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Makokou : les Ogivines sensibilisées sur le Leadership et l’engagement politique

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Afin de booster le leadership et l’engagement politique des femmes sur le plan national, le Réseau des Femmes Lève-Toi (RFLT), en partenariat avec le Fond des Nations Unies pour la Démocratie, (FNUD), vient d’organiser à Makokou, un atelier de formation. Une trentaine de femmes venues des quatre départements de la province y ont pris part.

Le Réseau des Femmes Lève-Toi (RFLT), en partenariat avec le Fond des Nations Unies pour la Démocratie, (FNUD), vient d’organiser à Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo, un atelier de formation au profit des Ogivines. L’objectif était de permettre aux femmes d’avoir des outils indispensables à leur épanouissement dans le domaine du leadership et de l’engagement politique.

En effet, depuis, bientôt dix ans au Gabon, la législation sur les droits de la femme est en constante amélioration. Dans les domaines socio-économique et politique la gent féminine ne s’est jamais mieux sentie, même si dans l’arrière-pays, la lutte pour l’éveil des consciences se poursuit.

Fort de 52% de la population Gabonaise, la femme n’est pas pour autant outillée pour relever les défis d’émancipation qui se dressent sur son passage. En Ogooué-Ivindo, la situation n’est pas plus rose, en raison des fortes pesanteurs socio-culturelles qui marquent son environnement.   

Durant les trois jours d’atelier, plusieurs thèmes ont été évoqués, notamment l’éducation à la citoyenneté active, le leadership et l’engagement pour des femmes, la création et la gestion des activités génératrices de revenus, la lutte contre les violences faites aux femmes. Plusieurs femmes du monde rural ont dit leur satisfaction au sortir du rendez-vous de Makokou. « En venant ici, je ne pouvais pas imaginer que j’allais avoir autant de choses à apprendre. Désormais, je sais comment organiser mon petit commerce, comment gérer mes recettes pour ne pas tomber et la chance c’est que cette association est volontaire pour nous accompagner », s’est exclamée Mme Etomba.

Les participantes à cet atelier de formation ont été encouragées à participer à un concours national par la présentation de projets dont le financement sera assuré par le FNUD.

Mekambo : un éco-garde décède lors d’un échange de coups de feu

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La situation dégénère à Mekambo, dans la province de l’Ogooué-Ivindo un jour après le passage des ministres de la Défense et de l’Intérieur. Ce matin, un eco-garde a trouvé la mort à la suite d’un échange de tirs avec des inconnus dans un quartier de la ville.

Alors que l’on croyait la situation en voie de normalisation à la suite du bref séjour à Mekambo des Ministres Michael Moussa et Denise Mekamne épouse Taty, la tension est à son paroxysme depuis ce matin.

Au quartier Mayeka, encore appelé Corniche, des échanges de coups de feu ont été observés entre les éléments des forces de sécurité appuyés par les eco-gardes, d’une part et des inconnus d’autre part. Un eco-garde a été mortelle touché sur le flanc gauche à la hauteur du coude. Il est mort sur le champs. L’identité de la victime n’a pas été révélée. Toutefois, les photos de sa dépouille étalée dans un des véhicules de l’ANPN font le tour des réseaux sociaux.


à Makokou, on parle de recourir à une force de troisième catégorie pour le rétablissement de l’ordre public. Un détachement des soldats de la 3ième Région militaire serait en route pour Mekambo.


Nous y reviendrons !

Makokou: des élus locaux aux arrêts

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Depuis lundi dernier, la ville de Mékambo est en ébullition. Les populations, comme un seul homme, ont investie les rues, delogées le préfet de la Zadié et le responsable local du CEDOC. Résultat des courses, plusieurs personnes ont été interpellées dont deux élus locaux.

Le lundi 25 mai, la tension populaire à Mékambo dans la province de l’Ogooué-Ivindo a atteint un point de non retour. A l’unisson, les hommes et femmes de Mékambo sont dessendus dans les rues, mardi. Dans leur colère, elles ont fait irruption au domicile du préfet de la Zadié, vidées les effets de ce dernier de son domicile et exigé son départ hilico-presto de la ville.

Le même traitement a été réservé au responsable local du CEDOC. Les deux hommes sont accusés d’avoir, assez souvent tenu des propos  » injurieux » à l’endroit des élus locaux (maires et présidents du conseil départemental) lors des réunions officielles.

Pour Arnaud Sinandong, porte parole du collectif des victimes de dévastation des plantations par les éléphants, « il est inadmissible que nos élus locaux se fassent outrager publiquement à travers des propos désobligeans alors que ces derniers œuvrent aux côtés de Mr le Préfet pour désamorcer la tension qui prévaut depuis jeudi dernier à Mekambo« dira-t-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

L’offense faite aux élus locaux de Mekambo serait donc la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Non contentes d’avoir délogés les deux fonctionnaires en poste à Mékambo, informées de ce que les eco-gardes étaient mis à contribution pour traquer les meneurs de ce mouvement, les populations se déporteront à la station du parc de Mwagna pour déloger les eco-gardes.

Face à cette situation devenue incontrôlable, le gouverneur de province fera dépêcher à Mékambo, une unité de la gendarmerie pour le retentissement de l’ordre public. « Sur instructions du gouvernement, nous avons dépêché une unité du peloton de gendarmerie pour rétablir l’ordre public. Malheureusement, la situation à dégénéré hier, il y’a énormément d’incompréhension, mais nous avons , fait ce qu’il fallait pour que l’ordre soit rétabli. Au moment où nous parlons, tout paraît normal « , a déclarée le gouverneur Christianne Leckat sur Gabon télévision.

Il faut dire que dans la foulée plusieurs interpellations ont été enregistrées, parmi lesquelles, le maire de Mékambo, Ezona juste Omaire, le président du conseil départemental de la Zadié François Djoba et quatre de leurs administrés présentés comme les meneurs de ce mouvement populaire. De sources proches du gouvernorat, on apprend qu’une mission gouvernementale est attendue dans les toutes prochaines heures à Mekambo. Nous y reviendrons.

Makokou : le phénomène Djakarta prend progressivement forme

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Depuis ces deux dernières années, la moto s’impose comme deuxième moyen de transport après la voiture, dans la province de l’Ogooué-Ivindo. De plus en plus de personnes adoptent cet engin à moteur, parfois au mépris des règles élémentaires de sécurité.

On l’appelle le phénomène Djakarta, du nom de la capitale indonésienne où, dit-on, la moto est très prisée comme moyen de transport urbain et suburbain. Importées du Cameroun (Douala ou marché mondial) ou du Congo Brazzaville,via Mekambo, les deux roues sont progressivement adoptés par les  » Makovistes » .

Au delà de l’émergence de ce nouveau mode de transport, il y’a les dangers qu’encourent les utilisateurs de ces motos. La bonne majorité, composée de jeunes gens, n’hésitent pas à se mettre à 3 voir à 4 pour se déplacer d’un point à un autre de la ville. Sans casques, souvent sur des motos nom immatriculées et nom assurées.

Ici la pratique implique des risques réels d’accidents, avec ce que cela comporte comme dégâts physiques. Les adeptes de cette façon de faire sont tous des jeunes. Des jeunes en mal de sensations fortes, ou adeptes de l’imitation, en comparaison à ce qui se passerait au Cameroun voisin ou du côté de Ndjolé où, d’après certaines sources, la moto est capable de transporter hommes et marchendises.

Face à la montée progressive de cette pratique, les autorités doivent prendre les mesures qui s’imposent, car, comme qui dirait, gouverner c’est prévoir.

Ovan : les médecins cubains n’ont pas déserté leur poste

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Depuis plusieurs jours, les deux médecins cubains nouvellement affectés dans le département sanitaire de la Mvoung ne sont pas à leurs postes. Leur absence a laissé place à des rumeurs d’abandon de poste. Qu’en est-il réellement ?

Tout est parti de quelques publications dans les réseaux. Pour de nombreux internautes,  »les nouveaux médecins cubains ont tout bonnement plié bagages sans crier garde« . La nouvelle a surpris. Elle a aussi suscité inquiétude et déception, notamment auprès des populations d’Ovan.

En réalité, il n’en est rien. Les deux Cubains ont simplement décidé de se rendre à Makokou, la capitale provinciale. Ce, dans le but de s’entretenir avec l’autorité sanitaire de la région au sujet de leurs conditions de travail.

Arrivés à Ovan depuis plus d’un mois, ils n’ont toujours pas de logement. Rien n’a été prévu pour pouvoir les loger de manière décente. Quant aux conditions de travail le nécessaire minimum reste à faire. Les deux Cubains ont donc échangé avec le directeur régional de la Santé sur les différents points. Pour les médecins Cubains, il était question de résider à Makokou, tout en travaillant à Ovan. Mais cela paraît impossible, à cause du mauvais état de la route et du risque d’accidents. A cela s’ajoute un coût logistique.

Lors du récent séjour à Makokou du ministre de la Santé, la question a de nouveau été évoquée. Il en ressort que les travaux de réhabilitation de la villa appelée à les recevoir sont en cours. L’habitation pourrait être disponible d’ici la deuxième semaine de juin.

En attendant, les deux praticiens travailleront 4 jours sur 7 à Ovan. Le reste du temps, ils résideront à Makokou.

Le travail des enfants à Makokou

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Dans les rues et marchés de  Makokou, de nombreux enfants se livrent au commerce alors qu’ils devraient se trouver à l’école. Ils travaillent pour le compte d’adultes voire de membres de leur famille. Ce, en toute violation de la loi qui interdit le travail d’enfants.

Depuis plusieurs mois, les petits commerces, issus principalement du secteur informel sont en difficulté, essentiellement à cause des contraintes de la pandémie du coronavirus. Certains acteurs économiques mettent en place des stratégies pour réaliser un chiffre d’affaires raisonnable. Ils n’hésitent pas à mettre à contribution des enfants.

Commerce ambulant et  vente à la sauvette. Ce sont les activités imposées tant par des vendeuses de beignets de farine que des mères de famille  à des enfants. N’étant pas scolarisés, ils  déambulent dans les quartiers et sur les grandes artères de Makokou, plateau sur la tête ou récipients transparents sous les bras.

Ils vendent des gâteaux de farine appelés  »bedoum », de la banane douce,  du lait caillé, du  jus d’oseille, des cacahouètes…

Pour Benjamin Evine Binet de la Croix-Rouge locale, << il faut voir en cela, une méconnaissance des textes de lois qui réprimandent ces pratiques,  d’une part et le besoin des mamans de mettre à contribution  chaque enfant  pour améliorer l’existence sociale de la famille. N’oublions pas que la bonne majorité des enfants dans ce contexte sont, généralement sous la charge de leurs grands-parents. Dans tous les cas c’est mal >>

Le travail de mineurs est prohibé par la loi. Il s’agit d’une exploitation d’enfants à des fins économiques. Les contrevenants encourent de lourdes peines de prison.

Makokou : Un trentenaire échappe à une tentative d’assassinat

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A Mimbong-Mimbong, dans le Haut-Ivindo, province de l’Ogooué-Ivindo, Narcisse Matamaya, la trentaine révolue, a échappé à une tentative d’assassinat au calibre 12. Il venait d’un village voisin où il était parti s’approvisionner en denrées alimentaires.

Les faits remontent au samedi 8 mai, alors que Narcisse Matamaya cheminait seul sur un sentier reliant sont campement au village voisin où se trouvent des boutiques. L’homme parti faire ses emplettes a essuyé un tir de calibre 12, alors qu’il venait d’observer une escale dans le sous-bois pour cueillir le NKoumou. « À un moment donné, j’ai eu le sentiment que quelqu’un me suivait mais je n’étais pas sûr, parce-que s’était dans une zone où les éléphants circulent beaucoup. Je me suis donc dit que s’était un éléphant. Plus loin, j’ai vu un petit arbre où il y avait le Nkoumou et je suis allé en cueillir.  Après avoir récolté le Nkoumou, j’ai juste fait un pas et j’ai entendu un coup de feu », a-t-il relaté.

L’infortuné sera touché sur le flanc gauche. Des traces de plomb de type 00 sont visibles sur son omoplate, dans le cou et la nuque. Narcisse dit avoir eu la vie sauve, grâce à la crosse de son arme qu’il portait à la verticale et à son sac à dos. L’essentiel des plombs s’est logé dans la crosse en bois de l’arme que portait la victime et dans son sac à dos.

Alors que son agresseur prenait la fuite, le blessé dans son instinct de survie, se trainera jusqu’au sentier principal. Il sera retrouvé là, plusieurs heures plus tard, inconscientes et sera conduit en urgence au centre hospitalier de Makokou. En attendant une intervention chirurgicale pour l’extraction des plombs logés dans son corps, Narcisse Matamaya espère que l’enquête ouverte par le Parquet du tribunal de Première Instance de Makokou va déboucher sur l’interpellation du tireur embusqué.

Makokou : colère des agricultrices face aux éléphants

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A Etakanyabé, pk 15 de Makokou dans le canton Aboye, les villageois ne décolèrent pas. Les incursions répétées des éléphants dans les plantations ont atteint des proportions alarmantes. Les agriculteurs attendent des solutions concrètes au risque de se faire justice.

Alors qu’elle rentrait la veille d’une mission éclaire à Mekambo afin de calmer les populations qui avaient organisé une marche de protestation au conflit homme / faune, Christiane Leckat a reçu la visite mardi dernier d’une trentaine de femmes venues du village EtakaNyabé. Les agricultrices ont fait part de leur colère à la gouverneure suite à la dévastation d’une soixantaine de plantations de manioc, de banane et d’autres cultures vivrières par les éléphants.

Christiane Leckat a instruit les directions provinciales de l’Agriculture et des Eaux et Forêts, pour constater les dégâts. La démarche constitue la première étape d’un long processus pouvant aboutir à une indemnisation. Les populations espèrent des mesures concrètes et durables. « Elle doit trouver la solution aujourd’hui. Chez moi, c’est la cinquième plantations que les éléphants viennent ravager. Depuis 5 ans, toutes mes plantations sont ainsi détruites« , explique maman Chantal. Mère d’une famille de dix enfants avec un mari au chômage, la plantation représente la seule source de revenus pour elle.

Dans ce regroupement de villages, 60 femmes dénoncent la dévastation de leurs champs. D’après un fonctionnaire de la direction provinciale de l’Agriculture, « le problème est général. Les plaintes des populations contre les éléphants dans le département de l’Ivindo, entre 2015 et 2020, c’est pas moins de 310 dossiers venant des populations du monde rural. Beaucoup n’osent même plus venir se plaindre, sachant bien que ces plaintes n’ont pas beaucoup de chance d’aboutir« . Des propos qui expliquent la lassitude et la colère des populations. Les procédures administratives sont longues et parfois coûteuses.

Désormais, les populations de Mékambo menacent de se faire justice eux-mêmes si l’administration ne trouve pas de solutions adéquates.