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Pizolub : le président de la République appelé à la rescousse

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Face au silence de leur hiérarchie, le collectif des agents de la société PIZO de formulation de lubrifiants (Pizolub SA) a décidé de pousser un un cri d’alarme vers président de la République. Ils réclament 7 mois de salaire impayé et sollicitent la préservation de leurs emplois.

120 employés menacés de licenciement de Pizolub pour « motif économique fallacieux », ont décidé de pousser un cri de cœur vers le président de la République. Ils affirment que tous leurs efforts de conciliation avec leur hiérarchie se sont avérés vains. Le président de la République reste donc leur dernier recours.

« Comment donc comprendre Monsieur le Président de la République, que le Ministre du Pétrole, notre tutelle, le Président du Conseil d’Administration et la Direction Générale de PIZOLUB, décide d’aller à l’encontre de vos priorités, à l’encontre de votre projet de société, quand bien même, des moyens ont été dégagés par l’Etat à hauteur de 2,5 milliards de FCFA, pour la Relance des activités des PIZOLUB et la Sauvegarde des emplois ? », s’interrogent-t-ils.

Le personnel dénonce, par ailleurs, de nombreuses bavures, voire injustices, telles que le tribalisme, le harcèlement moral, la gestion clanique et pas copinage, la chasse aux sorcières et « le licenciement abusif et epress de Placide Obame Assoumou, Chef de Service Communication, au détriment de Stéphane Olago dont l’acte était beaucoup plus grave mais qui, sept mois après est toujours employé au seul motif qu’il appartient à la même ethnie que le Directeur Général ».

S’il est vrai que la crise sanitaire a conduit à une situation délétère de l’économie dans son ensemble, le collectif des employés de PIZOLUB affirme que l’ancien directeur général aurait laissé une somme de 1,8 milliards de FCFA sur les 2.5 milliards alloués à l’Industrie et 4 000 tonnes d’huile de base en réserve. Des acquis qui auraient permis à PIZOLUB d’atteindre à chiffre d’affaires de près de 6 milliards en Avril si le Plan de relance avait été respecté.

Mais les efforts de relance sont restés lettre morte. « Considérant que jusqu’à ce jour, les additifs n’ont pas été commandés, les salaires sont impayés, le Plan de Relance non appliqué, ETC, Monsieur le Président de Page 5 sur 6 la République, les Gabonais que nous sommes, nous nous tournons vers vous avec nos multiples interrogations », ont-ils déclaré. « Est-ce là, l’Egalité des Chances ? Est-ce là, la Justice et l’Impartialité ? « Avez-vous donné Monsieur le Président de la République, votre accord à tout ce qui est fait contre Votre Gabon Industriel et des Services, contre Vos populations ? Ou vos ennemis veulent simplement profiter de votre confiance pour saboter votre Vision ? », S’interrogent-ils.

Le cri de détresse du collectif des agents de la société pétrolière de droits Gabonais s’appui, entre autres sur la confiance envers le président de la République, sa vision du Gabon Industriel et des Services. Mais surtout leur ardent patriotisme de voir « notre belle Industrie PIZOLUB retrouver ses lettres de noblesse et participer en toute Confiance à la prospérité partagée du Gabon Industriel et des Services. »

 

 

Port-Gentil / affaire Pizolub : l’appel de l’ONEP

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 Lors d’un point de presse mardi l’Organisation nationale des employés du pétrole et activités connexes appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire de la société Pizolub. La gabonaise des lubrifiants est au bord de la faillite. Les salariés attendent des mesures concrètes des autorités.  

 

La cour de la société Pizolub a abrité mardi, le point de presse de l’ONEP. Il se déroulait en présence du personnel de Pizolub affilié à la première organisation syndicale du secteur pétrolier au Gabon.

« Depuis cinq mois déjà, les 170 employés de cette société ne perçoivent pas leurs salaires », fait constater Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’ONEP, à l’entame de son propos. En effet, l’on se souvient encore du mouvement de grève suspendu en juillet dernier. Celui-ci avait pour principale revendication les arriérés de salaires, au nombre de trois mois à cette époque.

La société nationale des lubrifiants connaît d’énormes difficultés financières.  Elle serait même dans l’incapacité de s’approvisionner en additifs nécessaires à la formulation des huiles industrielles.

Le manque de paie est une tragédie pour de nombreuses familles portgentillaises. Elles ont du mal à joindre les deux bouts.

La situation est parfaitement connue des autorités compétentes. Elle avait déjà fait l’objet d’une réunion de crise entre les actionnaires et le gouvernement en août dernier à Libreville.

Souveraineté nationale

Pour le secrétaire général de l’ONEP, l’Etat gabonais en est le seul responsable. Il en veut pour preuve, d’une part, « la démission de l’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire », et d’autre part,  « la concurrence déloyale à laquelle sont soumis les produits Pizolub sur le marché national, avec la bénédiction de l’Etat ». Tandis que l’entreprise, semble-t-il, devrait bénéficier de l’accompagnement du gouvernement par la mise en place de mesures protectrices contre toute concurrence déloyale.

« La sauvegarde de Pizolub Gabon SA est une question de souveraineté nationale », martèle Sylvain Mayabi.

L’ONEP propose : la fermeture à l’importation telle que bénéficie la cimenterie CIMAF ; les quotas à l’importation ; la hausse des taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés notamment par les importateurs indépendants et les marketeurs ; la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolières affiliées à l’UPEGA (Perenco, Total, Addax, Assala, Vaalco, Maurel&Prom…) ; l’exclusivité à Pizolub de la fourniture des lubrifiants aux sociétés industrielles et minières paraétatiques telles que SEEG, SETRAG, CNNII, SOGARA, Télémania… ; la fixation aux marqueteurs des quotas de consommation des lubrifiants fabriqués par Pizolub.

Pizolub : entre tribalisme et crise financière

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Installée à Port-Gentil, Pizolub fait face à une crise financière, avec pour principale corollaire, trois mois d’impayés de salaires. Si les facteurs de la crise sont clairement identifiés, et que le dossier semble en bonne voie, il reste qu’un autre phénomène y est perceptible avec des relents de tribalisme dû au rejet d’un « anongoma » à la tête de l’entreprise.

 

Depuis le mois de juillet, les agents de la Société nationale de formulation de lubrifiants (Pizolub) n’ont pas perçu le moindre le kopeck.  Pour obtenir gain de cause, ils ont déposé un préavis de grève avec l’appui de  l’Organisation nationale des employés du pétrole – Onep. Portées au sommet de l’Etat, des négociations ont été ouvertes par le ministre du Pétrole, pour un retour à la normale. Et trois principaux facteurs ont été clairement identifiés comme étant à l’origine de cette situation : la saisie des comptes liée à une dette de 2017 ; la baisse des activités consécutives au coronavirus et le manque de soutien de l’Etat qui, en plus d’être la puissance publique, est l’actionnaire majoritaire de Pizolub.

Le directeur général Guy-Christian Mavioga affirme avoir trouvé une dette de 9 milliards de francs CFA et 700 millions de francs CFA lors de sa prise de fonction en mars 2019. Un diagnostic posé en avril 2019 et soutenu par un business model présenté au gouvernement afin de sortir l’entreprise de la crise.

A cité de ça, en dépit de nombreux efforts investis pour relever le challenge aux manettes de Pizolub, un autre facteur semble mener la danse dans cet environnement, notamment des tensions perceptibles aux allures de repli identitaire, dont le nouveau Directeur général a dû essuyer quelques inconvenances, puisque n’étant pas de Port-Gentil.

 

Ombre et ficelles

De nombreux témoins rapportent que dans la capitale économique, les nominations des « Anongoma » (personnes non originaires de Port-Gentil), à la tête de certaines entreprises sont malvenues. Ayant remplacé à la tête de Pizolub un natif de Port-Gentil, Guy-Christian Mavioga subit le courroux de ceux qui entretiennent des tensions purement tribalistes.

 

S’il a réussi à se faire accepter par la plupart des agents, les tensions financières et particulièrement les impayés de salaires, ont accentué la crise au point où, assurent certaines indiscrétions, le débat a été repris par certains hommes politiques qui, tapis dans l’ombre tirent les ficelles pour l’éviction de l’Anongoma.

Amulettes et serpents

Selon un agent de Pizolub la non-acceptation de l’actuel directeur général va au-delà d’un rejet banal. « Il été victime aussi bien à son domicile de Port-Gentil qu’à son bureau, de pratiques fétichistes pour l’amener à renoncer au poste. Des amulettes, des corbeaux morts, des pagnes noirs, des serpents attachés avec des cordes rouges et noirs, et bien plus ont été déposés dans son environnement immédiat », rapporte-t-il avant d’indiquer que « C’est bien dommage ! »

Un observateur de la vie publique de Port-Gentil affirme pour sa part que «le problème ne doit pas être traité entre Anongoma car au-delà de tout, aucun Gabonais n’est étranger sur le territoire national».

Il va s’en dire que le dossier actuellement entre les mains de la tutelle devrait aller au-delà de la régularisation d’une simple crise financière, mais d’inculquer aux uns et aux autres la nécessité de parvenir à la culture du résultat pour parvenir à construire des entreprises fortes et compétitives.