalubrité, hautes herbes, sont autant d’éléments qui donneraient le frisson à un novice. A côté de l’aspect extérieur, les étudiants doivent faire face à d’autres difficultés quotidiennes : connexion internet, bibliothèque moderne…

Dans ce décor peu propice à un enseignement adéquat, l’insécurité gangrène. Les badauds qui sèment la terreur dans le périmètre universitaire ont trouvé refuge dans un bâtiment abandonné qu’ils ont baptisé ‘’ le bunker’’. Prévu au départ pour abriter une bibliothèque numérique, le bâtiment est devenu le refuge des fournisseurs de stupéfiants de tous genres.

Si pour les coutumiers de l’UOB,  ce décor est devenu commun, ce n’est pas le cas pour le visiteur non averti, à l’exemple du premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Il s’est rendu sur le site de l’UOB deux fois cette semaine.  Dès sa première visite, lundi, le chef du Gouvernement  a aussitôt annoncé des mesures fortes. En plus de la réfection totale du temple du savoir, il a décidé la démolition du bunker.

Une décision qui représente un réel espoir pour la jeunesse qui n’en demande pas moins. « Regardez-vous- mêmes l’état de l’université. On a l’impression d’être dans un champ de bataille, mais nous n’avons pas le choix que de faire avec ?», confie un étudiant en master économie.

UNG

L’intérêt du premier ministre représente un espoir pour le monde estudiantin. Le gouvernement est donc attendu au pied du mur pour concrétiser son engagement. « A partir de là, nous attendons une action forte du gouvernement, qui a été promise par le premier ministre pour que les travaux de réfection soient appropriés », déclare le recteur  Marc Louis Ropivia .

L’établissement a été créé en 1970 sous l’appellation d’université nationale du Gabon (UNG). En 1978, il devient université Omar Bongo. En cinq décennies, il a connu plusieurs restructurations. Sa structure actuelle comprend la faculté de Droit et des Sciences économiques et la faculté des Lettres et des Sciences humaines.