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L’aller – retour de René Ndemezo

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Le secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle a annoncé officiellement, samedi, la fusion de son parti, Démocratie nouvelle avec le Parti démocratique gabonais. Une décision qu’il dit être le fruit d’une longue réflexion et la volonté de construire un Gabon uni et prospère. Sa nouvelle posture ne surprend pas les observateurs avertis.

C’est définitif, les bruits de couloir depuis quelques jours dans les arcanes du pouvoir viennent d’être confirmés. Le  parti de l’opposition, Démocratie nouvelle n’aura pas fait long feu (2015 -2021). Ce 3 avril, son premier secrétaire exécutif, par ailleurs père fondateur, Réné Ndemezo Obiang a sonné son acte de décès, en annonçant sa fusion avec le Parti démocratique Gabonais au pouvoir.

La déclaration a eu lieu dans un hôtel huppé  de Libreville en présence de tous les cadres de Démocratie nouvelle. Une décision mûrement réfléchie, a-t-il affirmé, découlant par ailleurs de longs échanges avec le président de la République, Ali Bongo Ondimba, président du PDG.

« Au cours de l’audience qu’il a bien voulu m’accorder le mardi 23 mars 2021, le président de la République m’a interpellé sur cette question et m’a demandé d’examiner la possibilité d’une fusion entre le PDG et DN. Il s’agit d’une fusion absorption qui, selon les textes en vigueur consisterait pour notre parti à intégrer le PDG », a-t-il indiqué. « Après avoir soumis ce projet au secrétariat permanent de notre parti ainsi qu’à d’autres organes, j’ai l’honneur d’annoncer solennellement ici et maintenant que Démocratie nouvelle répond favorablement à cet appel du président de la République », a-t-il poursuivi.

À travers ce nouveau revirement, Réné Ndemezo Obiang confirme son surnom de « fin stratège politique ». En effet, il  n’est pas à son premier revirement. Alors que la présidentielle de 2023 pointe à l’horizon, les stratégies vont bon train. Ce nouveau positionnement n’étonne donc pas l’observateur averti de la politique gabonaise. D’aucuns s’interrogent tout de même sur les réelles convictions d’une certaine classe politique prête à changer de veste au gré des circonstances.

« Ainsi va la politique chez nous. Cela interroge les convictions ou leur absence, l’opportunisme et l’opportunité… mais quand même … sans transition, sans délai de viduité, cela est un peu inquiétant. Pour le reste soyons pragmatique et observons », affirme l’opposant Charles Mba.

Fils spirituel d’Omar Bongo Ondimba auprès de qui il a fait toutes ses classes en politique, Réné Ndemezo quitte le bateau PDG en 2015, pour rejoindre l’opposition. Lors de la présidentielle d’août 2016, il est le directeur de campagne du candidat unique de l’opposition, Jean Ping. Un peu plus tôt, en avril 2016, il est porté à la tête du parti politique  « Démocratie nouvelle », né sous l’impulsion de Jean Ping, l’ancien premier ministre Jean Eyeghe Ndong, l’ancien maire d’Oyem, Vincent Essono Mengue.

En 2017, il rejoint le camp d’Ali Bongo Ondimba en acceptant de prendre part au dialogue politique d’Angondjé. Sa posture sonne définitivement son divorce d’avec ses anciens compagnons de la présidentielle de 2016.

Le bureau de la 5ème législature du Senat

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Au terme de la séance plénière élective du Senat, Lucie Milébou Aubusson Ep. Mboussou a été réélue à la tête de la chambre basse du parlement. Son bureau est essentiellement composé de membres du Parti démocratique gabonais.

Elle était l’unique candidate à sa succession à la tête de la haute chambre du parlement, au cours de la séance plénière  présidée par le doyen des sénateurs, Martin Fidèle Magnagna. Lucie Milébou Aubusson Ep. Mboussou, représentant le Parti démocratique gabonais, a été réélue à l’unanimité. Une élection sans surprise, le parti au pouvoir étant majoritaire au sénat.

La sénatrice du département de Tsamba à Fougamou dans la Ngounié  a obtenu 65 voix sur les 65 votants. Soit 100%.  Elle a aussitôt exprimé sa gratitude au président de la République, président du PDG.  « Je suis très émue et très honorée que le président de la République m’ait accordé à nouveau sa confiance. Je voudrais devant le peuple gabonais lui exprimer ma profonde gratitude pour tout le soutien qu’il m’a toujours apporté et cette confiance renouvelée », a-t-elle déclaré.

À la suite de la présidente, les autres membres du bureau ont également été élus. Sur les 11 postes à pourvoir, 10 ont été remportés par le PDG, contre 1 seul pour le PSD, de Pierre-Claver Maganga Moussavou, parti proche du pouvoir. En effet, au cours d’un scrutin qui s’est voulu transparent (à mains levées), le candidat du PSD, a bénéficié du soutien à l’unanimité des membres du PDG. Il était face au candidat des Démocrates de Guy Nzouba Ndama.

Contrairement aux quatre précédentes législatures qui comprenaient 102, la 5ème législature est composée de 67 sénateurs. Selon les dispositions de la dernière révision constitutionnelle, 52 ont été élus et 15 nommés par le président de la République. Leur mandat dure six ans.

 

Bureau de la 5ème législature du Senat

 

Présidents

–          Présidente : Lucie Milébou Aubusson, Ep. Mboussou

–          1er Vice-président (Estuaire) : Luc Oyoubi

–          2ème Vice-président (Woleu-Ntem) : Augustin Roger Brice Adande Radembino

–          3ème Vice-présidente (Woleu-Ntem) : Marie-Julie Bilogo-Bi Nzendong

–          4ème Vice-président (Ogooué-Ivindo) : Steeve Nzegho Dieko

 

Secrétaires

–          1er Secrétaire (Moyen-Ogooué) : Yvette Berthe Mbene Mayer

–          2ème Secrétaire (Nyanga) : Aurélien Mbadinga Mbadinga

–          3ème Secrétaire (Woleu-Ntem) : Honorine Nze Bithegue

–          4ème Secretaire Ogooué-Maritime : Jean Victor Ndoumba Mbadinga

 

Questeurs

–          1er Questeur (Haut-Ogooué) : Michel Ondinga

–          2ème Questeur (Ngounié) ; Pierre Moussounda

 

 

Sénatoriales : le PDG remporte les quatre sièges de l’Ogooué-Ivindo

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De Booue à Mekambo, via Ovan et Makokou, le vent des sénatoriales du samedi a tourné à l’avantage du parti Démocratique Gabonais, même si du côté de Mekambo,  les choses n’ont pas été faciles. Le parti a tout remporté.                        

 

Conformément aux dispositions de la loi portant élections sénatoriales en République Gabonaise, le collège électoral a été convoqué hier samedi 30 janvier 2021 sur l’ensemble du territoire national. En Pour les sénatoriales dans l’Ogooué-Ivindo, 4 sièges étaient à pourvoir : Makokou/département de l’Ivindo ; Booue/ département de la Lopé;  Ovan/département de la Mvoung  et Mekambo/département de la Zadié. Sur l’ensemble des quatre  sièges, le Parti Démocratique Gabonais, majoritaire aux conseils locaux, était favori.

Toutes fois,  plusieurs parties ont essayé tant bien que mal de jouer les troubles fêtes dans ce scrutin combien important pour la nouvelle configuration politique du pays.

A Makokou,  Faustin Mbounda, ancien maire de la capitale Ogivine a été plébiscité à 100% des voix.   À Ovan, l’ex-ministre Chantal Mebalé a  aussi reçu l’onction de l’ensemble des grands électeurs suite au retrait, la veille  de son unique adversaire le candidat du CLR. A Booue, le siège de sénateur a été confié à Adgaye Gheloube, épouse Ndong Obiang. Du côté de Mekambo par contre, le candidat du parti au pouvoir a eu des sueurs froides jusqu’à la dernière heure du scrutin.  

Sur ce siège, trois candidatures étaient en lisse.  Gérard Meguile du PDG,  Jean Paul Méthode Imbong Fady de la coalition UN/ RHM et Dominique Kassangoye du Parti Social Démocrate.  <<Les partis de l’opposition qui espéraient faire mordre la poussière au parti au pouvoir, malgré le rapport de force inégal, ont  encore des leçons de politique à apprendre de la part du grand parti de masse>> s’est exclamé  un proche de la ministre Prisca KOHO épouse Nlend,  soutien du candidat du PDG.

Coup de poker

Au terme d’une journée électorale riche en suspens, c’est finalement Gérard Meguile du PDG qui l’a emporté avec 26 voix contre 2 pour Jean Paul Méthode Imbong Fady et 1 voix pour Dominique Kasangoye du PSD. Le fait marquant du vote aura été, l’abstention de 13 électeurs. Ils  protestaient contre la décision de la hiérarchie du PDG de suspendre plusieurs  militants électeurs et de les remplacer par d’autres. Le vote par procuration alors que les concernés étaient bien présents dans la ville.

  Un haut responsable locale du PSD nous a confié  anonymement que  » le coup de poker des dernières élections locales aurait pû se repérer si le haut lieu du parti ne nous a pas obligé de retirer notre candidature alors que nous étions en plein vote ». Reste à savoir si du côté de la coalition UN/RHM, les résultats de cette élection ne mérite pas d’être frappé du sceau du contentieux, quand bien même, le candidat malheureux de l’opposition UN/RHM aurait, d’après nos sources, adressé ses félicitations au candidat PDG. Affaire à suivre.

Révision de la Constitution : l’accord des parlementaires

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Une semaine aura suffi aux parlementaires pour marquer leur accord à la révision de 26 articles de la Constitution. Après les plénières successives de l’Assemblée nationale et du Sénat. Réuni en Congrès, le 29 décembre, le parlement a statué sur le projet de révision de la Constitution présenté par le gouvernement.

 

Sur 229 électeurs, 204 députés et sénateurs ont voté pour et 25 contre, soit 89,08%. Un résultat peu surprenant les deux chambres ayant préalablement voté en termes identiques le projet de révision constitutionnelle. Par ailleurs, le parlement est largement acquis parti au pouvoir.

Les présidents des deux chambres du parlement, Faustin Boukoubi et Lucie Milébou Aubusson ont salué l’esprit républicain des parlementaires. Ils ont affirmé que cette révision devrait contribuer à la mise en œuvre  de la vision politique du président de la République, Ali Bongo Ondimba et au bon fonctionnement des institutions de la République. « Cette loi portera un numéro qui sera indiqué ultérieurement par les services compétents. La révision de la constitution est donc acquise à l’issu de ce vote. De ce fait, même le premier ministre, ce fut non seulement un projet de l’exécutif, mais c’est vous personnellement qui l’avez porté », a déclaré Faustin Boukoubi.

Promulgation

La procédure d’adoption du projet de loi a été respectée avec la tenue d’un débat parlementaire.  À cet effet, les députés de l’opposition ont qualifié la révision de tour de force, privant les Gabonais de la possibilité de s’exprimer. « Madame le premier ministre le texte que vous avez proposé n’a même pas été modifié d’une virgule, nous le regrettons parce que nous aurions voulu proposer pour composer le collège qui assure l’intérim le secrétaire général du PDG. Il serait quatre, mais hélas ! (…) Nous ne soutiendrons pas le texte que vous nous avez présenté », a lancé Davain Akouré, président du groupe parlementaire Les Démocrates (LD).

Le Gabon enregistre ainsi sa 8e révision constitutionnelle, dont 3 sous Ali Bongo Ondimba. La prochaine étape est la promulgation de la nouvelle constitution par le président de la République.

Julien Nkoghe Bekale : « les ouvriers se relayent sur le chantier »

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Les militants du Parti démocratique gabonais de Ntoum étaient réunis le week-end dernier dans le cadre de la présentation du nouveau membre du bureau politique (MPB), Camélia Ntoutoume Leclerc. Au 1er arrondissement, Julien Nkoghe Bekale, cadre du part a réaffirmé son attachement à Ali Bongo Ondimba et appelé les militants à la cohésion.

 

Un peu plus de deux mois après son départ de la primature, l’ancien premier ministre a repris publiquement contact  avec sa base politique du 1er arrondissement de la commune de Ntoum, le week-end dernier. « Des retrouvailles entre camarades et entre amis » a d’emblée affirmé  Julien Nkoghe Bekale. C’était à l’occasion de la présentation officielle du nouveau membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais, la ministre déléguée à l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, native de Ntoum.

Le député PDG du 1er arrondissement, membre du comité permanent du bureau politique PDG a saisi l’occasion pour remercier les siens pour leur soutien durant son passage à la primature. Il a été  premier ministre à une période  marquée par différentes crises dont la dernière est sanitaire avec la covid-19. L’opinion lui reconnaît d’avoir fait le « job » avec courage et intelligence.

Loyauté

L’ancien premier ministre a  réaffirmé sa gratitude au président de la République. Il a renouvelé sa loyauté et sa fidélité à Ali Bongo Ondimba. « Je serai toujours avec lui, pour toujours », a-t-il lancé. Il considère le président de son parti comme le seul capable à mener le Gabon à bon port. Aussi Julien Nkoghe Bekale appelle la base de Ntoum à rester unie derrière le camarade président.

La nomination de son successeur est selon lui, une preuve que la femme gabonaise est une actrice qui compte dans le développement du Gabon. « Le chantier du développement de notre pays est immense et les ouvriers, les maçons, les charpentiers doivent se relayer sur le chantier. Un seul doigt ne peut pas laver la figure (…). Mais chacun de nous doit faire son travail en toute loyauté », a-t-il poursuivi.

Il a demandé à l’assistance une standing ovation pour la nomination comme première ministre de sa « sœur et camarade » Rose Christiane Ossouka Raponda.

Service

Les PDgistes du 1er arrondissement de Ntoum ont par ailleurs été invités à apporter tout le soutien nécessaire au nouveau membre du bureau politique du PDG  de Ntoum, la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume. « J’en appelle à l’unité et à la cohésion des fils et des filles du Komo-Mondah et de notre arrondissement, à la cohésion des militants et des militantes de nos fédérations, sections et comités. Nous devons appuyer et soutenir franchement et sincèrement notre camarade », a-t-il déclaré. 

Député du 1er arrondissement de Ntoum, Julien Nkoghe Bekalé a renoué avec l’Assemblée nationale au lendemain de son départ de la primature.  Après 18 mois passés aux commandes du gouvernement, il reste au service de son pays.

Mike Jocktane : « le Gabon sera ce que les Gabonais auront décidé d’en faire »

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Mike Jocktane revient sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Il s’interroge sur le maintien de certaines restrictions alors que la tendance nationale des contaminations au covid-19 est en baisse. L’évêque joint sa voix à celles d’autres responsables religieux pour exiger l’ouverture des lieux de culte.

 

Pourquoi exiger l’ouverture des églises, alors que les fidèles peuvent encore prier à la maison ?

C’est important de savoir que la fermeture des lieux de culte aujourd’hui ne se justifie plus. Lorsque cette mesure a été prise, il y a près de six mois, nous ne connaissions pas le coronavirus. C’était une crise qui inquiétait tout le monde. Le monde entier a pris des mesures de précaution pour sécuriser les populations.

Aujourd’hui, nous connaissons le coronavirus, nous savons comment y faire face. Et puis, la plupart des pays qui nous entourent ont levé les situations d’exception. Les états d’urgence sanitaires ont été levés dans tous les pays qui nous entourent. Les lieux de culte ont été rouverts partout, en Guinée-Équatoriale, en RDC, au Congo-Brazzaville. Au Cameroun, les lieux de culte n’ont quasiment jamais été fermés. C’est important de le savoir.

Ici, au Gabon, la vie normale a repris depuis très longtemps. Les marchés sont ouverts. Les établissements sont ouverts, du moins le lycée français. Certains établissements dirigés par des Gabonais ont reçu des dérogations  pour ouvrir. Les bars sont ouverts. Les marchés sont ouverts. C’est important aujourd’hui que l’on permette aux Gabonais de prier.

Et puis, vous savez aux Etats-Unis, Donald Trump a appelé à l’ouverture des lieux de culte, en disant que quand le pays traverse une crise comme c’est le cas, les gens ont besoin de prier.

 

Les leaders religieux projettent l’ouverture des lieux de culte le 27 septembre. Sont-ils au-dessus de la loi ?

Il est important de savoir que la liberté des cultes est un droit constitutionnel au Gabon ; ça fait partie des droits fondamentaux des êtres humains de pouvoir se rassembler pour prier. Notre Constitution dit plusieurs choses sur la pratique de la religion, notamment que les églises s’administrent et  gèrent leurs affaires elles-mêmes.

Quand nous disons que nous reprenons les cultes, nous ne nous considérons pas comme étant des hors la loi. Il y a eu une première annonce qui avait été faite pour le 12 juillet. Au sortir de cette annonce, nous avons rencontré les autorités compétentes et nous avons fait preuve de compréhension. Elles nous ont dit qu’effectivement, elles comprenaient l’urgence de ce que nous présentions comme doléances, mais qu’il fallait que nous travaillions ensemble.

Nous avons travaillé avec l’Etat, nous avons tenu nos engagements, ils n’ont pas tenu les leurs.

Mike Jocktane : la liberté des cultes est un droit constitutionnel.

Que pensez-vous de la gestion de la pandémie de covid-19 par le gouvernement ?

Les Gabonais ont beaucoup souffert de cette crise. Les Gabonais ont payé un grand prix. Les Gabonais ont respecté autant qu’ils le pouvaient les mesures barrières, les principes de distanciation sociale.

Maintenant, je fais partie de ceux qui pensent que cette crise aurait pu être mieux gérée et qu’il y aurait pu y avoir plus de dialogue, plus de concertation.

 

Parlez-nous des capsules  ‘’Mike Jocktane en toute vérité’’.

Je m’adresse à tous les Gabonais, sans exception. Naturellement, pour recevoir mes capsules, il faut dans une certaine mesure en avoir exprimé le désir. Ça se passe au travers de mes pages sur les réseaux-sociaux. Il y a un lien sur lequel il faut cliquer.

Je parle sur tous les sujets  de la vie gabonaise. Mon objectif est de créer une nouvelle conscience qui emmène les Gabonais à la responsabilité et à l’engagement en faveur du changement. Parce que finalement le Gabon sera ce que nous, Gabonais, auront décidé d’en faire.

 

Que pensez-vous de l’inculpation du maire de Libreville et de certains de ses collaborateurs ?

Je ne peux pas me prononcer sur la culpabilité ou non de ces compatriotes parce que je ne suis pas en complicité avec eux et je n’ai pas suffisamment d’éléments pour juger. Mais ça me fait   quand même réfléchir sur la façon dont nous élisons nos maires, particulièrement les maires de Libreville. En politique, il doit y avoir une certaine moralité. Quand les Gabonais votent, ils doivent savoir pour qui ils votent. Ils doivent savoir pourquoi est-ce qu’ils doivent voter pour cette personne. On s’est retrouvés avec une élection de listes. Le PDG (NDLR, Parti démocratique gabonais) ne nous a jamais dit, qui serait le futur maire de Libreville, aucun projet n’a été présenté.

Mike Jocktane : les Gabonais doivent savoir pour quel maire ils votent.

C’est de l’immoralité. Après que les conseillers municipaux aient été élus, je ne sais même plus sur quels critères, on nous a présenté quelqu’un en nous disant, c’est celui-ci qui sera le maire de votre ville.

Quelques années plus tard, il semblerait, sur la base des accusations qui sont portées, que son programme, c’était le siphonage des deniers publics. C’est inquiétant. C’est extrêmement grave.  Si nous faisons de la politique, il faut qu’il y ait une certaine moralité. La fin ne justifie pas les moyens.

 

Serez-vous candidat à la présidentielle de 2023 ?

Nous sommes en 2020. 2023, c’est dans 1000 jours, du moins, la période à laquelle les élections  devraient normalement avoir lieu, si le calendrier institutionnel est respecté. Je pense que c’est un peu tôt.

Naturellement, j’entends les sollicitations de beaucoup de mes compatriotes. Je réfléchis. Je prie pour avoir une orientation claire, une direction claire de ce que je devrais faire. Ce qui est claire, c’est que le moment venu, j’aviserai et je dirai quelle est ma décision sur la question.

Propos recueillis par A.E

Retrouver l’intégralité de l’entretien sur Gabon Actualité TV

Gabriel Ntougou remobilise les troupes du PDG dans le canton Kye 

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Gabriel Ntougou a communié avec sa base du canton Kye à Oyem. Il a aussi procédé à l’inauguration de sa permanence politique. Ce membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais veut reprendre avec le travail de terrain rendu ralenti par la crise sanitaire.  

C’est accompagné de plusieurs cadres du Parti démocratique gabonais (PDG) originaires de la localité, que Gabriel Ntougou, membre du bureau politique de la Fédération Richard Nguema Bekale du Canton Kye, à Oyem, a procédé le week-end dernier à l’inauguration officielle de sa permanence politique.  

Une  structure indispensable à la stabilité d’une fédération, qui, selon lui, devra permettre de redynamiser le PDG dans sa circonscription électorale. « Ce sera le lieu pour les populations et pour les sympathisants de se retrouver et d’évoquer les difficultés du terrain, et de voir ensemble comment on peut les résoudre. Avec une permanence politique, il est plus simple de faire remonter les problèmes, d’abord à notre niveau communautaire, et aussi auprès des plus hautes instances du parti », explique-t-il.

Alors que la crise sanitaire du covid-19 a conduit à la restriction des déplacements ces dernières semaines, Gabriel Ntougou dit vouloir mettre à profit ce moment d’allégement des mesures pour resserrer les liens avec la base. Pour cette première sortie, il a visité deux sections, notamment la section Mba Bekale Daniel à Melen et la section Sesse Nkougou à Engogome.

Structures de base

« Vous savez très bien qu’au sortir des périodes locales, nous sommes entrés dans une période de latence politique économique qui s’est encore accentuée avec la covid-19 donc nous avons été pris de court. Vu qu’aujourd’hui, les mesures barrières sont plus ou moins connues et admises par les populations,  je pense qu’il était temps de ne plus laisser le temps s’écouler et d’aller sur le terrain, rencontrer les structures de base et voir comment s’organiser. »

Gabriel Ntougou

Cadre du Parti démocratique gabonais au pouvoir, Gabriel Ntougou faisait partie de la liste PDG des dernières locales, qui a permis au parti de prendre la tête de la mairie centrale d’Oyem. Il a été  nommé membre du bureau politique le 6 mars 2020.

Télésphore Ngomo : le PDG, un parti bête et discipliné ?

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Télésphone Obame Ngomo s’indigne face aux sanctions à l’encontre de 25 cadres du PDG, notamment des parlementaires, suite au non-respect de la consigne de vote sur la révision du nouveau code pénal avec la dépénalisation de l’homosexualité.  Il renvoie le parti au pouvoir qui prône pourtant la nécessité d’un débat pluriel à ses contradictions. Ci-dessous l’intégralité de son propos

Le vrai débat est là: Eric Dodo Bounguendza, au nom de quelle liberté ?

Après s’être imposé dans le débat national pendant des semaines, avec toutes les conséquences qui s’en sont suivies, notamment en termes de violences diverses, on continue de se demander, quelle était l’opportunité pour le secrétaire général du parti démocratique gabonais (PDG) de ramener cette fâcheuse problématique à l’ordre du jour.

En effet,  en sanctionnant la liberté d’expression de certains députés, Eric Dodo Bounguendza et les siens viennent de donner un coup au principe même qui a justifié le vote pour la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. C’est la preuve, s’il en fallait encore une, en plus de leur silence prouvant leur incapacité à défendre leur affaire, qu’ils n’y croient pas.  Mais, à quoi alors rime tout ce cinéma ?

Même si la politique dans notre pays est désormais l’art d’exprimer son attachement aux vices, on ne peut ne pas s’interroger sur les capacités ou la volonté étrange du bureau directeur du parti au pouvoir. Autrement dit,  pourquoi sanctionner des hommes libres qui ont fait parler leurs convictions et ont librement exprimé ce en quoi ils croient? N’était-ce pas ce qui a légitimé les arguments en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité ?

« C’est quoi le vice ou le business que cache cette affaire ? »

En d’autres termes, lors des débats sur cette question,  le principal argument sur lequel nombreux se sont appuyés pour justifier la dépénalisation n’était-ce pas celui du respect de la liberté d’autrui ? Pourquoi alors Eric Dodo et ses compères du secrétariat exécutif estiment que d’autres n’auraient pas le droit de jouir de cette même liberté au nom d’une vulgaire logique ridicule de parti ?

Nul doute que le principe de liberté n’est pas respecté.  C’est dire que cette dépénalisation cache finalement d’autres visées. C’est quoi le vice ou le business que cache cette affaire que nous avons objectivement soutenu au nom de notre attachement  à la liberté ? Par ces sanctions, on a l’impression qu’il faut être bête et discipliné pour militer au PDG. Quelle honte en 2020.

 

On comprend mieux l’état du Gabon et le comportement de larbin qui y règne. On a un parti au pouvoir qui se trouve incapable de taper du poing sur la table pour condamner tout le désordre qui sévit au sommet de l’Etat, incapable de refuser le bicéphalisme qui plane à  la tête du pays où,  les coups et les injures doivent revenir au gouvernement,  issu de sa majorité. Et à la présidence de la République, les honneurs et les prébendes alors que c’est de cette institution que partent toutes les anomalies de gestion de notre pays depuis de nombreuses  années. Ce qui fait qu’on a l’impression d’être en cohabitation permanente au Gabon où tous les premiers ministres sont quasiment appelés à échouer. Diantre, jusqu’à quand?

« Le débat sur l’homosexualité n’est plus d’actualité »

Monsieur le secrétaire général du PDG, voici les sujets de fond sur lesquels vous êtes attendus. Le débat sur l’homosexualité n’est plus d’actualité.  Les gabonais l’ont consommé dans toutes les sauces possibles jusqu’à en faire des indigestions verbales. Qu’on passe à autre chose. Ce débat n’a pas commencé au Gabon. Le PDG n’a jamais débattu de cette question en interne  ou sur le plan national comme cela s’est fait sous d’autres cieux. Pourquoi les réactions violentes ou réfractaires vous surprennent ?

On est pour la dépénalisation de l’homosexualité mais que cela se fasse au moins avec du lubrifiant argumentatif. Votre récente attitude où des citoyens, bien que militants de votre parti, sont sanctionnés donne l’impression d’un passage en force semblable à une pénétration anale sans vaseline accompagnée de grains de gravier. Nous disons non à cette manière  de pratiquer la démocratie. Comme nous disons non à ces condamnations contraires au principe de liberté.

Le sujet sur l’homosexualité n’a fait l’unanimité nulle part ailleurs dans le monde. Il ne vous revient nullement le droit de sanctionner des gens qui pensent différemment si ce n’est rendre hommage à la pensée unique ? Nous continuons de penser que c’est encore une fois de plus un retour inutile et gratuit à la stigmatisation des homosexuels. Et pourquoi pas, une volonté de susciter une animosité envers les premiers responsables de ce pays qui ont maladroitement introduit ce sujet dans le débat national. Car, ramener ce sujet sur la table,  c’est comme remuer un couteau dans une plaie à peine cicatrisée.

« Le PDG ne touche même plus le fond avec ce type de décisions ridicules »

Visiblement les manœuvres politiciennes et conspirationnistes préélectorale ont commencé. Et celle-là pue vraiment vice. Une logique de parti ne peut primer sur le principe même qui a justifié la dépénalisation de l’homosexualité. Cette incohérence nous interpelle quant à votre volonté de voir la toile et l’espace Gabon s’enflammer de nouveau.  On a envie de dire: quel est véritablement l’objectif visé ? Voulez-vous donner à Nicolas Sarkozy qui parle du « Temps des tempêtes « ?

En France, lors du vote du mariage pour tous, les députés UMP, Benoît Apparu, Franck Riester, Luc Chatel, Alain Chretien, Marianne Dubois et Henri Guaino avaient voté « pour » le mariage  pour tous alors que la consigne donnée par le parti était de voter « contre ». Ils n’ont jamais été sanctionnés. A Gauche, les députés Bernadette Laclais, Jérôme Lambert, Patrick Lebreton et Gabrielle Louis Carabin avaient voté « contre » le mariage pour tous alors que c’était la majorité socialiste qui portait ce projet de loi.

Le PDG aurait-il la prétention de donner des leçons de démocratie ou de bonnes conduites à ces partis où le débat contradictoire et le respect scrupuleux des textes sont le quotidien de ces hommes libres?

Il faut peut-être que certains génies de notre pays arrêtent de vouloir réinventer le fil à couper le beurre. Si le PDG était si exemplaire, le Gabon ne rassemblerait pas à une poubelle à ciel ouvert où même les asticots qui y pataugent n’ont plus le droit de jouir librement de la merde qui justifie pourtant leur existence. Dodo Bounguendza il faut juste arrêter. Le PDG ne touche même plus le fond avec ce type de décisions ridicules.

Sous d’autres cieux, on aurait crié démission tout simplement.

Télesphore Obame Ngomo