CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

L’affaire sur la découverte macabre du corps sans vie d’un pasteur décédé depuis près d’un an a finalement été « classée » par le tribunal de première instance de Port-Gentil.  Seul témoin oculaire des faits, la compagne du défunt, instable psychologiquement a été acquittée grâce à l’article 50 du code pénal en vigueur en république gabonaise.

Beaucoup s’attendait à ce que dame B.M.M.B, conjointe du défunt « pasteur » Pascal Ngoma dont le corps putréfié a été découvert à son domicile conjugal près d’un an après son décès, soit sévèrement jugée par la loi. Tant, pour certains, elle s’était rendue complice de la mort de son mari à cause de son silence.

Heureusement pour cette compatriote, il n’en sera pas ainsi. L’article 50 du code pénal en vigueur en république gabonaise vient de lui faire bénéficier d’un « non-lieu ».

En effet, ayant trouvé anormal le fait pour une personne sensée avoir toutes ses facultés mentales au point de cohabiter près de 10 mois avec un cadavre, les autorités judiciaires avaient jugé nécessaire de solliciter, à leur frais, une prise en charge psychologique pour B.M.M.B avant d’engager une quelconque procédure.

Pire, cette dernière, confie une source proche du dossier, continue de marteler à ce jour « qu’elle est enceinte de quatre enfants de son conjoint et que sa grossesse de 14 mois arrivera bientôt à terme. Et aussi que son mari reviendra bientôt ».

Autant de preuves que dame B.M.M.B vit dans une réalité autre que celle connue de tous.

Rapport médical 

Les conclusions du rapport médical le confirment dailleurs. Elles révèlent, confie une source autorisée, que B.M.M.B « a besoin d’un suivi médical à long terme afin de rétablir son équilibre psychologique. Car il pourrait avoir une altération de la réalité sur cette dernière ». Le même bilan médical a également révélé que la femme du défunt pasteur n’est pas enceinte comme elle le prétend.

Face à ce constat, le tribunal de Port-Gentil n’a pas  eu d’autre alternative que de prononcer un « non-lieu » en faveur de B.M.M.B, conformément à l’article 50 du code pénal qui traite des causes d’irresponsabilités en matière pénale. L’affaire est donc « classée », a indiqué notre source, « même si un jour cette dernière retrouvait totalement ses facultés mentales, elle ne pourrait plus être poursuivie, car au moment de la commission des faits, elle n’était déjà plus stable dans sa tête ».

En définitive, B.M.M.B a donc plus que jamais besoin du soutien multiforme de ses proches pour retrouver sa santé mentale, à côté du suivi médicale qui pourrait lui être dédié. Mais elle serait devenue persona non grata auprès des siens, a-t-on appris.